Archive for octobre 2014

H20 TV, le magazine polymorphe

LogoH2o--fondtransparentLe SyAGE vient de créer un tout nouveau magazine d’information, à destination des internautes, visionnable depuis les principales plateformes de partage et d’hébergement vidéo.

H2O, c’est son nom, a pour objectif de proposer au public du contenu éclectique et éclairé autour des thématiques liées à la ressource en eau. Pour ce premier numéro, l’émission est entièrement consacrée aux crues de la rivière et présente le point de vue d’experts et d’habitants de la vallée sur ce sujet ô combien d’actualité.

 

 

 Pour accompagner l’arrivée du SyAGE, en septembre dernier, sur les réseaux sociaux, ce nouveau support d’information propose aux internautes des reportages et des témoignages sur des sujets qui font l’actualité de l’eau mais pas seulement…

« Complémentaire du magazine trimestriel édité par le Syndicat, H2O est un tout nouveau format conçu et produit pour une diffusion sur le web depuis les plateformes populaires que sont YouTube et Dailymotion » indique Jean-Baptiste Ferrero, Directeur de la communication au SyAGE. « Notre volonté est de proposer des éclairages nouveaux sur des sujets déjà traités ou non dans nos publications et de confronter les points de vue sur les thèmes abordés dans l’émission ».

 

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Loïck Guesdon, responsable du Pôle Rivière au SyAGE et Lieutenant-Colonel Laurent Maugan, Chef du groupement Est au SDIS 91, sur le plateau du tournage.

 

Chaque émission d’une durée d’une dizaine de minutes, sera axée sur un thème central et proposera de nombreux sujets parallèles faisant écho à l’idée principale. La variété des contenus et des réflexions présentées dans ce nouveau magazine permettront à chacun de connaître plus en détails les grands dossiers portés par le SyAGE dans son objectif de protection de la ressource en eau.

N’hésitez-pas à découvrir dès maintenant le premier numéro d’H2O consacré aux crues de la rivière et plus particulièrement aux risques potentiellement encourus par les habitants dans la vallée de l’Yerres.

 

 
Vous pouvez aussi découvrir le 1er numéro de H20 sur notre chaîne DailyMotion en cliquant ici

Restauration d‘un chemin à Varennes-Jarcy

Certains habitants de Varennes-Jarcy se sont émus auprès du SyAGE de l’abattage d’un certain nombre d’arbres et de baliveaux sur le chemin de Vaux-la-Reine. Ils manifestent ainsi leur attachement au patrimoine naturel de la vallée, préoccupation que nous partageons comme le démontre quotidiennement l’action du Syndicat.

Que ces habitants se rassurent, cet abattage et cet élagage, réalisés par nos services à la demande de la mairie de Varennes-Jarcy obéissent à une priorité légitime : la sécurité des promeneurs.

En effet, la majeure partie des arbres abattus, l’ont été car, malades, ils risquaient de s’abattre à tout moment, au risque de blesser un passant. Comme souvent, ces arbres « infectés » paraissent sains aux yeux des néophytes ce qui ne peut que les rendre encore plus dangereux. D’ailleurs, il serait plus juste de parler d’arbrisseaux, car seul un arbre « adulte » a été abattu.

 

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D’autre part, l’élagage auxquels ont procédé nos agents avait pour objet de dégager les candélabres et de couper les branches en suspens, toujours dans un souci de sécurité pour les riverains et promeneurs.

Le SyAGE a pour mission de défendre la biodiversité faunistique et floristique de la vallée et n’a pas vocation à défricher celle-ci. Nos interventions ont toujours un but de sécurisation ou d’entretien. Les investigations menées par nos soins ayant permis de détecter d’autres arbres « menaçants », nos services interviendront prochainement pour continuer cette double mission.

Restauration de l’étang de Villecresnes

Ayant confié la gestion de son étang au SyAGE, la commune souhaitait que celui-ci soit restauré. La première phase des travaux a lieu cette semaine.

 

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Endommagées par les galeries de ragondins, les berges, à certains endroits stratégiques, ont été remises en état grâce à une technique de protection typique :
le tunage.

Elle consiste en une file de piquets de bois sur lesquels sont fixés des planches.

Une frayère a été créée pour permettre aux poissons et aux batraciens de se reproduire.

La presque-île est devenue une île pour permettre à la faune (canard colvert, poule d’eau, foulque macroule, héron cendré, martin pêcheur, libellules, poissons) d’y trouver refuge.

Enfin, un garde-corps aux normes a été créé au-dessus de la vanne, à l’aval de l’étang.

La deuxième phase de travaux aura lieu en 2015.

Patrimoine de la vallée de l’Yerres

Que l’on parle de la guinguette de Brunoy, du menhir de la Pierre-Fitte à Boussy-Saint-Antoine, du moulin à huile d’Epinay-sous-Sénart, ou encore du garage à bateaux de Périgny-sur-Yerres, la richesse de ces sites naturels a justifié le classement de la vallée de l’Yerres par décret d’État du 23 décembre 2006, au titre de la loi de 1930 sur les paysages.

Découvrez ci-dessous une sélection de photographies des plus beaux lieux de notre vallée …

Animer, coordonner, partager : Le travail d’une animatrice de contrat de bassin

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Laetitia Mondion à la Maison de l’Environnement de Montgeron.

 

En 2011, Amélie Agogué et Laetitia Mondion ont été recrutées par le SyAGE en tant qu’animatrices de contrats de bassin de l’Yerres Amont et de l’Yerres Aval. Retour sur la genèse d’une étape cruciale pour la protection de la ressource en eau.

Le 23 octobre 2000, le Parlement européen adopte la Directive Cadre sur l’Eau (DCE). Cette directive établit un cadre pour une politique globale communautaire dans le domaine de l’eau. L’élaboration des Schémas Directeurs d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) participe à l’application de la DCE. Ces schémas déclinent cette politique au sein des six grands bassins hydrographiques français (Seine-Normandie, Artois Picardie, Rhin-Meuse, Rhône-Méditerranée-Corse, Adour-Garonne, Loire-Bretagne). Sur certains bassins versants aux enjeux forts, comme celui de l’Yerres, un SAGE (Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux) a été mis en place au niveau local. Ce SAGE, élaboré par une Commission Locale de l’Eau (CLE), s’attache à concilier les objectifs règlementaires de la DCE et du SDAGE, tous en s’adaptant aux particularismes locaux (physiques, démographiques, hydrographiques).

 
 
 
 
Pour accompagner la CLE dans la mise en œuvre du SAGE, approuvé en 2011, le SIARV s’est transformé en SyAGE. Cette même année, Laëtitia Mondion et Amélie Agogué ont été recrutées en tant qu’animatrices des contrats de bassins de l’Yerres Aval et Amont. «  Un contrat de bassin permet d’accompagner les maîtres d’ouvrage dans la mise en œuvre de projets relatifs à la gestion de la ressource en eau (assainissement des eaux usées, protection de la ressource en eau, restauration et entretien des rivières, économies d’eaux) », spécifie Amélie. « Un SAGE ne peut pas se mettre en place opérationnellement sans contrats de bassin, mais un contrat de bassin peut exister indépendamment d’un SAGE », rajoute-elle.

La phase d’élaboration des contrats de bassin Yerres-amont et aval a duré entre 1 et 2 ans. Elle comprend un état des lieux, un diagnostic et une programmation des actions des contrats, construits à partir des documents préparatoires établis par la CLE et en associant les acteurs locaux et les partenaires techniques. Ces documents ont permis d’identifier les enjeux environnementaux et socio-économiques majeurs de gestion de la ressource. Pour leur réalisation, les deux animatrices ont été en relation constante avec les communes et collectivités signataires. Les enjeux varient selon les territoires car chacun a une organisation démographique foncièrement différente (urbaine à l’aval, rurale à l’amont). C’est pourquoi les deux animatrices doivent coupler à une solide base théorique une forte expérience du terrain et de ses habitants. Au fur et à mesure des échanges sur les contrats de bassins, une confiance s’est installée entre les représentants des collectivités et les deux animatrices.

 

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Amélie Agogué, animatrice du contrat de bassin Yerres-Amont, discutant avec un élu de Vaudoy-en-Brie.

Cette confiance est essentielle dans dans la phase d’élaboration comme dans celle de la mise en oeuvre. En effet, comme nous le dit Amélie, « nous sommes là pour apporter des informations à la commune, faire comprendre les objectifs à l’échelle du bassin versant tout en répondant à un besoin local (réhabiliter la station d’épuration ou le château d’eau, entretenir la rivière, etc) ». « Il faut faire le lien entre deux échelles d’intervention : la nôtre, au niveau de laquelle on se coordonne, et leurs préoccupations locales », rajoute Laetitia.

Véritables traits d’union entre les porteurs de projets et les partenaires, Amélie et Laetitia font en sorte de créer des conditions favorables afin que les projets relatifs aux contrats de bassins émergent pour que l’objectif de « bon état des eaux » soit atteint, conformément aux prescriptions de la DCE.

Résilience, chapitre 3 : Simone

Résumé des épisodes précédents (relire le chapitre 2) : Alexis, 22 ans, nouvel arrivant dans la résidence des Thibaudières, a trouvé son logement situé au rez-de-chaussée complètement inondé un soir de mars 1978. Simone, la doyenne de la résidence et sa voisine du dessus, lui a proposé de déménager ses meubles chez elle pour éviter un désastre matériel. Proposition étonnante quand on sait l’antipathie qu’elle portait pour le jeune homme dès son arrivée au Thibaudières. Après avoir reçu de l’aide de la part d’un groupe de jeunes pour évacuer le contenu de son appartement chez sa voisine, Alexis les rejoint chez elle …

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Arrivé devant la porte de Simone, Alexis s’aperçut que celle-ci avait déjà été refermée. Il toqua, puis attendit sagement que quelqu’un vienne lui ouvrir. Des bruits de pas lents et réguliers comme le tic-tac d’une horloge se rapprochèrent progressivement de l’entrée. Celle-ci s’entrebâilla juste assez pour permettre à Simone d’avoir un champ de vision suffisamment dégagé sur l’ensemble du palier. Elle leva la tête vers Alexis, descendit son regard sur ses chaussures et lui dit d’un ton péremptoire :

–          Enlevez vos souliers avant d’entrer.

Juste après avoir parlé, elle referma la porte. Alexis entendit alors le son d’un loquet qui se déverrouille. Puis il vit la porte de l’appartement de Simone s’ouvrir en grand ; et, devant lui, la vieille dame se dirigea, cahin-caha, vers un fauteuil trônant au centre du salon. Alexis enleva ses baskets crottées de boues, et entra timidement.

Les murs couleur gorge-de-pigeon du salon étaient décorés par une multitude de cadres photos dans lesquels toujours les mêmes visages revenaient : deux couples d’une trentaine d’années chacun, ainsi que ce qui semblait être leurs enfants respectifs. Les scènes représentées prenaient place dans des paysages enchanteurs et exotiques, et étaient disposées de telle façon que l’œil, parcourant les murs de la pièce dans le sens des aiguilles d’une montre, avait le tour du monde imprimé sur sa rétine.

–          Hé Alexis ! Viens par ici si tu veux manger un morceau, l’avertit une voix provenant de la cuisine.

Cet appel extirpa le jeune homme de la rêverie dans laquelle il était plongé. Il se dirigea alors vers la pièce à côté. Quatre jeunes d’une vingtaine d’années étaient assis autour d’une table de 60 centimètres sur 60. Sur cette dernière étaient disposés trois baguettes de pains, du beurre, du jambon, du jus d’orange, quelques couverts et des verres. Les estomacs se rassasiaient et les discussions allaient à bâtons rompues. Le large panorama sur le parc de la résidence qui était dévoilé par la fenêtre de la cuisine offrait à ses occupants l’occasion de multiples remarques concernant l’inondation. En effet, de l’autre côté, on pouvait apercevoir une petite maison d’approximativement 20 m² de surface, montée sur pilotis. Ce procédé de construction avait sauvé la maisonnette des flots, et cela ne manquait pas d’amuser nos cinq amis. L’un d’eux pointa son sandwich au jambon vers la drôle de construction, puis retourna sa tête en direction du salon et cria joyeusement :

–          Hey, Simone, c’était pas votre maison avant, celle sur pilotis ?

Lire le chapitre 4

Que ferait-on sans la Nappe de Champigny ?

Si les 512 domaines agricoles de l’Yerres Amont regorgent de soleil, il leur faut aussi de l’eau pour que ce qui y est cultivé puisse se développer. Comment le précieux liquide s’achemine-t-il jusqu’aux champs ? Le SyAGE a mené l’enquête.


Pour préserver la rivière, les exploitations agricoles de l’Yerres Amont pompent l’eau nécessaire pour leur irrigation dans la Nappe de Champigny.Cette dernière s’étendant sur 1700 km², d’aucuns peuvent la croire inépuisable. Il n’en est rien. Le fonctionnement du grand cycle de l’eau rendent interdépendants les cours d’eaux, les eaux de pluie et la nappe de Champigny avec lesquels elle se recharge. Si un de ces éléments cessait d’exister, l’homme en serait le premier affecté. Et le respect qui est dû au grand cycle de l’eau reflète celui que nous nous devons. C’est pourquoi les organismes qui l’administrent ne se plaisent pas à obscurcir le monde à coups de formulaires, mais concourent plutôt à sa sauvegarde.

 

Une gestion raisonnée de la ressource en eau…

 

La Loi sur L’Eau et les Milieux Aquatiques du 30 décembre 2006 instaure un régime de déclaration et d’autorisation préalable à tout usage de l’eau non domestique, prélevée dans une nappe. Car au sortir de celle-ci se trouve la Police de l’eau, organisme étatique dont les missions sont la recherche et la constatation des infractions, la protection des ressources aquatiques et la transposition des dispositions européennes (en collaboration avec les SAGE). Cette structure confie par ailleurs à un organisme unique de gestion de l’irrigation agricole la détention de l’autorisation de prélèvements pour le compte de l’ensemble des irrigants du périmètre de gestion.

 

…profite aux agriculteurs comme aux riverains

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Outre les besoins agricoles en matière d’irrigation, la nappe compte 1 million de consommateurs de son eau au robinet. Certaines des communes dans lesquelles ils vivent ont connues des difficultés d’approvisionnement en eau potable au début des années 90. Suite à cela, l’association AQUI’Brie a vu le jour en 1996 dans le but d’élaborer un contrat de nappe pour rendre compatibles les besoins de l’agriculture et la qualité des rivières.

 

 

 

 Reprenons. De l’irrigation des champs à la photosynthèse, en passant par les pluies qui rechargent la nappe et l’eau que nous en tirons pour notre usage domestique, tout est lié. Ôter un élément, c’est menacer tout l’édifice. Alors, que ferait-on sans la Nappe de Champigny ? Rien, assurément. C’est pourquoi la préservation de son aquifère est notre devoir.

Faune et flore de notre rivière l’Yerres

De Montgeron à Epinay-sous-Sénart, que l’on soit sur l’Yerres ou le Réveillon, au barrage de Chalandray ou encore au moulin de Rochopt, un fantastique spectacle ne cesse de se découvrir à nos yeux … Orvet, grenouilles, scolopendre, sauterelles, iris, arachnide, salicaire …. La vallée de l’Yerres est vivante, et nous le prouve chaque jour !

Découvrez ci-dessous une sélection de photos de la faune et la flore de la rivière …

Concours photo :  » Votre point de vue sur l’Yerres « 

Le concours photo  » votre point de vue sur l’Yerres  » est fini. Merci à tous pour vos participations ! Les résultats seront annoncés prochainement.

En attendant l’annonce des résultats, nous vous invitons à admirer encore une fois les oeuvres des candidats et à indiquer par vos commentaires quelle photo, selon vous, devrait remporter le 1er prix !

 

Affiche concours

Comment participer ?

 

Sur le blog …

Envoyer votre cliché à l’adresse suivante : communication@syage.org, puis n’hésitez pas à laisser un commentaire sous cet article.

 

Sur Facebook …

Partagez ce statut Facebook sur votre page, puis postez votre cliché sur la page du SyAGE.

 

Sur Twitter …

Postez votre cliché sur Twitter, précédé du Hashtag #VotrePointdeVueSurlYerres

 

N’oubliez pas de nommez vos clichés !

Plusieurs clichés sont admis par participants .

Nous avons créés un album photo spécialement pour le concours sur Facebook et sur le blog, sur lequel nous mettrons les nouvelles photos candidates. Vous aurez alors la possibilité de vous exprimer sur les photos en question .

Bonne chance à tous !

Vous pouvez consulter le règlement détaillé du jeu en cliquant ici .

 

Les photos des participants

Un rêve pour demain

Fin 2013, le SyAGE réalise un film sur l’ambition qui sous-tend toute son action. Une question simple se pose alors : pourquoi protéger la ressource en eau ? Nul n’est mieux placé pour répondre à cette question qu’un homme venant du futur et visitant le monde contemporain… Cette approche a été adoptée car nous nous sommes aperçu que ce qui empêchait tout un chacun d’apercevoir le bien-fondé d’une action de protection de l’environnement, c’est sa vision à court terme.

Ce film a donc pour but de nous faire voir plus loin, de prendre de la hauteur, en nous faisant comprendre que détruire notre monde, c’est nous détruire nous-mêmes …

Bon visionnage !