Archive for janvier 2015

Informations importantes : dégradations constatées sur les bords de l’Yerres

Les Services Techniques du Syndicat ont constaté aujourd’hui que le chemin longeant les bords de l’Yerres près du « Pré aux Agneaux » sur la commune d’Epinay-sous-Sénart avait  été fortement dégradé.

Nous tenons à informer l’ensemble des riverains que le SyAGE n’est en aucun cas responsable de cet état de fait. Nos services travaillent en coopération avec ceux de la commune afin que ces dégâts soient réparés au plus vite.

 

Cérémonie des voeux du SyAGE aux partenaires – 23 janvier 2015

La cérémonie des voeux du SyAGE aux partenaires s’est déroulée le vendredi 23 janvier 2015 au siège du Syndicat à Montgeron. À cette occasion, Alain Chambard, Président du SyAGE et Nathalie Guesdon, Directrice Générale, ont prononcés des discours.

 Revivez cet événement important pour la vie de notre collectivité en regardant la vidéo ci-dessous .

Les philosophes ont la parole : pourquoi les ragondins sont-ils des animaux nuisibles ?

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Crédits photo : Emmanuelle Marchadour

 
 

Professeur à l’université de Franche-Comté (Besançon), Corine Pelluchon est philosophe politique et travaille en particulier sur l’écologie et la question animale. Son dernier livre, « Les Nourritures, philosophie du corps politique »  (Le Seuil, 2015) s’inscrit dans la continuité d’un travail permettant de comprendre comment l’écologie peut s’inscrire au cœur du contrat social et transformer la manière dont nous concevons le politique, mais aussi notre existence, pensée dans sa matérialité. Pour Corine Pelluchon, comme pour bon nombre des habitants de la vallée de l’Yerres, la nature n’est pas un décor dont la valeur serait seulement instrumentale, mais l’écologie implique une réflexion sur notre habitation de la Terre et souligne la responsabilité de chacun.

 
 
 
 
 

Ainsi, Corine Pelluchon nous a semblé la personne idéale pour répondre à une question qui fait débat : pourquoi le caractère dit « nuisible » des ragondins l’emporte-t-il sur leur droit à l’existence ?

 

–          Corine Pelluchon : Originaire d’Amérique du Sud, le ragondin a été introduit par l’homme en France pour sa peau, moins chère que celle du vison. Mais sans son prédateur – l’alligator qui, par sa fonction, régulait naturellement cette population – l’espèce n’a pas tardé à proliférer.

 

C’est de là que lui vient ce caractère nuisible. Cette espèce a été introduite sans que personne n’ait prévu le déséquilibre environnemental qui allait en découler. Par exemple, le marais Poitevin est un écosystème très fragile que les ragondins contribuent à ravager en creusant des tunnels dans ses berges, conduisant à terme à l’effondrement des terrains.

 

L’ONU considère avec raison les phénomènes d’invasions biologiques comme une des grandes causes de régression de la biodiversité en France. Mais se borner à affirmer uniquement que certaines espèces sont nuisibles, c’est s’empêcher de remonter en amont du problème. Or, la première cause de la propagation des ragondins, c’est l’homme qui les a introduits sans réfléchir aux conséquences de cette introduction d’une espèce dans un écosystème dont l’équilibre est toujours fragile.

 

Bien plus, nous habitons la Terre et coexistons avec d’autres espèces. Ces dernières ont le droit d’exister. Quand l’être humain détruit la forêt dans laquelle vivent les orangs-outans pour faire de l’huile de palme, par exemple, il n’est pas seulement cruel, mais aussi injuste car il s’arroge des droits absolus sur une Terre qu’il considère comme vierge et seulement faite pour lui, voire pour le profit de certains hommes – car les peuples primitifs souffrent aussi de la déforestation de l’Amazonie.

 

De la même manière, les animaux liminaux comme le ragondin, le rat, l’écureuil et le renard sont exterminés car l’homme n’arrive pas à cohabiter avec eux. Il est vrai qu’il est difficile de garder des souris chez soi car, bien vite, elles vont proliférer. Mais nous devons créer des « circonstances de la Justice », comme disait John Rawls, où leur mise à mort est exceptionnelle et n’a lieu que si elle est nécessaire. Par ailleurs, notre manque d’hygiène est souvent responsable de leur prolifération.

 

Un écosystème est constitué de vivants qui sont dans des relations d’interdépendance.

 

Nous appelons nuisibles des animaux que l’homme a introduits dans un écosystème en réfléchissant seulement à ce qui nous profite et en pensant seulement à court terme. C’est pourquoi il est inexact de dire que faire primer la défense de la biodiversité devant la protection de ces animaux est un choix qui s’impose de lui-même. Cet état de choses qui oblige à exterminer ces animaux qualifiés de nuisibles est la conséquence d’une interaction avec la nature qui n’a pas été prudente.

 
 

La situation que nous avons créée nous oblige à réduire de manière drastique la population des ragondins. Mais il faut comprendre qu’un écosystème n’est pas quelque chose sur lequel on peut agir selon son bon vouloir. Un écosystème est constitué de vivants qui sont dans des relations d’interdépendance. L’introduction d’une nouvelle espèce va entraîner des déséquilibres qui déclencheront des réactions en chaîne alors très difficiles à réparer.

Techniques d’Assainissement : qu’est-ce que le gainage ?

Gainage

Le gainage continu est une technique de réhabilitation sans tranchée des réseaux d’eaux usées et d’eaux pluviales, utilisée par exemple pour les travaux rue de Châtillon à Draveil. Par rapport à une réhabilitation dite « en tranchées » pour laquelle il est nécessaire de terrasser, de disposer d’engins lourds et d’occasionner une gêne à la circulation, le gainage présente bien des avantages.

Pour réaliser ce type de réhabilitation, une gaine souple est introduite dans le collecteur. Elle est plaquée ensuite avec une pression d’air sur la paroi intérieure. Une fois la gaine disposée, des lampes UV sont acheminées à travers cette dernière. Elles vont opérer une polymérisation qui va conduire à durcir la gaine. Cela permettra de rendre sa solidité à l’ancien collecteur afin de prévenir d’éventuels effondrements.

De plus, la rugosité extrêmement faible que permet ce genre de procédé entraîne un écoulement optimal de l’eau et une étanchéité totale de la canalisation.

En effet, une canalisation en tranchée est faite de tronçons de 3 à 6 mètres emmanchés à l’aide de joints. Dans le temps, ceux-ci peuvent se dégrader et provoquer des fuites, permettant l’infiltration de racines et d’eau de nappe. A l’inverse, gainer une canalisation lui donne une étanchéité totale permettant d’éviter ce genre de désagréments.

La durée des travaux rue de Châtillon à Draveil est de 3 mois et demi, et le montant des travaux est de 800 000 euros TTC.

 

Le SyAGE vote son budget 2015 : pour en finir avec les contre-vérités

Drapeaux
 

Le SyAGE (Syndicat mixte pour l’Assainissement et la Gestion des Eaux du bassin versant de l’Yerres) a fait de la lutte contre les inondations pluviales une de ses priorités. Soucieux des habitants exposés à ce risque, le Comité Syndical avait en 2010, à la demande des communes et à l’unanimité, adopté le principe d’un effort financier exceptionnel de 5 ans devant permettre de réaliser un ambitieux Plan Pluriannuel d’Investissement (PPI) sur la période 2011-2015.

Cet effort devait se traduire par une augmentation annuelle de la contribution des communes (25% la première année puis 20% par an pendant quatre ans), qui a été consentie par les élus car ces augmentations se traduiraient concrètement, par une hausse de l’impôt d’environ 12 € par habitant et par an. Par ailleurs, cette augmentation serait compensée partiellement par une baisse de la redevance d’assainissement.

 

La solidarité, une valeur essentielle .

Grâce à cet accord unanime, jamais remis en cause durant les exercices suivants, d’importants travaux ont pu être réalisés dans les communes les plus exposées au risque, des études ont été entreprises et des engagements pris auprès de certains concitoyens à propos de futurs aménagements.

 

Durant la période 2011 à 2014 ce sont près de 36,5 M€ de travaux eaux pluviales (12,7 M€ en 2014) qui ont été ainsi réalisés pour améliorer la sécurité et le bien être des habitants dont 6,9 M€ à Draveil, 6,5 M€ à Yerres, 6,6 M€ à Brunoy ou encore 2 M€ à Villeneuve-Saint-Georges. Il reste cependant à fournir un dernier effort pour résorber les derniers points critiques importants en matière d’inondation pluviale.

 

Pourtant, le 17 décembre dernier, lors de la présentation du Débat d’Orientation Budgétaire (DOB) préalable au projet de budget 2015 – budget incluant une dernière augmentation de 20% destinée à clore ce PPI exceptionnel – quelques délégués, et tout particulièrement celui de la commune de Yerres, ont exprimé le souhait de voir cet effort « adouci » et cette augmentation étalée dans le temps.

 

Le SyAGE a tenu, dans le respect des règles démocratiques, à examiner très sérieusement cette demande et à la soumettre à l’avis de la commission mixte finances travaux.

 

Des éléments d’analyse et de prospective ont été présentés le 13 janvier dernier aux membres de la commission finances et leurs avis sollicités sur les deux points suivants : le budget devait-il être modifié et si oui quelles étaient les opérations de travaux devant être reportées voire annulées. Il est à noter que ces reports auraient été importants puisque le DOB 2015 prévoit que pour la période 2016 à 2020 les augmentations annuelles de la contribution ne sauront excéder le taux de l’inflation (de 0,9% à 1%).

 

A l’unanimité, la commission finances travaux s’est prononcée pour le maintien, sur l’exercice 2015, de cette dernière augmentation de 20% de la contribution des communes. Cette prise de position est le résultat des arguments exprimés par les délégués : en 2015 la dernière augmentation de 20% se traduirait par une hausse moyenne de l’impôt de 9 € par habitant ; les engagements pris auprès des habitants doivent être tenus sous peine de fragiliser la crédibilité des communes, du SyAGE et des élus ; le plan prévu obéit à une cohérence et à une logique qui doivent être respectées ; les communes qui n’ont pas encore bénéficié de travaux ne comprendraient pas que ceux-ci soient différés.

 

A l’issue de cette commission mixte finances travaux, il a donc été proposé, à l’unanimité, que le Budget Primitif 2015 soit maintenu dans la forme présentée lors du DOB.

 

Pourtant, en dépit de cette décision prise démocratiquement, certains élus du Val d’Yerres ont persisté à organiser une campagne de désinformation auprès des riverains et ont tenté de faire pression sur le SyAGE et sur leurs collègues pour s’opposer au vote du budget et ce, en évoquant une charge fiscale devenue « insupportable » du fait de cette augmentation exceptionnelle de la contribution des communes.

 

Cette démarche démagogique et irrespectueuse des règles démocratiques a trouvé son point d’orgue dans le discours des voeux de M. Dupont-Aignan, maire de la commune de Yerres, qui n’a pas hésité à déclarer « J’appelle tous les Yerrois à écrire aux élus du SYAGE avant le 20 janvier, date du vote de leur budget, pour arrêter leur folie fiscale. Au moment où nous faisons tant d’efforts, il est insupportable de voir des élus, enfermés dans leur tour d’ivoire, gaspiller l’argent public. »

 

Ces propos sont offensants pour les élus du SyAGE et pour le moins surprenants de la part d’un maire dont la commune a très largement bénéficié des investissements rendus possibles par la mutualisation des moyens des autres communes.

 

Quoi qu’il en soit et afin de prévenir un éventuel prolongement de cette campagne de désinformation, nous livrons ici quelques faits visant à rétablir la réalité :

En 2015 cette dernière augmentation de la contribution des communes représentera en moyenne un surcoût de 9 € par habitant.

– Les investissements, certes importants, sont à mettre en relation avec les dégâts considérables et récurrents causés jusqu’ici par les inondations pluviales.

– Sur la période 2016-2020 la hausse de la contribution des communes n’excèdera pas le taux de l’inflation. (0,9 % à 1%)

– Les communes qui réclament cette baisse ont déjà bénéficié d’investissements importants en matière de travaux et la solidarité intercommunale commande de réaliser les investissements prévus dans les communes qui ont « patienté » jusqu’en 2015.

– L’arrêt des travaux engagés serait une absurdité économique du fait des pénalités importantes qui en résulteraient.

–  L’augmentation du budget du SyAGE est la conséquence logique de ces investissements réclamés par les communes et des frais d’entretien et de fonctionnement qui en découlent.

 

Le SyAGE est un syndicat mixte intercommunal dont la vocation est d’être au service des citoyens et des collectivités qui en sont membres. Si nous faisons de la politique, c’est au sens noble du terme, en nous impliquant dans la vie de la Cité. Nous ne souhaitons pas faire de la politique politicienne mais ne tolèrerons pas que l’on déforme les faits et que l’on trahisse le sens de notre action.

 

La majeure partie des élus du SyAGE partagent fort heureusement cette conception d’une action publique guidée par le sens des responsabilités et celui de l’intérêt général et le budget primitif 2015 a été voté le 20 janvier à une très large majorité des suffrages exprimés (86 % pour, 14 % contre).

 

Téléchargez le communiqué de presse en version PDF en cliquant ici

 

« La vie en respect et en rythme avec la nature »


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Gilles Durouchoux est exploitant agricole en Seine-et-Marne et vice-président du Syndicat Mixte d’Aménagement et d’Entretien de la Rivière Thérouanne et de ses Affluents. Ce profil particulier en fait un témoin privilégié de l’interaction entre le monde agricole et celui de l’environnement. Gilles a bien voulu répondre à nos questions pour nous raconter son engagement au quotidien.

 

Pourquoi avez-vous choisi le métier d’exploitant agricole ?

Ce métier d’exploitant agricole allie deux facettes : la gestion d’une entreprise (ici il s’agit d’une entreprise de production agricole) et la vie en respect et en rythme avec la nature. Ce fut un critère de choix primordial que de pouvoir travailler en harmonie avec les saisons et la terre. Mon métier n’est donc pas monotone et touche en même temps à une multitude de domaines. Il est aussi en perpétuelle évolution, au gré des recherches, des marchés, des réglementations et des attentes sociétales, ce qui oblige à rester vigilant.

 

Est-ce votre activité principale qui vous a conduit à vous intéresser aux problématiques d’aménagement et d’entretien des rivières ? Pourquoi ?

C’est en même temps mon activité mais aussi mes engagements municipaux qui m’ont conduit à m’intéresser aux problématiques d’aménagement et d’entretien des rivières, notamment la Thérouanne puisque la commune de Vincy-Manœuvre où j’exploite et dont je suis élu, fait partie du bassin-versant de la Thérouanne. Il est intéressant que les acteurs du monde agricole soient investis dans les structures de gestion des rivières à deux titres :

– nous sommes pour une grande partie des linéaires, les riverains des cours d’eau et devont être associés à toute action bénéfique pour nos rivières,

– les actions déjà engagées par le monde agricole sont peu connues du grand public ; ces structures peuvent être un lieu d’échange et de communication.

Enfin, au niveau de mon entreprise, après avoir été certifié « QUALI’TERRE » et « Agriculture Raisonnée », nous venons d’être membre du périmètre certifié ISO 14001 de l’association « TERRE d’ILE de France ». Ces trois certifications ont chacune un volet environnemental très développé et montrent l’attachement de longue date de l’entreprise et de moi-même aux problématiques environnementales.

 

Quelles sont les particularités du bassin-versant de la Thérouanne qui influencent l’exercice quotidien de votre métier ?

Les particularités du bassin-versant de la Thérouanne qui influencent mon métier, sont de deux ordres :

– la sensibilité aux pollutions avec comme mesure de prévention la création de bandes tampons le long des affluents de la rivière Thérouanne et le respect de la réglementation relative à ces bandes,

– la sensibilité aux inondations avec comme mesure de prévention la mise en œuvre de pratiques agricoles visant à limiter les ruissellements et les phénomènes d’érosion.

Que mon métier soit influencé par les particularités et les contraintes du bassin-versant de la Thérouanne n’est pas surprenant en soi, mais il faut que les réponses à ces problématiques soient économiquement viables pour nos entreprises et reconnues par le grand public.

Rencontre avec Célia Blauel, Présidente d’Eau de Paris

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Crédits photos : Bruno Levy

 

 

Pour protéger la ressource en eau, il faut d’abord comprendre que cet élément nous relie plus qu’il ne nous sépare. Célia Blauel, Présidente d’Eau de Paris depuis le mois de juillet dernier, a très bien compris ce principe et le démontre régulièrement à travers les actions entreprises par Eau de Paris . Il nous en fallait pas plus pour aller à sa rencontre et dire avec elle : puisque l’eau est notre héritage commun, il faut lui donner ensemble le meilleur futur qu’il soit …

 

 

 

 

 

Les captages d’eau effectués par Eau de Paris peuvent avoir un effet sur l’état des rivières situées à l’aval, en période de sécheresse. C’est pour ça que votre structure suit au jour le jour l’état de ces rivières, et adapte ses prélèvements pour maintenir un niveau suffisant dans les cours d’eau.  Dans ce suivi des rivières, prenez-vous en compte toutes les problématiques liées à la structure des bassins versants dans lesquelles elles sont implantées (inondations, continuité piscicole et sédimentaire, etc.) ? Travaillez-vous en partenariat avec les Syndicats des rivières sur lesquelles vous effectuez vos suivis ?

 

Paris est alimenté pour moitié par des eaux souterraines prélevées dans 102 points de captage situés au sein de cinq départements, dans les environs de Sens (Aube et Yonne), de Provins et de Fontainebleau (Seine et Marne) au sud-est, de Dreux (Eure-et-Loir) et Verneuil-sur-Avre (Eure) à l’ouest, à une distance comprise entre 70 et 150 kilomètres de la capitale.

Globalement sur les vingt dernières années, les volumes prélevés dans les nappes souterraines ont été réduits de 30%. Cette réduction des prélèvements contribue à la préservation des milieux, sachant que les zones de captages de la régie sont constituées pour la plupart d’émergences naturelles, dont le prélèvement n’influence pas le niveau des nappes elles-mêmes. En outre, la régie dispose de restitutions dans les rivières, en continu, sur l’Avre et la Voulzie, à la demande sur les autres rivières, lorsque leur débit nécessite d’être soutenu.

 Eau de Paris participe d’ailleurs à deux études majeures en collaboration avec le BRGM afin de déterminer les débits biologiques minimum des rivières Avre, Vanne et Lunain. Ces études pourront conduire à affiner le dispositif de soutien d’étiage actuellement opérationnel.

 Dans la vallée de la Vanne, Eau de Paris utilise l’énergie hydraulique de la rivière Vanne pour relever les eaux captées vers l’aqueduc de la Vanne qui les transporte vers Paris. Elle a récemment aménagé une passe à poissons afin de rétablir la continuité piscicole de la rivière Vanne. Eau de Paris travaille également en partenariat avec le syndicat de la Voulzie qui module les restitutions pour les adapter au mieux à la situation hydraulique des 3 rivières concernées (Voulzie, Durteint, Dragon). Les prélèvements réalisés dans la région de Provins sont en effet compensés par un système de réalimentation des rivières locales à partir de la Seine.

 

Phyt’Eaux Cités est un plan de prévention des pollutions dans lequel Eau de Paris s’est engagée. Ce programme vise à sensibiliser les services communaux de voiries et espaces verts, pour les inciter à limiter l’emploi des produits phytosanitaires. Pensez-vous que la sensibilisation aux problématiques environnementales soit plus efficace que la stricte obligation ? Pourquoi ?

Faire de l’eau une composante essentielle de l’aménagement de notre territoire .

C’est bien parce que les mesures réglementaires ne sont pas suffisantes qu’il est aujourd’hui nécessaire de les compléter par des actions de sensibilisation des différents acteurs aux problématiques environnementales. C’est ce qu’a entrepris Eau de Paris en menant des actions volontaires et ambitieuses en matière de protection des ressources. Près de 140 agriculteurs travaillent avec Eau de Paris pour modifier leurs pratiques pour préserver la ressource en eau.

 Eau de Paris intervient depuis l’origine en 2007 dans le projet Phyt’Eaux Cités. Nous venons de renouveler notre partenariat pour la seconde phase du programme qui porte sur la période 2012-2015. Au total, 80 communes, 3 communautés d’agglomération et 1 université sont engagées dans cette phase 2 du projet Phyt’Eaux Cités qui représentent 76% du territoire visé.

 Eau de Paris participe à d’autres programmes de réduction de pesticides. Les résultats sont significatifs avec près de 1600 hectares convertis ou en cours de conversion à l’agriculture biologique dans la région de Sens. Eau de Paris participe également à l’action d’Aqui’Brie qui a permis la réduction de 80 % des pesticides utilisés par les commune sur l’aire d’alimentation des sources de la Voulzie. Des actions similaires sont également mises en œuvre sur l’aire d’alimentation des sources de la Vigne.

 

Eau de Paris a accompagné l’association Espaces, porteuse de la démarche, dans la préparation du contrat de bassin Seine-centrale urbaine. Quand et pourquoi est né le désir de s’engager dans le contrat de bassin Seine-centrale urbaine, et quel a été la nature de cet accompagnement ?

 

Nous travaillons depuis 2007 avec l’association Espaces dont l’objet est de proposer des emplois d’insertion à des personnes en difficulté et d’appliquer une gestion différenciée des espaces naturels urbains dans l’Ouest parisien. L’association a entretenu la passerelle de l’Avre qui abrite l’aqueduc de l’Avre dans sa traversée de la Seine reliant le bois de Boulogne à la commune de Saint-Cloud. Après trois années de chantier d’insertion, nous avons fait évoluer le partenariat vers une meilleure prise en compte des enjeux de préservation du milieu naturel.

 En 2012, l’association a proposé à la régie de s’associer au travail initié avec le CG 92, l’AESN et la région Ile-de-France, pour la rédaction d’une charte du territoire Plaines et coteaux de la Seine. Cette Charte constitue un engagement moral définissant des objectifs partagés entre les acteurs du territoire pour 5 ans. L’objectif était de faire de l’eau une composante essentielle ou centrale du développement soutenable et de l’aménagement du territoire et de sa gestion.

Les actions s’inscrivent dans la politique de la régie, qu’il s’agissent de la mise en place de plans de gestion écologique et de restauration des trames vertes et bleues et de gestion zéro phyto des installations de la régie, d’actions de sensibilisation conduites au Pavillon de l’eau, de réalisation de toitures végétalisées, de réhabilitation de réservoirs et de canalisations structurantes, de réalisation d’un puits à l’Albien dans le cadre du plan de secours régional ou du maintien du réseau d’eau non potable.

Coupe de peupliers dans l’Île Panchout à Yerres

 45 peupliers d’Italie vont être mis à terre au sein de l’Île Panchout à Yerres.

Cette opération est nécessaire car ces arbres constituaient une menace pour les promeneurs passants aux abords. Emplis de parasites, de guis et de champignons, les branches des peupliers devenaient cassantes et leurs troncs dépérissaient progressivement. Le bois récolté sera traité et réutilisé pour faire des caisses servant à transporter des fruits.

Prochaine étape de ce chantier, la coupe d’une partie des lauriers et des ifs présents sur les berges, le long de la promenade, afin de restructurer le paysage, et permettant de révéler une nouvelle vision de la rivière aux personnes venues déambuler dans ce petit coin de paradis.

 

Résilience, chapitre 5 : le cahier bleu

Résumé des épisodes précédents (relire le chapitre 4) : Alexis, 22 ans, nouvel arrivant dans la résidence des Thibaudières, a trouvé son logement complètement inondé un soir de mars 1978. Simone, la doyenne de la résidence et sa voisine du dessus, lui a proposé de déménager ses meubles chez elle pour éviter un désastre matériel. Proposition étonnante quand on sait l’antipathie qu’elle portait pour le jeune homme dès son arrivée aux Thibaudières. Après avoir reçu de l’aide de la part d’un groupe de jeunes pour évacuer le contenu de son appartement chez sa voisine, Alexis les rejoint chez elle. A cette occasion, il en apprend plus sur le passé de Simone et la solitude qui en découle. Saisi par ses propos, Alexis décide lui aussi d’en révéler plus sur sa propre histoire…

Résilience-5

Tout d’un coup, Alexis se dirigea vers la porte d’entrée de l’appartement de Simone. Le reste de la compagnie lui demanda ce qui lui valait ce départ soudain. Sans se retourner, le jeune homme dit brièvement «  ne vous inquiétez pas, je reviens tout de suite ». Puis il se précipita dehors et descendit les marches 4 par 4 jusqu’en bas. Tout autour de lui, des habitants allaient et venaient entre le rez-de-chaussée et les différents étages du bâtiment, trimballant avec peine ce qu’ils estimaient pouvoir sauver de leur appartement. Des pompiers prêtaient main forte dans la mesure de leurs moyens, et dissuadaient les gens de revenir dans leur lieu de vie une fois que l’essentiel avait été évacué. Alexis se faufila entre les rescapés, esquiva discrètement les hommes en uniforme qui lui barrait le passage et entra en pataugeant dans son chez-lui. Il parcourut des yeux la pièce où l’eau était montée maintenant à hauteur de genoux, et arrêta son regard sur une bouche de ventilation. Il marcha péniblement jusqu’à arriver devant le mur où se trouvait la bouche. Il la fit sauter et récupéra le cahier bleu, usé aux extrémités, qu’il avait déposé là avant que Simone ne l’invite à monter ses affaires dans son appartement.

Il l’ouvrit et jeta un œil rapidement à l’intérieur. Outre les pages couvertes de son écriture manuscrite, le carnet recelait une dizaine d’enveloppes sur lesquelles figurait le tampon officiel de la Résidence des Thibaudières. Alexis esquissa un sourire, puis referma le cahier d’un geste, et repartit au 1ère étage. Dans les escaliers, il vit tous les jeunes qui étaient chez Simone redescendre en trombe jusqu’à la porte d’entrée.

–          On vient d’apprendre que l’appartement de ma voisine de palier est touché. Il faut qu’on trouve un lieu où déménager ses affaires pronto, dit Michel qui pressentait la question d’Alexis.

Ne lui laissant pas le temps de répondre, Michel et ses amis galopèrent jusqu’à la porte d’entrée du bâtiment, et traversèrent l’allée des Cèdres pour se précipiter vers l’immeuble d’en face. Alexis, quant à lui, continua à monter les marches, le cahier bleu à la main, pour rejoindre l’appartement de Simone. En s’essuyant les pieds sur le paillasson, il se dit que bizarrement, il était soulagé que le reste de la troupe soit parti. Cela rendrait peut-être sa révélation plus aisée …

Lire le chapitre 6

Des gens au service des gens : retour sur le chantier de la rénovation de la passerelle  » Eiffel « 

La passerelle piétonne assurant la jonction entre Epinay-sous-Sénart et Boussy-Saint-Antoine a été endommagée par le temps… Corrosion des éléments en acier constituant la structure porteuse, dégradation des appuis sur les deux berges, affaissement des rampes d’accès, destruction de plusieurs éléments de garde corps destinés à assure la sécurité du public, sont autant de désordres qui ont nécessités l’intervention du Syndicat.

Afin de lui redonner toute sa splendeur et assurer la sécurité des utilisateurs, Arnaud Barez ,chef du service Gestion et Entretien des milieux naturels et Maintenance des ouvrages au SyAGE, et ses équipes ont engagé des travaux de rénovation. Ceux-ci ont eu pour but de prolonger la durée de cet ouvrage témoin du passé d’une architecture typique des passerelles de l’Yerres. Le 25 juin dernier, cette passerelle a été ré-ouverte au public.

Retrouvez ci-dessous le 3ème épisode de notre série vidéo  » des gens au service des gens « , dans lequel Arnaud nous explique les enjeux de ce chantier …