Archive for juin 2015

Manoeuvres communes entre les sapeurs-pompiers de Montgeron et Draveil et le SyAGE

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Vendredi 26 juin 2015 au matin, les sapeurs-pompiers des centres de secours de Montgeron et de Draveil se sont rendus en Forêt de Sénart en compagnie des agents du service Rivière du SYAGE.

De 10 h à 12 h, ces derniers ont échangé avec les ‪pompiers‬ présents sur les lieux pour leur faire part de leur savoir-faire en matière d’‪‎abattage‬ et de ‪tronçonnage‬.

Le SyAGE est très heureux de pouvoir prendre part à ces moments de ‪collaboration‬ indispensables à la vie de nos ‪collectivités‬.

Les cartographes

« Que nul n’entre s’il n’est géomètre ». Si cette citation ornait le fronton de l’Académie de Platon à Athènes, elle pourrait tout aussi bien apparaître à l’entrée du service Cartographie du SyAGE. Rencontre avec une équipe chargée de faire perdurer cette noble discipline au sein du Syndicat.

Marion, Pascal et Stéphane m’ont donné rendez-vous dans le quartier des Mardelles à Brunoy. « Ce sera l’occasion pour toi de découvrir ce qu’est la descente en espace confiné, m’a dit préalablement Pascal, doyen du groupe, alors que nous discutions au téléphone. Personnellement, j’adore ça ! »

Je les retrouve en bas de la résidence, à proximité du Réveillon. Vêtus d’un équipement de sécurité impressionnant (lampes, casques, chaussures, harnais), Marion et Pascal s’apprêtent à descendre dans une fosse à sable pour en obtenir les cotes exactes, tandis que Stéphane veille à leur sécurité.

Répertorier le patrimoine du SyAGEP1010447-web

Une fosse à sable est un ouvrage permettant de filtrer les hydrocarbures des eaux pluviales, avant que celles-ci ne rejoignent le milieu naturel. Retranscrire les mesures de cette fosse permettra de déterminer très précisément son schéma de fonctionnement. Celui-ci sera alors intégré dans la base cartographique du SyAGE.

Sur les centaines de fosses à sable présentes dans le territoire des 18 communes, la plupart ont été construites avant 1985, alors que l’informatique n’avait pas encore investie le domaine cartographique. C’est pourquoi il est nécessaire d’en refaire les mesures pour ensuite les intégrer à Elyx, la base cartographique du SyAGE, afin de renseigner au mieux les équipes techniques.

Thibault, 4ème membre de l’équipe, est le géomaticien du groupe : il est le spécialiste de la manipulation de données géographiques. Il s’assure de la bonne gestion du SIG et de la résolution de tous les problèmes inhérents à son utilisation.

En ce qui concerne les nouveaux ouvrages, les prestataires extérieurs du Syndicat sont chargés des relevés de terrain sur la zone où vont avoir lieu les travaux. Puis, une fois ces travaux finalisés, l’entreprise dessine les plans de récolement – plans qui décrivent les travaux réellement réalisés à la fin d’un chantier, par opposition aux « plans de projet » qui décrivent les travaux prévus.

Au service des services

Le travail du service Cartographie est essentiel pour toutes les équipes du SyAGE. Que ce soit pour le service Travaux, pour lequel de nombreux relevés topographiques sont effectués en vue d’études préliminaires aux chantiers ; pour les services Assainissement et Relations aux Usagers et Assainissement et Aménagement Durable, afin de niveler les réseaux d’un secteur donné ; ou encore pour le pôle Mise en œuvre du SAGE, pour lequel Stéphane, Marion et Pascal effectuent des profils de rivière.

Dans toute entreprise publique ou privée, il est des centres névralgiques qui ne se voient pas au premier abord, mais sans qui la structure ne pourrait pas fonctionner. Le service Cartographie en est un. Depuis près de 10 ans maintenant, l’équipe d’Isabelle Contamine, parcoure le territoire par monts et par vaux pour recenser et cartographier le patrimoine du Syndicat de la manière la plus exacte possible.

Renaturation des berges du parc des bords de l’Yerres à Crosne

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Du 1er au 19 Juin 2015, le  SyAGE a procédé à la renaturation des berges du parc des bords de l’Yerres à Crosne.

Le Syndicat a utilisé des techniques de Génie Végétal afin de réaliser des berges en pente douce tout au long de la rivière. Fascinage et toiles coco ont été mis en place pour maintenir la berge en état, avant que celle-ci ne se solidifie grâce aux racines des plantes hélophytes disposées tout du long.

Ce véritable coup de jeune sera complété par la plantation d’une rangées d’arbustes en novembre 2015.

Le coût total de cette opération a été de 105 000 euros TTC.

Les juristes

Vendredi, 8H30 du matin, un timide ciel bleu fait son apparition au-dessus du bâtiment du Syndicat. J’ai rendez-vous avec Déborah Raspaud et Kevin Le Merlus, juristes au SyAGE, qui m’emmènent assister à une expertise qu’ils vont effectuer à Mandres-les-roses. Reportage.

« J’ai toujours eu un intérêt marqué pour le service public, me dit Kévin, alors que nous roulons sur la Nationale 6. C’est ce qui m’a poussé à faire un Master 2 en Droit Public Général, puis de travailler en cour administrative d’appel, avant d’intégrer les effectifs du Syndicat il y a 2 ans et demi ».

Déborah, quant à elle, a commencé sa mission au Syndicat il y a quelques semaines. La diversité des problématiques rencontrées enthousiasme cette travailleuse acharnée, titulaire d’un Master 2 en urbanisme et droit de l’environnement.

 

Une expertise au service du riverain

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L’expertise effectuée ce matin fait suite à un refoulement d’eaux usées chez une habitante. Nous retrouvons chez cette dernière un expert de l’assurance, chargé par ses supérieurs d’évaluer les dégâts et de trouver l’origine des désordres.

Dans cette affaire, la direction juridique a deux missions : l’information et l’expertise. Il s’agit d’abord de comprendre ce qu’il s’est passé et d’en rendre compte à la Mandrionne à qui ils vont rendre visite.

Ensuite, puisque le SyAGE a compétence en matière d’assainissement dans cette commune, sa responsabilité est potentiellement engagée. Aussi, les connaissances juridiques approfondies de Kevin et Déborah s’avèrent-elles extrêmement précieuses pour défendre les intérêts du Syndicat.

A l’issue de la réunion, tous ont convenu que le refoulement des eaux usées était causé par une obstruction du réseau, combiné à une absence de clapet anti-retour sur l’habitation se trouvant en-deçà de la chaussée . Or, comme l’indique le Règlement Sanitaire Départemental et le règlement établi par le SyAGE concernant le service public de l’assainissement collectif (article 11.3), « tout  appareil  d’évacuation  se  trouvant  à un niveau inférieur à celui de la chaussée dans laquelle se trouve le collecteur public devra être muni  d’un dispositif  anti-refoulement  contre  le reflux des eaux usées ». C’est pourquoi les juristes conseillent à l’habitante de procéder aux installations nécessaires pour éviter à l’avenir ce genre de désagréments.

Alors que nous rentrons au Syndicat, Kevin et Déborah m’expliquent toute la diversité de leurs missions : aux expertises effectuées tout au long de l’année, s’ajoutent le conseil aux différents services du Syndicat, les litiges et autres réclamations de contentieux, ou encore la veille juridique (suivi des nouvelles dispositions légales et réglementaires). Notre sortie matinale n’est donc que le début d’une longue et passionnante journée au service de l’intérêt général.

L’invasion des renouées du Japon

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Chaque année, elles font leur retour dans nos contrées. Infatigables, elles ne se lassent pas de coloniser les berges de nos rivières, et infligent à la biodiversité de notre vallée un tort considérable. Qui sont-elles ? Que font-elles ? Quels sont leurs réseaux ? Pour vous, le SyAGE a mené l’enquête …

Un écosystème est d’abord un lieu dont les différents éléments de la faune et de la flore sont « dans des relations d’interdépendances », comme le dit la philosophe Corine Pelluchon. Chacun a élu domicile en un endroit précis car il y trouve ce qui est nécessaire à sa subsistance, que ce soit des nutriments spécifiques pour les plantes, ou de savoureux insectes pour les animaux, par exemple. Cette interdépendance qui oblige chaque être vivant d’être à la fois prédateur et proie, permet à l’écosystème qui les abrite de fonctionner comme un système bien huilé où chaque engrenage trouve son utilité. Mais ce rapport de forces internes savamment équilibré se trouve parfois bouleversé par l’introduction d’un élément exogène.

 

Une menace fantôme

Débarquer des animaux ou des plantes dans des écosystèmes où ils n’ont ni prédateurs, ni parasites, peut donner des résultats désastreux. L’introduction de la renouée du Japon – ou Fallopia Japonica – comme plante ornementale, sur le territoire européen à la fin du XIXème siècle en est un des plus célèbres exemples. Cette grande plante vigoureuse aux tiges creuses et rougeâtres, semblables à des cannes de bambou peut atteindre 4 mètres en 2 mois au printemps.  En France, la reproduction se fait par multiplication végétative par l’intermédiaire de fragments de rhizomes dispersés ou de boutures de tiges.

Au Japon, sa propagation est contrôlée par son prédateur naturel : l’Aphalara itadori. En effet, les dommages causés par la voracité de cette minuscule cigale née au nord d’Hokkaido permettent de réduire substantiellement la capacité de photosynthèse de la plante, et l’empêche ainsi de repousser.

 

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En Europe, les petites fleurs blanches apparaissant sur les feuilles de la renouée en septembre-octobre procurent aux insectes une source de nectar intéressante à une époque de l’année où les fleurs se font rares. Néanmoins, la colonisation des espaces naturels par les renouées fait reculer d’environ 40 % les populations de vertébrés et d’invertébrés qui dépendent directement ou indirectement des espèces herbacées autochtones pour leur survie. C’est pourquoi elle est inscrite à la liste de l’Union internationale pour la conservation de la nature comme l’une des 100 espèces invasives les plus préoccupantes.

 

Au SyAGE, les services techniques effectuent des campagnes annuelles d’arrachage de renouées du Japon. D’avril à octobre, ces plantes invasives sont arrachées tous les deux mois dans les secteurs les plus impactés par leur prolifération.

Et ces actions portent leurs fruits, notamment sur les berges de l’Yerres à Villeneuve-Saint-Georges, la plaine de Chalandray à Montgeron ou encore la propriété Hoffmann à Yerres ! En effet, depuis le début de ces opérations en 2012, nos statistiques démontrent une baisse significative de la quantité de renouées arrachée sur les sites expérimentaux de la vallée.

 

Les zones humides, refuges de biodiversité

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Les zones humides sont d’incroyables lieux de vies où faune et flore se retrouvent pour y vivre en parfaite harmonie …

Véritables poumons écologiques, ces milieux remplissent une multitude de fonctions, qui leur ont valu de faire l’objet de réglementations nationales et internationales successives.

Une protection réglementée

La Convention de Ramsar est le plus ancien de tous ces accords. Le traité a été négocié dans les années 1960 par différents pays et organisations non gouvernementales préoccupés par la perte et la dégradation croissantes des habitats en zones humides pour les oiseaux d’eau migrateurs. Adopté dans la ville iranienne de Ramsar en 1971, il est entré en vigueur en 1975. Selon l’article premier de ce traité :

« les zones humides sont des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d’eaux naturels ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l’eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris des étendues d’eau marine dont la profondeur à marée basse n’excède pas six mètres »

En France, l’article 2 de la loi sur l’eau du 3 janvier 1992 a précisé cette définition en y ajoutant la présence de plantes hélophytes.

Une dépollution naturelle

Une plante est dite « hélophyte » quand elle est enracinée sous l’eau, et qu’une partie de sa tige et de ses feuilles sont à l’air libre. Dans ce groupement végétal herbacé, on trouve le roseau commun, l’iris faux acore, les joncs, les carex, le populage des marais, la salicaire en épi, et bien d’autres.

Les hélophytes sont essentielles pour le bon fonctionnement des zones humides et des cours d’eau en général. Leurs racines (ou plutôt rhizomes) structurent, protègent et limitent l’érosion du sol et des berges. Mais aussi filtrent l’eau, la rendant plus limpide, fixant au passage certaines molécules comme l’azote et le phosphore particulièrement problématiques lorsqu’elles sont en excès dans les cours d’eau. Enfin, leurs feuillages apportent ombre, oxygène, et couvert pour nombre d’animaux…

Un refuge efficace

Bien que les zones humides ne couvrent que 3 % du territoire de la France métropolitaine, elles hébergent un tiers des espèces végétales remarquables ou menacées, la moitié des espèces d’oiseaux et nombre d’espèces d’amphibiens et de poissons.

Dans la vallée de l’Yerres, les rousserolles verderolle et effarvatte, par exemple, viennent nicher dans les roselières des zones humides. En plus d’être des lieux isolés et tranquilles, ce qu’apprécient les oiseaux en période de reproduction, ces milieux regorgent d’invertébrés de toutes sortes : papillons, araignées, chenilles…, offrant aux jeunes parents un garde-manger bien rempli, idéal pour nourrir leurs oisillons.

Hérons cendrés, Poules d’eau, Canards colvert, Cygnes tuberculés, Bergeronnettes des ruisseaux, Martins pêcheurs … Une pléthore d’oiseaux migrateurs et sédentaires peuplent les zones humides tout au long de l’année.

Mais la faune qui s’y épanouit ne se limite pas aux oiseaux bien entendu. On peut y observer, des mollusques (limnées, planorbes), des crustacés (écrevisses), des insectes (coléoptères, libellules, papillons, mouches, moustiques), des batraciens (grenouilles, crapauds, tritons, salamandres), des reptiles (couleuvres, tortues), des mammifères (loutres, visons, campagnols, musaraignes).

Les zones humides regorgent de vie !

Une régulation naturelle du cours d’eau

Dans notre vallée, les zones humides sont intimement liées à l’Yerres et ses affluents.

En effet, situées en général dans le lit majeur de nos cours d’eau, leur niveau d’eau varie au gré des caprices de l’Yerres (crue ou étiage) et des nappes de surface. Ainsi, en période hivernale, les zones humides absorbent et stockent une partie des précipitations, (limitant le risque d’inondation, on parle alors de champ d’expansion des crues), avant de les rendre progressivement à la rivière l’été venu. Les zones humides contribuent donc à une régulation naturelle du débit de nos cours d’eau.

Les prairies des Grands Réages à Varennes-Jarcy, illustrent parfaitement cette fonction. Régulièrement recouvertes par les crues, elles « tamponnent » de novembre à mai, l’augmentation du débit hivernal (et printanier) de l’Yerres, et offrent en parallèle, les conditions idéales pour le frai des brochets notamment.

Retrouvez ci-dessous quelques photos de ce que vous pourrez admirer dans les zones humides de la vallée de l’Yerres …