Archive for août 2015

Opération de faucardage sur l’Yerres : le SyAGE est sur France 3 !

Campagne de faucardage (été 2015) sur l'Yerres. Coupe des plantes aquatiques à l'aide du bateau faucardeur.

 
 
L’opération de ‪faucardage‬ en cours sur l’‪Yerres‬ a donné lieu à un ‪‎reportage‬ réalisé et diffusé par France 3 Paris Île-de-France.

Nous remercions les journalistes de nous avoir accompagnés sur cette opération vitale pour la bonne santé du cours d’eau.

Ci-dessous, vous pouvez retrouver la vidéo du reportage.

 
 

Un torrent de culture et de connaissances

Les coutumes, les légendes, et toutes les habitudes qui constituent l’expérience humaine sont comme un gigantesque patchwork dont le maillage reflète l’extraordinaire diversité des peuples du monde. Depuis Claude Lévi-Strauss jusqu’à Ismaël Sory Maïga, la discipline anthropologique a eu pour ambition de réfléchir sur ce maillage qui, tout en rapprochant les peuples, honore chacune de leur singularité. Retrouvez dans cet article 3 grands livres qui vous donneront envie d’en savoir plus sur le monde qui vous entoure.

  1. Claude Levi-Strauss, Tristes Tropiques

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« Je hais les voyages et les explorateurs ». Quand le lecteur découvre ces mots à la sortie du livre en 1955, il est loin de se douter de l’aventure qu’il va vivre tout au long des 40 chapitres écrit par l’anthropologue et ethnographe Claude Lévi-Strauss. L’auteur nous raconte son parcours qui l’a poussé à quitter son poste de professeur de philosophie dans un lycée parisien pour s’aventurer en plein cœur du Brésil afin d’y étudier les populations amérindiennes locales tels que les Bororos, les Nambikwaras et les Tupis.

En nous racontant sa vie, Claude Lévi-Strauss entend nous convaincre que la rencontre avec l’Autre résulte à chaque fois d’un parcours éminemment personnel – parcours qui se voit à chaque fois récompensé par la compréhension et l’appropriation de la richesse intellectuelle et symbolique de cet être fondamentalement différent qui se trouve en face de nous.

 

 

 

 

 

2. Marcel Mauss, Essai sur le don

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En 1923, le jeune sociologue et antropologue Marcel Mauss va sortir Essai sur le don. Forme et raison de l’échange dans les sociétés archaïques. Petite révolution à une époque où les transferts de capitaux commencent à s’intensifier, ce texte s’attache à montrer que les échanges économiques ne peuvent pas se réduire à de purs calculs d’intérêts.

En prenant comme exemple le phénomène du « potlach » pratiqué par les populations de la côte Pacifique en Amérique du Nord, l’auteur se demande « Quelle force y a-t-il dans la chose qu’on donne qui fait que le donataire la rend ? ». Il montre alors que loin d’être une particularité propre au libéralisme naissant, les échanges économiques sont depuis toujours une condition nécessaire à la recréation permanente du lien social.

 

 

 

 

 

 

 

3. Ismaël Sory Maïga (dir.), Djoliba, le grand fleuve Niger. Visions de l’eau, culture de l’autre

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Djoliba est l’appellation en langue mandingue (l’un des dialectes de l’Afrique du Sud-Ouest) du grand fleuve Niger. Ce dernier prend sa source en Sierra Leone à 800 m d’altitude au pied des Monts Loma pour, après une grande boucle aux confins du Sahara, se jeter dans l’océan Atlantique, au Nigéria. Son cours traversant six États, le fleuve Niger revêt une importance capitale pour bon nombre d’Africains.

Tout au long des 206 pages de ce livre, Ismaël Sory Maïga convoque la pensée de plusieurs anthropologues pour apporter un éclairage unique sur les questions économiques, symboliques, cultuelles et culturelles qui agitent les 25 millions de riverains de ce cours d’eau mythique.

Le rôle du SyAGE : faire cohabiter l’homme avec son environnement

Young Couple Enjoying Near River With Swans Around

Gérer l’Yerres de sa source jusqu’à sa confluence suppose de concilier l’urbanisation de la vallée et le fonctionnement naturel de la rivière. Faire cohabiter l’homme et son environnement, l’expertise technique et la préservation des milieux naturels : voilà le défi relevé par notre Syndicat.

 

Réconcilier l’homme et la rivière

Suite à la crue de 1978, le SyAGE a installé 8 barrages sur le linéaire de la rivière. Ces installations sont nécessaires à la régulation de l’Yerres . En effet, toutes les rivières alternent entre des périodes d’étiages et de crues. L’étiage correspond statistiquement à la période de l’année où le niveau de l’eau est le plus bas. Pour l’Yerres, elle s’étend de juillet à septembre. La crue, au contraire, est définie par l’accroissement de l’écoulement d’un cours d’eau provoquant le débordement du lit mineur. Pour l’Yerres, elle se situe d’octobre à avril.

Pour mieux accompagner les habitants de la vallée dans la gestion du risque de crue, le SyAGE porte depuis le 17 octobre 2012 un Programme d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI). Ce programme a un double objectif : avoir une connaissance globale du phénomène de crue à l’échelle du bassin versant, et raviver la conscience du risque et la culture de la crue chez les riverains. En effet, par le biais de ce programme, une multitude d’outils (programme pédagogique, aide à la rédaction du Plan Communal de Sauvegarde, etc) sont mis à disposition des communes comme des riverains pour mieux les aider à appréhender le fonctionnement naturel de la rivière, et à tout faire pour préserver leurs habitations des éventuels dommages qu’elle peut leur infliger.

En plus des actions de régulation de l’Yerres effectuées par l’homme et de la sensibilisation des riverains au risque de crue, il est nécessaire d’agir en amont du problème et de comprendre quels sont les mécanismes qui font que la rivière se régule d’elle-même et d’adapter nos comportements …

Les zones humides

La renaturation des zones humides sur le territoire de la vallée fait aussi partie des compétences du Syndicat, dans le cadre de la mise en œuvre du SAGE (Schéma d’Aménagement de Gestion des Eaux). Au carrefour des écosystèmes terrestres et aquatiques, ces espaces sont de véritables foyers de vie favorisant une grande biodiversité. Les zones humides, par exemple, ont la faveur des batraciens qui y accomplissent l’intégralité de leur cycle biologique (reproduction, alimentation, refuge, hibernage).

Outre leurs fonctions biologiques évidentes, les zones humides participent à la régulation du débit de l’Yerres. En effet, grâce à leur fonction de zone tampon, elles permettent d’atténuer les crues et fournissent un  » soutien  » à la rivière en cas d’étiage trop important. Leur capacité de stocker et de restituer progressivement de grandes quantités d’eau, permet l’alimentation des nappes d’eau souterraines et superficielles. Et en favorisant l’épuration grâce à leur riche biocœnose, les zones humides participent à la préservation de la qualité de l’eau.

L’Yerres et ses zones humides ne font qu’un ; préservons-les ensemble.

Littérature – Le roman-fleuve

Les fleuves et les rivières, images parfaites du flux incessant de la vie vers la mort, sont une puissante source d’inspiration pour les écrivains qui en ont souvent fait les héros tutélaires de leurs œuvres. Retrouvez ci-dessous 6 oeuvres majeures qui vous feront vraiment comprendre ce que veut dire « vivre avec le fleuve ».

 

    1. Mark Twain

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    Dans les Aventures de Tom Sawyer et les Aventures de Huckleberry Finn, est omniprésent un « personnage » que Mark Twain, ancien pilote de Steam Boat, affectionnait particulièrement : le Mississipi, ce qui signifie « le grand fleuve » en langue Ojibwa.

     

     

     

     

     

    2. Mikhaïl Cholokov

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    Il est l’homme d’un seul livre tant le reste de son œuvre – assez médiocre – fut éclipsé par le Don paisible (Тихий Дон), chef d’œuvre qui lui valut le Prix Nobel de littérature. Il y raconte la vie tourmentée des cosaques dans la vaste plaine que traverse le fleuve Don, jouant sur le contraste entre les violences de la révolution et de la guerre civile en Russie et la tranquillité impassible du fleuve.

     

     

     

     

     

    3. Philip José Farmer

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    Auteur de science-fiction très novateur, il a bâti un cycle de romans intitulé, Le fleuve de l’éternité, dans lequel on voit une puissance mystérieuse ressusciter toute l’humanité comme pour réaliser une immense expérience de sociologie. Au bord de ce fleuve symbolique, on suit les aventures de l’explorateur Richard Francis Burton, de Mark Twain ou bien encore de Cyrano de Bergerac…

     

     

     

     

     

    4. Paolo Rumiz

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    Cet auteur italien, amoureux du fleuve Pô, qui est pour lui la quintessence de tous les fleuves, écrit un roman qui nous invite à une promenade paresseuse et esthétique au fil du courant et à la rencontre des hommes du fleuve… Ce roman quasiment initiatique s’intitule tout simplement Pô, le roman d’un fleuve

     

     

     

     

     

    5. Gabriel Garcia Marquez

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    Dans l’amour au temps du choléra, l’auteur d’une façon certes classique mais néanmoins bouleversante, utilise le fleuve comme métaphore du temps qui s’écoule. Pour suspendre ce temps, les deux héros – amants séparés par la vie et enfin réunis – entreprennent une croisière sans fin sur ce fleuve.

     

     

     

     

     

    6. Claudio Magris

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    Dans sa « biographie » d’un fleuve, sobrement intitulée Danube, l’auteur nous invite à un voyage qui, de la source à l’embouchure est l’occasion, à chaque escale, de mettre en lumière des évènements de l’histoire politique ou artistique de cette région si féconde d’un point de vue culturel.

     

     

     

     

     

    N’hésitez pas à nous faire part dans les commentaires des romans-fleuves qui vous ont marqués ! 😀

Civilisation et anthropologie : les habitants du Lac Tonlé Sap

Jennifer Phoon / CC BY 2.0

Au sud-est du Cambodge se trouve le lac Tonlé Sap, qui est d’une importance capitale pour la vie des habitants de ce pays. Le SyAGE vous propose de comprendre pourquoi, en allant en immersion chez un peuple, où l’on se souvient encore comment vivre en harmonie avec le fleuve, à son rythme …

Situé près du site historique d’Angkor, le lac du Tonlé Sap occupe une dépression créée par la rencontre entre les plaques tectoniques du sous-continent Indien et de l’Asie. Alimenté par plus d’une dizaine de cours d’eau, le Tonlé Sap se jette dans la rivière éponyme, qui coule ensuite vers le nord, jusqu’à sa confluence avec le fleuve du Mékong, en plein cœur de Phnom Penh.

Si en saison sèche (de février à mai), la superficie du lac avoisine les 2700 km² pour une profondeur de 1 mètre, elle se voit quasiment multipliée par 6 dès qu’arrive juin. En effet, la saison des pluies de la mousson et la fonte printanière des neiges himalayennes se produisant de manière concomitante, ces deux phénomènes naturels font redoubler d’intensité la période de crue des eaux du Mékong. C’est pourquoi ce fleuve, partant de l’Himalaya et coulant de la Chine jusqu’à la Thaïlande avant d’arriver au Cambodge, profite d’un courant suffisamment fort à sa rencontre avec le Tonlé Sap pour inverser le cours de cette rivière. Les eaux détournées remontent alors le cours d’eau et viennent faire enfler celles du lac Tonlé Sap, situé en aval. Celui-ci atteint alors une superficie de 12 000 km², ce qui représente environ 7% du pays.

Un phénomène unique au monde

Ce phénomène, unique au monde, est une bénédiction pour les cambodgiens. En effet, à la faveur de cet événement, la rivière Tonlé Sap fait remonter une quantité importante d’alluvions fertiles jusqu’au lac. Cet environnement riche en éléments nutritifs amènent 1300 espèces de poissons à remonter le Mékong jusqu’au lac pour y frayer. Cette surabondance attire alors 120 espèces d’oiseaux venus trouver là un garde-manger idéal. Cette biodiversité incroyable a valu au lac Tonlé Sap d’être reconnu en tant que réserve de biosphère par l’UNESCO dès 1997.

Mais les oiseaux ne sont pas les seuls à tirer profit de cette manne providentielle. 1 million de personnes tirent leur subsistance des eaux poissonneuses du lac. Les pêcheurs en retirent annuellement 230 000 tonnes, soit la moitié de la production du Cambodge. Ainsi, le lac alimente toute une industrie par l’intermédiaire des habitants des 170 villages flottants et sur pilotis vivants sur le lac. Eglises, mairies, écoles et commerces en tous genres sont construits sur des rondins de bambous ou montés sur des caissons flottants en métal ou en plastique pour être maintenus à flots. Et, en fonction du niveau de l’eau, des villages entiers peuvent se déplacer de plusieurs kilomètres pour rester proches des zones de pêches.

Aujourd’hui, 60% des 13 millions d’habitants du Cambodge tirent leur source quotidienne de protéines du Tonlé Sap, prouvant l’adage qui dit qu’« on ne commande à la nature qu’en lui obéissant » (Francis Bacon).

Croyance et mythologie – épisode 1 : la naissance du Gange

 

De tout temps, l’eau a été un élément propice à l’imagination et à la rêverie. Chaque civilisation s’y mirant a vu se refléter en ses yeux ses peurs, ses espérances et ses rêves les plus fous. Et, ce faisant, a fait reposer le socle de ses croyances, de ses mythologies et de ses religions, sur sa surface. Que ce soit les hindouistes, les musulmans ou les chrétiens, tous puisent aux sources des fleuves pour créer les légendes qui irrigueront l’imaginaire de leur religion…

Long de 3000 km et pourvu d’un bassin-versant de plus de 900 000 km², le Gange est sans conteste le plus grand des sept fleuves sacrés de l’Inde. Si, géographiquement parlant, son cours débute au pied de l’Himalaya, mythologiquement parlant, l’affaire est tout autre…
L’histoire de la Ganga (le nom du Gange en langue sanskrit étant un nom féminin) est racontée dans le Râmâyana, l’un des écrits fondamentaux de la religion hindouiste.

Ganga n’arrosait jadis que le séjour des dieux. En ce temps-là, le roi d’une cité indienne offrit avec faste le sacrifice d’un cheval aux dieux en vue de s’assurer la souveraineté du monde. Soudain le cheval fut entraîné sous terre par une figure démoniaque. Le roi ordonna alors aux 60 000 soldats de son armée d’ouvrir le sol à la recherche du ravisseur. Ils atteignirent vite le monde souterrain et furent surpris de voir le cheval occupé à paître sous la garde d’un célèbre sage bouddhiste. Celui-ci vit sa méditation perturbée par leur arrivée. De colère, il les réduisit en cendres par un simple regard.


Une eau purificatrice

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Désemparé par ce coup du sort, le fils du roi se rendit auprès d’un devin pour lui demander s’il était possible de donner à son oncle et son armée des hommages funéraires digne de ce nom. Ce dernier lui apprit qu’il fallait pour cela faire descendre sur terre les eaux de la Ganga afin qu’elle purifie les cendres des morts, permettant ainsi à ceux-ci d’aller au ciel. Le fils du roi et ses descendants pratiquèrent pendant des milliers d’années un régime d’austérité afin d’attirer l’attention de Brahma, dieu suprême de la religion hindouiste, qui finalement, consentit à sa prière.

Mais Ganga risquait de provoquer un cataclysme sur terre si sa chute du domaine des dieux n’était pas amortie de quelque manière que ce soit. C’est pourquoi le dieu Shiva accepta de recevoir Ganga dans les plis de sa chevelure.

Enfin la Ganga descendit sur terre et se divisa alors en sept affluents, puis finalement en milliers de canaux pour couvrir les cendres dispersées des 60 000 défunts. C’est ainsi que se forma le Delta du Gange. Ce dernier couvre maintenant une superficie de plus de 100 000 km² et s’étend jusqu’au Bangladesh.


 
 

Classé par l’UNESCO au titre de « patrimoine mondial de l’humanité » en 1985, le Delta du Gange est une zone extrêmement fertile (on y produit notamment du jute, du thé et du riz) et très riche en biodiversité (le Tigre du Bengale et le Dauphin du Gange figurent parmi les animaux remarquables de ce delta).

Dans le prochain épisode de « Croyance et mythologie », nous parlerons de la place prépondérante de l’eau dans l’histoire de Moïse, telle qu’elle est racontée dans l’Ancien Testament. Restez connecté !

Information importante : été 2015

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Le temps incertain et les fortes rafales de vents de ces derniers jours ont fragilisé les arbres aux abords de la Liaison Verte. C’est pourquoi, à titre préventif, les équipes techniques du SYAGE sont en train de procéder à diverses interventions afin d’assurer la sécurité‬ des promeneurs.

Néanmoins, nous vous invitons à la prudence. Aussi, si vous constatez des anomalies sur les bords de la rivière‬, n’hésitez pas à nous contacter ou à remplir le formulaire adéquat, que vous trouverez en cliquant ici.

Mûres, en veux-tu en voilà !

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Ici et là, en ce mois d’août 2015, aux abords de la Liaison Verte, les mûres s’offrent par centaines aux oiseaux, insectes, mammifères et promeneurs amateurs de fruits sauvages et ce grâce notamment à la gestion différenciée des espaces naturels.

Cette méthode d’entretien, mise en œuvre par le SyAGE, qui vise à entretenir « juste » ce qu’il faut pour assurer le bien-être de l’Homme et de la Nature porte ici ces fruits (c’est le cas de le dire), faisant le bonheur de nombreux cueilleurs , à voir l’état des ronciers dans le secteur de Chalandray …

Rappelons-le, les ronces ne nous agressent pas, elles ne font que se défendre face à une armée de doigts décidés.

Le faucardage : une gestion raisonnée des milieux aquatiques

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La fin de l’été marque pour le SyAGE, le début d’opérations d’entretien visant à préserver l’équilibre de la rivière à l’aide de techniques respectueuses du milieu aquatique.

Si durant la période la plus chaude de la saison, on évitera toute intervention directe dans les cours d’eau, ceux-ci étant plus fragiles compte tenu des températures et du niveau d’étiage, le développement excessif des végétaux dans l’eau conduit le Syndicat à intervenir sur l’Yerres.
En effet, dû aux effets combinés de la photosynthèse, de la chaleur importante et des apports en nutriments, nombre de plantes immergées tels les nénuphars envahissent peu à peu le lit de la rivière provoquant un déséquilibre de l’écosystème aquatique. Cette surabondance végétale épuise le niveau d’oxygène présent dans l’eau et met en péril la faune et la flore présentes dans la rivière.

Campagne de faucardage (été 2015) sur l'Yerres. Coupe des plantes aquatiques à l'aide du bateau faucardeur.Le faucardage consiste à faucher une partie des végétaux à l’aide d’un bateau équipé d’une scie immergée venant sectionner les tiges*. De mi-août jusqu’au début du mois de septembre, 5 km de rivière seront concernés par cette opération. Dans les secteurs identifiés, le SyAGE s’emploie à entretenir uniquement le milieu du lit de la rivière. En effet, en laissant volontairement des herbiers aquatiques intacts près des berges, ce sont autant de refuges naturels pour une multitude d’espèces aquatiques (Poissons, insectes, invertébrés…) qui subsistent.

Combinant technique d’entretien et une forte dimension environnementale, le faucardage permet de maintenir l’équilibre de la rivière tout en préservant différents types d’habitats aquatiques.

* Les déchets végétaux issus de cet entretien sont ensuite collectés et déposés en déchetterie en vue d’être revalorisés.