Archive for octobre 2015

La technologie sonar : des experts au service des usagers

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Le réseau de transport des eaux usées géré par le SyAGE s’étend notamment le long de l’Yerres et du Réveillon, au cœur même de la vallée. Son entretien nécessite des moyens matériels conséquents ainsi qu’une synergie entre les différents acteurs de l’assainissement. Retour sur une coopération exemplaire entre le Syndicat et ses partenaires …

Le SyAGE gère le réseau de transport des eaux usées sur l’ensemble du territoire du Syndicat couvert par la compétence « Assainissement ». Cela correspond à 113,7 km de conduites, recueillant les effluents de 18 communes pour les acheminer jusqu’à la station d’épuration de Valenton, régie par le SIAAP. Après traitement, les eaux sont restituées au milieu naturel.

 
Une technologie de pointe adaptée aux réalités du terrain

L’inspection régulière des réseaux d’assainissement est réalisée afin de détecter préventivement d’éventuelles fuites ou encrassements qui conduiraient à un débordement et une pollution du milieu environnant. La technologie la plus communément utilisée pour réaliser cette opération est celle de l’inspection télévisée (ITV). Elle nécessite de curer la canalisation à inspecter et détourner les effluents censés y transiter. Puis, il est nécessaire de placer dans la conduite un robot composé d’un chariot motorisé et d’une caméra orientable à 360° télécommandée depuis la surface. Ce robot est en mesure de parcourir 150 mètres en amont et en aval dans la canalisation.

Cette méthode permet de faire un diagnostic des éventuels travaux de maintenance à mettre en œuvre sur les canalisations inspectées, dans un environnement urbain pourvu de conduites facilement accessibles. Mais, dans les endroits où les réseaux sont difficiles d’accès, comme c’est le cas le long de l’Yerres et du Réveillon, la technologie sonar devient nécessaire.

Contrairement aux inspections télévisées « classiques », cette dernière ne nécessite pas un curage et un dévoiement préalable des effluents. En effet, dans le cadre de son utilisation, le sonar est attaché sur la base d’un porteur roulant, lui permettant ainsi de scanner la partie immergée de la canalisation. Une caméra, fixée aussi sur le porteur roulant et surélevée par rapport au sonar, filme la partie en dehors de l’eau. Toujours pilotable par télécommande depuis une régie placée à la surface, le sonar a ceci d’avantageux par rapport à l’ITV « classique » qu’il peut effectuer des auscultations sur une plus longue distance (de 400 à 600 mètres, en amont comme en aval).

Extrait vidéo d’une inspection à l’aide de la technologie sonar

Ainsi, s’il est vrai que l’inspection par sonar ne remplace pas l’efficacité de celle réalisée par le biais d’une ITV, elle permet néanmoins un pré-diagnostic essentiel pour déterminer le niveau d’encrassement et les fissures éventuelles.

« Il y a quelques mois, nous avons dû enlever en urgence une racine qui avait fissuré le réseau de transports d’eaux usées qui passe sous la plaine d’Epinay-sous-Sénart, à côté de l’Yerres, nous raconte Victorien Liesse, responsable de la campagne d’auscultations sonar pour SUEZ – délégué par le SyAGE pour réaliser cette opération. Cette intervention a été compliquée et des moyens importants ont dû être mis en œuvre. Cela aurait pu être évité avec des auscultations sonars préliminaires. En effet, leur objectif est de diminuer la fréquence des interventions d’urgence. Et donc de limiter drastiquement la possibilité de pollution dans le milieu naturel ».

 

Une première expérience réussie

Du 25 août au 15 septembre dernier, 12 des 113,7 km des conduites en fond de vallée de l’Yerres ont été inspectées avec succès à l’aide de cette technologie. Ce projet, dirigé conjointement par Amira Kaddour, chargée d’opérations de travaux d’assainissement, et Caroline Roubertier, ingénieur d’études, est le fruit d’une véritable coordination entre les services du Syndicat et ceux de SUEZ. En effet, selon Amira, « la diversité des problématiques rencontrées lors de cette campagne a su mobiliser un grand nombre de compétences au sein du Syndicat ».

Le service « Gestion & Entretien des Rivières » a notamment effectué des opérations de défrichages, afin d’accéder aux zones rendues difficiles d’accès par la végétation environnante. La Direction Juridique a aussi été mise à contribution. Déborah Raspaud, juriste, nous apprend « qu’il a été nécessaire d’obtenir des autorisations d’occupation des propriétaires privés pour les points d’accès au réseau situés sur les terrains n’appartenant pas au SyAGE». Ces différentes actions réalisées en amont de l’inspection sonar ont grandement favorisé l’avancée du projet.

Les premiers résultats de cette opération permettront prochainement de définir les zones de travaux prioritaires, et contribueront au renouvellement des collecteurs d’eaux usées.

 

Escapades au bord de l’eau – 5ème partie

Sur les traces de Gustave Caillebotte

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Nous vous proposons de partir à la découverte d’une promenade réalisée dans le cadre de la Liaison Verte des bords de l’Yerres et du Réveillon.

Après le Réveillon, retour sur les bords de l’Yerres avec cette excursion sur les pas du célèbre peintre qui immortalisa, en son époque, les paysages de la vallée. Durant la deuxième moitié du XIXème siècle, l’artiste impressionniste y a peint de nombreux tableaux représentant la rivière. Son héritage s’exprime encore aujourd’hui dans la propriété familiale. Cet itinéraire de la Liaison Verte est l’occasion de se replonger dans cette époque où guinguette et canotage le long de l’Yerres rythmaient la vie des habitants.

Pour découvrir les lieux-phares de cette promenade, cliquez sur les éléments en surbrillance présents sur la carte.

Pour accéder à la 6ème partie des escapades au bord de l’eau, cliquez ici

Le chancre coloré : la maladie du platane

Arrivée en France par le biais d’une caisse de munitions à la fin de la 2ème guerre mondiale, elle est, depuis, responsable de la mort de nombreux platanes. Découvrez la maladie du chancre coloré, et les moyens employés pour lutter contre ce que l’on appelle « le cancer du platane » …

Qui aurait pu croire qu’un si petit organisme pouvait provoquer de si grands bouleversements ? Apparu sur notre territoire à la faveur du débarquement américain en 1944, le champignon Ceratocystis platani était présent dans le bois des caisses de munitions, fabriquées en platane naturel du continent nord-américain.

Or, si cette espèce est naturellement résistante à la maladie du chancre coloré, celle que nous retrouvons au bord de nos routes et nos rivières reste quant à elle vulnérable face à cet envahisseur mycologique.

Une pathologie très virulente

Le champignon vecteur de cette pathologie a été réellement identifié dans les années 70 grâce à des études approfondies menées par la Faculté des Sciences de Saint Charles à Marseille.
 

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© Francis Maire.

Il a pour caractéristique de se propager soit par l’air, soit par les soudures qui s’opèrent entre les racines d’arbres voisins. Une fois arrivé au tronc, il s’installe dans les vaisseaux du bois et se nourrit de la sève qui y coule. Les zones de nécroses sur le tronc consécutives au manque d’alimentation sont signalées par des colorations bleutées en forme de flamme. Le craquèlement de l’écorce en forme de « puzzle » est aussi un signe qui peut éventuellement indiquer la présence du champignon. Enfin, l’arbre finit par perdre ses feuilles, s’assécher tout entier et mourir dans un intervalle de temps de 3 à 7 ans.

La lutte contre le chancre coloré fait l’objet d’arrêtés préfectoraux prescrivant de manière très stricte les moyens d’actions contre ce parasite, et les procédures permettant de limiter la contamination. Le diagnostic permettant de certifier de la présence ou non de la maladie doit être réalisé uniquement par un expert.

 
 
 

Des initiatives se sont multipliées pour lutter contre la maladie du chancre coloré. Ainsi, après plusieurs années de recherches, l’INRA (Institut Nationale de Recherche Agronomique) a breveté une variété de platane résistante à cette pathologie: le Platanus platanor Vallis Clausa.

Dans un autre registre, Adeline Rénier, chercheuse spécialisée en pathologie végétale, a mis au point et testé un traitement pharmaceutique consistant à faire de multiples micro-injections d’un fongicide dans les troncs. Les résultats sont prometteurs et ont été publié dans le n°657 de la revue « Phytoma ».

Le chancre coloré touche aussi la vallée de l’Yerres. Face à cette maladie, et en accord avec les réglementations en vigueur, le SyAGE met tout en œuvre pour limiter le développement des champignons sur les arbres rencontrés au bord de la rivière. La préservation du patrimoine végétal de notre région impose une vigilance quotidienne de notre environnement.

Information importante : rénovation de la descente à bateaux à Brunoy

Depuis mercredi dernier, le SyAGE rénove la descente à bateaux près du pont de Soulins à Brunoy.

Prise de vue aérienne de la rivière

Le chantier, utilisant notamment des techniques de Génie Végétal, durera pendant une vingtaine de jours. Des variations du niveau de l’eau pourront être observées sur les lieux des travaux, jeudi 8 et vendredi 9 octobre 2015.

En effet, une régulation sera mise en œuvre afin de permettre aux équipes de travailler en toute sécurité.

Nous vous prions de nous excuser d’avance pour la gêne occasionnée.