Archive for décembre 2015

Penser globalement pour agir localement : l’engagement du SyAGE au sein du Pacte de Paris

À l’occasion de la COP21, 300 organismes du monde entier, dont le SyAGE, ont signé le Pacte de Paris. Ce plan d’action a pour but de soutenir et de mettre en œuvre l’adaptation au changement climatique dans les bassins hydrologiques. Nathalie Guesdon, Directeur Général des Services du SyAGE, revient sur les raisons de notre engagement

 
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« Aucun pays ne sera épargné par la crise climatique. Certains d’ailleurs en subissent déjà les conséquences. Il était donc nécessaire que le SyAGE s’empare des outils mis à sa disposition pour relever le défi de l’adaptation au changement climatique sur son territoire.

Le Pacte de Paris est un dispositif unique. Porté par le Réseau International des Organismes de Bassins, il permettra à notre Syndicat de s’appuyer sur une large communauté d’acteurs nationaux et internationaux afin d’échanger et de coopérer sur ces sujets. En effet, je pense qu’il est indispensable de comprendre comment l’adaptation au changement climatique est pensée et portée par d’autres organismes de bassins afin de pouvoir mieux sensibiliser et impliquer élus et usagers du bassin versant de l’Yerres.

 

La lutte contre le changement climatique est une mobilisation citoyenne avant tout. C’est pourquoi, outre les indispensables retours d’expériences des professionnels du secteur, nous aurons besoin de toutes les bonnes volontés afin de concrétiser ensemble les alternatives pour réussir la transition écologique ».

 

Pour voir l’ensemble des acteurs signataires du Pacte de Paris, cliquez ici.

Erratum

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Une erreur s’est glissée dans le dernier journal du SyAGE …

Dans la page 5 de L’eau n°76, nous vous avions indiqué qu’un crédit d’impôt avait été voté « le 30 décembre 2006 pour toute installation permettant la récupération et l’utilisation des eaux de pluie pour certains usages et sous certaines conditions techniques ».

Malheureusement, depuis le 1er janvier 2014, les équipements de récupération et de traitement des eaux pluviales ne sont plus éligibles au crédit d’impôt. Ils ne l’ont été qu’entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2013.

Nous vous présentons nos excuses pour cette erreur.

Le monde des jeux de l’oie

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En complément du jeu de l’eau, présent sur les pages 12 et 13 du journal L’eau n°76, nous vous proposons d’en savoir plus sur le monde très ancien du jeu de l’oie… 

Les premières mentions qui en sont faites se trouvent dans des textes du XVIème siècle et il aurait été inventé à Florence et de là se serait très rapidement répandu au travers l’Europe.

Ce succès est dû à son caractère à la fois ludique et symbolique.

Il se rattache en effet à la très vieille tradition du labyrinthe qui sous ses formes diverses (labyrinthe des cathédrales, parchesi indien, mandala tibétain..) symbolise les vicissitudes de l’existence et les étapes quasiment initiatiques qui émaillent celle-ci.

Mais le jeu de l’oie doit surtout son succès à son caractère éminemment graphique offrant une infinité de variations possibles. Le jeu a très vite cessé d’être uniquement enfantin pour devenir un formidable support de pédagogie, de propagande ou de satire…

Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de ce jeu qui, au travers des siècles, n’a pas pris une ride…

 

Vous pouvez récupérer les fichiers de l’intégralité des jeux de l’oie présentés ci-dessus en cliquant ici.

Escapades au bord de l’eau – 6ème partie

En route vers la confluence avec la Seine

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Nous vous proposons de partir à la découverte d’une promenade réalisée dans le cadre de la Liaison Verte des bords de l’Yerres et du Réveillon.

Pour cette dernière étape de nos escapades, nous vous proposons de longer la plaine de Chalandray pour rejoindre l’île des Prévôts à Crosne. Cette portion de la Liaison Verte présente des particularités intéressantes. En effet, entre zones humides et vastes espaces destinés au pâturage, elle offre aux promeneurs un cadre hétéroclite et inattendu. Ce « ruban vert » en bordure de l’Yerres permet à tout un écosystème de s’épanouir parallèlement à une urbanisation qui devient de plus en plus présente à mesure que nous nous rapprochons de la confluence avec la Seine …

Pour découvrir les lieux-phares de cette promenade, cliquez sur les éléments en surbrillance présents sur la carte.

Confluences : de l’Orge à l’Yerres

Confluences est une série d’interviews croisées qui a pour ambition de confronter les points de vue des différents acteurs de l’environnement à travers le monde. Après avoir rencontré deux acteurs du SAGE, aujourd’hui, nous laissons la parole à Laura Stoll et Vincent Delecour, tous deux chargés de la valorisation du patrimoine naturel au Syndicat de l’Orge et au SyAGE.

 

Pouvez-vous nous présenter vos parcours ?photo-perso

Laura Stoll – J’ai toujours voulu me diriger vers un métier me permettant d’exercer ma passion : le dessin. C’est pourquoi, après un baccalauréat littéraire option arts plastiques, j’ai validé un BTS Design d’Espace à l’Ecole de Condé, puis un BTSA d’Aménagement Paysager.

Cette expérience m’a permis de me familiariser avec un domaine qui m’était inconnu jusqu’alors, conciliant l’art et l’écologie. C’est à ce moment-là que j’ai su que le métier de paysagiste allait me convenir parfaitement.

Après plusieurs stages, j’ai finalement été admise à l’Ecole Nationale Supérieure de Paysage de Versailles. Dès la deuxième année de formation, j’ai choisi l’alternance afin de comprendre concrètement quelles sont les exigences de ce métier. C’est pourquoi j’ai postulé et été engagée en tant qu’apprentie au Syndicat de l’Orge à la rentrée 2015.

 

Vincent Delecour – Tout petit déjà, j’accompagnais mon père lors de promenades dans la nature. C’est là que j’ai découvert ma vocation. Adolescent, j’ai suivi un cursus lié à l’environnement : après une seconde agricole, j’ai validé un BTA Gestion de la Faune Sauvage, puis un BTSA Gestion et Protection de la Nature.

Alors que j’étais en âge d’effectuer mon service militaire, j’ai choisi d’opter pour le statut d’ « objecteur de conscience » – ancêtre du service civil – et l’ai effectué durant 12 mois au sein d’une association de protection de la nature ( la LPO ). Suite à cette première mission, j’y ai continué mon parcours en occupant le poste de garde technicien d’espaces naturels protégés en Charente-Maritime pendant 6 ans.

Après cette période, j’ai voulu élargir mes compétences en validant une Licence Professionnelle « Usages et Qualité de l’eau ». Ce qui m’a conduit par la suite à occuper le poste de responsable de l’équipe Rivière au SyAGE, puis de technicien chargé de la valorisation du patrimoine naturel.

 
Quelles sont les particularités floristiques des abords de votre rivière ?

L. S. – À l’image des bords de l’Yerres, ceux de l’Orge ne contiennent que peu d’espèces rares. Cependant, nous devons faire face à la prolifération d’espèces invasives comme la Renouée du Japon. Pour y remédier, nous procédons notamment à des broyages suivis par l’installation de bâches opaques qui neutralisent la lumière du soleil nécessaire à leur développement. D’autre part, nous procédons régulièrement à des renaturations de berges en replantant des espèces hélophytes pionnières afin de relancer l’écosystème indigène.

Nous travaillons aussi sur les abords de la rivière. Ceux-ci voient se côtoyer un grand nombre de milieux (prairies inondables, boisements, prairies sèches, etc) auxquels correspondent des flores variées. La qualité des sols participe à cette diversité. C’est pourquoi il est nécessaire de prendre en compte leurs caractéristiques dans la gestion de ces espaces. Par exemple, un sol chargé en azote verra se développer spontanément un panel d’espèces nitrophiles. Et la fauche de ce type de végétation nécessitera une évacuation immédiate des déchets chargés en azote.

 

Vincent-web V.D. – Les bords de l’Yerres sont principalement constitués d’une nature dite « ordinaire ». Elle mérite pour autant toute notre attention car elle compose la quasi-totalité des écosystèmes terrestres et aquatiques. À ce titre, elle est notre principal indicateur de l’état général de notre environnement.

D’autre part, de nombreuses « oasis de nature » ponctuent le linéaire de la rivière. Je pense à des espaces comme l’île des Prévôts à Crosne, la roselière de Chalandray à Montgeron, la Mare Hoffmann à Yerres, les vieilles peupleraies d’Épinay-sous-Sénart ou encore le ru de Rochopt situé dans la même commune. Tous ces endroits recèlent un charme paysager unique et un intérêt patrimonial et pédagogique évident.

La gestion différenciée que nous appliquons sur les berges de l’Yerres permet de maintenir un corridor écologique où la faune et à la flore s’épanouissent et circulent librement d’un réservoir de biodiversité à l’autre.

 
 

Quel est le défi auquel vous êtes confronté dans votre travail quotidien ?

L.S. – Quand je suis arrivée à mon poste, il a d’abord fallu que je fasse mes preuves. J’y suis parvenu grâce à la confiance que m’a accordée mon maître de stage et au professionnalisme de toute la structure. Depuis, il s’agit de tenir le rythme, plutôt intense, entre les cours et le Syndicat.

Mais, plus globalement, le défi du Service Paysage du Syndicat de l’Orge est de concevoir un espace public autour de la rivière, agréable et accessible à tous. Pour cela, nous avons notamment mis en place des installations permettant l’accueil des personnes à mobilité réduite.

V.D. – Les bords de l’Yerres ne doivent pas être aménagés et entretenus de façon ornementale, comme si l’on avait à faire à une nature qu’il fallait « domestiquer ». Faire évoluer ce point de vue est le principal défi auquel je suis confronté dans mon travail quotidien.

Aussi pour changer les mentalités, il faut d’abord développer les connaissances des riverains sur le patrimoine naturel de la vallée. C’est pour cela qu’au SyAGE, nous multiplions les actions de sensibilisation (participation à des salons, conseils aux services techniques des communes concernant la gestion écologique des espaces naturels, panneaux pédagogiques, publication d’un journal trimestriel, etc).

Information importante : effondrement d’un terrain Chemin de l’Étang à Périgny-sur-Yerres

périgny

Jeudi 3 décembre en matinée, un effondrement de terrain s’est produit sur le chemin de l’Étang longeant le ru de l’Osier suite à une rupture de canalisation d’eau potable.

Très rapidement, le site a pu être entièrement sécurisé par les équipes techniques de SUEZ (ex Lyonnaise des Eaux) aidés des agents du SyAGE chargés de l’entretien des berges de la rivière.
La circulation sur ce passage est actuellement interrompue pour garantir la sécurité des riverains et des promeneurs nombreux dans ce secteur.

Dès le 07 décembre prochain, des travaux seront entrepris afin de réparer le réseau d’eau potable et pour réhabiliter les berges effondrées suite à ce glissement de terrain.

Nous vous tiendrons informés dans les prochains jours des suites de cette opération.

Merci pour votre compréhension.