Archive for octobre 2016

Travaux à Villeneuve-Saint-Georges : le SyAGE à pied d’œuvre

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Depuis quelques temps, l’avenue de Valenton à Villeneuve-Saint-Georges, est en sens unique. Les travaux en cours, lancés par le conseil départemental du Val-de-Marne, visent à améliorer la circulation et la sécurité des véhicules et des piétons qui empruntent cette voie. L’opération mobilise de nombreux acteurs, parmi lesquels le service Entretien aux Communes du SyAGE.

vsg_travaux_1Ce jeudi matin, Mourad Timsi, technicien réseaux du service Entretien aux Communes, se rend à une réunion de chantier pour faire le point sur les travaux en cours sur la D229, à Villeneuve-Saint-Georges. Le Département réalise sur cette avenue ainsi que dans celle de la Division Leclerc d’importants travaux de réaménagement de la voirie destinés à sécuriser le cheminement de tous les usagers (piétons, personnes à mobilité réduites, véhicules).

Comme toutes les voies, ces deux avenues sont traversées par de nombreux réseaux : eau potable, électricité, gaz, télécommunications, éclairage publics, eaux usées et eaux pluviales. Différents ouvrages annexes et accessoires sont également concernés : regards, avaloirs, poteaux, armoires, mobiliers urbains, etc. D’où l’implication de nombreux intervenants. Le SyAGE, via son service Entretien aux Communes, s’occupe pour sa part du remplacement d’un tronçon de réseau d’assainissement sur plus d’une centaine de mètres.

Superviser de A à Z

Mourad Timsi est en charge des chantiers d’assainissement intégrés aux projets d’aménagement de voirie réalisés dans les communes de Draveil, Montgeron, Vigneux et Villeneuve-Saint-Georges. Mais il ne se contente pas d’assister aux réunions hebdomadaires avec les différents acteurs impliqués. Son travail commence bien en amont. « Dès que j’ai un programme voirie, je commande une inspection télévisée du réseau pour contrôler l’état de nos ouvrages. Une fois cette inspectionvsg_travaux_2 terminée, j’analyse le rapport pour repérer les anomalies afin de définir les travaux correctifs. Je réalise ensuite une estimation de ces travaux et je prends rendez-vous, sur place, avec l’entreprise qui en a la charge, afin d’organiser le chantier. » Ouverture de la tranchée, suivi et contrôle de la bonne exécution, gestion des problèmes et des imprévus… tout au long de l’opération et jusqu’à la fin, le technicien du SyAGE reste en contact avec le conducteur de travaux et se rend régulièrement sur le terrain.

A Villeneuve-Saint-Georges, les anciennes canalisations en fonte de plus de 100 ans parfois, sont remplacées par de nouvelles plus larges. Elles sont également posées avec plus de pente pour faciliter l’écoulement des eaux usées. L’intervention du SyAGE sur le réseau assainissement doit durer six semaines.

Nettoyage du Réveillon : 105 m3 de déchets récoltés par le SyAGE

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Branches d’arbres, pneus, plastiques… Au total, ce sont 105 mètres cubes qui ont été ramassés par les agents du service Gestion et Entretien des Milieux Naturels du SyAGE lors de l’opération annuelle de nettoyage du Réveillon.

Depuis le début du mois de septembre, quatre membres de la Brigade verte du SyAGE (équipe chargée de l’entretien des cours d’eau) se sont activés dans le Réveillon et autour pour nettoyer cet affluent de l’Yerres. L’objectif de cette intervention était de récolter les détritus anthropiques (plastiques, pneus, etc.) et les déchets naturels, notamment les branches d’arbres et les embâcles, depuis Marolles-en-Brie jusqu’à Yerres.

Plus de déchets à cause de la cruedetritus-reveillon

Au total, 105m3 de débris ont été ramassés et transportés ensuite à la déchetterie. Cette opération de nettoyage du Réveillon qui a lieu annuellement a pris encore plus d’ampleur cette année à cause de la crue du mois de juin. Le débordement de la rivière avait en effet accentué l’accumulation des déchets sur les berges et dans l’eau.

 

« Les poissons sont de bons indicateurs de la qualité des eaux. »

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Identifiés, mesurés, pesés et comptés, lors des pêches électriques, les poissons sont observés à la loupe avant d’être remis à l’eau. La Fédération de l’Essonne pour la pêche et la protection du milieu aquatique en effectue tous les ans dans les rivières du département et, pour la première fois en 2016, dans l’Yerres. Mélodie Rakotomahanina, responsable technique, nous en dit plus sur ces opérations et leurs objectifs.

Pourquoi faites-vous des pêches électriques ?

La directive cadre sur l’eau impose une évaluation régulière des rivières qui passe notamment par un suivi des poissons. Ceux-ci constituent en effet de bons indicateurs de la qualité des eaux car ils sont en fin de chaîne alimentaire. La Fédération de l’Essonne a mis en place un observatoire pour recueillir des données et des éléments de comparaison sur l’ensemble des rivières du département. Chaque année, en septembre et octobre, nous réalisons des campagnes de pêche électrique sur une quinzaine de stations. Nous attendons ensuite trois ans pour opérer de nouveau aux mêmes endroits. Ces stations sont des portions de rivière représentatives de l’ensemble du cours d’eau. Les pêches électriques nécessitent d’avoir une formation et une habilitation électrique spécifique. C’est pourquoi nous faisons appel à d’autres fédérations départementales (77, 75 petite couronne) pour nous aider et inversement.

Comment se déroule une pêche électrique ? pesee2

Il en existe deux sortes. Dans le cas d’une pêche complète, nous prospectons à pied le cours d’eau sur la totalité de la station. Le principe est de créer un champ électrique dans l’eau entre deux électrodes pour étourdir les poissons. Lorsqu’une rivière monte à plus de 70 cm ou est très envasée, nous effectuons l’opération depuis un bateau, en plongeant les électrodes de façon aléatoire à différents points, de l’aval vers l’amont.

Quelles sont les données recueillies et à quoi servent-elles ?

Les poissons sont identifiés, mesurés, pesés et comptés. Ensuite, ils sont rejetés à l’eau, à l’exception des espèces exotiques envahissantes comme la perche soleil, le poisson-chat les écrevisses invasives. Ces éléments nous apportent des informations sur la densité des populations, l’état de la biomasse, la qualité des eaux et l’évolution de tous ces paramètres. Par exemple, il peut y avoir un déséquilibre carnassiers/poissons blancs. Nous pouvons aussi observer plus ou moins d’espèces tolérantes à la pollution, ce qui nous renseigne sur l’état des eaux. Ensuite, nous intégrons ces éléments dans notre base de données et nous les transmettons au service de l’eau de la DTT (direction départementale des territoires) et du syndicat concerné.

Qu’en est-il de l’Yerres ?

Nous avons effectué des pêches électriques pour la première fois cette année dans la Vallée de l’Yerres sur trois stations. Ces nouvelles données vont nous servir de base pour les prochaines campagnes. Nous pouvons aussi nous appuyer sur celles qui avaient été recueillies auparavant par des bureaux d’études, par exemple pour évaluer l’impact de la crue de juin sur les populations piscicoles.

 

L’Yerres vous inspire ? A vos plumes et claviers !

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Vous pensez depuis toujours que vous ne savez pas écrire. Marie Le Moing-Heubert veut vous prouver le contraire. Après une 1re édition qui a attiré 25 participants, son association L’ECLER des Bosserons organise de janvier à mars prochain le 2e festival d’écriture. Le thème fait la part belle à la rivière.

« C’est un festival, pas un concours. » Cette distinction, Marie Le Moing-Heubert y tient. Le festival d’écriture, organisé par son association l’ECLER des Bosserons, veut s’adresser à tous, « pas uniquement à ceux qui sont à l’aise avec l’écrit ». Pour participer, il suffit d’avoir 7 ans au minimum et de vivre, travailler ou d’être scolarisé à Brunoy ou dans une commune limitrophe.

Comme pour la précédente édition, le thème choisi, « Empreinte(s) du côté de l’Yerres », invite les participants à s’exprimer sur leur patrimoine local. Mais cette fois, la rivière est à l’honneur. « L’empreinte, cela peut signifier une marque ou une trace de pas par exemple. Mais l’interprétation peut aussi être plus abstraite, par exemple un souvenir ou l’influence laissée par un lieu, un événement ou une personne », explique Marie Le Moing-Heubert.

Roman, poésie, bande-dessinée, nouvelle… La forme et le genre sont totalement libres pour laisser tout sa place à l’inventivité, la seule contrainte étant de ne pas dépasser les 10 pages. Pour le 1er festival, certains avaient par exemple choisi d’illustrer leur récit à l’aide de cartes postales, de photos anciennes ou encore d’un tableau triptyque. Beaucoup d’histoires ont aussi donné lieu à de riches témoignages historiques sur la vie à Brunoy. A la clé : 3 prix pour les adultes (plume d’or, d’argent et de bronze) et 2 prix pour les enfants (plume prometteuse pour le prix individuel et plume dynamique pour le prix collectif). Des palmes seront aussi décernées pour distinguer par exemple l’expression poétique, l’émotion ou encore la richesse culturelle de certains écrits.

Devenez juré

Vous pouvez par ailleurs tenter votre chance pour faire partie du jury, si vous habitez ou travaillez à Brunoy ou dans une ville proche. « Il faut aussi être un bon lecteur, savoir argumenter, faire preuve d’esprit critique et prendre la parole dans un groupe », complète Marie Le Moing-Heubert.

Cette manifestation vise à toucher des personnes éloignées de l’écriture, souvent par manque de confiance, à encourager et valoriser leur créativité. Marie Le Moing-Heubert poursuit ce même objectif dans les ateliers hebdomadaires qu’elle anime pour les enfants de 7 à 10 ans. « J’essaie de les faire jouer avec des mots sur différents supports d’expression, pas forcément du papier. Dans ces moments-là, je mets de côté tout ce qui est scolaire pour les emmener dans l’imaginaire à travers le jeu et pour aborder l’écrit différemment. »

Pour en savoir plus sur le festival et les ateliers d’écriture créative pour enfants, rendez-vous sur le site http://www.eclerdesbosserons.com.

Île des Prévôts : un sanctuaire pour la biodiversité

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Située à seulement quelques encablures de l’avenue Jean-Jaurès, principale artère de Crosne, l’île des Prévôts laisse toute sa place aux murmures de la nature. Dans ce havre de quiétude, préservé des nuisances de l’homme, une remarquable biodiversité s’épanouit.

« Plus de 7 hectares de nature préservée en plein cœur de la ville… Ce type de patrimoine naturel se compte sur les doigts d’une main », se réjouit Vincent Delecour, chargé de la valorisation du patrimoine naturel au SyAGE. Située entre deux bras de l’Yerres, l’île des Prévôts bénéficie du classement de la Vallée de l’Yerres depuis 2006, au titre de la loi paysage de 1930. Elle est aussi considérée comme un espace naturel sensible (ENS) par le conseil départemental de l’Essonne.

Ce lieu abrite, entre autres, sureaux, églantiers, frênes, érables, ronciers, orties… Ces dernières sont très prisées de la rousserolle verderolle, une espèce d’oiseau, qui y construit son nid et y trouve de la nourriture, avant de migrer en août ou septembre vers le Sud-Est africain. Parmi les oiseaux qui y séjournent, on trouve également la fauvette grisette et le faucon crécerelle. D’ici quelques temps, des moutons pourraient bien compléter le tableau dans le cadre d’un projet d’éco-pâturage.

Sauvegarder la mosaïque actuelleile_prevots_illustration

Pour se développer, cette biodiversité a cependant besoin d’un coup de pouce car certaines espèces ont tendance à se montrer trop envahissantes. « Si nous laissions faire la nature, dans 10 à 15 ans, nous aurions un bois d’érables et de frênes. L’idée est de ne pas la laisser se refermer en préservant la mosaïque actuelle d’espèces végétales », poursuit Vincent Delecour. Les agents du SyAGE interviennent donc pour contenir les ronciers qui gagnent du terrain tous les ans, sans aller jusqu’à les supprimer car « ils servent aussi d’abri aux insectes, aux oiseaux et sont à la base de la chaine alimentaire. » A cela s’ajoute l’entretien régulier des arbustes et des passages offrant un accès à la rivière en cas de problème (pollution, chute d’arbre, etc.).

Bientôt une plateforme d’observation

L’île des Prévôts est inaccessible au public, non sans raison. Pollutions sonores, déchets, dégradations… la présence de l’homme compromettrait en effet la biodiversité de ce patrimoine naturel exceptionnel. « Nous sanctuarisons ces lieux pour la tranquillité de la faune. Les animaux sont ici chez eux », souligne Vincent Delecour.

Mais les amoureux des promenades en pleine nature ont de quoi se réjouir. Le SyAGE prévoit d’aménager une plateforme d’observation panoramique sur le chemin qui contourne l’île pour pouvoir profiter pleinement de la beauté du site sans y jouer les intrus. Des ouvertures exceptionnelles sont également envisagées, pour les Journées européennes du patrimoine par exemple.

Panneau d'information à destination du public sur l'île des Prévots

« Ça tire ! Au secours ! »

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Lisa, Mariam, Davina Grace et Saibou ont un point commun. Ils ont pour la première fois taquiné le poisson dans l’Yerres lors d’un concours de pêche pour les jeunes à Brunoy. L’événement est organisé chaque année par l’AAPPMA du Val d’Yerres et par le SyAGE. Entre cris de joie et espoirs silencieux, retour sur la journée de ces pêcheurs en herbe…

Lisa, Mariam, Davina Grace et Saibou, n’ont, comme beaucoup de leurs camarades des centres de loisirs de Périgny-sur-Yerres et de Draveil, jamais tenu une canne à pêche entre leurs mains. Encore moins attrapé un seul poisson. Cette journée est une première pour eux. Pas pour Nathan et Eliyora en revanche qui ont déjà pêché… une fois ! Déjà rompus à l’exercice donc. L’objectif du jour pour les novices comme pour les experts : faire au moins une touche. Mieux : remporter une coupe.

Les pêcheurs en herbe :

Le sifflet retentit. C’est parti ! Ou presque… Les premiers lancers de ligne sont un peu désordonnés. Qui de ne pas lancer assez loin dans la rivière. Qui de s’accrocher à la branche d’un arbre. Qui de s’emmêler avec la ligne de son voisin. Qui de crocheter son pull avec l’hameçon. Aussitôt, les agents du service Gestion et Entretien des Rivières du SyAGE, mobilisés pour l’occasion, se portent à leur secours. Ils leur dispensent aussi quelques conseils élémentaires : comment mettre l’hameçon et l’asticot, jeter sa ligne suffisamment loin, tenir la canne à pêche. Alors que d’autres sont parfois dégoûtés, Saibou et Eliyora n’hésitent pas à manipuler eux-mêmes l’asticot.

Première touche

Muet comme une carpe, Ethan affiche un air serein. Sa stratégie paie : 5 minutes à peine se sont écoulées depuis le début du concours et voilà que sa ligne se met àconcours-peche-2016-006 remuer. Première touche ! Antoine Vu, chef d’équipe au SyAGE, l’aide à sortir le poisson de l’eau et à l’enlever de l’hameçon. Ethan est en lice pour la victoire. Car, il l’a bien compris, la pêche est une affaire de patience… La patience justement, ce n’est pas le point fort de Mariam : « La pêche, ça me plaît, mais je n’aime pas attendre. » Soudain, elle sent une résistance et tire la canne vers elle. Il y a anguille sous roche, ça ne ressemble pas à un poisson. Fausse alerte en effet, sa ligne s’est coincée dans un tas de feuilles et l’hameçon s’est décroché…

Plus loin, un autre poisson a mordu à l’hameçon de Davina Grace. « Ça tire, au secours ! » Attirée vers la rivière par la force de l’animal et fatiguée par le poids de la canne, la jeune fille ne se sent pas vraiment comme un poisson dans l’eau. Pourtant elle tient bon, jusqu’à ce qu’un technicien du SyAGE prenne le relais. La prise est ramenée sur la berge. Ses camarades, intrigués, se regroupent autour pour l’observer. Davina Grace surmonte sa crainte et tend une main pour toucher les écailles. Puis la retire très vite.

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L’après-midi se poursuit, ponctué d’exclamations mi-joyeuses, mi-apeurées. Pour Ethan et Davina Grace, la concurrence s’avère rude… Enfin, un nouveau coup de sifflet annonce la fin du concours. Place à la pesée des poissons pour chaque concurrent, avant la remise des prix. Ethan en a finalement eu deux mais pas du menu fretin. Il décroche la 3e place ! Félicitations à lui et à tous les participants !

La pesée et la remise des prix :

Eaux usées : le raccordement au réseau public de A à Z

Vous faites construire votre logement et vous devez vous raccorder à l’assainissement public ? Cette procédure peut parfois vous sembler compliquée voire obscure. Démarches, travaux, délais, interlocuteurs… découvrez comment se déroule un branchement au réseau collectif des eaux usées, ici pour une maison à Montgeron.

Étape 1 : prise de rendez-vous

De la demande de permis de construire à la livraison des travaux, faire construire sa maison implique de nombreuses démarches. Le raccordement au réseau collectif d’évacuation des eaux usées en fait partie. Il consiste à mettre en place un branchement d’assainissement, allant de la limite de la propriété jusqu’au collecteur public et comprenant une canalisation et une boîte de branchement. Futur propriétaire à Montgeron, M. Labib a dû effectuer cette demande de branchement auprès du service assainissement et relations usagers (ARU) du SyAGE. Cette première prise de contact par téléphone sert à fixer un rendez-vous avec un technicien.

Étape 2 : la visite du technicien

Le jour du rendez-vous, Yann Gazil, technicien du service ARU se rend sur place, chez M. Labib, alors que la maison prend forme. « L’objectif de cette visite est de déterminer où vont être posées la boîte de branchement et la canalisation, à quelle profondeur et sur quelle longueur », explique Yann Gazil. Après une inspection du regard de visite, du mur, du trottoir et de la chaussée, il estime les différentes mesures, la profondeur étant notamment établie à 1,20 m. « L’emplacement n’est pas inscrit dans le marbre. En cas de besoin, on pourra toujours le modifier ultérieurement », souligne-t-il.

Ce jour-là, M. Labib s’inquiète des délais. Le terrassement devant sa maison doit en effet intervenir trois semaines plus tard. Problème : le raccordement à la canalisation d’évacuation des eaux usées située à cet endroit n’aura pas encore eu lieu. Yann Gazil conseille alors au propriétaire d’attendre que les travaux de branchement soient finis avant d’attaquer le terrassement, au risque de devoir le refaire.

Comme à chaque visite, le technicien trace aussi des croix à la peinture orange fluo sur la chaussée. « Avant le lancement des travaux, des carottages sont effectués pour repérer la présence éventuelle d’amiante dans l’enrobé bitumineux de la chaussée. Ces marques indiquent à la société en charge de ce diagnostic où elle doit intervenir. »

A la fin de la visite, Yann Gazil remplit la demande de branchement en y reportant notamment les différentes mesures.

Étape 3 : le devis

Retour au SyAGE. Le technicien estime le coût des travaux en tenant compte des mesures effectuées, du type de travaux (découpage voirie et trottoir, etc.), du matériel à poser (canalisations, boite de branchement). Le dossier passe ensuite entre les mains de Sophie Moro, secrétaire au service ARU. Chargée d’éditer le devis pour l’opération de branchement, elle l’envoie ensuite en double exemplaire à M. Labib, accompagné d’une lettre d’information (signature, délais de réponse, etc.), dans la semaine qui suit la visite. Ce document, qui comprend un montant forfaitaire, constitue un engagement à payer de la part du propriétaire. « Celui-ci n’a pas d’acompte à verser », indique Yann Gazil. Parallèlement à cet envoi, la secrétaire prévient aussi par courrier la mairie de Montgeron de cette demande de raccordement.

Une fois le devis daté, signé et renvoyé par le propriétaire au service ARU, les travaux peuvent débuter… mais pas tout de suite. Sophie Moro contacte d’abord l’entreprise prestataire chargée d’effectuer un contrôle amiante à l’endroit des futurs travaux. Ce diagnostic est obligatoire avant toute intervention sur un trottoir ou une chaussée comportant un enrobé bitumineux. Entre la visite de Yann Gazil et le contrôle amiante, un délai d’un mois environ s’écoule… C’est seulement lorsqu’elle reçoit les résultats du rapport d’amiante, que Sophie Moro peut établir un ordre d’exécution du branchement et l’envoyer à l’entreprise concernée. A partir de là, il faut encore compter deux mois avant la réalisation des travaux de raccordement.

A suivre : les travaux…

 

Prélèvements de sédiments : une nouvelle campagne annuelle

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Vous les avez peut-être aperçus, chaussés de leurs bottes, au beau milieu de l’Yerres ou du Réveillon avec d’étranges outils entre les mains. Comme chaque année, les techniciens du service Contrôle des Milieux Naturels du SyAGE ont effectué des prélèvements de sédiments dans la rivière. Une opération qui peut permettre de détecter une pollution.

Thomas Ladjili a opté pour la petite benne à sédiments tandis que Franck Moritz a préféré la tarière manuelle. A l’aide de ces instruments, les deux techniciens du SyAGE extraient des sédiments de la rivière. « Le but est de prélever tout ce qui s’est déposé en un an au fond de l’eau. Il ne faut surtout pas trop creuser dans le sol car les échantillons doivent être représentatifs des dépôts de l’année écoulée », explique Franck Moritz.

Autre précaution indispensable pour mener à bien cette opération : choisir le bon endroit, celui où la vitesse du courant est la plus faible mais où l’eau n’est pas stagnante. Au total, Thomas et Franck interviennent chaque année aux 8 mêmes points, 5 dans l’Yerres, 3 dans le Réveillon.

Contrôler les métaux lourds

Les bocaux en verre contenant les échantillons de sédiments sont ensuite placés dans une glacière au frais et envoyés dans un laboratoire chargé d’effectuer des analyses chimiques. Celui-ci vérifie ainsi les teneurs en hydrocarbures, phosphore, azote ou encore en métaux lourds (cuivre, mercure, plomb…). Les résultats sont ensuite envoyés au service Contrôle des Milieux Naturels du SyAGE, qui les intègre dans des bases de données.

Menée chaque année, cette campagne de prélèvements permet donc de surveiller l’évolution de ces éléments chimiques. « Elle peut servir à repérer une pollution. Par exemple, un pic en métaux lourds va nous indiquer qu’il peut y avoir des rejets polluants en amont », poursuite Franck. Outre la révélation d’éventuelles dégradations du milieu aquatique, ces données constituent une matière à étude et sont notamment exploitées par le SyAGE dans son bilan annuel sur la qualité de l’eau.

Les analyses chimiques de sédiments viennent compléter la panoplie de mesures de la qualité de l’eau de l’Yerres et de ses affluents (température, pH, conductivité, oxygénation, indicateurs biologiques, etc.), effectuées régulièrement par les techniciens du SyAGE mais aussi par ses stations de mesure de qualité en continu.