Archive for décembre 2016

A chaque saison, sa faune et sa flore : l’hiver

Ambiance rivière

L’Yerres et ses abords abritent une riche biodiversité. Mais d’une saison à l’autre, la faune et la flore varient. L’hiver est la saison où la nature sommeille.

Côté faune…

Depuis l’automne déjà, hérissons, batraciens, insectes et serpents sont entrés en léthargie sous des tas de feuilles, dans des souches d’arbres ou encore dans des cavités. Ils resteront dans cet état jusqu’au printemps.  Si vous en apercevez encore en activité, c’est qu’ils auront sans doute été dérangés dans leur sommeil. Pour certains, tel le hérisson, un réveil peut alors être fatal.

L’écureuil roux en revanche n’hiberne pas. Pour affronter l’hiver, il ralentit son activité et puise dans les réserves qu’il a effectuées en automne. Quant au ragondin, toujours en éveil lui aussi, il supporte difficilement les hivers trop rigoureux qui entraînent parfois une certaine mortalité.

Les oiseaux, comme les hirondelles, les martinets ou encore les fauvettes, ont également migré vers le Sud depuis longtemps. Ne restent que les moineaux domestiques, les verdiers d’Europe, les chardonnerets élégants qui fréquentent les jardins et les mangeoires, sans oublier le Tarin des aulnes présent dans les aulnes et saules le long de la rivière. Les canards colverts sont en pleine parade nuptiale pour former un couple. C’est à cette période que le plumage du mâle se pare de belles couleurs brillantes, notamment de vert au niveau de la tête.

En hiver, certaines prairies inondées peuvent attirer des espèces en migration comme les vanneaux, les bécassines, les canards ou encore les sarcelles qui viennent s’y reposer et se nourrir. Une halte assez exceptionnelle, l’Yerres n’étant pas située dans les grands couloirs de migration des oiseaux.

Enfin, si vous vous aventurez plutôt du côté de la Seine, peut-être pourrez-vous observer les dortoirs que forment les cormorans dans les grands arbres à cette saison.

Ambiance rivière

Côté flore…

Adieu fleurs, feuilles et verdure… La flore fait grise mine. L’hiver est plutôt l’époque des baies. En hauteur dans les arbres, le gui, prisé pour décorer les foyers à Noël, arbore  un feuillage vert vif et des boules translucides à cette saison (vertes en été). Pour sa floraison il faudra patienter jusqu’en mars. On peut aussi trouver ces fruits charnus sur les églantiers, les aubépines ou encore les fusains.

Prochaine épisode : la faune et la flore au printemps…

 

 

 

Ambiance rivière

 

Eaux usées : opération « coup de jeune » à Vigneux

p1070990

Une gaine enduite de résine est déroulée depuis le regard de visite* dans la canalisation à réhabiliter. Celle-ci est ensuite mise sous pression pour se plaquer contre la paroi intérieure.

Près de 250 mètres de réseau d’eaux usées réhabilités en seulement 3 jours à Vigneux-sur-Seine. Ce chantier éclair, supervisé par le service Entretien aux Communes du SyAGE, a pu être réalisé grâce à la technique du chemisage continu. Explications.

Pour rénover un réseau d’assainissement, deux possibilités existent en fonction de l’état des canalisations : ouvrir une tranchée ou intervenir sans avoir à creuser. C’est cette seconde technique qui a été choisie pour les 250 mètres de réseau d’eaux usées à réhabiliter rue de la Longueraie à Vigneux-sur-Seine. Première étape : une inspection vidéo dans le tronçon concerné pour évaluer son état. Ce diagnostic a permis de voir que des racines s’étaient infiltrées, gênant l’écoulement des eaux usées. Un robot de fraisage est alors entré en action pour les couper et le réseau a été nettoyé.

p1070993Un nouveau tuyau dans l’ancien

« Le chemisage continu consiste ensuite à dérouler une gaine enduite de résine depuis le regard de visite* dans la canalisation à réhabiliter. Celle-ci est ensuite mise sous pression pour se plaquer contre la paroi intérieure », explique Fabien Gavet, conducteur de travaux au sein de l’entreprise mandatée pour ce chantier. Contrôlé à distance, un robot muni de lampes UV passe à son tour pour durcir la résine imprégnée dans la gaine (polymérisation). Résultat : un nouveau tuyau rigide et totalement étanche est ainsi créé à l’intérieur de l’ancien.

Délais et coûts réduits

Par rapport à une ouverture de tranchée, les avantages de cette technique sont nombreux : un délai de chantier fortement réduit, un coût limité, des travaux occasionnant moins de gênes et de conséquences pour l’environnement. « Cette technique est adaptée pour des p1080039défauts d’étanchéité et d’usure mais elle ne pourra pas être employée si la structure de base est trop endommagée », indique Alexis Rolaz, technicien réseaux du service Entretien aux Communes.

Outre les canalisations d’assainissement, les regards de visite ont aussi retrouvé une seconde jeunesse. Au programme : lavage, projection d’un enduit pour rétablir l’étanchéité et limiter la corrosion. La nouvelle surface à l’aspect peau d’orange permet notamment d’éviter l’accrochage des détritus.

*Accès permettant de contrôler et d’entretenir un système d’assainissement.

Brunoy : les abords de l’aire de jeux sécurisés

2

Pendant une semaine à Brunoy, les agents du service Gestion et Entretien des Milieux Naturels du SyAGE se sont activés pour élaguer les arbres en bordure de l’Yerres qui menacent l’aire de jeux pour enfants.

Ils ne sont que trois agents au SyAGE à être habilités pour grimper dans les arbres, à plus de 5 mètres, pour les élaguer. C’est à Brunoy, sur la base de loisirs « Reigate and Banstead », que les élagueurs du service Gestion et Entretien des Milieux Naturels sont récemment intervenus pour sécuriser l’aire de jeux des enfants. Jouxtant cet espace de divertissement, trois arbres situés sur les berges de l’Yerres ont dû être débarrassés de leurs branchages morts ou fragiles car ils représentaient un danger pour les familles et les promeneurs fréquentant les lieux.

L’opération d’élagage est toujours délicate et nécessite plusieurs mesures de sécurité, comme le port d’équipements spécifiques (gants, casques…) mais aussi  l’utilisation de harnais et de cordes. Pour chaque coupe à effectuer à la tronçonneuse, les agents prennent le temps d’échanger sur  la technique à employer. Le danger n’est pas seulement en hauteur. A terre, il faut prévoir la façon dont vont chuter les branches pour éviter à la fois les accidents et les dégradations d’autres végétaux notamment. Les branchages sont ensuite transformés en copeaux de bois, utilisés ensuite sur d’autres chantiers.

L’une des missions de ce service est l’élagage des arbres sur les bords de la rivière pour enlever du poids aux branches. A cet entretien régulier et planifié s’ajoutent des missions d’urgence plus ponctuelles pour assurer la sécurité des personnes, comme cette intervention ou le débitage d’un aulne déraciné.

Découvrez en images l’opération d’élagage :

Draveil : des aménagements pour lutter contre les inondations pluviales

terrassements-frayere-port-aux-cerises-draveil-16-11-16-2

Une meilleure gestion des eaux de pluie contribue à réduire le risque d’inondation. A Draveil, d’importants travaux, organisés et supervisés par le SyAGE, s’inscrivent dans cet objectif. Ces chantiers d’envergure s’accompagnent d’un projet de mesure compensatoire. L’ensemble de ces opérations a impliqué plusieurs services du Syndicat.

Près de l’étang Laveyssière, des coups métalliques réguliers résonnent. Un engin frappe sur une palplanche tout autour des ouvrages en construction jusqu’à atteindre la couche calcaire du sol. Au même moment, à l’ouest du plan d’eau et à quelques mètres du port de plaisance, des tractopelles s’activent pour déblayerp10704902 le terrain et esquisser la future frayère. Ces deux chantiers concomitants font partie d’un grand projet de gestion des eaux pluviales chapeauté par le SyAGE.

A plusieurs reprises ces dernières années, le quartier de la Villa à Draveil a en effet connu des inondations importantes touchant les voies publiques et les habitations. Provoqués par le ruissellement des eaux de pluie, ces phénomènes se sont répétés lors de fortes précipitations. Afin de remédier à ce problème, des aménagements, effectués en plusieurs phases et gérés par le SyAGE, ont été conçus et mis en œuvre.

Le réseau de collecte des eaux pluviales

Depuis fin juin 2016, des entreprises de travaux sont intervenues dans l’avenue Maignan et le long d’une partie du boulevard Charles-De-Gaulle. Ces chantiers ont d’abord consisté à redimensionner et à poser de nouvelles canalisations acheminant les eaux pluviales. Au total, plus de 600 mètres de réseau ont été aménagés jusqu’à l’entrée de l’île de Loisirs du Port aux Cerises, aux abords de l’étang Laveyssière. Sur ce parcours, plusieurs autres installations ont également été réalisées. Ainsi, des intercepteurs équipés de surverses permettront d’orienter les eaux de pluie dans la direction

adéquate. Autre exemple : les instruments de mesure (capteurs, sondes…). « Ils servent notamment à mesurer le débit, la hauteur de l’eau et à détecter les ouvertures et fermetures de clapets, le tout à distance », explique Amira Kaddour, chargée d’opérations d’assainissement au service Travaux du SyAGE.

La roselière de l’étang Laveyssière

Une partie des eaux de pluie ainsi collectées termine sa course dans l’étang Laveyssière. Afin de prévenir les cas de pollutions diverses, ces eaux doivent être traitées avant de pouvoir rejoindre le plan d’eau. Deux étapes de filtration sont donc prévues. Un premier ouvrage tampon, long de 15 mètres, sert de prétraitement. Il permet de retenir certains polluants (hydrocarbures, huiles, matières solides, etc.), notamment grâce à un système de siphon. Les eaux ainsi nettoyées poursuivent leur trajet pour atteindre une lagune de dissipation. Dans cette zone située en bordure de l’étang, une roselière a été conçue pour épurer naturellement les eaux pluviales, grâce à des plantations de diverses espèces de roseaux et à des roches calcaires formant un merlon. « Pour obtenir un massif hétérogène, plusieurs espèces ont été plantées selon la profondeur de l’eau : des roseaux communs, des baldingères et des glycéries », précise Vincent Delecour, chargé de la valorisation du patrimoine naturel au sein du SyAGE. Au niveau du merlon de roches, un regard permettra ensuite aux agents du service Contrôle des Milieux Naturels du Syndicat d’effectuer des prélèvements pour évaluer la qualité des eaux rejetées dans l’étang.

La frayère à brochets

« Pour réaliser la lagune de dissipation et la roselière, il a fallu remblayer une partie de l’étang. La police de l’eau*a donc demandé une mesure pour compenser le volume d’eau occupé », indique Vincent Delecour. « Cette compensation consiste en la réhabilitation d’une frayère à brochet située sur un bras mort de Seine qui sera, à terme, remis en eau », poursuit Amira Kaddour. Cet habitat naturel sert de refuge aux poissons et aux batraciens pour leur reproduction.

terrassements-frayere-port-aux-cerises-draveil-1

L’entreprise prestataire en charge de la roselière s’occupe également de la frayère, en particulier du terrassement. Les agents du service Gestion et Entretien des Milieux Naturels sont quant à eux intervenus pour déboiser. « Laisser entrer la lumière est indispensable pour le développement de la végétation aquatique et de la biodiversité. Les plantes indigènes déjà présentes, comme les roseaux et le carex vont ensuite se réapproprier l’espace », souligne Vincent Delecour.

L’ensemble des chantiers actuellement en cours dans l’île de Loisirs devraient se terminer au cours du premier semestre 2017.

*Service de la Direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie (DRIEE) d’Ile-de-France chargé notamment du contrôle des installations, ouvrages, travaux ou activités ayant un impact sur le milieu aquatique, avec lequel le SyAGE a travaillé lors de la conception du projet.