Archive for mai 2017

A chaque saison sa faune et sa flore : le printemps

 

L’Yerres et ses environs abritent une biodiversité exceptionnelle. Mais d’une saison à l’autre, la faune et la flore changent. Au printemps, la nature se réveille et certaines espèces font leur grand retour…

Côté faune…

Beaucoup d’animaux endormis dans la vallée de l’Yerres durant l’hiver sortent de leur torpeur au printemps. C’est le cas des batraciens, comme le Crapaud commun qui entre dans sa période de ponte, des Hérissons d’Europe ou encore des serpents qui avaient disparu depuis l’automne, réfugiés dans des souches d’arbres, des tas de feuilles ou des cavités. Dans les zones humides, les mares et les marécages, le faible niveau d’eau actuel dû à des précipitations peu abondantes ces derniers mois risque néanmoins de compromettre le développement des têtards.

Beaucoup d’oiseaux pointent à nouveau le bout de leur bec. Symboles du printemps, les hirondelles reviennent s’installer dans la vallée pour se reproduire. De même, fidèles à leurs aires de reproduction, les Fauvettes à tête noire sont de retour sur le territoire, leurs nids étant situés dans le feuillage des arbustes ou des buissons. D’avril à juin, le Martin-pêcheur niche pour sa part dans un terrier creusé dans la berge de la rivière à environ un mètre au-dessus de l’eau. Après leurs parades nuptiales hivernales, les cannes colvert pondent leurs œufs entre mars et mi-juin dans la végétation riveraine de l’Yerres. Pour cette raison, les berges ne sont pas fauchées à cette période de l’année.

Autre emblème de la saison, le Coucou gris a la particularité de ne pas construire de nid, préférant déposer ses œufs dans ceux des autres espèces d’oiseaux, notamment les passereaux et les Fauvettes à tête noire. La Rousserolle verderolle, de retour d’Afrique subsaharienne au mois de mai, fait aussi partie de ses victimes. Elle fréquente les buissons et les hélophytes poussant sur les berges des cours d’eau et des plans d’eau. A l’inverse, le Tarin des aulnes, présent sur notre territoire en automne et en hiver, rejoint les montagnes de basse et moyenne altitudes dans l’Est de la France et dans le Nord de l’Europe pour se reproduire.

C’est également l’heure du réveil pour les abeilles sauvages et domestiques, les bourdons, les libellules et pour une multitude d’insectes. Une aubaine pour les oiseaux migrateurs insectivores de retour dans notre vallée tels que la Rousserolle verderolle et la Fauvette à tête noire.

Côté flore…

Tandis que les oiseaux profitent du couvert végétal pour cacher leur nid, les insectes tirent profit de la floraison variée. Le Tussilage, surnommé « pas d’âne », est une plante vivace dont les fleurs jaunes figurent parmi les premières à sortir, à l’instar des Primevères, et dont les fruits sont appelés akènes.

D’une couleur, identique, le Pissenlit commun, appelé or du pré, réjouit les amateurs de miel… de pissenlit ! La Cardamine des prés accueille quant à elle l’Aurore, un papillon qui vient butiner son nectar et y pondre ses œufs tandis que les chenilles, une fois écloses, dévorent cette plante.

Outre les couleurs des fleurs à cette saison, la nature arbore un camaïeu de verts, les diverses plantes, arbres et arbustes déployant les feuilles qui leur servent de véritables panneaux solaires.

 

Prochain épisode : la faune et la flore en été…