Archive for mars 2018

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L’île Panchout poursuit sa mue

A Yerres, les travaux de renaturation de l’île Panchout se poursuivent. Entièrement conçus et réalisés par le Syage, ils ont atteint l’étape de la plantation des nouvelles espèces indigènes à la suite de la livraison, hier, des premiers arbustes sur le site, fournis par un pépiniériste franciliens. Ces cornouillers, tilleuls, charmilles, noisetiers, viornes, aubépines et aussi charmes et érables, qui seront au total 70, bénéficient d’une implantation de type « sauvage » (pas d’alignement, pas de géométrie particulière).
Hier, les agents du SyAGE Serge Brotin, Cédric Barrier et Benjamin Quinton ont procédé aux premières plantations de cette deuxième phase, qui a commencé le 21 février (voir nos articles des 20 février et 8 mars). Après avoir préparé les fosses, ils ont installé des viornes lantanes et aubépines, qui produiront cet été de jolies fleurs en forme de boules couleur crème, assez odorantes. Ne dépassant pas 3 mètres de hauteur pour le moment, ces arbres et arbustes atteindront jusqu’à 15 mètres d’ici quelques années. Pour assurer une bonne reprise une fois implantés, les agents du SyAGE veilleront sur eux durant toute la saison de végétation 2018 (arrosage, binage…).
La dernière phase de la renaturation de l’île Panchout se déroulera l’hiver prochain et concernera un autre secteur géographique du site.

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La goutte d’eau de Marie

Dans le cadre de la Journée mondiale de l’eau, coordonnée par l’Organisation des nations unies – eau, qui a lieu aujourd’hui, 22 mars 2018, le SyAGE est allé à la rencontre de Marie Fournier, une jeune étudiante en L3 de l’IAE Gustave Eiffel (Paris XII). La jeune femme âgée de 20 ans a participé fin novembre 2017 à un challenge étudiant organisé par l’Université Paris est Créteil et la Pépite 3EF *. Le thème général de l’événement ? « Assurer l’approvisionnement en eau de toute la planète ». Vaste ambition qui a mené l’équipe de la jeune étudiante à la première place du concours. Même si l’aventure n’a pas eu de suite, que des étudiants travaillent sur la problématique de l’eau est en soi intéressant. Et comme il est dit sur le site de l’organisation de la Journée mondiale de l’eau : « Une goutte d’eau est flexible. Une goutte d’eau est puissante. Rien n’est plus nécessaire qu’une goutte d’eau. »

 

SyAGE : Comment s’est passé ce concours ?

Marie Fournier : « Nous étions une équipe de six personnes composée d’élèves de l’IAE Gustave Eiffel et de l’Ecole nationale des ponts et chaussées. Cependant, nous n’étions plus que trois à la finalité du projet. Nous avions tiré au sort la problématique suivante : « La ville intelligente optimise les services et les coûts à l’aide des nouvelles technologies pour améliorer la vie des habitants. Votre challenge: Imaginez une start-up opérateur de l’eau dans une smart-city : quels services ? Quelles actions citoyennes ? Quel rôle social ? ». Face à cette problématique, nous avons trouvé assez compliquée l’idée de raisonner à l’échelle de la ville et nous avons décidé de plutôt nous concentrer sur un prototype d’habitations. Finalement, le projet consistait à « créer un système connecté quasi-fermé de récupération, de traitement et d’utilisation différenciée de l’eau dans les foyers pour avoir des villes durables moins gourmandes en eau ». »

 

SyAGE : Sur quel projet avez-vous abouti ?

Marie Fournier : « Nous sommes partis d’un constat simple : un foyer demande énormément d’eau pour son fonctionnement et l’eau utilisée est toujours très propre et potable alors que certaines activités n’en n’ont pas nécessairement besoin (l’eau utilisée pour faire la vaisselle ne pourrait-elle pas être réutilisée pour un autre usage, comme les toilettes par exemple ?). Ainsi, notre fonctionnement de traitement des eaux se fait grâce à une colonne de charbon actif qui traite l’eau avant de la réintroduire dans le circuit. Le circuit commence par la récupération des eaux de pluie –> passage colonne à charbon –> affichage sur le sélecteur connecté lorsqu’elle est remplie –> douche, machine…  –> repassage dans la colonne –> toilettes –> envoi sur le roof top où l’eau chargée en minéraux est traitée par des roseaux puis envoyée dans notre jardin potager. »

 

 

SyAGE : Travailler sur l’eau a-t-il changé votre vision de cette problématique ?

Marie Fournier : « A titre personnel, je ne m’étais jamais intéressée à la problématique de l’eau. Je dirai que je vie égoïstement comme une citoyenne occidentale qui ouvre le robinet et trouve normal d’y avoir de l’eau potable. Mais avec ce projet et toutes les informations que nous avons eues, j’ai réfléchi à cette réelle problématique que peut et pourrait représenter l’eau dans les années futures et notamment les conflits d’usage qu’il y’aura autour dans le monde entier.
En dehors de la denrée rare qu’elle représente, je n’avais jamais pensé qu’il était possible « d’optimiser » l’eau, et c’est réellement ce que l’on a cherché à faire dans ce projet. Lorsque l’on apprend que l’eau des toilettes est une eau potable, on se rend compte réellement du nombre de progrès qu’il nous reste à faire dans ce domaine. »

* Pôle étudiant pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneuriat dans l’est francilien.

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Classes d’eau : le collège Bellevue au SyAGE

Dans le cadre des classes d’eau, dispositif financé par l’Agence de l’eau Seine Normandie et, dans les limites de son territoire, par le Syage, deux classes de cinquième du collège Bellevue, de Crosne, sont venues dans les locaux du SyAGE, vendredi. Au menu de leur matinée, deux films présentant le SyAGE et les métiers exercés au sein du syndicat, puis deux visites dans les locaux. Dans le laboratoire, Franck Moritz, technicien du service Contrôle des Milieux Naturels, leur a expliqué son travail, notamment les prélèvements effectués et les différentes pollutions que l’on peut rencontrer dans la rivière. Dans la salle de télégestion, Riad Béchar a partagé son expérience de mesure des mouvements de la rivière et indiqué comment réguler la hauteur des cours d’eau au moyen des barrages. Cette venue dans le locaux du syndicat avait été précédée par une sortie sur le terrain pendant laquelle Serge Brotin, du service Gestion et Entretien des Rivières du SyAGE, a expliqué aux collégiens les écosystèmes des berges de l’Yerres. Plus largement, Sylvie Pagnot, professeure coordinatrice, et ses collègues présents vendredi au SyAGE, Jessica Pavard, Alexis Aymes et Lionel Bourguet, ont réalisé toute la semaine dernière un travail sur l’eau. « Tous les cours ont été sur ce thème. Les élèves ont un gros travail à effectuer, en réalisant un classeur », souligne Sylvie Pagnot. Un effort important qui n’exclut pas le plaisir. « Les gamins aiment bien ces visites, reprend la professeure. Ça leur change de leur quotidien ». Les élèves de ces deux classes de cinquième peuvent se réjouir puisque le dispositif Classes d’eau leur permettront d’effectuer une dernière sortie, en mai, pour assister au spectacle des Grandes eaux du château de Versailles.

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La renaturation de l’Île Panchout bat son plein

Depuis deux semaines, la deuxième phase du projet de renaturation de l’Île Panchout, à Yerres, s’est concrétisée sur le terrain et a commencé à transformer le paysage du lieu, prisé des promeneurs. Ces travaux sont réalisés par le service Gestion et Entretien des Rivières du SyAGE.
Les premières actions ont consisté en l’abattage de lauriers anciens, véritable écran végétal empêchant toute visibilité sur la rivière et de percevoir le caractère insulaire du site. Toutefois, pour limiter les vis à vis parfois disgracieux sur la rive faisant face à l’île, un rideau de lauriers a été conservé temporairement. Il sera supprimé d’ici quatre à cinq ans.
Le 7 mars, trois machines étaient en action afin de poursuivre le travail. Une pelle mécanique, manœuvrée par Cédric Barrier, a permis de déraciner les souches de laurier, de niveler le terrain et, ainsi, de préparer le terrain avant les nouvelles plantations. Un peu plus loin, Benjamin Quinton faisait disparaître les branches des arbres coupés dans une broyeuse, le broyat obtenu devant servir à pailler les plantations à venir. Enfin, Serge Brotin maniait la rogneuse, engin capable de détruire en quasi intégralité les souches les plus importantes des arbres abattus.
Mis en terre d’ici deux semaines, les arbustes « indigènes » qui remplaceront les lauriers « exotiques » seront de taille modeste, afin d’occuper rapidement les espaces dégagés. Il s’agit de cornouillers, noisetiers, viornes, aubépines, tilleuls, charmilles et érables. Au total, 70 sujets.
Ces travaux, qui devraient durer un mois, constituent la deuxième phase de ce projet de renaturation initié par le service Aménagement et Protection des Milieux du SyAGE. Un projet qui compte trois phases. La première a eu lieu en février 2017, tandis qu’une dernière phase est prévue pour l’hiver 2018-2019.

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Débitmètre à ultrasons pour l’Yerres

Hier, lundi cinq mars, une équipe du SyAGE a installé un débitmètre à ultrasons à Evry – Grégy-sur-yerres, au niveau du pont qui surplombe l’Yerres. Relié à la nouvelle* station de mesure en continu de la qualité de l’eau, l’équipement se compose de deux sondes, l’une mesurant la vitesse d’écoulement du cours d’eau, l’autre la hauteur d’eau. Le débitmètre, placé sur le tablier du pont et donc hors d’eau, sera plus facile à entretenir que celles qui sont immergées. Grâce aux données recueillies, il pourra être calculé le débit de l’Yerres. Les sondes permettront également de mesurer les flux d’ammonium et de phosphate, en rapprochant cette fois le débit et la concentration des deux matières dans l’eau.
L’installation du débitmètre a nécessité l’intervention en rappel de David Chéron, chef de l’équipe des bûcherons-élagueurs du syndicat. Une action spectaculaire qui a permis de relier par câbles les sondes à la boîte de branchement pour leur connexion à la station et qui a duré plusieurs heures. L’agent du Syage mettait là son expérience au bénéfice du service Maintenance des ouvrages d’Erkan Gani et de Romain Trotoux, présents également sur place, comme Franck Moritz, du service Contrôle des Milieux Naturels du syndicat.

La station de mesure d’Evry – Grégy-sur-Yerres est en cours de mise en service (raccordements et programmation des automates), après de premiers coups de pioche donnés en juin 2017.