Archive for mai 2018

Lingette : l’ennemie des canalisations prospère

Yoann Weyant, à gauche, et Philippe Danger, de Suez, sont confrontés chaque année d’avantage au problème.

Les lingettes sont devenues depuis une vingtaine d’années des objets de grande consommation. Pratiques, elles n’en sont pas moins redoutables pour les canalisations quand on les jette dans les toilettes. Collectivités et fabricants ne semblent pas en mesure de trouver une solution à ce problème dont la note pourrait être salée.

« Un amas de détritus de 16 mètres de haut pour deux mètres de diamètre, constitué de serpillières, de serviettes hygiéniques, de couches ou encore de lingettes (…) de 60 tonnes a été découvert(e) (…) dans un siphon du collecteur d’eaux usées passant sous la Seine, au niveau de Vigneux-sur-Seine. » Cet article paru dans le Parisien le 6 décembre 2017 relate un fait d’ampleur exceptionnelle mais qui appartient bien à la routine pour les syndicats en charge de l’assainissement, comme le SyAGE. « Entre 2008 et 2017, les interventions destinées à déboucher des pompes ont été multipliées par 2,5 fois », souligne Yoann Weyant, responsable du service Usines à Suez, délégataire du service public pour le syndicat. Ceci rien que dans les 116 postes de relevage (qui permettent aux effluents d’avancer quand les conditions, gravitaires notamment, ne sont pas remplies) dénombrées dans le réseau des eaux usées du SyAGE. De 102 en 2008, on est ainsi passé à 294 interventions en 2017, alors même que des pompes capables de gérer en partie le problème de ces amoncellements ont été installées. « Certains de ces matériels déchiquettent les amas mais ils se reforment ensuite. La technologie a ses limites », relève Philippe Danger, expert technique chez Suez.
En cause donc dans une très grande majorité des cas, ces fameuses lingettes qui ont envahi les tiroirs des foyers, qu’elles soient destinées à la toilette des bébés ou au nettoyage de la cuisine ou des salles de bain, et qui sont jetées dans les toilettes. Mais aussi aux rouleaux de papier toilettes, annoncés solubles dans l’eau mais qui se recoagulent, aux serviettes hygiéniques et autres tampons. Autant de matières filamenteuses qui ne se dégradent pas rapidement et qui, au contact des cheveux, de la graisse et d’autres matières encore, finissent par former dans les canalisations ce qu’on appelle des filasses (ou « fatbergs », contraction de « fat », graisse, et « iceberg », pour les Anglo-Saxons), ces fameux amas qui ont des conséquences désastreuses sur les réseaux. Pour reprendre l’exemple des 60 tonnes de l’article du Parisien, le journal raconte qu’il avait fallu intervenir pendant six mois toutes les nuits au moyen de cutter et de crochets afin de venir à bout du monstre.

Le poste « PY » situé à Villeneuve-Saint-Georges est particulièrement exposé : le 27 février, 30 débouchages de pompes ont dû être réalisés.

Des coûts d’exploitation des réseaux en hausse
Ces interventions ont, bien sûr, un coût. En moyenne, sur les pompes gérées par Suez sur le territoire du SyAGE, les interventions durent deux heures, effectuées par deux agents. De même, les nouvelles technologies utilisées pour limiter le nombre de filasses se paient également. Idem pour les réparations de matériel. « Il y a trois conséquences : les coûts d’exploitation des réseaux augmentent ; les investissements à réaliser sont plus onéreux ; le coût des traitements des déchets est plus important », résume Yoann Weyant, qui se refuse cependant à chiffrer ces hausses. « En tous cas, tout cela va entraîner une augmentation du prix de l’eau », assure Philippe Danger. Plus préoccupant encore, les déchets agglomérés peuvent être dangereux pour l’homme. L’été, ils peuvent dégager de l’hydrogène sulfuré, très corrosif et mortel pour l’homme à partir d’une certaine concentration et dans un espace confiné comme les réseaux de canalisations.
Mais alors, que faire pour inverser la tendance et éviter que les lingettes aient de si graves conséquences ? La première réflexion relève du bon sens : ne plus jeter ces matières dans les toilettes. Cela semble évident mais, par manque d’éducation ou d’information, beaucoup ne se prive pas du geste. Que ce soit en zone pavillonnaire ou en cité HLM, comme des études menées par Suez l’ont montré. Même si la prise de conscience et le changement d’habitudes peuvent se révéler plus délicats à obtenir parmi les habitants des étages des grands ensembles que parmi ceux des maisons individuelles. La raison ? Lorsqu’une pompe est bouchée, la montée en charge peut entraîner l’arrêt du fonctionnement de la machine et, en conséquence, la remontée des eaux usées chez l’habitant, à moins que leur installation soit munie d’un clapet. Une expérience qui donne à réfléchir.

Quelle responsabilité pour les fabricants ?
Si le SyAGE et Suez ont édité des supports d’information sur la question, à l’instar de nombre de collectivités, la responsabilité n’appartient-elle pas en premier lieu aux fabricants de lingettes et autres produits incriminés ? « Nos adhérents sont tout à fait conscients des problématiques engendrées par une mauvaise utilisation des lingettes, assure l’Association française des industries de détergence, de l’entretien et des produits d’hygiène industrielle (Afise). Ils se sont d’ailleurs engagés dès 2016 auprès de collectivités afin de développer une campagne d’informations auprès des consommateurs pour les informer des bons gestes à adopter. Malheureusement, ces campagnes menées à titre expérimental dans plusieurs collectivités (Dijon, Annecy, Nevers, Strasbourg) n’ont pas apporté d’améliorations significatives. » L’association, basée à Paris, ajoute que « d’autres engagements sont à l’étude avec d’autres secteurs professionnels ». Par ailleurs, dans un article de L’Express en date du 10 août 2017, l’Afise avait chiffré « l’économie d’eau permise par les lingettes à plus de 5 millions de mètres cubes par an, soit la consommation d’une ville de 100 000 habitants ». Un chiffre en trompe l’oeil selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) qui, dans le même article, soulignait que la fabrication des lingettes nécessitait elle-même l’utilisation de beaucoup d’eau…
De plus, l’étiquetage sur les paquets de lingettes et, plus largement, de textiles sanitaires, peut porter à confusion dans l’esprit des consommateurs, beaucoup comprenant la mention bio-dégradable, ce qui n’est pas synonyme de soluble dans l’eau. Certains indiquent même sur l’emballage que la lingette peut être jetée dans les toilettes. « La plupart des lingettes portent la mention « ne pas jeter dans les toilettes », souvent assortie d’un pictogramme, souligne l’Afise. Dans le cas où les lingettes ont été développées pour pouvoir être jetées dans les toilettes, (on trouve) la mention « flushable ou peut être jetée dans les toilettes ». » Ces lingettes, précise encore l’Afise, « respectent les critères techniques développés par l’association Edana (association de fabricants de non tissés) dans ses lignes directrices ». L’Edana (European Disposal and Nonwoven Association), basée à Bruxelles, définit le non tissé comme un « produit manufacturé fait d’un voile ou d’une nappe de fibres individuelles, orientées directement ou au hasard, liées par friction, cohésion ou adhésion ». Son conseil d’administration est composé de dirigeants des grandes multinationales comme Unilever, Procter & Gamble, Kimberly-Clark, Johnson & Johnson, BASF, DuPont de Nemours…

Des procès aux Etats-Unis
Aux Etats-Unis, un procès retentissant oppose depuis 2015 six collectivités et services publics du Minnesota aux principales entreprises qui fabriquent des lingettes (voir le site www.nomorewipes.com). En jeu, des dommages intérêts pour la détérioration des canalisations par les lingettes, ce que les fabricants nient, et la reconnaissance de la dangerosité de ces textiles. La bataille judiciaire fait rage, à coup d’expertises et de contre-expertises, si bien que les débats ont été repoussés jusqu’à présent. D’autres procès se tiennent contre ces mêmes fabricants. Le préjudice des gestionnaires de réseaux aux USA est estimé à 1 milliard de dollars par an, selon the National Association of Clean Water Agencies, repris par le Washington Post. Certains se terminent en faveur de ces derniers, comme celui qui a opposé la ville de Perry (Iowa) à une association de fabricants (l’Inda), faute de préjudice avéré. « Malgré les grands titres dans les journaux, il n’y a aucune preuve que les produits jetables à la poubelle causent des bouchages ou des problèmes d’entretien des réseaux », se félicitait en substance le président de l’Inda après l’abandon des poursuites, en août 2017 (www.businesswire.com). Plus déterminant, un tribunal fédéral aura à juger un recours des fabricants contre le district de Colombia, qui a légiféré sur la notion de « jetable aux toilettes » et les exigences de dissolution des produits nécessaires pour prétendre à ce label. En France, il n’y aurait à ce jour aucun procès de ce type.

Benoit Laignel : « L’urgence est de mise »


A la suite des évènements climatiques extrêmes que nous avons connus sur le territoire du SyAGE, en janvier, nous nous sommes rendus à l’Université de Rouen pour interviewer le professeur Laignel, spécialiste du climat et membre expert du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).

Jean-Baptiste Ferrero : Quelles sont selon vous les hypothèses les plus vraisemblables quant à l’évolution du climat dans les prochaines années, en Europe et en France ?
Benoit Laignel : Si on prend tout d’abord les températures, que ce soit à l’échelle de l’Europe, de la planète tout entière ou même du territoire national, on est effectivement à l’horizon 2100 vers une augmentation des températures. En France, nous tablons sur des évolutions qui pourront aller de plus 3°C à plus 5°C avec des disparités suivant les régions. Par exemple, une élévation des températures plus importante au sud-ouest qu’au nord-est.
JBF : Donc des hypothèses de réchauffement qui se confirment ?
BL : Tout à fait tout à fait. D’ores et déjà, quand vous regardez les données existantes, on constate un réchauffement sur le territoire français, et les projections montrent que c’est un phénomène qui va s’accentuer. On pourrait aller, dans les scénarios les plus pessimistes, jusqu’à une hausse de 5°C.
JBF : pour la plupart des gens, cinq degrés cela ne parait pas finalement pas si élevé que ça… Selon vous quelles seraient les conséquences d’une telle hausse, sur le plan concret, c’est à dire sur la vie quotidienne des habitants ?
BL : Les conséquences sont variées. Il ne faut pas oublier non plus, qu’à côté aussi des températures, il y également la question des précipitations. Même s’il y a plus d’incertitudes sur ce sujet, il est probable que l’on va assister à une diminution des précipitations. Donc une augmentation des températures, une diminution des précipitations, plus de sécheresse, plus de canicule, et dans les grandes métropoles, on sait depuis 2003 ce que peuvent provoquer les canicules.
JBF : Vous parlez d’une baisse des précipitations alors que ce qu’on constate par exemple sur le territoire du Syage, ce sont une crue en 2016 et en 2018 et des orages torrentiels en 2017. Ce n’est pas contradictoire ?
BL : Il y a deux façons de considérer la pluie. Quand on parle de diminution des précipitations, on se place dans une perspective annuelle. Les précipitations annuelles vont diminuer. En revanche, quand on s’intéresse aux événements extrêmes et localisés, ce n’est plus du tout la même chose. C’est à dire qu’on peut très bien avoir une diminution des précipitations annuelles, et une augmentation des événements extrêmes. Et en fonction de ce qu’on a observé récemment sur les crues ou les tempêtes, on peut supposer qu’on n’irait pas vers une augmentation du nombre, mais vers une augmentation de l’intensité. C’est-à-dire que les crues les plus importantes seraient plus intenses, que les tempêtes les plus importantes seraient plus intenses.
JBF : Et donc l’impact sur la vie quotidienne des habitants ? Quelles serait à votre avis les adaptations nécessaires en termes de comportements, de pratiques ?
BL : Je ne peux parler que sur mon domaine disciplinaire, ce que je connais bien : l’eau. Ce qu’ont montré un certain nombre d’études, c’est qu’on risque d’assister à plus de sécheresses, à une diminution de la ressource et donc à une diminution, l’été, des débits des rivières. On risque également une diminution de la ressource en eau potable. Donc les conséquences sont directes pour la population. On risque d’assister à une extension de ce que l’on connaît actuellement quand on a des canicules : économies et restrictions d’eau.
JBF : Et par rapport à l’intensification des phénomènes extrêmes, c’est-à-dire effectivement des orages plus violents, des crues plus importantes, est ce qu’il y a là aussi des évolutions à prévoir en terme de comportements ou de pratiques ?
BL : En termes de plan d’urbanisation par exemple. Je suis expert pour le Ministère de la Mission Régionale d’Autorité Environnementale pour la Normandie, et il est clair qu’on est très sensible et que l’on regarde de très près les plans locaux d’urbanisme qui doivent tenir compte beaucoup plus maintenant de ces enjeux climatiques.
JBF : Afin d’éviter une imperméabilisation des sols excessive ?
BL : Exactement.
JBF : Dans un contexte aussi complexe, pensez-vous qu’il est encore possible de travailler seul, chacun dans son coin, ou est-il nécessaire au contraire d’unir les intelligences et d’unir les compétences ?
BL : Il faut tout à fait aller dans ce sens ! Il faut un moment unir les différentes compétences afin de réfléchir aux meilleures mesures d’adaptation qui doivent être prises. Il y a non seulement les mesures d’atténuation (Sur le court terme. NDLR) mais le changement climatique il étant en marche, il va falloir prendre des mesures d’adaptation, (Sur le moyen terme. NDLR) et les meilleures.
JBF : Avons-nous beaucoup de temps devant nous ou l’urgence est-elle de mise ?
BL : L’urgence est de mise. Vous avez parlé des récents événements que l’on a connus en matière de crue et de tempête. Ils démontrent bien que l’urgence est de mise et qu’il faut sérieusement se mettre autour de la table, les scientifiques, les élus, les entreprises, et trouver rapidement les meilleures mesures d’adaptation et d’atténuation.

Luc Michler : une thèse sur la renaturation de l’Yerres


La renaturation de l’Yerres et du Réveillon est un enjeu majeur pour le SyAGE. L’objectif de ces opérations, référencées dans la Directive cadre sur l’eau de l’Union européenne en l’an 2000, est de redonner la vie aux cours d’eau et améliorer la biodiversité en supprimant les obstacles construits par l’homme, comme les barrages ou les clapets, ce qui permet notamment un meilleur transport des sédiments et une circulation des poissons optimisée. Un volet protection des inondations est le plus souvent associé à ces travaux. Dès 2010, le SyAGE a abaissé le barrage Suzanne, à Crosne, pour obtenir la renaturation des 400 mètres de linéaire dépendant du barrage. Le syndicat mène également de nombreuses études pour des effacements d’ouvrages dont les premiers seront réalisés à partir de l’année prochaine. Enfin, Dans le cadre du contrat du Sage de l’Yerres aval (voir pages 38 et 39), 23 objectifs ont été définis, à réaliser avant 2019. Parmi eux, on peut citer l’effacement d’ouvrages dans le cadre de la renaturation des cours d’eau. A titre d’exemples, pour l’Yerres, il s’agit des sites du Moulin de Varennes et de Vaux-la-Reine ; sur le Réveillon, le seuil du Culbuteau, à Yerres ; sur la Ménagerie, la vanne du bassin de la source, à Ozoir-la-ferrière. Au total, une dizaine d’ouvrages devront être effacés sur la durée du contrat (2017 – 2022).

L’Yerres, « boring river »
Le SyAGE accueille en son sein, depuis 2014, un étudiant, Luc Michler, qui prépare une thèse sur la question de la renaturation de l’Yerres*. Plus précisément, l’étudiant en quatrième année de doctorat de géographie physique s’est focalisé sur trois ouvrages : le barrage de Villeneuve-Saint-Georges, celui de Céravenne et le clapet d’Ozouer-le-Voulgis (Seine-et-Marne). Trois ouvrages qui ne sont abaissés que temporairement, principalement en automne et hiver (le clapet d’Ozouer est abaissé chaque année du 1er novembre au 31 mars). Son travail** consiste à étudier les conséquences de leur effacement sur les plans hydromorphologiques et hydrosédimentaires. « Nous manquons de connaissances scientifiques concernant l’effacement des barrages sur les rivières à faible énergie », explique le jeune homme. Ces cours d’eau, comme l’Yerres, que les scientifiques anglo-saxons appellent « boring rivers », réagissent en effet différemment, du fait du peu de relief sur le bassin versant.

La crue bienfaitrice
Le doctorant a réalisé de nombreux prélèvements et mesures sur le terrain, particulièrement durant les trente premiers mois de sa thèse, débutée au SyAGE en novembre 2014. Deux types de suivi ont été menés. Un suivi morphologique, visant à étudier l’évolution de la forme de la rivière à l’aide de relevés topographiques, en collaboration avec le service Cartographie du SyAGE. Et un suivi sédimentologique, au moyen de prélèvements de sédiments sur les lits de la rivière. L’étudiant a ainsi observé que la taille des sédiments évolue après l‘abaissement, les plus petits étant remplacés par d’autres plus grossiers. Un événement imprévu a apporté une dimension supplémentaire à ce travail : la crue de 2016. « J’ai réalisé de nouvelles campagnes de mesures de terrain, pendant l’épisode et après, raconte le thésard. J’ai obtenu des résultats originaux car les conséquences d’une crue de cette ampleur sur les rivières à faible énergie n’avaient, à ma connaissance, jamais été documentées. C’est une première mondiale ! »

Stabilité des berges après effacement
Luc Michler est désormais passé à la rédaction de sa thèse, qui devrait comprendre dix chapitres et environ 300 pages. A l’intérieur, on découvrira notamment que « les rivières de faible énergie n’ont pas forcément un potentiel de réajustement après un effacement. Elles n’ont pas la capacité de se renaturer par elle-même, de diversifier leur tracé, reprend-t-il. L’impact morphologique de l’effacement est donc de plus faible ampleur mais on observe quand même une restauration du transit sédimentaire. » Conséquence, pour assurer une renaturation plus complète, l’homme devra « les aider ». Autre observation déterminante : la stabilité des berges. « Contrairement à la littérature scientifique et à des retours d’expérience dans d’autres lieux, les résultats montrent qu’ici, en cas d’abaissement total temporaire ou sur une plus longue période, la stabilité des berges est quasi-totale. Ceci est dû à la dynamique limitée de l’Yerres mais aussi à la composition sédimentologique de ses berges, avec des sédiments très fins, argileux et limoneux, très cohésifs. Et on retrouve ces caractéristiques sur l’ensemble du bassin versant. »
Luc Michler a déjà dévoilé une partie de ses recherches lors de deux conférences. La première en Inde, à New Delhi, lors de la Conférence internationale de géomorphologie, en novembre 2017. La seconde en janvier 2018, à Lyon lors de la Journée des jeunes géomorphologues. Sa thèse devrait être achevée avant l’été. « L’idée est qu’elle ait une application concrète. D’abord au SyAGE, puis espérer qu’elle ait un impact sur les décideurs qui souhaitent réaliser la restauration écologique de leur rivière. »

*Luc Michler a pu réaliser sa thèse au sein du SyAGE en vertu d’une Convention industrielle de formation par la recherche (Cifre), passée entre lui, l’université Paris-Diderot, le SyAGE, en qualité d’employeur.
**Sa thèse s’intitule « Détermination d’un indicateur de prévision des impacts hydromorphologiques et hydrosédimentaires du décloisonnement de l’Yerres. Son directeur de thèse est Gilles Arnaud-Fassetta, professeur à l’Université Paris-Diderot.