Bilan bactériologique de l’Yerres

Bilan bactériologique de l’Yerres

Publié le 3 novembre 2020

Le service Suivi des Milieux et Bilans de l’Yerres a réalisé un bilan bactériologique de l’Yerres, durant l’été, à la station Moulin de Senlis.

L’accueil des Jeux Olympiques et Paralympiques à Paris en 2024 représente un nouvel enjeu pour l’amélioration de la qualité de la Seine et de ses affluents, avec l’installation de lieux de baignades dans la Marne et la Seine. Afin de répondre aux besoins de connaissance du groupe de travail « Amélioration de la Connaissance » créé dans le cadre du projet Baignade en Seine, le SyAGE participe à l’acquisition de données microbiologiques sur les apports de l’Yerres vers la Seine.

Ainsi, un suivi renforcé de 17 campagnes bactériologiques a été réalisé sur le point Y7bis « Moulin de Senlis » en saison estivale, point situé sur l’Yerres en amont de la confluence avec la Seine. Le suivi bactériologique a eu lieu entre juin et septembre 2020, au rythme d’une analyse par semaine sur les paramètres Escherichia coli et entérocoques intestinaux, couplé à des mesures in situ.

On constate qu’en juin 2020, les premiers prélèvements montrent une qualité bactériologique « Moyenne » au point Y7bis, avec des valeurs toujours supérieures au seuil de « bonne qualité » pour la baignade de 100 UFC/100mL. Cette qualité autorise toutefois la baignade.

Au mois d’août 2020, on remarque une nette hausse des valeurs d’E.coli et d’entérocoques, avec des maximums relevés les 12/08 et 20/08/2020 : 24 000 UFC/100mL pour E.coli et 1 800 UFC/100mL pour les entérocoques1. D’après les normes de qualité des eaux de baignade (tableau ci-contre), ces concentrations auraient rendu la baignade interdite au droit du Moulin de Senlis.

A cette période, le taux d’oxygène mesuré dans le milieu était faible (paramètre classé en classe qualité « Moyenne » selon la DCE) et le débit de l’Yerres à la confluence était à l’étiage. Pour rappel, les bactéries E. coli sont d’origine fécale (humaine ou animale) et n’existent pas dans l’environnement naturel. Elles peuvent cependant survivre quelques mois dans l’eau, le sol ou sur les plantes, bien qu’elles se multiplient rarement dans ces milieux. Leur détection dans l’eau doit donc être considérée comme reflétant la présence possible de matières fécales (eaux usées).

Les bactéries Entérocoques sont plus persistantes dans l’environnement et leur détection témoigne généralement d’une pollution fécale plus ou moins récente. On peut noter qu’un rejet d’eaux pluviales est présent en aval proche du point de mesure Y7bis et des rejets sont présents plus loin en amont. (Cf. carte) Ils sont peut-être source de pollutions ponctuelles.

En septembre 2020, la bactériologie est redescendue à des valeurs de classe qualité « moyenne », autorisant de nouveau la baignade. Ces résultats ont été transmis à la ville de Paris le 16/10/2020 et seront ainsi comparés à un ensemble de points sur la Seine, dans le cadre du sous-groupe de travail « Amélioration de la connaissance » du projet JO2024.

Ce suivi est complémentaire aux campagnes de mesure menées par le SIAAP dans le cadre du projet européen H2020 Digital Water City (DWC), dont un point d’instrumentation est situé sur l’Yerres à Chalandray. Ces données permettront d’affiner les modèles de prédiction de la concentration d’E.coli présente en rivière.

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