Archives pour “A lire, à écouter, à regarder”

L’Yerres vous inspire ? A vos plumes et claviers !

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Vous pensez depuis toujours que vous ne savez pas écrire. Marie Le Moing-Heubert veut vous prouver le contraire. Après une 1re édition qui a attiré 25 participants, son association L’ECLER des Bosserons organise de janvier à mars prochain le 2e festival d’écriture. Le thème fait la part belle à la rivière.

« C’est un festival, pas un concours. » Cette distinction, Marie Le Moing-Heubert y tient. Le festival d’écriture, organisé par son association l’ECLER des Bosserons, veut s’adresser à tous, « pas uniquement à ceux qui sont à l’aise avec l’écrit ». Pour participer, il suffit d’avoir 7 ans au minimum et de vivre, travailler ou d’être scolarisé à Brunoy ou dans une commune limitrophe.

Comme pour la précédente édition, le thème choisi, « Empreinte(s) du côté de l’Yerres », invite les participants à s’exprimer sur leur patrimoine local. Mais cette fois, la rivière est à l’honneur. « L’empreinte, cela peut signifier une marque ou une trace de pas par exemple. Mais l’interprétation peut aussi être plus abstraite, par exemple un souvenir ou l’influence laissée par un lieu, un événement ou une personne », explique Marie Le Moing-Heubert.

Roman, poésie, bande-dessinée, nouvelle… La forme et le genre sont totalement libres pour laisser tout sa place à l’inventivité, la seule contrainte étant de ne pas dépasser les 10 pages. Pour le 1er festival, certains avaient par exemple choisi d’illustrer leur récit à l’aide de cartes postales, de photos anciennes ou encore d’un tableau triptyque. Beaucoup d’histoires ont aussi donné lieu à de riches témoignages historiques sur la vie à Brunoy. A la clé : 3 prix pour les adultes (plume d’or, d’argent et de bronze) et 2 prix pour les enfants (plume prometteuse pour le prix individuel et plume dynamique pour le prix collectif). Des palmes seront aussi décernées pour distinguer par exemple l’expression poétique, l’émotion ou encore la richesse culturelle de certains écrits.

Devenez juré

Vous pouvez par ailleurs tenter votre chance pour faire partie du jury, si vous habitez ou travaillez à Brunoy ou dans une ville proche. « Il faut aussi être un bon lecteur, savoir argumenter, faire preuve d’esprit critique et prendre la parole dans un groupe », complète Marie Le Moing-Heubert.

Cette manifestation vise à toucher des personnes éloignées de l’écriture, souvent par manque de confiance, à encourager et valoriser leur créativité. Marie Le Moing-Heubert poursuit ce même objectif dans les ateliers hebdomadaires qu’elle anime pour les enfants de 7 à 10 ans. « J’essaie de les faire jouer avec des mots sur différents supports d’expression, pas forcément du papier. Dans ces moments-là, je mets de côté tout ce qui est scolaire pour les emmener dans l’imaginaire à travers le jeu et pour aborder l’écrit différemment. »

Pour en savoir plus sur le festival et les ateliers d’écriture créative pour enfants, rendez-vous sur le site http://www.eclerdesbosserons.com.

Exposition : l’Yerres, du labeur aux loisirs

 

Magali Botlan, la directrice du musée Robert Dubois-Corneau propose l'exposition "L'Yerres, histoire d'une rivière" jusqu'au 29 janvier 2017.

La nouvelle exposition du musée plonge les visiteurs aux 19e et 20e siècles sur les bords de l’Yerres.

 

« A 20km de Paris, Brunoy vous offre… sa piscine et ses jeux nautiques, sa forêt. » Le slogan, agrémenté d’une pin-up en maillot de bain, pourrait être celui d’une campagne de communication d’aujourd’hui. Il date pourtant des années 1950 et prend place sur une affiche présentée au musée Robert Dubois-Corneau à Brunoy, dans le cadre de la nouvelle exposition « L’Yerres, histoire d’une rivière ».

A travers des photos, cartes postales, dessins, gravures et peintures, le musée propose aux visiteurs une plongée dans les 19e et 20e siècles, sur les bords de l’Yerres, à la découverte des diverses activités qui rythmaient la vie des riverains de la rivière, depuis Soignolles-en-Brie jusqu’à Villeneuve-Saint-Georges.

Essor des divertissements nautiques

L’Yerres laborieuse du 19e siècle est ainsi représentée par les ponts, les moulins ou encore les lavoirs, où les gens s’activent et se retrouvent pour discuter. « Avant d’être un paysage et un lieu de promenade, l’Yerres est une ressource naturelle qui sert pour de nombreuses activités », explique Magali Botlan, directrice du musée. expo_musee_2

Dans la salle suivante, c’est l’Yerres des loisirs qui émergent à la Belle Epoque. « Les villes du bord de la rivière deviennent des lieux de villégiature. De grandes propriétés de riches bourgeois sont construites, avec des passerelles donnant un accès direct à l’eau et des garages à bateaux », poursuit Magali Botlan.

Mais ces loisirs ne tardent pas à se démocratiser. Un tourisme plus populaire apparaît en effet avec les guinguettes, le canotage, les baignades qui attirent citadins et promeneurs le dimanche. « Les maires en tenaient déjà compte à l’époque pour le développement économique. Les commerçants étaient par exemple incités à bien accueillir les touristes. Les horaires de train étaient adaptés pour leur venue et des billets à tarifs préférentiel étaient proposés », souligne la directrice du musée. Point d’orgue de cet essor des loisirs nautiques : la piscine de Brunoy, construite sur les bords de la rivière et inaugurée en 1953.

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Cette exposition met également en avant les œuvres d’artistes du Val d’Yerres comme Jules Michelin, Kuwasseg, Numance Bouel ou encore Alfred Robaut. « A partir de l’arrivée du train en 1849, les artistes vont se déplacer beaucoup plus et la vallée de l’Yerres devient l’une des destinations faciles d’accès et une source d’inspiration prisée. » Les talents reconnus voisinent avec les photographies d’amateurs, qui s’adonnent à cet art nouveau au bord de l’eau, favorisé par un matériel de plus en plus simple à utiliser.

Dans cette exposition, qui se tient du 16 septembre au 29 janvier 2017, les visiteurs pourront par ailleurs découvrir un espace dédié aux principales crues de 1910, 1978 et 2016, immortalisées sur des photographies et sur des cartes postales anciennes.

Journées Européennes du Patrimoine

A l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, outre la visite libre de l’exposition, une conférence contée sur la mythologie de l’Yerres est proposée au musée le samedi 17 septembre ainsi qu’une visite guidée, effectuée par Magali Botlan, le dimanche 18 septembre. Enfin, les enfants à partir de 6 ans pourront remplir un quiz basé sur un parcours-découverte du patrimoine de Brunoy et se verront, à leur arrivée au musée, remettre un cadeau.

Erratum

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Une erreur s’est glissée dans le dernier journal du SyAGE …

Dans la page 5 de L’eau n°76, nous vous avions indiqué qu’un crédit d’impôt avait été voté « le 30 décembre 2006 pour toute installation permettant la récupération et l’utilisation des eaux de pluie pour certains usages et sous certaines conditions techniques ».

Malheureusement, depuis le 1er janvier 2014, les équipements de récupération et de traitement des eaux pluviales ne sont plus éligibles au crédit d’impôt. Ils ne l’ont été qu’entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2013.

Nous vous présentons nos excuses pour cette erreur.

Le monde des jeux de l’oie

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En complément du jeu de l’eau, présent sur les pages 12 et 13 du journal L’eau n°76, nous vous proposons d’en savoir plus sur le monde très ancien du jeu de l’oie… 

Les premières mentions qui en sont faites se trouvent dans des textes du XVIème siècle et il aurait été inventé à Florence et de là se serait très rapidement répandu au travers l’Europe.

Ce succès est dû à son caractère à la fois ludique et symbolique.

Il se rattache en effet à la très vieille tradition du labyrinthe qui sous ses formes diverses (labyrinthe des cathédrales, parchesi indien, mandala tibétain..) symbolise les vicissitudes de l’existence et les étapes quasiment initiatiques qui émaillent celle-ci.

Mais le jeu de l’oie doit surtout son succès à son caractère éminemment graphique offrant une infinité de variations possibles. Le jeu a très vite cessé d’être uniquement enfantin pour devenir un formidable support de pédagogie, de propagande ou de satire…

Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de ce jeu qui, au travers des siècles, n’a pas pris une ride…

 

Vous pouvez récupérer les fichiers de l’intégralité des jeux de l’oie présentés ci-dessus en cliquant ici.

Suivez la COP21 en direct !

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La 21ème conférence des parties (COP) commence aujourd’hui ! Prenant place sur le site du Bourget à Paris, elle réunit 40 000 personnes dont 150 chefs d’états, et durera jusqu’au 11 décembre. Son enjeu sera de maintenir le réchauffement climatique sous la limite des 2°C par rapport à l’ère préindustrielle (vers 1850).


Un événement à suivre en live

La COP21 est un événement relevant du domaine de la politique internationale. De fait, son déroulement et le contenu des négociations est difficilement compréhensible pour le grand public. Pourtant la question du réchauffement climatique est un sujet crucial pour l’avenir de notre pays. C’est pourquoi il est important que chacun de nous ait une idée claire des enjeux de cet événement.

Suivez cet événement en live sur le blog du SyAGE grâce au fil Twitter dédié que vous pourrez trouver ci-dessous, ainsi que sur la colonne de droite de ce blog. Et ne manquez rien de ce qui se dit, se fait et se décide pendant ce rendez-vous incontournable pour le futur de notre planète !

 

Un rendez-vous annuel pour la planète

Depuis 1992, des conférences sont organisées chaque année entre les États-parties signataires de la convention des Nations Unies sur les changements climatiques pour faire le point sur la réalisation de son objectif : aboutir à un accord international, posant le cadre d’une transition vers des sociétés sobres en carbone, et capable de faire face aux changements climatiques.

 

illu-cop21-blog         Christiana Figueres, Laurence Tubiana et Laurent Fabius

 

Durant les deux semaines que dureront les négociations, l’emploi du temps des participants sera chargé. En effet, chaque jour, de 9h à 18h, se succéderont réunions entre négociateurs issus d’un même pays, rencontre entre coalitions, rencontres thématiques sur des points précis, et événements parallèles menés par des membres de la société civile. À l’issue de ce marathon diplomatique, un texte final se verra validé par les chefs d’états ou leurs délégués. La difficulté étant que toute décision prise pendant une COP doit être prise par consensus, c’est-à-dire à l’unanimité.

Les peintres et l’eau : la Renaissance, une source d’inspiration pour les artistes

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Depuis que l’homme représente le monde qui l’entoure au travers d’interprétations picturales, la Nature est sans conteste l’un de ses sujets favoris. Ainsi dès le Paléolithique, les premiers hominidés ont immortalisé de nombreuses scènes figuratives sur les parois de leurs foyers. Si les représentations où apparait l’eau ont toujours existé, c’est avant tout à partir de l’époque moderne (XVe siècle) qu’elle tient un rôle majeur dans la composition des œuvres. La Renaissance, succédant à l’iconographie religieuse du moyen âge, a permis à de nombreux peintres d’exprimer une certaine idée de la beauté et de montrer les interactions existantes entre l’homme et la Nature.

La Naissance de Vénus

Prenons l’exemple de la Naissance de Vénus, célèbre tableau peint par Sandro Botticceli en 1485. Cette œuvre majeure du Quattrocento inspirée de l’Antiquité classique représente Vénus sortant des eaux, se tenant dans un coquillage. Entourée de Zéphir et de sa femme Chloris à droite et d’une des filles de Zeus et de Thémis à gauche, la déesse est peinte nue se couvrant le corps par pudeur.

Le tableau est composé de telle sorte qu’un mouvement subtil se dessine autour du personnage de Vénus. En effet, Boticelli, en plaçant les différents protagonistes de la scène autour d’un triangle central, apporte une construction très travaillée à son oeuvre. Si les proportions exprimées sur la toile paraissent farfelues, notamment concernant la déesse, les canons de beauté et la technique utilisée par l’artiste accentuent la grâce du personnage de Vénus.

Le prétexte mythologique répondant aux préceptes de l’époque en matière artistique complète l’allégorie de l’œuvre : l’idéal de la beauté et de la séduction sous les traits de Vénus.
En arrière-plan, nous pouvons distinguer l’eau ou plus précisément la mer qui, en formant de petite vaguelettes blanches renforce le dynamisme de l’œuvre. Les couleurs utilisées sont plutôt marquées et l’utilisation de tons complémentaires ajoute du contraste entre les différentes parties du tableau. Ce procédé permet aux différents personnages de se démarquer très nettement du fond.

La technique même utilisée par Botticeli dans cette œuvre emprunte à l’eau ses propriétés chimiques. La tempera (du latin : temperare, « détremper ») est en effet obtenue par une émulsion entre l’eau et un corps gras ou maigre. Ce procédé de peinture à l’eau est utilisé depuis des siècles, que ce soit durant la période Byzantine, chez les Egyptiens ou pendant le Moyen Âge.
Botticelli, en utilisant cette technique traditionnelle, donne au tableau un aspect proche de la fresque et accentue son caractère onirique.

Opération de faucardage sur l’Yerres : le SyAGE est sur France 3 !

Campagne de faucardage (été 2015) sur l'Yerres. Coupe des plantes aquatiques à l'aide du bateau faucardeur.

 
 
L’opération de ‪faucardage‬ en cours sur l’‪Yerres‬ a donné lieu à un ‪‎reportage‬ réalisé et diffusé par France 3 Paris Île-de-France.

Nous remercions les journalistes de nous avoir accompagnés sur cette opération vitale pour la bonne santé du cours d’eau.

Ci-dessous, vous pouvez retrouver la vidéo du reportage.

 
 

Un torrent de culture et de connaissances

Les coutumes, les légendes, et toutes les habitudes qui constituent l’expérience humaine sont comme un gigantesque patchwork dont le maillage reflète l’extraordinaire diversité des peuples du monde. Depuis Claude Lévi-Strauss jusqu’à Ismaël Sory Maïga, la discipline anthropologique a eu pour ambition de réfléchir sur ce maillage qui, tout en rapprochant les peuples, honore chacune de leur singularité. Retrouvez dans cet article 3 grands livres qui vous donneront envie d’en savoir plus sur le monde qui vous entoure.

  1. Claude Levi-Strauss, Tristes Tropiques

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« Je hais les voyages et les explorateurs ». Quand le lecteur découvre ces mots à la sortie du livre en 1955, il est loin de se douter de l’aventure qu’il va vivre tout au long des 40 chapitres écrit par l’anthropologue et ethnographe Claude Lévi-Strauss. L’auteur nous raconte son parcours qui l’a poussé à quitter son poste de professeur de philosophie dans un lycée parisien pour s’aventurer en plein cœur du Brésil afin d’y étudier les populations amérindiennes locales tels que les Bororos, les Nambikwaras et les Tupis.

En nous racontant sa vie, Claude Lévi-Strauss entend nous convaincre que la rencontre avec l’Autre résulte à chaque fois d’un parcours éminemment personnel – parcours qui se voit à chaque fois récompensé par la compréhension et l’appropriation de la richesse intellectuelle et symbolique de cet être fondamentalement différent qui se trouve en face de nous.

 

 

 

 

 

2. Marcel Mauss, Essai sur le don

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En 1923, le jeune sociologue et antropologue Marcel Mauss va sortir Essai sur le don. Forme et raison de l’échange dans les sociétés archaïques. Petite révolution à une époque où les transferts de capitaux commencent à s’intensifier, ce texte s’attache à montrer que les échanges économiques ne peuvent pas se réduire à de purs calculs d’intérêts.

En prenant comme exemple le phénomène du « potlach » pratiqué par les populations de la côte Pacifique en Amérique du Nord, l’auteur se demande « Quelle force y a-t-il dans la chose qu’on donne qui fait que le donataire la rend ? ». Il montre alors que loin d’être une particularité propre au libéralisme naissant, les échanges économiques sont depuis toujours une condition nécessaire à la recréation permanente du lien social.

 

 

 

 

 

 

 

3. Ismaël Sory Maïga (dir.), Djoliba, le grand fleuve Niger. Visions de l’eau, culture de l’autre

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Djoliba est l’appellation en langue mandingue (l’un des dialectes de l’Afrique du Sud-Ouest) du grand fleuve Niger. Ce dernier prend sa source en Sierra Leone à 800 m d’altitude au pied des Monts Loma pour, après une grande boucle aux confins du Sahara, se jeter dans l’océan Atlantique, au Nigéria. Son cours traversant six États, le fleuve Niger revêt une importance capitale pour bon nombre d’Africains.

Tout au long des 206 pages de ce livre, Ismaël Sory Maïga convoque la pensée de plusieurs anthropologues pour apporter un éclairage unique sur les questions économiques, symboliques, cultuelles et culturelles qui agitent les 25 millions de riverains de ce cours d’eau mythique.

Littérature – Le roman-fleuve

Les fleuves et les rivières, images parfaites du flux incessant de la vie vers la mort, sont une puissante source d’inspiration pour les écrivains qui en ont souvent fait les héros tutélaires de leurs œuvres. Retrouvez ci-dessous 6 oeuvres majeures qui vous feront vraiment comprendre ce que veut dire « vivre avec le fleuve ».

 

    1. Mark Twain

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    Dans les Aventures de Tom Sawyer et les Aventures de Huckleberry Finn, est omniprésent un « personnage » que Mark Twain, ancien pilote de Steam Boat, affectionnait particulièrement : le Mississipi, ce qui signifie « le grand fleuve » en langue Ojibwa.

     

     

     

     

     

    2. Mikhaïl Cholokov

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    Il est l’homme d’un seul livre tant le reste de son œuvre – assez médiocre – fut éclipsé par le Don paisible (Тихий Дон), chef d’œuvre qui lui valut le Prix Nobel de littérature. Il y raconte la vie tourmentée des cosaques dans la vaste plaine que traverse le fleuve Don, jouant sur le contraste entre les violences de la révolution et de la guerre civile en Russie et la tranquillité impassible du fleuve.

     

     

     

     

     

    3. Philip José Farmer

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    Auteur de science-fiction très novateur, il a bâti un cycle de romans intitulé, Le fleuve de l’éternité, dans lequel on voit une puissance mystérieuse ressusciter toute l’humanité comme pour réaliser une immense expérience de sociologie. Au bord de ce fleuve symbolique, on suit les aventures de l’explorateur Richard Francis Burton, de Mark Twain ou bien encore de Cyrano de Bergerac…

     

     

     

     

     

    4. Paolo Rumiz

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    Cet auteur italien, amoureux du fleuve Pô, qui est pour lui la quintessence de tous les fleuves, écrit un roman qui nous invite à une promenade paresseuse et esthétique au fil du courant et à la rencontre des hommes du fleuve… Ce roman quasiment initiatique s’intitule tout simplement Pô, le roman d’un fleuve

     

     

     

     

     

    5. Gabriel Garcia Marquez

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    Dans l’amour au temps du choléra, l’auteur d’une façon certes classique mais néanmoins bouleversante, utilise le fleuve comme métaphore du temps qui s’écoule. Pour suspendre ce temps, les deux héros – amants séparés par la vie et enfin réunis – entreprennent une croisière sans fin sur ce fleuve.

     

     

     

     

     

    6. Claudio Magris

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    Dans sa « biographie » d’un fleuve, sobrement intitulée Danube, l’auteur nous invite à un voyage qui, de la source à l’embouchure est l’occasion, à chaque escale, de mettre en lumière des évènements de l’histoire politique ou artistique de cette région si féconde d’un point de vue culturel.

     

     

     

     

     

    N’hésitez pas à nous faire part dans les commentaires des romans-fleuves qui vous ont marqués ! 😀

Croyance et mythologie – épisode 1 : la naissance du Gange

 

De tout temps, l’eau a été un élément propice à l’imagination et à la rêverie. Chaque civilisation s’y mirant a vu se refléter en ses yeux ses peurs, ses espérances et ses rêves les plus fous. Et, ce faisant, a fait reposer le socle de ses croyances, de ses mythologies et de ses religions, sur sa surface. Que ce soit les hindouistes, les musulmans ou les chrétiens, tous puisent aux sources des fleuves pour créer les légendes qui irrigueront l’imaginaire de leur religion…

Long de 3000 km et pourvu d’un bassin-versant de plus de 900 000 km², le Gange est sans conteste le plus grand des sept fleuves sacrés de l’Inde. Si, géographiquement parlant, son cours débute au pied de l’Himalaya, mythologiquement parlant, l’affaire est tout autre…
L’histoire de la Ganga (le nom du Gange en langue sanskrit étant un nom féminin) est racontée dans le Râmâyana, l’un des écrits fondamentaux de la religion hindouiste.

Ganga n’arrosait jadis que le séjour des dieux. En ce temps-là, le roi d’une cité indienne offrit avec faste le sacrifice d’un cheval aux dieux en vue de s’assurer la souveraineté du monde. Soudain le cheval fut entraîné sous terre par une figure démoniaque. Le roi ordonna alors aux 60 000 soldats de son armée d’ouvrir le sol à la recherche du ravisseur. Ils atteignirent vite le monde souterrain et furent surpris de voir le cheval occupé à paître sous la garde d’un célèbre sage bouddhiste. Celui-ci vit sa méditation perturbée par leur arrivée. De colère, il les réduisit en cendres par un simple regard.


Une eau purificatrice

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Désemparé par ce coup du sort, le fils du roi se rendit auprès d’un devin pour lui demander s’il était possible de donner à son oncle et son armée des hommages funéraires digne de ce nom. Ce dernier lui apprit qu’il fallait pour cela faire descendre sur terre les eaux de la Ganga afin qu’elle purifie les cendres des morts, permettant ainsi à ceux-ci d’aller au ciel. Le fils du roi et ses descendants pratiquèrent pendant des milliers d’années un régime d’austérité afin d’attirer l’attention de Brahma, dieu suprême de la religion hindouiste, qui finalement, consentit à sa prière.

Mais Ganga risquait de provoquer un cataclysme sur terre si sa chute du domaine des dieux n’était pas amortie de quelque manière que ce soit. C’est pourquoi le dieu Shiva accepta de recevoir Ganga dans les plis de sa chevelure.

Enfin la Ganga descendit sur terre et se divisa alors en sept affluents, puis finalement en milliers de canaux pour couvrir les cendres dispersées des 60 000 défunts. C’est ainsi que se forma le Delta du Gange. Ce dernier couvre maintenant une superficie de plus de 100 000 km² et s’étend jusqu’au Bangladesh.


 
 

Classé par l’UNESCO au titre de « patrimoine mondial de l’humanité » en 1985, le Delta du Gange est une zone extrêmement fertile (on y produit notamment du jute, du thé et du riz) et très riche en biodiversité (le Tigre du Bengale et le Dauphin du Gange figurent parmi les animaux remarquables de ce delta).

Dans le prochain épisode de « Croyance et mythologie », nous parlerons de la place prépondérante de l’eau dans l’histoire de Moïse, telle qu’elle est racontée dans l’Ancien Testament. Restez connecté !