Archives pour “Au fil de l’Yerres …”

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Des repérages de terrain à l’amont pour déterminer les travaux d’entretien

Le service Gestion des Milieux Aquatiques Affluents et la Société Terideal, prestataire du syndicat, ont débuté les repérages de terrain à l’amont du territoire, jeudi 1er avril, sur le ru de l’Etang de Beuvron qui est un affluent de l’Yerres (sur les communes de Touquin, Vaudoy-en-Brie et Beautheils-Saints).

Ces repérages, réalisés sur des secteurs annuels bien définis par cours d’eau, vont permettre de préciser les travaux d’entretien de l’année 2021 qui ne seront effectués qu’à partir de l’automne, afin de réduire l’impact sur la faune et la flore aquatiques et terrestres.

Les repérages s’enchaîneront durant tout le mois d’avril et à partir de mardi 6 avril sur un autre affluent de l’Yerres, le ru de Bréon (communes de La Houssaye-en-Brie, Les Chapelles-Bourbon et Marles-en-Brie).

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Île Panchout : une douzaine d’arbres malades abattus

Pour des raisons de sécurité, le SyAGE retire une douzaine d’arbres morts et malades, sur l’île Panchout, rue Marceau-Baillot, à Yerres, depuis le 30 mars dernier. L’opération va durer quatre semaines.

Havre de verdure, l’île Panchout, classée Espace naturel sensible, est un endroit particulièrement fréquenté. D’où l’intervention rapide des équipes du SyAGE dès l’identification d’une douzaine d’arbres vulnérables, pour sécuriser le site.

Il s’agit d’une majorité d’épicéas dont certains culminent à une vingtaine de mètres, morts ou malades, victimes de scolytes, des petits insectes xylophages qui creusent des galeries dans le bois pour y déposer leurs œufs. « Mais aussi de plusieurs érables, touchés par la maladie de la suie. Ce champignon se développe dans le bois, formant juste sous l’écorce extérieure une couche de suie noirâtre, facilement reconnaissable » souligne Nicolas Bigot, responsable du service Entretien de la Basse Vallée de l’Yerres et du Réveillon au SyAGE.

Son équipe de bucheronnage/élagage intervient ainsi depuis le début de la semaine dans un périmètre sécurisé et délimité par des barrières. Il est donc essentiel que les promeneurs respectent ces consignes et ne pénètrent pas dans cette zone, qui peut être dangereuse.

Mardi matin, équipé de son matériel de grimpe, de griffes d’élagage et d’une tronçonneuse, David a ainsi escaladé un épicéa avec sa longe et sa corde de rappel, coupant les branches au fur et à mesure de son ascension. « On a choisi un abattage par démontage pour ce sapin, car l’espace au sol est restreint et ne permet pas la coupe de l’arbre directement au pied ».

Cela consiste donc à couper l’arbre, branche par branche, tronçon par tronçon. Une intervention spectaculaire et physique. Mais il s’est avéré que le tronc de l’épicéa était fissuré en dans sa partie supérieure, empêchant l’élagueur d’aller plus haut. La chute du sapin a été ainsi orientée vers le plan d’eau, grâce à une coupe oblique à la tronçonneuse au niveau de la base et l’aide de cordes. L’arbre a été ensuite récupéré dans le plan d’eau grâce à un treuil, débité sur place, avant d’être évacué. Comme tous les arbres retirés.

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Brunoy : grande opération de nettoyage au niveau de la passerelle Talma

La ville de Brunoy Officiel et le SyAGE ont décidé d’unir leurs efforts pour mener une grande opération de nettoyage, mercredi 24 mars, sur les berges de l’Yerres, au niveau de la passerelle Talma.

Une zone verdoyante très fréquentée, avec la proximité du centre commercial, où malheureusement les déchets s’amoncellent à cause d’un fort incivisme. « On mobilise aujourd’hui beaucoup de moyens humains pour faire un grand coup de propre. On interviendra ensuite sur le site de manière plus coordonnée et régulière avec les services municipaux brénadiens » confie Nicolas Bigot, le responsable de l’entretien de la basse vallée de l’Yerres et du Réveillon au SyAGE.

Masques, canettes, sacs plastiques, déchets alimentaires… les agents municipaux et la Brigade Verte du syndicat n’ont pas ménagé leur peine durant toute la matinée. Ils ont ramassé une grande quantité de détritus et d’immondices.

Le maire Bruno Gallier accompagné de Jérôme Meunier, maire adjoint à l’environnement et du responsable de la propreté se sont également rendus sur place soulignant la volonté municipale de mettre en valeur les bords d’Yerres et de lutter contre les actes d’incivilité, encore trop nombreux, notamment dans cette zone sensible.

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Un quizz sur les écorces de la vallée de l’Yerres

L’hiver est là, invitant la vie à se « mettre en pause ». Les oiseaux sont muets, les insectes planqués, et les arbres dénudés. Dur, dur de trouver sur quoi s’attarder. Encore que….

En effet, sous nos yeux s’offre l’opportunité d’apprendre à reconnaître quelques-uns de « nos sages boisés » à leurs écorces (et aussi à l’aide de quelques spécificités). Mais avantde nous rendre dans la vallée de l’Yerres pour les distinguer, quelques éclaircissements s’imposent. Plus qu’une simple enveloppe protectrice intégrale, l’écorce des arbres et des
arbustes compte deux couches distinctes, pour simplifier. L’écorce interne, non visible, à travers laquelle circule la sève élaborée, produit de la photosynthèse, mais aussi une source de nourriture fabriquée au sein du feuillage, distribuée à l’ensemble de l’arbre.

Et le périderme, ou écorce externe, compacte, visible, et surtout palpable. Ridée, rugueuse, lisse, crevassée, grise, argentée, brune, cette dernière présente une grande variété d’aspects, utiles notamment à l’identification des différentes essences. Précisons que cette diversité d’aspects constitue
également une multiplicité d’habitats naturels, ou plutôt de micro-habitats fort utiles à quantité d’espèces animales et végétales.

À y regarder de plus près, chaque arbre est un écosystème à part entière, à découvrir et à respecter. Mieux informés, rendons-nous dans la vallée pour un « quizz des écorces » ! Concentrons-nous sur des arbres adultes au périderme à maturité, les jeunes présentant des écorces aux reliefs et couleurs inachevés.

Saule tétard

Là tout proche de la rivière, au moins trois types d’écorces distinctes. La première, de couleur brun noirâtre, assez profondément fissurée. Deuxième indice : elle est visible sur des arbres taillés en têtards comme sur d’autres au port naturel. Alors ? Encore un indice ? Bon, elle a la particularité d’être utilisée depuis plus de deux siècles pour lutter contre la
fièvre et certaines inflammations, du fait de sa concentration en acide salicylique. Trouvé ? Réponse : c’est le Saule blanc , que l’on retrouve très souvent sur sol frais ou humide. En port libre ou en têtard, ce saule est une composante importante du paysage de la vallée.

Découvrons l’écorce de l’arbre voisin au ton gris foncé, crevassée, rugueuse, formant à l’occasion des plaques, qui lorsqu’elles sont décollées, laissent apparaître une couche interne marron gris chaud. Autre indice : on distingue ici et là parmi le branchage, des petits cônes noirâtres et rondouillards caractéristiques de l’espèce. Une petite idée ? Et bien, c’est
l’Aulne glutineux. Il est lui aussi très présent sur les berges de l’Yerres, les racines quasiment dans l’eau. L’hiver, ses graines constituent une ressource alimentaire prisée par le Tarin des aulnes, un petit passereau qui hiverne dans la vallée.
Poursuivons à quelques mètres, où une écorce tout autre s’offre à nos yeux. De couleur grisâtre, quasi lisse, présentant par endroit de fines fissures. On note également des plaques de lichen typiques jaune vert à orange. Alors ? Pour vous mettre sur la voie, on remarque sur les branches que des bourgeons noirs persistent et qu’ils sont opposés et en alternance (ils se
font face et sont en quinconce d’un étage à l’autre). Il s’agit d’un frêne commun, lui aussi fidèle des berges de l’Yerres.

Sureau noir

Un peu plus loin, et à distance de l’eau, notre attention se porte maintenant sur un arbuste à l’écorce gris chaud presque beige, verruqueuse et fendillée, se décollant à l’occasion sous forme de grandes écailles. Des branches cassées laissent apparaître leur cœur tendre spongieux. Et sur les branches les plus fortes de nombreux rejets sont parfaitement verticaux.
Alors ? Un Sureau noir ? Exactement. Il se plaît en lisière, où il côtoie d’autres sujets à l’écorce très différente, comme cet arbuste tout lisse, presque brillant, brun noirâtre aux nuances marron pourpre, et aux verrues claires et horizontales. Indice supplémentaire : des épines et des baies d’un bleu profond caractéristique. C’est, c’est, c’est… le Prunellier, qui pourrait bien être à l’origine du nom de la commune voisine d’Épinay-sous-Sénart. En effet, le nom de cette espèce très commune revient régulièrement dans la toponymie locale, de façon détournée. Avec pas moins d’une quarantaine d’espèces d’arbres et arbustes, ce « quizz des écorces » de la vallée est loin d’être achevé. Libre à vous de le poursuivre. Pour le compléter de manière ludique, munissez-vous d’une feuille de papier A4, d’un crayon de bois (ou d’un fusain), et griffonnez-la
légèrement une fois appliquée sur un tronc d’arbre de votre choix. À la manière d’un négatif photo, creux et bosses y apparaîtront.

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Les agents du SyAGE surveillent les affluents de l’Yerres en amont

Depuis plusieurs jours, et suite à la dernière crue de début janvier, les agents du SyAGE basés à l’annexe de Rozay-en-Brie (Seine-et-Marne) sillonnent les points stratégiques (franchissements) des affluents de l’Yerres : la Marsange, l’Yvron, la Visandre, le Bréon, le Beuvron et la Barbançonne.

Une mission préventive durant laquelle les agents scrutent attentivement le bon écoulement des cours d’eau afin de réduire le risque inondation durant cette période hivernale, où les précipitations sont importantes.

La partie amont de l’Yerres n’est pratiquement pas instrumentée pour surveiller la hauteur et le débit des cours d’eau, contrairement à l’aval et sur le Réveillon, son principal affluent, d’où ces déplacements sur le terrain des agents du SyAGE.

C’est un nouveau territoire pour le syndicat qui exerce désormais la compétence GEMAPI (Gestion des Milieux Aquatiques et Préventions des Inondations) sur l’ensemble du bassin versant de l’Yerres, depuis le 1er janvier 2020.  

Il est bon de rappeler que la crue n’est pas synonyme d’inondation.

La crue est un phénomène naturel et important pour le fonctionnement des rivières, caractérisé par une montée plus ou moins brutale du niveau d’un cours d’eau. Elle se traduit par l’augmentation de son débit, de sa vitesse et de la hauteur d’eau en écoulement. La vie naturelle d’un cours d’eau alterne entre les périodes de basses eaux et de hautes eaux. Cette alternance permet l’auto-curage des lits (lit mineur, lit majeur), la régénération des espèces végétales et animales mais aussi de jouer un rôle d’enrichissement des terrains en matières organiques, grâce au dépôt des matières en suspension charriés par les eaux.onds des vallées et créent une mosaïque de paysages (marais, bras morts, prairies inondables…). Les crues sont ainsi essentielles à la « respiration » du cours et sont bénéfiques à bien des égards.

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Une vingtaine de repères de crue installés

Dans le cadre du PAPI de l’Yerres, une vingtaine de repères de la crue de juin 2016 sont en cours d’installation. Ces repères rappellent les plus hautes eaux de cette crue majeure sur l’Yerres et ses affluents. C’est à la fois un outil de sensibilisation au risque inondation pour le grand public mais aussi un repère historique pour les professionnels.

« Après la crue de juin 2016, des agents volontaires du SyAGE ont parcouru la vallée de l’Yerres, du Réveillon et des autres affluents pour constater et mesurer des laisses de crue (traces laissées par l’eau sur divers parois comme les clôtures, les murs…) » indique Pierre, animateur du PAPI de l’Yerres.

Plus d’une centaine de laisses ont ainsi été constatées. Par la suite, ces laisses ont été nivelées, c’est à dire qu’une équipe de topographe a mesuré l’altitude précise ainsi que les données de localisation, dans le cadre du PAPI d’intention.

Entre temps, grâce à ces données, le modèle hydraulique de l’Yerres, du Réveillon et de la Ménagerie a été utilisé afin de reconstituer la crue de juin 2016.

Depuis la labellisation du PAPI complet, les communes traversées par l’Yerres, le Réveillon, le ru de la Ménagerie ainsi que celui de la Visandre ont été contactées afin d’autoriser la pose de repères sur leur territoire.

Les repères de crues ont été installés dans plusieurs villes à l’aval du bassin versant : Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), Montgeron, Brunoy, Yerres, Épinay-sous-Sénart, Quincy-sous-Sénart, Varennes-Jarcy (Essonne) et à l’amont en Seine-et-Marne : Lésigny (ru de la Ménagerie), Ozoir-la-Ferrière (ru de la Ménagerie), Evry-Grigy-sur-Yerres, Soignolles-en-Brie, Chaumes-en-Brie, Courtomer, Bernay (ru de la Visandre), Lumigny-Nesles-Ormeaux, Pézarches, Vaudoy ( ru de la Visandre), Chevry-Cossigny (ru de Réveillon).

D’autres repères de crues seront installés dans les prochains mois à Boussy-Saint-Antoine et dans les communes seine-et-marnaises de Rozay-en-Brie, d’Argentières et d’Ozouer-le-Voulgis, avant la fin de l’année 2020.

Il existe deux types de repères de crue historiques :

  • Les repères historiques (rond et violet) qui sont basés sur des laisses de crue.
  • Les repères pédagogiques (carré et bleu) : qui sont basés sur la modélisation de la crue.
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Une future zone d’expansion des crues à Ozoir-la-Ferrière

La réalisation d’une zone d’expansion de crue en forêt d’Armainvilliers s’inscrit dans le PAPI d’intention de l’Yerres depuis 2005. Il prévoit un aménagement structurant d’envergure sur l’axe du ru de la Ménagerie pour réduire le risque inondation.

Le projet de la ZEC en forêt d’Armainvilliers est en cours d’élaboration.

Les études faune/flore/habitat devraient se terminer à la fin de l’année. La maîtrise d’œuvre de la ZEC est en cours d’élaboration. La ZEC permettra d’améliorer la gestion des écoulements des eaux pluviales et réduire les risques d’inondation.

Historique du projet

Le ralentissement dynamique des écoulements demeure le thème phare du dispositif PAPI (Programme d’Actions de Préventions de Inondations) de l’Yerres qu’il convient de privilégier davantage à une échelle globale par des opérations sur l’ensemble du réseau hydrographique.

Au centre de ce mécanisme, les zones d’expansion des crues qui offrent une rétention supplémentaire, temporelle et mobilisable uniquement pour des évènements d’une intensité donnée. « Pour des raisons d’acceptabilité économique, seule la crue fréquente a été prise en compte. Pour une crue centennale, les volumes de stockage auraient été colossaux impliquant un ouvrage structurant plus que démesuré. Pour le PAPI la crue fréquente devient donc la crue de projet » indique Pierre Brétaudeau, animateur du PAPI de l’Yerres.

En préambule à l’identification de zones d’expansion de crue, définir les affluents les plus contributifs à la formation et à la propagation des crues de l’Yerres sembla opportun pour une localisation plus pertinente des futures zones d’écrêtement.

À cet aspect géographique, vient s’ajouter la définition d’un objectif raisonnable de réduction. Pour ce faire, le SyAGE prit le parti de diminuer de 30% les dommages des secteurs définis les plus à risque. Sur cette base, un volume théorique de rétention fut déduit avoisinant les 350 000 m3

Partant de ces postulats et comme seul critère de sélection la morphologie du terrain naturel, 48 sites furent identifiés. Après les filtres liés aux contraintes environnementales, à la présence d’enjeux ou au manque de données sur les affluents, seuls 8 sites le long et l’Yerres et 2 sur le Réveillon-Ménagerie furent retenus.

Aménagement structurant d’envergure

Leur aménagement s’est envisagé selon deux hypothèses: mise en place de techniques douces (brèche, arasement de berges) ou aménagement plus lourd (réduction de section, surélévation de la ligne d’eau). Au final, la simulation hydraulique, intégrant les potentiels sites, conclut à un volume de stockage additionnel de 80 000 m3 par la première option et de 270 000m3 par la seconde. Leurs incidences hydrauliques sur les secteurs urbanisés sont peu significatives tant sur l’abaissement de la ligne d’eau qui se résume à quelques centimètres que sur la réduction de débit. Il y a ainsi une inadéquation entre le volume de stockage mobilisable et l’objectif initial. Il apparait que le lit majeur de l’Yerres est déjà fortement mobilisé en cas de crue fréquente. Le potentiel de zones d’expansion de crues sur l’Yerres ne permet donc pas, dans les conditions envisagées, un écrêtement suffisant et par voie de conséquence, d’agir efficacement sur la réduction de dommages en cas d’inondation.

Sans aménagement structurant d’envergure, la capacité de stockage de la vallée ne sera pas suffisante pour répondre à l’objectif de réduction.

Les conclusions sans appel de l’étude, ont encouragé le SyAGE à approfondir la démarche par un scénario alternatif pouvant exaucer l’ambition de réduire avec efficacité les impacts d’une crue fréquente. Non inscrit dans le programme originel du PAPI d’intention, la poursuite de la démarche définie une étude complémentaire dans le but de s’assurer de l’exhaustivité des solutions envisageables sur le bassin versant. Une partie du décalage dans l’exécution du PAPI d’intention est imputable à cette étude supplémentaire qui conditionna par la suite l’analyse multicritères.

Objectif réduction des dommages de 30%

Les scénarios alternatifs envisagés en complément de la démarche d’identification des zones d’expansion des crues se sont orientés vers des aménagements d’ouvrages structurants type barrages sur l’axe de l’Yerres et du Réveillon et des protections amovibles.

Les solutions explorées par l’étude d’identification des zones d’expansion de crue ne permettent pas un écrêtement de débit significatif pour atteindre un réel objectif de réduction de la vulnérabilité du territoire. Face à cette situation, le SyAGE a souhaité approfondir la démarche, dans le cadre d’une étude complémentaire, en jugeant de la faisabilité d’ouvrages structurants et de solutions de proximité. Visant un aménagement plus important, l’objectif de réduction des dommages de 30% fut revu à la hausse. À ces scénarios alternatifs, une analyse multicritères fut consacrée pour en déterminer l’efficacité et l’efficience.

Étude complémentaire préalable

L’étude s’est portée sur 3 propositions d’aménagement:

  • un ouvrage structurant sur l’axe de l’Yerres
  • un ouvrage structurant sur l’axe de la Ménagerie
  • des protections amovibles pour les quartiers identifiés à risque important d’inondation.

Étude de l’ouvrage structurant sur l’axe de la Ménagerie

Le site de la forêt d’Armainvilliers sur le ru de la Ménagerie, commune d’Ozoir-la-Ferrière, fait l’objet depuis 2005 d’un projet de stockage, porté par le SIAR dans le but de réduire les débordements sur le secteur de la gare RER, qui figure parmi les secteurs les plus vulnérables du territoire. Les études menées à cette époque, définissant la réalisation d’un merlon perpendiculaire au cours d’eau sur les deux rives (côte 109.80 m NGF), avaient conduit à la mise en place partielle de l’aménagement (rive gauche uniquement). L’inachèvement des travaux ne permet pas d’obtenir une incidence hydraulique significative sur la partie aval du cours d‘eau.

En 2013, la labellisation du PAPI d’intention a remis à l’ordre du jour le projet en l’intégrant à l’étude d’identification des zones naturelles d’expansion de crues. Une modélisation plus fine et complète, intégrant la totalité du cours d’eau et pas uniquement le secteur de la gare. Elle démontra que sur la base du projet initial, l’aménagement du merlon rive droite et gauche à la côte 110 m NGF, écrêtait uniquement les crues d’occurrence inférieure à 10 ans. Pour viser l’objectif de la crue de projet (crue d’occurrence 10 à 30 ans) l’aménagement fut renforcé. Ainsi, une rehausse de 20 cm a été pensé sur son intégralité (les deux rives) portant la côte à 110.2 m NGF. La simulation de ce scénario conduit à un stockage total de près de 70 000 m3 pour un débit écrêté à 1,7 m3/s au lieu de 2,5 m3/s avec un temps de vidange estimé à deux jours.

L’ouvrage tel qu’il est proposé occasionne une baisse de la ligne d’eau aval de 40 cm, limitant significativement, de l’ordre de 30%, les impacts des inondations sur la zone pavillonnaire aval. Au-delà de la faisabilité de ces aménagements, assurer par l’étude complémentaire, l’analyse multicritères se consacre à en vérifier les efficacités et les efficiences.

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Entretien courant sur les affluents de l’Yerres

Le SyAGE a procédé à l’entretien courant des affluents de l’Yerres en octobre et novembre derniers dans une vingtaine de communes seine-et-marnaises.

Les travaux d’entretien concernent tout ce qui peut entraver au bon écoulement des cours d’eau :

  • L’élagage sélectif
  • L’abattage d’arbres morts ou menaçant de tomber dans la rivière
  • L’enlèvement d’embâcles
  • L’enlèvement de déchets

L’entretien du ru de la Barbançonne a été réalisé sur 2 400ml du 30 octobre au 4 novembre sur les communes de Presles-en-Brie et de Gretz-Armainvilliers

L’entretien du ru de la Marsange a été réalisé sur 16 000 ml du 16 au 27 novembre sur les communes de Favières, Neufmoutiers-en-Brie, Villeneuve-le-Comte, Villiers-sur-Morin et Coutevroult

L’entretien du ru de Bréon et de Certeau ont été réalisés sur 9 100 ml du 21 au 29 octobre sur les communes de Marles-en-Brie, la Houssaye-en-Brie et Crèvecœur-en-Brie.

L’entretien du ru de Beuvron a été réalisé sur 2 900 ml du 5 au 9 novembre sur la commune de Touquin.

L’entretien du ru d’Avon a été réalisé sur 4 800 ml du 6 au 9 octobre sur les communes d’Aubepierre-Ozouer-le-Repos et de Mormant (Avon amont), de Verneuil-l’Etang et Guignes (Avon aval)

L’entretien du ru d’Yvron a été réalisé sur 1 5900 ml du 21 septembre au 5 octobre sur les communes de la Chapelle-Iger, Pécy, Gastin ; sur le ru de Vallières et ses affluents (ru de Mélenfroy et Marnaucon).

L’entretien du ru de la Visandre a été réalisé sur 4 800 ml du 10 au 12 novembre sur les communes de Jouy- le-Châtel et de Bannost-Villegagnon.

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Une vallée si pittoresque !

Pas de territoire sans culture et la vallée de l’Yerres n’échappe pas à cette règle.

L’adjectif pittoresque, est souvent désigné pour décrire la Vallée de l’Yerres. On retrouve même ce terme dans la loi « Paysage » de 1930, au titre de laquelle la basse vallée de l’Yerres a été classée et qui « s’intéresse plus particulièrement aux monuments naturels et aux sites dont la conservation ou la préservation présente, au point de vue artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque, un intérêt général ». 

Ce que beaucoup ignorent, c’est que ce mot pittoresque, venant de l’italien pittoresco, désigne un paysage ou un décor « digne d’être peint ». Et il est vrai que les berges de l’Yerres et leurs environs ont beaucoup inspiré les peintres.

Parmi ceux-ci, les impressionnistes sont sans doute les plus connus pour avoir trainé leurs toiles et leurs chevalets à Yerres, Montgeron, Brunoy par exemple. Quoique né à Paris, Caillebotte est quasiment un « enfant du pays » et Monet a immortalisé les dindons du château de Rottembourg ou l’arrivée du train dans la gare de Montgeron. Renoir et Paul Flandrin fréquentèrent également la région. Mais avant les impressionnistes, Corot ou Delacroix avaient couché sur leurs toiles des paysages de Brunoy ou de la Forêt de Sénart.

D’autres plasticiens, peut-être un peu moins connus du grand public, ont également puisé leur inspiration dans les remous de la rivière ou le balancement des saules. Ne citons pour mémoire que Dunoyer de Segonzac, dont la maison de famille est aujourd’hui occupée par la Mairie de Boussy Saint Antoine ; Marie Laurencin, la muse d’Apollinaire ou Maurice Eliot.

Les sculpteurs aussi…

Les sculpteurs ne furent pas en reste et pas des moindres. Ainsi, Jean Dubuffet qui fonda à Périgny sur Yerres la fameuse Closerie Falbala dont l’étrange et fantasque architecture bicolore se détache harmonieusement sur le vert des arbres. Très proche de la nature et notamment des animaux, c’est à Brunoy que Maurice Prost conçut et réalisa nombre de ses sculptures animalières aux courbes art-déco très reconnaissables. Et enfin, Paul Landowski, créateur du fameux « Christ Rédempteur » qui domine la baie de Rio de Janeiro, a également travaillé à Combs-la-Ville.

La vallée ayant pu, jusqu’à aujourd’hui, rester relativement préservée, on peut comprendre pourquoi, si près de Paris, autant de plasticiens y sont venus chercher l’inspiration.

Mais cet environnement paisible n’a pas attiré que des peintres ou des sculpteurs. Dès le XIXe siècle, le fameux comédien Talma, qui en son temps révolutionna et dépoussiéra l’art dramatique, venait se ressourcer à Brunoy où il a donné son nom au Lycée ainsi qu’à la passerelle qui enjambe l’Yerres. Plus canaille et plus près de nous, l’écrivain Francis Carco, surnommé « le romancier des apaches », du fait de sa passion pour la pègre Montmartroise, y vécut quelques temps, au 17 rue des Vallées.

A Yerres, rue de Concy, vécut Pierre Larousse auquel on doit le fameux dictionnaire et qui s’était établi non loin de la gare de Montgeron, pour pouvoir se rendre plus facilement à Paris. Enfin, c’est à Brunoy que naquit  Hubert Bonisseur de La Bath, mieux connu sous son identité d’espion : OSS 117. Ce personnage, dû à la plume de Jean Bruce, et que ses aventures entraînaient aux quatre coins du monde, trouvait son origine sur les paisibles berges de l’Yerres.

La culture va au-delà de l’art..

Mais la culture ce n’est pas seulement l’art et la créativité d’un lieu peut s’exprimer de bien d’autres façons. Ainsi, assez difficile à classer quoiqu’étant un créateur en son genre, Ceslaw Bojarski, ingénieur polonais poussé à l’exil par la guerre, vécut paisiblement dans un pavillon de Montgeron avant de devenir célèbre comme étant un des plus grands faussaires de l’histoire de la fausse monnaie.

Plus sérieusement, la vallée de l’Yerres, qui chemine depuis la Brie jusqu’à la Seine et où l’on trouve des traces d’occupation humaine remontant au paléolithique a eu le temps de bâtir un ensemble de traditions que la proximité de la Capitale a peu à peu érodé.

Néanmoins, si le patois briard n’est plus guère qu’un objet d’étude pour quelques linguistes érudits et si plus personne ne chante « Mes ouës j’ons menés dans l’pré de mon père » accompagné à l’accordéon, il nous reste tout au moins, pour nous consoler, quelques savoureux et remarquables éléments de la culture locale : le Brie, le Fougerus, la moutarde de Meaux, la Niflette – délicieuse petite tarte à la crème -, le Crosne du Japon qui doit son nom à la commune essonnienne et enfin, quoiqu’avec modération, le cidre ou la bière Briarde. N’oublions pas non plus, la confiture de rose, un peu de douceur dans un monde de brutes.

Quelques éléments de patois Briard :

  • Ahouillé : fatigué
  • Bacuter : travailler maladroitement
  • Chifarme : rhume, grippe, maladie saisonnière
  • Goulaffre : Gros mangeur, goinfre. 
  • Ostiner : importuner, embêter. Il est toujours en train d’ostiner le chat.
  • Raouste : forte averse
  • Rifriouler : Être très content et le faire voir. 
  • Tafouillon (en -) : En petit tas désordonné. 
  • Tôgnée : bagarre, esclandre
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L’Yerres, une rivière calme mais irrégulière

Le bassin versant de l’Yerres présente les caractéristiques d’une rivière de plaine, comme celle des grands bassins versants voisins du Morin, de l’Yvette, de l’Orge ou de la Bièvre.

La pente moyenne du linéaire de l’Yerres est faible. Comme son débit annuel moyen, ce qui explique ses nombreuses boucles.

A l’amont, le territoire hydrographique concerne 85 communes de Seine-et-Marne. Il couvre une zone essentiellement agricole de 850 km2 pour une population d’environ 200 000 habitants. On comptabilise 8 cours d’eaux que sont l’Yerres, encore peu sinueuse, et ses affluents majeurs l’Etang de Beuvron, la Visandre, l’Yvron, le Bréon, l’Avon, La Marsange, la Barbançonne.

A l’aval, le territoire hydrographique concerne 23 communes sur trois départements (Seine-et-Marne, Essonne et Val-de-Marne. Il s’étire sur une zone plus urbanisée quatre fois moins importante (204 km2) mais accueille une population plus nombreuse (300 000 habitants). On recense 2 cours d’eau, l’Yerres et le Réveillon et leurs principaux affluents : le ru du Cornillot, le ru d’Oly et la Ménagerie.

Rivière peu abondante

L’Yerres  est une rivière très irrégulière, beaucoup plus que l’Essonne. Elle présente de très importantes fluctuations saisonnières de débit, avec des hautes eaux d’hiver-printemps portant le débit mensuel moyen à un niveau de 2,23 à 3,71 m3/s, de décembre à début avril inclus (avec un maximum en février), et des basses eaux d’été de mai à novembre.  En période d’étiage*, le débit peut chuter à 0, en cas de période sèche. Soit 100 fois moins que celui de l’Orge par exemple.

Les crues sont assez importantes et créent des menaces,  notamment pour l’aval du bassin.

L’Yerres est une rivière peu abondante, alimentée par des précipitations réduites. La lame d’eau * éculée dans son bassin versant est de 109 mm annuellement. Soit une des plus faibles de France, nettement inférieure tant à la moyenne de la totalité du bassin de la Seine (220 mm), qu’à la moyenne d’ensemble de la France. Le bassin apparait comme particulièrement sec par rapport aux autres petites rivières du sud-est et de l’est de l’Île-de-France.

Zones « poinçonnées » par des gouffres

La nappe calcaire de Champigny est la principale ressource d’eau souterraine d’Île-de-France. Elle est constituée de plusieurs couches et  s’étend sur un territoire beaucoup plus vaste que notre bassin versant mais ce dernier est entièrement contenu dans la nappe de Champigny.  Les nappes ont des liens importants avec les rivières car elles sont alimentées en partie par leur infiltration dans des secteurs localisés sur notre territoire (vallée de l’Yerres, Pays de Brie, Val d’Europe…) et dans les zones « poinçonnées » par des gouffres. C’est une particularité de notre bassin versant qui  en compte plusieurs notamment à proximité de Nangis. Les gouffres constituent des zones d’entrée directe des eaux superficielles dans la nappe.

Celle-ci  s’écoule depuis les points hauts vers  les points bas en direction de ses trois principaux exutoires (la résurgence de la basse vallée de l’Yerres, les sources du Provinois et la Fosse de Melun).

La nappe souterraine joue également un rôle essentiel dans le déclenchement des crues et des inondations (porosité et état de surface des sols au moment des pluies, saturation de la nappe alluviale…).

*Etiage : débit minimal d’un cours d’eau

*Lame d’eau : mesure d’écoulement des précipitations sur le bassin versant

Chiffres

Le bassin versant de l’Yerres en chiffres

  • Superficie totale : 1032 km2
  • 776 km de cours d’eau
  • 1 rivière, 21 affluents
  • 1 région : Île-de-France
  • 3 départements : Essonne, Val-de-Marne, Seine-et-Marne
  • 118 communes concernées