Archives pour “Au fil de l’Yerres …”

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Le SyAGE dispose d’une antenne à Rozay-en-Brie

L’extension de la compétence GEMAPI (Gestion des Milieux Aquatiques et la Prévention des Inondations) sur l’ensemble du bassin versant de l’Yerres qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2020, s’est accompagnée de l’ouverture d’une nouvelle antenne à Rozay-en-Brie (Seine-et-Marne).

« Le siège du syndicat étant situé à Montgeron (Essonne), il était essentiel d’être au plus près de l’amont du territoire. D’où l’ouverture en mars dernier de notre nouvelle antenne à Rozay-en-Brie » indique Delphine Devin-Collgon, chef du service GEMA Affluents 77. « L’implantation est assez centrale et nous permet d’intervenir efficacement sur l’amont du territoire ».

La responsable de l’antenne rozéenne et son équipe composée d’Estelle Champion et Élise Turci, techniciennes chargées de la gestion des milieux aquatiques et de la secrétaire Élisabeth Bouffini sont installées dans des locaux mis à disposition par la Communauté d’agglomération du Val Briard.

L’équipe de Rozay-en-Brie intervient sur les principaux affluents suivants : Bréon, Barbançonne, Marsange, Beuvron, Visandre, Avon, Yvron, Fontaines Blanches, Cornillot.

Quelles sont ses missions ?

  • Surveillance des cours d’eau via des repérages de terrain
  • Entretien des cours d’eau (entretien de la ripisylve, enlèvement d’embâcles…) et suivi des différents chantiers de travaux associés.
  • Travaux d’aménagement sur les cours d’eau et leurs berges (suppression des seuils et barrages, restauration hydromorphologique des cours d’eau, renaturation de berges, réouverture de cours d’eau, création de frayères, plantation de ripisylve…)
  • Restauration de zones humides
  • Suivi du programme d’actions du Contrat Eau et Climat – Trames Vertes et Bleues

« L’objectif est d’atteindre le bon état écologique de l’Yerres et de ses affluents d’ici 2027. Or, l’état des masses d’eau dans ce secteur est assez mauvais. Il faut préserver la biodiversité en ayant une gestion plus rationnelle de l’entretien des berges, restaurer la continuité écologique en supprimant progressivement les ouvrages faisant obstacle à la libre circulation des sédiments et à la migration des poissons, engager des travaux de restauration hydromorphologique des cours d’eau, tout en conciliant les différents usages de l’eau (loisir, activité agricole…).

Contacter l’antenne du SyAGE, 6 rue Lamartine à Rozay-en-Brie : 09 74 19 05 06 (uniquement le mercredi de 8h30 à 12h30 et de 13h45 à 18h) ou au 01.69.83.72.31

G à d : Delphine Devin-Collgon, Estelle Champion, Élisabeth Bouffini, Élise Turci,

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Grand nettoyage de l’Yerres au barrage du Rochopt

La brigade verte du SyAGE a assuré une grande opération nettoyage de la rivière au barrage du Rochopt à Boussy-Saint-Antoine, début juin, durant trois jours. Celle-ci n’était pas retournée sur le site depuis plusieurs mois, en raison du confinement.

En trois mois, plusieurs embâcles s’étaient formés au niveau du barrage du Rochopt, dont le plus imposant au niveau du radier, à cause d’un grand tronc d’arbre où de nombreux déchets se sont progressivement agglomérés pour former une grosse masse.
Habituellement, leur intervention ne dure que quelques heures. « Là, c’est trois jours de boulot ! » confie Gaëtan de la brigade verte du SyAGE, qui assure le nettoyage et l’entretien des cours d’eau et des berges.
Depuis 7h du matin, il est à pied d’œuvre avec Nathalie et Alexandre, malgré la température un peu fraiche en cette fin de printemps. Seul Tristan, en congés, manque à l’appel de la brigade verte.
« On va d’abord commencer par ramasser les déchets, puis les petits bois. La phase suivante sera ensuite tous les déchets emmêlés ou coincés autour du grand tronc d’arbre. Et dernière phase : ramassage et débardage du bois.

8m de profondeur

Equipés de leur wader, qui leur permet de rester au sec dans l’eau, Gaëtan et Alexandre avancent précautionneusement au milieu de la rivière pour aller réduire un autre embâcle. Le courant est important à certains endroits. Mais surtout certaines peuvent être assez profondes. « Cela peut atteindre 3 m de profondeur juste un peu plus loin » précise Gaëtan. « Et même jusqu’à 8 m, le record, à Périgny-sur-Yerres ».
Des interventions qui peuvent être assez physiques surtout lorsqu’il s’agit de retirer des troncs d’arbre de plus de 70 kg. Les agents du SyAGE ont alors recours à des cordages. Leur véhicule est doté d’un treuil capable de tracter un poids de 4 tonnes. Voire deux à quatre fois plus en rajouter un système de poulie.
Pendant ce temps, sur les berges, Nathalie s’échine avec sa grande pince pour ramasser les détritus qui remplissent son sac poubelle noir à vue d’œil. « Depuis la fin du confinement, on trouve beaucoup de masques et de gants en plastique.

Hérons, écureuils et renards

Rien d’étonnant pour la brigade verte. Elle en a vu d’autres. Les objets insolites récupérés dans la rivière ne sont malheureusement pas rares. « Vélos, trottinettes, caddies, barrières métalliques, scooters ou même… voitures ! » La liste n’est pas exhaustive. « On aime bien toutes les urgences. C’est souvent une opération technique. Il faut être réactif » confie la référente de la brigade verte.
Pas de quoi saper le moral de cette équipe soudée, qui déjeune ensemble tous les jours au bord de la rivière.
Amoureux de la nature, pêcheurs émérites, ils ne boudent pas leur plaisir d’évoluer quotidiennement au milieu d’un joli cadre naturel. « Les journées ne sont jamais identiques. Et il n’est pas rare que l’on croise des poissons, des hérons, des martins-pêcheurs, des écureuils ou des renards … Un vrai bonheur. »

1,7 tonne de bois débardés

Au barrage du Rochopt, la brigade verte n’a pas chômé durant ces trois jours printaniers. 1,7 tonne de bois a été débardée et évacuée à la déchetterie du SIVOM et 30 kg de déchets.
L’ouvrage géré par le SyAGE a fait l’objet d’un abaissement en octobre 2018 pour retrouver un fonctionnement naturel qui permettra à la rivière de s’autoréguler et d’atteindre un bon état écologique.
Le site est donc particulièrement suivi par plusieurs services du syndicat mixte dont la brigade verte, ou encore la régie de prévention des inondations qui assure la surveillance et l’entretien des ouvrages hydrauliques permettant de réguler les débits de l’Yerres en aval.

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La renaturation du quartier Blandin se précise

Le projet de renaturation du quartier Belleplace-Blandin, à Villeneuve-Saint-Georges, se précise. La semaine dernière, Vincent Delecour, chargé de la Valorisation du Patrimoine Naturel au SyAGE, se trouvait sur des parcelles du chemin des Pêcheurs récemment acquises par la commune. Les habitations qui s’y trouvaient ayant été détruites par la ville, des travaux de nivellement du terrain et de ramassage des déchets ont pu être réalisés par le syndicat. « Sous réserve d’une autorisation de la commission départementale de la nature des sites et des paysages (CDNPS), un chemin et une avancée aménagée sous la forme d’une placette doivent être créés, afin d’offrir un endroit tranquille pour observer le pont, tout proche, et l’Yerres », souligne ce spécialiste de la biodiversité. Pour des raisons de sécurité, des arbres morts doivent être déplacés, et conservés sur site afin d’offrir un habitat naturel supplémentaire à la petite faune (oiseaux, mammifères, insectes…). Pour parfaire ces aménagements, une prairie doit être semée.

Relié à la Liaison verte
Ces travaux de valorisation des berges de l’Yerres sont financés en intégralité par le SyAGE, pour un montant global de 90.000 euros. Ils comprennent le nettoyage du site, sa sécurisation, la lutte contre les dépôts sauvages, la création d’un cheminement, d’une placette d’observation, la pose de garde-corps et la création d’une prairie. Le but est ici de rendre ces terrains sujets à inondations aussi naturels que possible, dans le respect de leur statut d’Espace Naturel Sensible. En effet, situés à la confluence de la Seine et de l’Yerres, ces derniers ont été parmi les plus impactés par les crues de 2016 et 2018. C’est pourquoi, consciente du risque « inondation » auquel les habitants du chemin des pêcheurs sont régulièrement confrontés, la commune de Villeneuve-Saint-Georges procède depuis 2010 au rachat des parcelles situées côté impair (côté rivière), pour les rendre à Dame Nature. A ce jour, plus de 60 % de des berges de l’Yerres ont déjà été acquis par la Commune, pour un montant de 10 millions d’euros, annonçait l’année dernière la maire, Sylvie Altman. A terme, le SyAGE créera une zone humide sur les parcelles acquises et le quartier sera relié à la Liaison Verte et aux berges de la Seine.

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La vasière, un milieu naturel en trompe-l’œil

L’été touche à sa fin. Il laisse derrière lui les marques visibles d’un mois d’août particulièrement chaud et faiblement arrosé.
Dans la vallée de l’Yerres, l’effet de ce coup de chaud est notamment perceptible à Crosne, dans le parc des bords de l’Yerres, où pelouses, prairies et friches ont laissé place à la « savane », et où fossés et pièces d’eau sont devenus marigots (petites mares dans les paysages arides). Le manque d’eau estivale est criant, d’autant plus à la périphérie de l’étang, où la vasière s’étend progressivement. La vie semble y avoir disparu.
Faite de sédiments organiques fins et aplanis, située à mi-chemin entre terre et eau, la vasière est un habitat naturel temporaire, tout en trompe l’œil. Car loin d’être sans vie, la vasière abrite et nourrit grandes et petites bêtes sauvages de la vallée.
Au cortège des Tous Petits (de l’ordre du millimètre et moins), les plus nombreux d’ailleurs, on trouve bactéries et autres invertébrés qui se partagent les missions essentielles de dégradation, de transformation et de stockage de la matière organique. Je ne m’attarde pas à les nommer et à les décrire, la liste est longue et leur observation nécessite l’utilisation d’un matériel optique de pointe.

Filtreurs et brouteurs
Le cortège qui suit, celui des Petits (quelques centimètres), compte, lui, des êtres vivants qu’il est rare d’observer, puisqu’habituellement immergés. Parmi la végétation exondée (sortie de l’eau) anodontes et limnées, appelées plus communément moules d’eau douce et escargots d’eau, errent sur la vase, surpris par l’évaporation croissante et le recul des eaux de l’étang. La première, « filtreur », la seconde, « brouteur », participent tous deux activement au fonctionnement équilibré de leur habitat. En tant que filtreur, l’anodonte nettoie et améliore la qualité de l’eau de l’étang. Elle occupe par ailleurs une place essentielle dans le cycle de reproduction de la Bouvière, en abritant dès leurs premiers jours d’existence, œufs et alevins de ce poisson protégé. La limnée, en qualité de brouteur vorace, limite quant à elle la prolifération des algues dans l’eau, assurant limpidité et photosynthèse dans l’étang. Anecdote singulière à son sujet, cet escargot d’eau colonise mares et étangs par voie aérienne, grâce à ses œufs gélatineux parfois fixés aux pattes et plumes des oiseaux.
Enfin, à même les sédiments les plus meubles de la vasière, on devine sans forcément le voir le cortège des Grands, qui, suffisamment lourds, marquent le sol de leur passage. Une coulée de deux mains et de deux pieds de quatre doigts délicats de 3 à 7 cm de longueur, qui mène à une coquille d’anodonte éclatée, atteste du passage d’un Rat musqué. Plus loin, deux pieds composés de trois longs doigts décalés de 45°, opposés à un quatrième plus court en arrière, le tout dessinant une coulée à demi immergée, révèlent la trace d’un Héron cendré. Il y a aussi cette coulée rectiligne, plus ancienne, qui appartient au renard, et qui laisse encore apparaître des pas réguliers, où sont répartis quatre coussinets sur deux rangs décalés.
Par définition, une vasière c’est également et surtout un sol constitué d’eau et de sédiments meubles, parfois profond et souvent dangereux. Alors, nul besoin alors de vous faire un dessin, contentez-vous de l’observer « de loin », vous préserverez votre sécurité ainsi que la tranquillité du microcosme qui s’y plaît.

Vincent Delecour, service Aménagement et Protection des Milieux du SyAGE

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Un scaphandrier dans l’Yerres

Mercredi, une équipe de scaphandriers a plongé dans l’Yerres, 100 mètres en amont du barrage de Rochopt, à Boussy-Saint-Antoine. Objectif : établir un diagnostic des berges situées devant deux habitations, dans l’optique du prochain effacement de l’ouvrage* s’insérant dans le grand projet de la renaturation de l’Yerres et du Réveillon, porté par le SyAGE.
Selon un scénario bien rodé, après l’installation du matériel, une rapide réunion de sécurité se déroule en présence de Dominique Bod, le chef de chantier. Une consigne principale est délivrée : « ne pas rentrer dans les affouillements importants. » Car c’est bien cela, les affouillements (érosion provoquée par le courant d’un cours d’eau), fissures et autres cavités, que l’on peut découvrir dans une telle opération. Romain risque également de rencontrer les quelques rats qui résident dans les parages. « Nous sommes vaccinés contre la leptospirose, rassure le scaphandrier. Même si les morsures ne sont pas à craindre, on peut être exposé à de l’urine sur les plantes. » On a pourtant du mal à imaginer la moindre fuite dans la combinaison que revêt le jeune homme, à l’aide de Sofiane, plongeur lui-aussi. A cet équipement impressionnant, que ce professionnel a revêtu plus de 250 fois, s’ajoutent un mètre et un appareil photo. Car si le diagnostic s’effectue au toucher, des prises de vue sont réalisées lorsque la situation de la berge l’exige. Surtout, son masque, en plus des deux arrivées d’air, contient un micro, dans le « groin », et des écouteurs pour pouvoir communiquer à Laura ses constatations au fur et à mesure. La troisième membre de l’équipe, également plongeuse, dessinera suivant ses indications le plan de la berge.
Tout est prêt et Romain descend enfin dans l’Yerres. Vu le manque de fond, mesuré quelques minutes auparavant à 75 centimètres, pas de saut de l’ange mais une entrée molle à partir de la position assise. L’heure n’est pas au tourisme. Cent mètres d’inspection sont à réaliser et la diversité sera au rendez-vous. « On a des berges totalement différentes sur ces 100 mètres : la première est composée de pieux et de palplanches, la seconde de béton et d’enrochement », a prévenu Dominique Bod.

* Une réunion publique à ce sujet se tiendra le mercredi 10 octobre, 20 h, à la salle Gérard-Philippe, à Boussy-Saint-Antoine.

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La passerelle du ru du Gord remplacée

Les promeneurs du Gord seront satisfaits : la petite passerelle du ru du Gord, qui était fermée depuis plusieurs mois en raison de sa dégradation, a été remplacée ce matin par une structure provisoire. Celle-ci, d’une dimension de sept mètres sur 1,90 m, a été installée sur le site par une équipe de quatre personnes, dirigée par Antonio Domingues, de l’entreprise mandatée pour réaliser l’opération. Ne restait plus, en fin de matinée, que le comblement des accès de la passerelle avec de la grave concassée pour que riverains, joggeurs et promeneurs puissent l’emprunter. Des études sont menées actuellement par le SyAGE pour décider du sort de l’ancienne passerelle, qui sera réparée ou remplacée par une structure définitive.

 

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Crue : panique sur la faune de la prairie

Panique sur la prairie pour les insectes lors de la crue de janvier 2018 sur l’Île des Prévôts.

22 janvier 2018, des précipitations un tantinet interminables s’abattent sur l’île de France.
Il pleut tout de même depuis deux mois sur le bassin versant de l’Yerres, le cumul de précipitations risque de poser problème tôt ou tard. Hypothèse confirmée, quinze litres d’eau tombés au mètre carré entre le 22 décembre 2017 et le 15 janvier 2018 (précisément 151 mm), soit l’équivalent de trois mois de précipitations. C’est un record, la situation est exceptionnelle !
La réaction de l’Yerres (et du Réveillon) ne se fait pas attendre, le niveau d’eau monte au rythme de 2 cm/h, recouvrant lentement mais sûrement les points bas du lit majeur de l’Yerres. L’île des Prévôts, à Crosne, n’échappe pas à ce phénomène naturel. Le site est d’abord recouvert en périphérie, puis intégralement dès le pic de crue, atteint le 24 janvier à 12h39.
A cette heure, le niveau d’eau s’élève à 34,57 m au-dessus du niveau de la mer et une nappe d’eau d’environ 50 cm d’épaisseur noie intégralement le sanctuaire naturel. Les dégâts sont minimes mais à y regarder de plus près, l’heure est à la survie ! On observe des scènes de panique parmi la faune de la prairie.
Passons les scènes de piétinement qui animent le microcosme des herbes hautes à l’arrivée de la crue. Jusqu’ici bien tranquilles dans leurs galeries sous-terraines ou planquées dans l’humidité tiède du tapis de feuilles mortes, des milliers de « bestioles » prennent leurs pattes à leur cou et se mettent à l’abri des eaux plus qu’envahissantes.
Pour les plus mobiles, renards, campagnols et autres couleuvres, la crue « lente » du mois de janvier n’est qu’une perturbation temporaire les obligeant à quitter leur territoire. Passée l’inondation, et après quelques rafistolages légers, ils devraient pouvoir regagner leurs logis rapidement.
Pour les autres, en particulier pour la microfaune du sol, la crue peut-être beaucoup plus problématique.
Parmi les invertébrés du sol, on trouve les voyageurs opportunistes qui profitent du phénomène pour gagner et diversifier de nouveaux espaces via tout objet flottant non identifié (brindilles, troncs, bois divers, déchets…)* Comme le montre la photo, on observe également les irréductibles sédentaires, escargots des jardins, cloportes, scolopendres, araignées et fourmis, qui se réfugient en hauteur dans la végétation non immergée. Cette stratégie est risquée, encore faut-il choisir une brindille ou un buisson suffisamment haut pour ne pas finir noyés. Enfin, on dénombre les autres, qui pris au dépourvu, faute de mobilité et/ou d’opportunisme, succombent. La mortalité est difficile à évaluer. Elle est probablement plus importante qu’elle n’est visible, les trois quarts de la faune du sol étant constitués d’invertébrés de l’ordre du millimètre. Quoi qu’il en soit, leurs cadavres ne seront pas perdus, consommés par les « nécrophages » survivants du sol, ou dégradés en matières organiques.

Panique sur la prairie pour les insectes lors de la crue de janvier 2018 sur l’Île des Prévôts.

Après l’inondation, à partir du 26 janvier, vient la décrue, avec son lot ici et là de découvertes macabres, cadavres inertes de campagnols échoués et chapelets d’escargots détrempés. C’est troublant, cette petite faune terrestre noyée. Toutefois, passée cette première vision, souvent émotionnelle, il faut voir avant tout dans la crue, un phénomène bénéfique à la biodiversité, propice aux processus naturels et primordiaux que sont le brassage génétique des populations animales, la colonisation de nouveaux sites, la sélection naturelle, grâce notamment aux voyageurs opportunistes et aux individus les plus audacieux décrits plus hauts.
Pour la rivière et sa vallée, d’un point de vue écologique, la crue est l’assurance d’une dynamique indispensable. Les suivis naturalistes futurs nous permettront probablement de le confirmer.
Vincent Delecour, du service Valorisation des Milieux Naturels du Syage
* Le terme approprié pour qualifier ce mode dissémination est hydrochorie, littéralement « dispersion grâce à l’eau ».

Texte et photos : Vincent Delecour

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Anniversaire festif pour Handi-Eaux

La dixième édition d’Handi Eaux s’est déroulée hier, sous le soleil, à Brunoy. Cette édition anniversaire a permis d’atteindre un record, avec 155 participants, jeunes handicapés des Instituts médico-éducatifs (IME) de Brunoy, Draveil, Varennes-Jarcy, Vert-Saint-Denis, du Centre d’initiation au travail et aux loisirs de Montgeron, de l’ESAT (Etablissement et service d’aide par le travail) et le Sessad (Service d’éducation spéciale et de soins à domicile) de l’Yerres et d’un institut parisien d’autistes. Ils étaient accompagnés par 70 bénévoles et encadrants, issus notamment de Suez, d’associations de pêcheurs, des pompiers de Paris ou du SyAGE. La dizaine d’agents du syndicat mobilisée a ainsi installé des pontons d’accostage et assuré l’encadrement de l’activité canoë-kayak avec deux bateaux, après avoir préparé les berges les jours précédents. Outre cette activité de kayak, très appréciée par les jeunes, la journée comportait des initiations à la plongée (avec le Neptune-club de Brunoy et ses moniteurs habilités) et des jeux sur la grande pelouse située derrière la piscine de Soulins, à Brunoy, notamment des jeux de bulles spectaculaires. L’activité pêche a cependant dû être annulée, à cause du fort courant de l’Yerres, conséquence des pluies des derniers jours. L’événement a également donné lieu à une célébration officielle de l’initiative prise il y a dix ans par Robert Jousse, un salarié de Suez, qui reste l’un des grands partenaires de Handi Eaux. Nathalie Guesdon, directrice générale des services du SyAGE, et Jean-Baptiste Ferrero, directeur de la communication, y ont participé.
« Handi-Eaux représente une formidable opération de partage, de dynamisme et de volonté », soulignait Françoise Balu, adjointe à la culture et au handicap de la mairie de Brunoy et cheville ouvrière de l’événement depuis ses débuts. La Francilienne émettait également un souhait, celui de réussir à ce que ces jeunes jouent un rôle lors des Jeux olympiques de 2024, « sous la forme de chants ou de danses, pendant la cérémonie d’ouverture ou de clôture. » Derrière la Francilienne, 40 jeunes de l’établissement La Cerisaie, à Brunoy, se préparait à effectuer une petite balade à kayak. S’ils se rendent régulièrement à la piscine, l’excitation d’aller sur une embarcation sur la rivière se lisait sur les visages de beaucoup. « C’est une journée très conviviale, riche en sport et très attendue par les jeunes », témoignait une enseignante spécialisée de l’institut. Cette année, peu de peur de s’élancer sur l’eau, tout le monde étant « pris dans le flot ». Autres petits moments de bonheur de la journée, des pensionnaires croisaient des camarades et éducateurs d’un établissement qu’ils avaient quitté. « Ils aiment ces retrouvailles », soulignait l’enseignante.
La journée se terminait par un goûter et un goût de satisfaction pour les organisateurs, qui espèrent une onzième édition avec encore d’avantage de jeunes et d’établissements, l’année prochaine.

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La renaturation de l’Île Panchout bat son plein

Depuis deux semaines, la deuxième phase du projet de renaturation de l’Île Panchout, à Yerres, s’est concrétisée sur le terrain et a commencé à transformer le paysage du lieu, prisé des promeneurs. Ces travaux sont réalisés par le service Gestion et Entretien des Rivières du SyAGE.
Les premières actions ont consisté en l’abattage de lauriers anciens, véritable écran végétal empêchant toute visibilité sur la rivière et de percevoir le caractère insulaire du site. Toutefois, pour limiter les vis à vis parfois disgracieux sur la rive faisant face à l’île, un rideau de lauriers a été conservé temporairement. Il sera supprimé d’ici quatre à cinq ans.
Le 7 mars, trois machines étaient en action afin de poursuivre le travail. Une pelle mécanique, manœuvrée par Cédric Barrier, a permis de déraciner les souches de laurier, de niveler le terrain et, ainsi, de préparer le terrain avant les nouvelles plantations. Un peu plus loin, Benjamin Quinton faisait disparaître les branches des arbres coupés dans une broyeuse, le broyat obtenu devant servir à pailler les plantations à venir. Enfin, Serge Brotin maniait la rogneuse, engin capable de détruire en quasi intégralité les souches les plus importantes des arbres abattus.
Mis en terre d’ici deux semaines, les arbustes « indigènes » qui remplaceront les lauriers « exotiques » seront de taille modeste, afin d’occuper rapidement les espaces dégagés. Il s’agit de cornouillers, noisetiers, viornes, aubépines, tilleuls, charmilles et érables. Au total, 70 sujets.
Ces travaux, qui devraient durer un mois, constituent la deuxième phase de ce projet de renaturation initié par le service Aménagement et Protection des Milieux du SyAGE. Un projet qui compte trois phases. La première a eu lieu en février 2017, tandis qu’une dernière phase est prévue pour l’hiver 2018-2019.

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Débitmètre à ultrasons pour l’Yerres

Hier, lundi cinq mars, une équipe du SyAGE a installé un débitmètre à ultrasons à Evry – Grégy-sur-yerres, au niveau du pont qui surplombe l’Yerres. Relié à la nouvelle* station de mesure en continu de la qualité de l’eau, l’équipement se compose de deux sondes, l’une mesurant la vitesse d’écoulement du cours d’eau, l’autre la hauteur d’eau. Le débitmètre, placé sur le tablier du pont et donc hors d’eau, sera plus facile à entretenir que celles qui sont immergées. Grâce aux données recueillies, il pourra être calculé le débit de l’Yerres. Les sondes permettront également de mesurer les flux d’ammonium et de phosphate, en rapprochant cette fois le débit et la concentration des deux matières dans l’eau.
L’installation du débitmètre a nécessité l’intervention en rappel de David Chéron, chef de l’équipe des bûcherons-élagueurs du syndicat. Une action spectaculaire qui a permis de relier par câbles les sondes à la boîte de branchement pour leur connexion à la station et qui a duré plusieurs heures. L’agent du Syage mettait là son expérience au bénéfice du service Maintenance des ouvrages d’Erkan Gani et de Romain Trotoux, présents également sur place, comme Franck Moritz, du service Contrôle des Milieux Naturels du syndicat.

La station de mesure d’Evry – Grégy-sur-Yerres est en cours de mise en service (raccordements et programmation des automates), après de premiers coups de pioche donnés en juin 2017.