Archives pour “Au fil de l’Yerres …”

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Abeilles Aide et Entraide, l’employeur qui cultive la solidarité

Virginie Gesbert (au premier plan), directrice d’Abeilles Aide et Entraide, et Eléa Laouari, chargée d’insertion, dans l’une des serres du site.

A Abeilles Maraîchères, on cultive 52 espèces de légumes, parfois anciennes, et 132 variétés. Bios. Et ceux qui les cultivent ont des parcours avec autant de variété. Mais tous ces cas d’espèces ont un point commun : leur difficulté à accéder ou à retrouver un emploi.

L’établissement, situé à Crosne, est officiellement un « chantier d’insertion » mais ce terme ne satisfait pas Virginie Gesbert, la directrice de l’association Abeilles Aide et Entraide, dont il dépend. La jeune femme préfère utiliser celui d’employeur solidaire. Solidarité à destination des 20 salariés qui travaillent, en moyenne, sur le site qui, outre la culture de légumes, de la graine au produit final, comprend également un poulailler et une activité espaces verts. Et, plus globalement, solidarité envers les 300 demandeurs d’emploi que l’association accueille chaque année dans ses deux antennes, pour les orienter, leur trouver des formations et, majoritairement, les salarier*. Avec des contrats, réalisés chez des personnes physiques ou morales, plus ou moins longs : parfois, deux heures mensuelles se révèlent un bon début pour reprendre pied. « Nous les accompagnons dans un projet professionnel, dans un projet de vie, souligne Virginie Gesbert. La première étape de ce parcours est de retrouver la confiance en soi. Souvent, ils n’ont pas travaillé depuis longtemps et beaucoup ont connu des épisodes de vie difficiles. La seconde est de les intéresser et les mobiliser. La troisième est de travailler sur un projet professionnel évolutif. »

Employeur multiservice

Thierry et Ibrahim nettoyaient les légumes destinés aux paniers vendus par l’association.

L’éventail des emplois proposés par Abeilles Aide et Entraide est large. Ils se rencontrent dans les domaines du nettoyage (de plus en plus, grâce aux marchés publics), des petits travaux (maçonnerie, peinture…), de la manutention, des espaces verts… C’est dans ce domaine que le SyAGE confie à l’association des opérations d’arrachage de renouée du Japon, plante fortement invasive. « Nous tenons à être multiservice, reprend Virginie Gesbert. Et de plus en plus. Par exemple, nous venons d’être contacté par une entreprise pour de la mise sous plis : c’est formidable car c’est une activité qui convient à des personnes qui ont des problèmes de santé et n’ont donc pas accès aux missions plus physiques. » Abeilles Maraîchère, comme chantier d’insertion, peut proposer des CDD d’insertion de six mois renouvelables et 26 à 35 heures mensuelles, qui permettent d’accélérer beaucoup de démarches, notamment de logement. Les autres contrats de l’association sont pour leur grande majorité des CDD d’usage (en « extra »), mensuels et qui peuvent comprendre peu d’heures de travail. Ce qui n’empêche pas les « sorties positives » de l’association, c’est-à-dire les demandeurs d’emploi qui quittent la structure pour un CDI, des CDD de plus de six mois, une formation qualifiante ou même un départ en retraite. Ces sorties positives sont largement majoritaires, représentant, par exemple, 71 % en 2016, en incluant les CDD de moins de six mois et les entrées en formation non qualifiante. Parmi elles, 24 % ont concerné des emplois durables (CDI et CDD de plus de six mois).

Paniers de légumes à vendre

Des « paniers » de légumes sont vendus par Abeilles Maraîchère chaque semaine.

Parmi ces sorties heureuses, figurent de belles histoires, comme celle de cet homme âgé de 40 ans, qui se trouvait dans une situation catastrophique à son arrivée à l’association. Abimé par problèmes d’alcool et comportementaux  hérités d’un contexte familial dramatique mais conscient d’avoir gâché les quarante premières années de sa vie, il a adhéré au parcours professionnel proposé par l’équipe permanente de l’association (16 postes), suivi une formation qualifiante qui a débouché sur un recrutement. Ou encore celle de cette femme à qui Abeilles a proposé d’abord un travail puis un poste de chef d’équipe. « Je voulais d’abord refuser car je ne m’en sentais pas capable, témoigne-t-elle dans le rapport d’activité 2016 de l’association. J’ai avancé dans ma vie, j’ai du travail stable et je dors bien. » La belle histoire, tout le monde peut aussi l’écrire en achetant les paniers de légumes qu’Abeilles Maraîchère propose chaque semaine**.

* Abeilles Aide et Entraide est une Association Intermédiaire. A but non lucratif, elle embauche des demandeurs d’emploi de la Communauté d’agglomération Val d’Yerres – Val de Seine pour les mettre à disposition, à titre onéreux, de donneurs d’ordre, personnes physiques ou morales. Chiffre d’affaires d’environ 2 millions d’euros en 2017. Son siège administratif se situe à Yerres : tél. 01 69 48 88 43. Elle compte des antennes à Draveil et Epinay-sous-Sénart.

** Paniers à 8 ou 13 euros, chaque semaine. Adhésion à l’année. Egalement vente directe, au 5, rue des bâtisseurs, à Crosne, le mercredi, de 16 h à 19 h et les jeudi et vendredi, de 9 h à 17 h. Téléphone : 09 67 21 18 40 et 06 08 10 96 75.

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Esat de Rosebrie : une ruche de métiers adaptés

Les brebis solognotes qui entretiennent à la belle saison les sites du SyAGE ne sont pas loin, dans leur prairie de deux hectares agrémentée d’un abri. De là, elles peuvent observer les locaux de l’Esat* de Rosebrie, où 160 personnes en situation de handicap mental ou psychique** travaillent. Cinq activités, et beaucoup plus de métiers, leur sont proposés : sous-traitance industrielle (montage, stockage, étiquetage…) ; blanchisserie industrielle (600 à 700 kilos de draps, vêtements professionnels… lavés chaque jour) ; entretien de locaux ; restauration collective (1 800 à 2 000 repas par jour) ; et Espaces verts (aménagement, entretien, ruches, éco-pâturage). « La majorité sont fiers d’avoir une activité professionnelle, de faire partie de la vie sociale, explique Evelyne Cocot (photo ci-contre), directrice de l’établissement qui fait partie de l’Apogei 94***. Notre mission est de permettre aux personnes n’ayant pas la possibilité de travailler dans un milieu ordinaire, de le faire. »

Un gabarit pour compter

Certains d’entre eux passent deux heures dans les transports pour arriver dans les locaux, situés à Mandres-les-Roses. D’autres habitent sur place, dans des hébergements en cours de réaménagement et d’extension. D’autres encore vivent chez des proches qui les conduisent, tandis qu’une minorité vient au volant de leur voiture. « Il y a autant de situations qu’il y a de travailleurs, reprend Evelyne Cocot. Il y a des personnes polyvalentes, d’autres monotâches, qui seraient perturbées si on leur demandait de changer. On s’adapte à ce qu’ils savent faire. Certains finissent par rejoindre le milieu ordinaire en vrai professionnel dans leur métier. » Ces adaptations s’observent sur le poste de travail. Dans l’atelier de sous-traitance industrielle, par exemple, des gabarits ont été confectionnés pour les travailleurs ne sachant pas compter. Des colonnes et des points leur permettent de visualiser le nombre de produits à rassembler avant de les mettre en sachet. Côté restauration collective, la légumerie se révèle particulièrement active, ce qui permet de proposer des crudités fraîches, découpées à la main. Une plus-value pour les deux menus du midi et le menu du soir, déclinés en plusieurs régimes (sans sel, hypocalorique, diabétique…) La cuisine de l’Esat fait d’ailleurs l’objet de visites de la part de structures voulant dupliquer cet équipement et son mode de fonctionnement en partenariat avec une entreprise de restauration collective, qui y détache des salariés. De son côté, l’équipe Espaces verts bénéficie de tous les outils professionnels mais les moniteurs qui les encadrent (il y en a une vingtaine toutes activités confondues à l’Esat) ne confient les plus potentiellement dangereux qu’à certains des travailleurs, préalablement formés.

Paradis des animaux

C’est parmi cette équipe que l’on retrouve les soigneurs des brebis « employées » par le SyAGE. Ils sont capables de les attraper, de soigner leurs ongles, de vérifier l’eau à leur disposition, de repailler leur abri… « Ils adorent les animaux, certains s’accroupissent et les brebis viennent autour, raconte Evelyne Cocot. Il y a également ici trois chats stérilisés par l’Esat et nourris par les travailleurs, par exemple. Ce qui est embêtant, c’est la mort des animaux. Ca marque beaucoup. C’est un moment difficile mais aussi celui d’en discuter avec eux. » L’équipe médico-sociale, composée notamment d’une psychologue et d’une psycho-motricienne, peut alors venir en renfort des moniteurs. En plus de l’éco-pastoralisme, le SyAGE confie également à l’Esat de Rosebrie l’entretien de chemins (taillage de haies, ramassage de feuilles, fauchage, ramassage de détritus…) dans treize communes différentes. Et ce n’est pas fini puisque de nouveaux pensionnaires devraient venir aider les « solognotes » dans leur tâche. Il s’agirait de plus petits modèles (40 kilos), venues des Landes.

Esat de Rosebrie : tél.: 01 45 10 26 00.

* Etablissement et services d’aide par le travail.

** On distingue le handicap mental (déficience intellectuelle, retard mental) du handicap psychique (troubles comportementaux).

*** L’Apogei 94 compte quatre grands pôle d’activité : travail et insertion économique (6 établissements, dont l’Esat de Rosebrie, ouvert en 1975) ; hébergement et insertion sociale (11) ; enfance éducation (5) ; établissements médicalisés (4). L’association parentale revendique 650 salariés.

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Cure de jouvence pour le lavoir d’Epinay-sous-Sénart

Le lavoir d’Epinay-sous-Sénart, situé avenue du 8 mai 1945,  se refait une beauté. Le chantier a débuté mardi dernier et devrait durer jusqu’à la fin de l’année, voire plus en cas d’intempérie.

Le bâtiment, qui s’était dégradé au fil du temps, va se doter d’une nouvelle toiture. Les tuiles ayant trop souffert, elles seront remplacées par de nouvelles, « vieillies » pour que leur apparence s’approche des originales, tandis que la charpente en bois sera traitée. Particularité de cette dernière, tout le coffrage avait été réalisé à l’aide d’ardoises. Le bois, on le retrouve également le long du bassin, là où les lavandières s’agenouillaient pour baigner le linge dans le bassin. Lui aussi sera traité et enduit d’une couche protectrice.

Mur de meulières

Les murs du vénérable édifice auront droit également à une attention appuyée. Sa façade d’entrée, composée de deux murs situés de chaque côté de la vanne d’arrivée d’eau, sera rejointée et grattée afin de faire ressortir les meulières. Même chose pour le muret situé en face, qui sera en plus décaissé et débarrassé de la chaux qui le recouvre. Les deux entrées du lavoir seront fermées par des portes pour éviter que des graffitis ne viennent détériorer de nouveau l’ensemble, comme cela a eu lieu encore depuis le début des travaux. De même, les murs seront enduits d’une solution anti-graffiti. A l’intérieur, ils seront grattés puis recouverts d’une nouvelle couche de chaux.

Au centre, le bassin fera l’objet d’un grand nettoyage, qui fera ressortir les pavais se trouvant au fond. Et devrait retrouver un niveau d’eau s’approchant de celui que les lavandières connaissaient alors. Pour l’instant, si le niveau manque, le bruit de l’eau est bien présent, ce qui laisse à penser qu’elle provient non de la rivière (la prise d’eau se situant trop haut) mais d’une ou plusieurs sources se trouvant dans le coteau.

Une histoire trouble

Le lavoir, qui avait déjà été restauré dans les années 1990, possède une histoire un peu trouble. On ne connaît pas exactement son année d’édification. « Les archives signalent la destruction d’un lavoir dans la commune en 1815, œuvre des armées ennemies qui occupent la commune après Waterloo. Ce n’est qu’en 1820 que l’Etat paiera les dommages de guerre à la commune. Les indemnités servent à rétablir le lavoir et le hangar qui l’abrite », raconte Sylvie Petitfils, archiviste de la mairie d’Epinay-sous-Sénart. En 1889, une délibération municipale fait état d’un projet de transformation de l’équipement, qui est « continuellement envahi par les eaux mal dirigées à Rochopt par l’usinier ». On envisage alors un déplacement et un agencement sur le modèle du lavoir de Mandres-les-Roses, avec « plancher mobile et crémaillère ». Mais les fonds manquent pour sa réalisation et, aujourd’hui, on ignore encore si elle a finalement eu lieu. Une chose est sûre, comme tous les autres lavoirs, celui d’Epinay a ensuite perdu peu à peu de son utilité à partir des années 60, de l’arrivée de l’eau courante dans les habitations et du développement des machines à laver le linge.

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Renouée du Japon : lutte ancienne, méthode nouvelle

La renouée du Japon n’est pas la bienvenue sur les berges de l’Yerres et du Réveillon et une campagne de lutte contre cette espèce invasive vient de débuter à Brunoy, menée par le SyAGE. Cette espèce n’est en effet pas une invitée très respectable. Envahissante, ses racines peuvent descendre à plus de trois mètres sous la surface du sol, lui permettant de coloniser des linéaires importants de berge. Elle y impose ses massifs très denses et élimine les espèces indigènes, avec pour conséquence le recul de la biodiversité et l’encombrement du paysage. De plus, la renouée laisse en hiver le sol nu en surface, ce qui peut provoquer une érosion et une déstabilisation des berges.

Une méthode qui fait ses preuves

Le nouveau chantier de destruction de l’espèce, situé sur la berge d’un bras mort de l’Yerres, dans le parc Morel d’Arleux, a débuté depuis quelques jours. Il concerne un site de 300 m² de renouée. L’enjeu est de taille, tant la plante est difficile à éradiquer. Mais le SyAGE expérimente une nouvelle méthode, qui a fait ses preuves lors de la campagne de lutte en 2016 : la technique du criblage – concassage. Elle est plus rapide, nécessite moins de main d’œuvre que l’arrachage et n’utilise aucun produit phytosanitaire. Concrètement, un engin, muni d’un godet cribleur-concasseur, extrait et broie les matériaux qui constituent le sol, les rhizomes (tiges souterraines) de renouée étant les principaux visés, avant de les remettre sur place. « La technique permet d’abîmer les rhizomes suffisamment pour que les blessures s’infectent et que les racines meurent une fois remises en place, explique Vincent Delecour, du service Aménagement et Protection des Milieux du SyAGE. Par ailleurs, réaliser ces opérations en bord de rivière, dans un sol régulièrement saturé en eau, permet de diminuer la reprise des rhizomes de la plante. » Une fois le travail de criblage – concassage effectué, le sol est recouvert d’un textile naturel biodégradable, en coquilles de noix de coco broyées, puis de matériaux sains, propices à la revégétalisation. Cette opération est réalisée avec le partenariat financier du Département de l’Essonne.

Visite d’une délégation de Grand Paris Sud

Jeudi, une équipe du Grand Paris Sud (agglomération qui regroupe 24 communes sur l’Essonne et la Seine-et-Marne), menée par Dominique Sauvage, responsable des Espaces verts du secteur Centre Essonne, est venue visiter le chantier. « C’est la première fois que l’on vient observer cette technique, expliquait Dominique Sauvage. Sur notre territoire, la renoué a colonisé principalement des lits de rivière. Pour l’éliminer, nous procédons à des fauchages, quatre fois par an, voire plus. » Visiblement convaincue par l’expérience, la délégation pourrait mettre en pratique cette méthode, notamment sur leur grand projet de réaménagement du Cirque de l’Essonne.

Des campagnes depuis 2012

Pour sa part, le SyAGE a réalisé en 2012 une campagne de terrain qui a permis de localiser 45 sites de renouée genre Fallopia aux abords de l’Yerres, du Réveillon, de Villeneuve-Saint-Georges à Varennes-Jarcy. 5 580 m² avaient alors été relevés par le service Aménagement et Protection des Milieux du syndicat. S’en suivirent plusieurs campagnes destinées à « maîtriser » le développement de la plante. La première en 2012, par arrachage, confinement par la pose d’un géotextile et plantation (prunelier, cornouiller et aubépine) avait concerné deux stations à Montgeron et Villeneuve-Saint-Georges sur plus de 1 000 m². En 2013, une station de 120 m² avait été traitée toujours par arrachage, puis déblai des sols infestés et plantation (roseaux) à Yerres. En 2016, le site de 300 m² se trouvait à Yerres. Parallèlement, le SyAGE a développé depuis 2014 un partenariat avec l’association Abeilles Aides et Entraides, de Yerres, pour procéder à des arrachages réguliers sur des petites stations de 50 m².

 

Inondations : des échanges pour mieux gérer l’avenir

Le 18 octobre dernier, au SyAGE,  le risque inondation a été au cœur d’échanges entre élus, représentants de l’Etat, d’entreprises et de collectivités et agents du syndicat. Objectif : mettre en commun les expériences et échanger pour mieux gérer l’avenir.

« On a été confronté à beaucoup d’incrédulité. » Le 18 octobre, Romain Colas, maire de Boussy-Saint-Antoine, partageait en introduction des travaux son expérience de la crue de juin 2016. Une manière pour la cinquantaine de participants à la journée d’échanges sur le risque Inondation, réunis au SyAGE, de se remémorer la violence des événements et la complexité de la réponse à y apporter.

Au menu de cette rencontre, pas de longs discours mais six tables d’échanges autour desquelles les participants ont travaillé sur trois thématiques : le bilan de la crue de juin 2016, la communication de crise et la culture du fleuve. Acteurs plutôt que spectateurs, les élus, représentants de l’Etat, d’entreprises et de collectivités, et agents du SyAGE, ont partagé leur expérience des événements de 2016 et mis en exergue les réussites et les manquements de leur action. L’exercice Sequana de 2016 a ainsi été salué. Il a permis une mise en place plus rapide des cellules de crise. La solidarité entre administrés a également été remarquée et louée, comme la réactivité des services publics et du SyAGE. En revanche, des difficultés ont été relevées comme l’absence de culture du risque, notamment celle de la population, le manque de matériels (embarcations, sacs de sable…), la coordination parfois imparfaite des services communaux et l’obsolescence de certaines informations contenues dans le Plan Communal de Sauvegarde (PCS).

INTOX ET CULTURE DU FLEUVE

Le deuxième atelier concernait une thématique présente en filigrane lors des débats du premier exercice : la communication. Parler le même langage, identifier dans chaque structure un référent communication et utiliser un même hashtag pour uniformiser les informations et alertes ont été les mesures les plus unanimement réclamées. La lutte contre les intox sur les réseaux sociaux a été abordée, tandis que des moyens plus traditionnels (réunions publiques de prévention, camionnettes avec haut-parleur, ambassadeurs dans les quartiers…) ont semblé indispensables, notamment en cas de rupture d’alimentation électrique.

Enfin, le troisième atelier a proposé aux acteurs de la journée de s’élever au-dessus des événements pour appréhender la question de la culture du fleuve. Après la mémoire de la crue, à entretenir au travers d’une signalétique idoine et d’événements permettant de fixer l’événement dans le temps, il s’agira de sensibiliser la population vers une réappropriation globale de la rivière, permettant de garder en tête ses dangers impondérables tout en appréciant ses attraits : paysage, balades, activités sportives et de loisirs…

La boîte à idées collective pouvait se refermer. La journée, animée par Jean-Baptiste Ferrero, directeur de la communication, et Loïck Guesdon, responsable du pôle Rivière au sein du SyAGE, avait tenu toutes ses promesses.


Les JO au menu de la 9e édition de Handi-Eaux

Plus d’une centaine d’enfants handicapés ont découvert les plaisirs de l’eau à l’occasion de la 9e édition de Handi-Eaux à Brunoy. Cette manifestation, à laquelle le SyAGE participe chaque année, avait pour thème les Jeux Olympiques. Au programme : canoë, pêche, plongée…

Organisée par Suez, la ville de Brunoy et la communauté d’agglomération Val d’Yerres Val de Seine, cette nouvelle édition de Handi-Eaux a réuni à la piscine de Brunoy plus d’une centaine d’enfants et de jeunes adultes handicapés des instituts médico-éducatifs des Vallées et de la Cerisaie, du centre d’initiation au travail et aux loisirs de Montgeron et du centre médico-pédagogique de Varennes-Jarcy.

Balade en canoë-kayak sur l’Yerres, découverte de la pêche, baptême de plongée dans la piscine, concours de tir à la corde… Différentes activités étaient proposées. L’événement, qui a pris de plus en plus d’importance au fil des années, mobilise plus de 50 bénévoles. Avant cette manifestation, les agents du SyAGE ont préparé et nettoyé la rivière et ses berges ; le jour J, ils ont surveillé les kayakistes débutants.

Au-delà de la découverte de l’eau, l’objectif est de permettre aux jeunes des différents établissements de se rencontrer et de partager ces moments ludiques.

Retour en images sur cette journée…

Un verger sort de terre à Montgeron et Villeneuve-Saint-Georges

Marie Madeleine, Belle de Pontoise et Comtesse de Paris ont pris leurs quartiers à Montgeron. Derrière ces noms se dissimulent des variétés de pommiers et de poiriers. En partenariat avec les Ville de Montgeron et de Villeneuve-Saint-Georges, le SyAGE a en effet supervisé un chantier de création d’un verger accessible au public et gratuit.

Sur cet espace de 6000m², des espèces de pommiers, poiriers et noyers ont été plantées ainsi que différents arbustes et buissons : églantiers, mûriers, cassissiers, sureaux ou encore néfliers. L’association des Croqueurs de Pommes d’Ile-de-France a apporté son expertise pour l’aménagement du verger et pour le choix des végétaux, les variétés locales et rustiques ayant été privilégiées.

Les deux communes concernées ont financé la fourniture des végétaux. De son côté le SyAGE a mis en œuvre et suivi les travaux de création du verger ainsi que la mise en place d’un obstacle (merlon et fossé) pour empêcher le passage de véhicules à moteur, notamment de quads. Le syndicat a également en charge l’entretien régulier des lieux (fauchage, ramassage des déchets…). Ce projet a par ailleurs bénéficié d’une subvention de 16000 euros environ de la part de l’Agence des Espaces Verts d’Ile-de-France.

Outre son but pédagogique, ce verger permet de valoriser cette parcelle, sur laquelle des problèmes de dégradations et de nuisances ont pu être observés. Il permet également de favoriser la biodiversité sur les bords de l’Yerres. Mais il faudra attendre quelques années avant que les arbres ne donnent des fruits.

 

Ile Panchout : le chemin recyclé

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Actuellement fermée au public, l’île Panchout à Yerres s’offre une cure de beauté. Supervisés par le SyAGE, des travaux y sont réalisés pour remettre le chemin en état, dans le cadre du projet Liaison Verte. Ce chantier s’accompagne d’une opération de revalorisation de la végétation des bords de rivière.

Finies les dalles de béton sur l’Île Panchout, à Yerres ! Place à un tout nouveau chemin en grave. Pas si nouveau en réalité car les anciennes dalles ont été retirées, concassées puis réintégrées sur les 600 mètres de promenade. Ce recyclage in situ évite la mise en charge et le transport de matériaux.

L’opération de broyage est impressionnante, la machine avalant entre 300 et 500 tonnes de béton par jour. Avant de disperser la nouvelle couche de grave concassée, il a notamment fallu retirer les racines puis poser un géotextile en guise de sous-couche pour renforcer la résistance du chemin. Ses abords vont également être ré-engazonnés.

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En parallèle, une opération de restauration de la ripisylve (végétation caractéristique des berges de cours d’eau) est également menée par le syndicat. Des ouvertures ont été créées dans la haie de lauriers palmes qui longe la rivière. A ces mêmes endroits, divers arbres et arbustes indigènes ont été plantés : aubépines, noisetiers, églantiers, aulnes…

Pour les promeneurs une déviation est mise en place, permettant de circuler du marché couvert jusqu’au site des deux rivières. Que les enfants soient rassurés, l’île sera rouverte pour la traditionnelle chasse aux œufs organisée par la commune.

Yerres : l’île Panchout se refait une beauté

Atout indéniable, l’île Panchout offre aux Yerrois la possibilité de s’immerger dans un écrin de nature à deux pas du centre-ville. Ce parc, d’une surface d’environ 7 hectares, situé sur la rive gauche de l’Yerres, compte nombre d’intérêts, au regard des habitués nombreux qui le fréquentent toute l’année. Pêcheurs, joggeurs, promeneurs, enfants ont chacun leurs habitudes au sein de ce poumon vert.

Toutefois, l’abondante végétation, véritable identité de l’île Panchout, pose aujourd’hui question. Vieillissement, densité et homogénéité des peuplements, fermeture du paysage, sont autant de problématiques qui ont amené les services de la ville de Yerres et du SyAGE, à réfléchir communément à la valorisation de la ripisylve* de ce parc. Initiée en 2014, cette réflexion a permis de présenter à la Commission Départementale de la Nature et de Protection des Sites (CDNPS), un projet aujourd’hui validé, visant à rappeler aux promeneurs le caractère insulaire du site. En ce sens, en accord avec la ville de Yerres, et avec la CDNPS, le SyAGE a mené une première opération au cours de l’hiver 2015, intervention au cours de laquelle, une quarantaine de dangereux peupliers sénescents ont ainsi été abattus.

Ouvertures et diversification

Aujourd’hui la restauration de la ripisylve se poursuit. Le SyAGE va réaliser, dès le mois de janvier 2017, une seconde intervention, visant à diversifier le paysage sur 4secteurs. Précisément, il s’agira de créer des ouvertures dans la dense et longue haie de Lauriers palmes qui longe le cheminement principal et qui empêche toute visibilité sur l’Yerres. Passée cette étape, les agents de l’équipe rivière du SyAGE réaliseront des plantations de diversification d’arbres et arbustes indigènes.

Afin de vous rendre compte du projet développé par le SyAGE, les schémas explicatifs ci-dessous vous permettent de visualiser davantage la finalité des opérations de restauration de la ripisylve. Essences plantées en janvier 2017 : Noisetier, Aubépine, Viorne, Cornouiller, Eglantier, Charme, Aulne.

*Ensemble de végétaux présents sur les rives d’un cours d’eau.

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Brunoy : les abords de l’aire de jeux sécurisés

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Pendant une semaine à Brunoy, les agents du service Gestion et Entretien des Milieux Naturels du SyAGE se sont activés pour élaguer les arbres en bordure de l’Yerres qui menacent l’aire de jeux pour enfants.

Ils ne sont que trois agents au SyAGE à être habilités pour grimper dans les arbres, à plus de 5 mètres, pour les élaguer. C’est à Brunoy, sur la base de loisirs « Reigate and Banstead », que les élagueurs du service Gestion et Entretien des Milieux Naturels sont récemment intervenus pour sécuriser l’aire de jeux des enfants. Jouxtant cet espace de divertissement, trois arbres situés sur les berges de l’Yerres ont dû être débarrassés de leurs branchages morts ou fragiles car ils représentaient un danger pour les familles et les promeneurs fréquentant les lieux.

L’opération d’élagage est toujours délicate et nécessite plusieurs mesures de sécurité, comme le port d’équipements spécifiques (gants, casques…) mais aussi  l’utilisation de harnais et de cordes. Pour chaque coupe à effectuer à la tronçonneuse, les agents prennent le temps d’échanger sur  la technique à employer. Le danger n’est pas seulement en hauteur. A terre, il faut prévoir la façon dont vont chuter les branches pour éviter à la fois les accidents et les dégradations d’autres végétaux notamment. Les branchages sont ensuite transformés en copeaux de bois, utilisés ensuite sur d’autres chantiers.

L’une des missions de ce service est l’élagage des arbres sur les bords de la rivière pour enlever du poids aux branches. A cet entretien régulier et planifié s’ajoutent des missions d’urgence plus ponctuelles pour assurer la sécurité des personnes, comme cette intervention ou le débitage d’un aulne déraciné.

Découvrez en images l’opération d’élagage :