Archives pour “L’eau dans tous ses états”

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Contrôle de conformité : un travail d’équipe

14h15, Eliane Jacobière, technicienne chargée du suivi des rejets industriels, ainsi que deux techniciens du service Assainissement et relations aux usagers, Thomas Guizien et Stéphane Huet de Guerville, arrivent dans l’entreprise dans laquelle ils vont réaliser un contrôle de la conformité assainissement. Ils sont tout de suite à pied d’œuvre. Le représentant de la société, qui fabrique et conçoit des éléments de façades, guide l’équipe du SyAGE dans les locaux. Objectif : repérer toutes les installations sanitaires, les équipements tels que siphons, cuves… raccordés au réseau de collecte public, ainsi que les stockages de produits polluants.

Le repérage terminé, l’équipe se scinde en deux. Thomas et Stéphane s’attaquent à la vérification du réseau des eaux usées. A l’intérieur, Stéphane verse du colorant vert fluo, la fluorescéine, dans chaque sanitaire ou évier, tour à tour. Thomas, lui, est sur la chaussée en face de l’entreprise. Il a retiré le tampon des eaux usées et celui des eaux pluviales. Les deux techniciens sont en relation par l’intermédiaire d’un écouteur et d’un micro. L’opération se déroule plusieurs fois : du colorant est versé dans un sanitaire, on observe son arrivée dans le réseau (« reçu ! », indique Thomas à son collègue pour que celui-ci « rince » la canalisation avant de tester un nouvel équipement) et on valide sur le plan du site. « S’il n’y a pas de colorant, il peut s’agir d’une fuite sur la canalisation. Si le colorant arrive dilué, on peut avoir affaire à un regard à décantation ou une fosse septique », explique le technicien.

Inspection de l’atelier

Pendant ce temps, Eliane fait le tour des locaux et notamment de l’atelier. Elle pose des questions, demande la destination de produits, l’alimentation des machines. Les ouvriers sont attentifs. Quelques bidons traînent à terre. L’agent du SyAGE recommande de les placer dans des bacs de rétention. Les chutes de tôlerie, elles, sont placées dans deux grands bacs pour récupération puis enlevées régulièrement par un ferrailleur. Au final, l’inspection n’a rien révélé d’anormal. « Les risques de pollution sont minimes dans l’atelier, notamment en raison de l’absence de siphons de sol », explique Eliane. On s’achemine donc vers une conformité et le renouvellement de l’autorisation de déversement de l’entreprise (obligatoire ; à renouveler tous les 5 ans).

Reste cependant à contrôler les canalisations des eaux pluviales. Un invité surprise va venir aider l’équipe du SyAGE : la pluie. De belles averses qui vont rythmer la vérification et en confirmer le résultat. Une vérification qui utilise une autre méthode. Fini le colorant, place aux résonnances. L’un des techniciens tape avec sa pioche sur une canalisation, tandis que le deuxième se penche pour écouter la sortie. Tout va bien, là aussi. Ce qui n’est pas toujours le cas, notamment lors des inspections qui suivent une pollution repérée par le service télégestion du SyAGE.

16h15, le diagnostic est terminé. L’équipe revient au siège du SyAGE.

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Renaturation : les élus se nourrissent de l’exemple de la Mérantaise

Le 21 novembre, une délégation composée d’élus et de représentants de communes membres du SyAGE * ont effectué une visite sur le terrain de l’opération de renaturation de la Mérantaise, un affluent de l’Yvette. Ils étaient accompagnés par Marie-Pierre Pinon, chargée d’opération rivière à l’Agence de l’eau Seine-Normandie, et d’agents du syndicat, à l’origine de la visite. Cette renaturation exemplaire, effectuée par le Siahvy en 2014 et 2015, a concerné une portion de 1,5 kilomètre de la rivière, située notamment dans le centre-ville de Gif-sur-Yvette.

« Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants. » C’est avec cette citation attribuée à Antoine de Saint-Exupéry que Michel Barret (ci-contre), président du Siavhy, a souligné l’importance de la renaturation des rivières. « Aujourd’hui, nous ne lançons plus aucun chantier qui ne corresponde pas à cet enjeu », soulignait l’élu. L’objectif de la renaturation, référencée dans la Directive cadre sur l’eau de l’Union européenne en l’an 2000, est de redonner la vie aux cours d’eau et améliorer la biodiversité, en facilitant notamment le transport des sédiments et la circulation des poissons par l’intermédiaire de la suppression des obstacles construits par l’homme. Des travaux qui passent parfois par un reméandrage (changement de tracé) de la rivière, comme dans le cas de la Mérantaise, et nécessitent surtout une importante concertation avec les riverains. « Il s’agit de conjuguer l’intérêt général et les intérêts privés », reprenait le président du Siahvy. Car la peur de l’inconnue, les changements esthétiques de la rivière, la baisse de la hauteur d’eau et l’abattage d’arbres ont pu générer inquiétudes et méfiance. Sans compter les « aléas » (erreur du cadastre, découverte d’une pollution…) et les exigences réglementaires.

Mais « le bon sens a pris le dessus », comme l’indiquait Jérôme Rozanski (ci-contre), chef du service milieux naturels du Siahvy. Le porteur du projet de renaturation a décliné les travaux qui ont été effectués. Notamment ceux destinés à « rattraper » les neuf mètres de dénivelés maintenus par des ouvrages qui donnaient à la rivière un « faciès d’étang », favorisaient la vase, les moustiques et ne proposaient qu’une biodiversité limitée dans ces milieux fermés. L’ensemble de ces travaux, effectués pour un coût de 4,5 millions d’euros HT, financés à 80 % par l’Agence de l’eau Seine-Normandie, comprenait également une partie hydraulique de lutte contre les inondations. Preuve de l’efficacité des réalisations, le centre-ville de Gif-sur-Yvette a été l’un des rares secteurs à ne pas avoir subi d’inondation en juin 2016.

La prise en compte des aspects patrimoniaux été partie intégrante de la réalisation, comme sur le site de l’ancien lavoir ou du jardin botanique, sur les terrains du CNRS. La rivière, rendue au mouvement, produit dorénavant un chant d’eau vive appréciable et bénéficie du retour d’espèces végétales ou animales.  » Les habitations ont gagné quelques points de valeur, avait remarqué Michel Barret lors de la présentation. Et la mairie a profité des travaux pour raccorder certains bâtiments au réseau d’assainissement collectif. »

Le bilan apparaît donc très positif. Et l’entretien de la rivière après renaturation n’est pas plus important qu’avant, soulignait enfin Jérôme Rozanski.

A noter qu’avant la délégation invitée par le SyAGE, le Siahvy avait reçu, la semaine précédente, une visite de l’Union européenne représentée par des experts de neuf pays, venue étudier la renaturation de la Mérantaise.

La question de la renaturation des cours d’eau sera au sommaire du magazine du SyAGE, L’Eau, qui sera distribué dans les gares le 18 décembre et disponible dans toutes les mairies du bassin versant de l’Yerres et au siège du syndicat, à Montgeron, à partir de cette date.

* Romain Colas, maire de Boussy-Saint-Antoine, vice-président du SyAGE chargé de la rivière l’Yerres; Christine Cotte conseillère municipale de Boussy-Saint-Antoine chargée de l’environnement; Annie Fontgarnand, première adjointe au maire de Crosne en charge du développement durable; Michel Noël, conseiller municipal de Montgeron en charge des bâtiments, de la sécurité et de l’accessibilité et élu du SyAGE; Jacky Gérard, adjoint au maire de Quincy-sous-Sénart chargé des travaux et de la sécurité et vice-président de la Communauté d’agglomération du Val d’Yerres en charge des nuisances environnementales; Michel Pinjon, conseiller municipal de Villecresnes délégué aux subventions travaux et élu suppléant du SyAGE; Roger Davito, directeur des services techniques d’Yerres; Marc Chesnel, du service des espaces verts d’Yerres. Pour le SyAGE, étaient présents Laurence Doreau, Sandrine Lefort, Vincent Delecour, Jean-Baptiste Ferrero et Loïck Guesdon.

 

 

A chaque saison, sa faune et sa flore : l’automne

Ambiance rivière

L’Yerres et ses abords abritent une riche biodiversité. Mais d’une saison à l’autre, la faune et la flore varient. A l’approche de l’automne, la nature commence à s’endormir et ne se réveillera qu’en février ou mars. Quelques plantes et animaux font exception.

Côté faune…

Hérissons, batraciens, insectes, serpents… Pour la majorité des habitants des lieux, l’automne est synonyme de sommeil prolongé. « La durée des journées raccourcit, les températures baissent et les ressources alimentaires deviennent plus rares. Ces animaux entrent en léthargie, une période où ils vont être très peu actifs » explique Vincent Delecour, chargé de la valorisation du patrimoine naturel au SyAGE.

Le hérisson peut ainsi faire son lit dans une vieille souche ou sous un tas de feuilles. Grenouilles et crapauds se réfugient sous un tronc couché ou dans les berges envasées. « Les chauves-souris trouveront une cavité soit dans du bâti ancien, un lavoir par exemple, soit dans des vieux arbres laissés délibérément pour elles le long de la rivière », ajoute Vincent Delecour. Enfin, les rares couleuvres entrent également en hibernation.

Quant aux oiseaux, la plupart prennent leur envol dès le mois de septembre pour effectuer leur migration vers le Sud. C’est notamment le cas des passereaux : hirondelles, martinets ou encore fauvettes à tête noire. A l’inverse, d’autres arrivent comme les tarins des aulnes.

En revanche, ni sommeil, ni migration pour les espèces invasives comme les ragondins et les perruches à collier. Les moineaux domestiques restent également bien visibles dans le paysage « mais ils ont tendance à se rapprocher des hommes et des habitations pour trouver leur nourriture », indique Vincent Delecour. De leur côté, les écureuils roux s’activent, effectuant des réserves pour affronter l’hiver.

Côté flore…

Finies les belles couleurs ! Pour l’ensemble des fleurs et plantes situées aux abords de l’Yerres, ne restent que les tiges sèches. Seules les salicaires, les guimauves et les pulicaires arborent encore quelques fleurs à l’automne.

Une plante se distingue toutefois par sa floraison inversée, qui a lieu en automne. « Le lierre, dont les fleurs constituent à cette époque une manne alimentaire pour les abeilles avant qu’elles n’aillent passer l’hiver à l’abri », précise Vincent Delecour.

Prochain épisode : la faune et la flore en hiver…

Changement climatique : le bassin Seine-Normandie élabore son plan d’adaptation

Industrie und Natur

À l’instar de Nathalie Guesdon, Directeur Général des Services du SyAGE, François Sauvadet a signé, au nom du Comité de bassin Seine-Normandie dont il assure la présidence, le Pacte de Paris sur l’eau et l’adaptation au changement climatique. Suite logique de cet engagement, le 31 mars dernier a été lancée une démarche participative d’élaboration d’un plan d’adaptation au changement climatique dans le bassin Seine-Normandie. Décryptage des points-clés de ce processus en devenir.

 

Atténuation ou adaptation ?

Pour lutter contre le changement climatique, une seule solution devrait logiquement s’imposer : s’attaquer à ses causes en atténuant notamment de façon drastique nos émissions de gaz à effet de serre. Mais, comme l’ont souligné bon nombre d’experts, un  réchauffement planétaire d’environ +2°C d’ici la fin de siècle devient inéluctable, les efforts entrepris par les acteurs internationaux devant permettre de ne pas aller au-delà.

C’est à la lumière de ce constat qu’est apparu un autre impératif : il ne s’agira plus uniquement de lutter contre le changement climatique, mais aussi d’adapter nos modes de vie et nos comportements à ses effets.

« Selon les scénarios des scientifiques, les ressources en eau devraient plus ou moins diminuer sur le bassin d’ici la fin de siècle, tandis que les besoins en eau risquent d’augmenter ! », s’exclame Sarah Feuillette, responsable du service prospective de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie. « C’est pourquoi  il est important de réfléchir à de nouveaux modes de consommation et à une répartition équitable de l’eau entre les différents usagers. C’est dans cet esprit qu’une concertation en vue de l’adoption d’un plan d’adaptation à l’échelle du bassin a été lancée », continue-t-elle. En effet, si la question de l’atténuation relève surtout des politiques d’aménagement du territoire, du logement et des transports, celle de l’adaptation concerne de plain-pied la politique de l’eau.

Pour autant, comme cela a été rappelé lors d’une séance du comité de bassin spécialement dévolue au changement climatique le 31 mars 2016, « la première mesure d’adaptation, c’est l’atténuation ». En d’autres termes, et comme l’a souligné Jean Jouzel, climatologue pour le groupe d’experts sur le climat de l’ONU, il y a encore un énorme effort à faire du côté de l’atténuation, pour être dans un scénario où nous pourrons encore être capables de nous adapter.


 
De nouveaux usages de l’eau

En 2010, un plan national d’adaptation au changement climatique a été lancé suite au Grenelle de l’Environnement afin d’aider la France à faire face et à tirer parti des nouvelles conditions climatiques.  Ce plan contenant déjà un volet consacré à l’eau, d’aucuns pourraient alors se demander ce que le plan d’adaptation du bassin Seine-Normandie apporte de plus en la matière.

Si le plan national faisait des économies d’eau son argument central, celui du bassin Seine-Normandie envisage la possibilité d’une « réduction de la dépendance à l’eau ». Autrement dit, pour s’adapter au changement climatique, peut-être est-il temps de comprendre que nous pourrions modifier nos comportements pour aller vers plus de sobriété. Ce changement de paradigme consistant, par exemple, à permettre dès que possible à l’eau de pluie de s’infiltrer où elle tombe au lieu de ruisseler, ou  à opter pour des productions peu consommatrices d’eau.

Plus généralement, le plan d’adaptation au changement climatique du bassin Seine-Normandie consistera à mettre en œuvre des mesures permettant de mieux réguler le cycle hydrologique, qui pourrait être fortement perturbé par les effets du changement climatique.

 

Un engagement de tous les acteurs

Selon Patricia Blanc, directrice générale de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie, le plan d’adaptation sera « un document cadre, qui n’aura pas de valeur réglementaire en tant que tel mais qui alimentera d’autres documents ».

En effet, suite au succès de l’Accord de Paris, dont le principe était de partir sur l’engagement volontaire de chacun des pays plutôt que de leur imposer  des objectifs, l’enjeu du plan d’adaptation sera d’inspirer les acteurs du bassin grâce à de nombreux exemples, afin qu’ils puissent les décliner de manière concrète grâce aux outils appropriés (SDAGE, programmes de l’agence, SAGE, SCOT, PLU, etc).

Preuve de l’investissement des acteurs du bassin Seine-Normandie, depuis quelques années déjà, des solutions locales d’adaptation et d’atténuation voient le jour sur le territoire. Ainsi le SyAGE a lancé, dès mars 2013, « Objectif : zéro rejet », qui est une grande campagne de sensibilisation sur  la gestion des eaux pluviales, incitant particuliers et professionnels à mettre en œuvre des solutions de stockage, d’infiltration et de désimperméabilisation sur leur propre parcelle.

En outre, le Syndicat assure la gestion de plus de 70 espaces paysagers (bassin de rétention d’eaux pluviales, noues, etc) sur les zones urbanisées de son territoire, et contribue à la meilleure connaissance de 2000 hectares de zones humides sur l’ensemble du bassin versant. Tous ces espaces agissent comme autant de puits de carbone dont les actions conjuguées contribuent à limiter le réchauffement de la planète.

Mise en œuvre du SAGE de l’Yerres : des résultats encourageants pour l’avenir !


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À l’approche du comité de pilotage qui se déroulera la semaine prochaine, nous vous proposons de revenir sur les grands enjeux et les objectifs attendus dans le cadre du contrat de bassin de l’Yerres amont et de ses affluents en compagnie d’Amélie Agogué, animatrice de ce programme d’actions visant à protéger la ressource en eau.

Le jeudi 14 avril, le COPIL (Comité de pilotage) se réunira à Tournan-en-Brie pour faire le point sur les réalisations menées l’année passée sur le territoire concerné par le contrat de bassin 2014-2018.
Ce rendez-vous annuel réunissant les maîtres d’ouvrage, représentants de l’État, collectivités territoriales et des membres du SyAGE définira également les grandes orientations à venir pour atteindre les objectifs initiaux suivant un calendrier prévisionnel. L’occasion pour nous de vous présenter le bilan des engagements respectifs de tous les acteurs pour améliorer l’état des masses d’eau dans cette partie du bassin versant de l’Yerres.

 

Parmi les grand enjeux énoncés, l’amélioration de la qualité des eaux superficielles et souterraines reste l’une des principales priorités du contrat, pouvez-vous nous présenter les réalisations phares sur cette thématique qui ont vu le jour en 2015 ?

Tout d’abord, des actions structurantes et pérennes ont été menées concernant les eaux usées.
D’importants chantiers d’assainissement collectif ont démarré à La Croix-en-Brie et à  Solers, ce qui améliorera à terme la qualité de l’Yvron et de l’Yerres. On peut également souligner l’engagement d’opérations de réhabilitation des installations d’assainissement non collectif, par exemple sur le secteur des Gués de l’Yerres. Par ailleurs, des démarches préventives ont été engagées pour la protection de la ressource en eau captée dans la nappe du Champigny. Cette nappe utilisée pour l’eau potable subit la pression polluante d’activités s’exerçant en surface ; les démarches engagées visent à prévenir ces pollutions diffuses, résultant de l’épandage de produits phytosanitaires par exemple.

 

La restauration des milieux aquatiques et plus particulièrement la préservation des zones humides demeure un objectif majeur pour préserver la biodiversité de nos rivières, quels sont les défis que vous rencontrez aujourd’hui ?

Effectivement, l’atteinte du bon état des rivières passera nécessairement par un meilleur respect du grand cycle de l’eau et la reconquête des fonctionnalités écologiques des milieux aquatiques.

Ce volet du contrat n’est pas toujours plébiscité par les maîtres d’ouvrage, car il touche à des enjeux socio-économiques et privés et pas simplement à des compétences institutionnelles ou techniques. Par exemple, l’eau est un bien commun mais les rives de l’Yerres et de ses affluents sont privées.

C’est un domaine où il faut chercher à concilier les usages avec les objectifs assignés par les politiques de l’eau. Une approche transversale et multipartenariale est donc nécessaire pour que la reconquête des milieux aquatiques résulte d’un consensus sur le territoire. Mon rôle d’animatrice consiste à faciliter cette coordination, mais certains ingrédients de base sont indispensables, notamment au niveau politique et financier.

 

Dans la perspective de l’interdiction d’utiliser des produits phytosanitaires pour entretenir les espaces verts en 2017, quels sont les aménagements prévus par les collectivités locales pour développer de nouvelles pratiques ?

La majorité des communes du territoire est déjà consciente de l’intérêt de raisonner et de diminuer l’emploi des produits phytosanitaires. La démarche peut aller jusqu’au « zéro phyto », c’est à-dire l’abandon total des produits de désherbage. De ce fait, l’entretien est mieux ciblé et différencié selon les espaces. Le savoir-faire des jardiniers est davantage sollicité pour composer et aménager les espaces (choix des variétés, plantes couvre sol, jachères, enherbement, etc.). Si nécessaire, il est toujours possible d’avoir recours à des techniques alternatives aux produits chimiques : désherbage manuel, mécanique ou thermique.

Une petite histoire de l’assainissement

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Quai Voltaire, coupe du collecteur des quais, 1899 (Photo (C) RMN-Grand Palais (musée d’Orsay)/ Hervé Lewandowski)

De nos jours, il suffit de pousser un bouton, de vider un évier ou encore d’ouvrir une bonde pour être débarrassé des eaux que nous avons souillées. Tout se passe comme si elles disparaissaient de nos esprits au moment même où elles sortaient de nos maisons. Mais, ce qui nous paraît relever d’une « magie ordinaire » est pourtant le fruit d’une évolution des consciences et des techniques à travers les siècles.

 

Du « tout à la rue » au « tout à l’égout »

Si, au VIème siècle avant JC, Rome était déjà pourvu d’un grand collecteur récupérant les eaux usées de la ville pour les jeter dans le Tibre, cette construction resta malheureusement une exception historique qui ne fût pas amenée à se généraliser.

En effet, dès le Moyen-Âge, les systèmes d’évacuation des eaux sales mis au point par les Romains, ne sont plus utilisés. Conséquence de cet abandon, la mode du « tout à la rue » commence à se démocratiser dans les grandes villes, entraînant insalubrité, épidémies et pestilences. C’est, par ailleurs, cette absence d’évacuation des eaux usées qui favorisa la transmission du bacille de la Peste en 1348, causant la mort de près d’1/3 de la population française.

Si les grandes épidémies firent des ravages sans pareil, elles eurent paradoxalement l’avantage de faire avancer considérablement les progrès en assainissement. Ainsi la peste de 1530 réglementa le nettoyage des rues et imposa dans chaque maison la construction d’une « fosse à retrait ». Et l’épidémie de choléra de 1832 poussa le préfet de police parisien de l’époque à prendre des mesures draconiennes pour stopper l’insalubrité.

C’est en 1854 que l’ingénieur hydrologue Eugène Belgrand, sous les ordres du Préfet Haussmann, mis en place un réseau d’égouts pour acheminer les effluents vers la Seine en aval. En 1894, la réglementation en vigueur contraignit les immeubles parisiens à déverser eaux pluviales et usées dans les canalisations nouvellement créees. Celles-ci se chargeant alors de les transporter, dans un réseau dit « unitaire », jusqu’à l’aval de la Seine. Le tout-à-l’égout était né.

 
Épurer les eaux

Avancée remarquable pour l’assainissement dans la capitale, les travaux d’Eugène Belgrand eurent néanmoins pour revers de déplacer la pollution dans le Nord-Ouest parisien. Conscients de cette nécessité d’épurer les eaux avant de les rendre au milieu naturel, les ingénieurs Mille et Durand-Claye entreprirent des essais d’épandage des eaux usées dans les plaines agricoles aux alentours d’Asnières et de Gennevilliers.

Economiquement très rentables, ces premières expériences d’épuration biologique furent couronnées de succès.  En effet, selon les deux ingénieurs, « une tonne d’eau d’égout coûterait 0,10 francs à fabriquer, rien qu’en achat de matière première » si l’épandage agricole n’était pas réalisé avec cette méthode.

Mais l’urbanisation galopante des abords de la capitale ne permit bientôt plus de trouver des terres où épandre les eaux usées. C’est pourquoi, suite à ce premier galop d’essai, plusieurs stations d’épuration aux méthodes toujours plus rigoureuses seront installées au cœur de la capitale.  Aujourd’hui, près de 530 stations parsèment l’Île-de-France, pour une population de 11,6 millions d’habitants.

 
Séparer les réseaux

Les problèmes d’épuration réglés, les réseaux « unitaires » occasionnaient encore des pollutions non négligeables. En effet, ces canalisations intègrent à leur structure des « déversoirs d’orage », dont la fonction est de récupérer l’excédent transitant dans les réseaux en période de grosse pluie, pour le rejeter directement et sans aucun traitement vers le milieu naturel.

C’est en prenant conscience de ce problème que les agences de bassin ont initié la création des réseaux dit « séparatifs », scindant la collecte des eaux usées – dirigées vers la station d’épuration – de celle des eaux pluviales – évacuées vers le milieu naturel. « Outre ce problème de pollution, bon nombre de stations d’épuration, dont les capacités de stockage étaient sous-dimensionnées au regard du volume d’eau qu’elles avaient à traiter, ont accueilli favorablement le changement vers le séparatif, nous apprend Delphine Devin-Collgon, chef du service Assainissement et Relations aux Usagers ».

Si la séparativité des réseaux a été effectuée sur le territoire du SyAGE dès 1987, de fortes contraintes urbanistiques et financières n’ont pas permis cette transformation dans d’autres lieux. Paris, par exemple, a conservé son réseau unitaire. En effet la longueur de l’ensemble de ses conduits (2600 kilomètres), ainsi que leur proximité avec bon nombre d’immeubles et de monuments classés historiques, font partie des paramètres qui ont rendu impossible une transition vers le séparatif.

Ainsi, comme le dit Jean-Claude Deutsch, Professeur à l’école national des ponts et chaussées, « l’ensemble des paramètres qui sont en jeu (économiques, institutionnels, techniques, contrôle des branchements, mise en oeuvre de méthodes alternatives de stockage) ne facilite pas le choix [entre réseau unitaire et séparatif]. Ce qui semble à peu près acquis aujourd’hui, c’est que dans les centres-villes où le réseau unitaire existe depuis longtemps, il ne semble pas raisonnable d’envisager la transformation en réseau séparatif pour des raisons d’analyse coûts-avantages. Par contre, il faut bien maîtriser le fonctionnement des déversoirs d’orage de manière à minimiser l’impact des rejets directs. Dans les nouvelles urbanisations en amont, il faut plutôt se diriger vers un séparatif […] en portant une attention particulière au contrôle des branchements au moment de la construction et dans la durée ».

C’est pourquoi, au SyAGE, les services techniques effectuent régulièrement des contrôles de branchements chez les particuliers et les professionnels du territoire afin de vérifier leur bon raccordement au réseau séparatif, et offrent conseils et expertises en cas de non-conformité.

Loi Biodiversité : un trait d’union entre l’Homme et la Nature

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Fauvel / CC BY-SA 2.0

Portée par la Ministre de l’Environnement Ségolène Royal depuis mars 2014, la loi Biodiversité – ou « projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages » – est présentée ce mois-ci devant l’Assemblée Nationale pour un 2ème passage. C’est l’occasion pour le blog du SyAGE de faire un point à mi-parcours sur la philosophie de cette loi, et d’en présenter quelques éléments-clés.

 
Un peu d’histoire…

Préserver la nature, cela implique-t-il nécessairement de la figer à la manière d’un paysage de carte postale ? Si les premières mesures de protection de l’environnement – comme la création d’espaces dédiés – tendaient à abonder dans ce sens, il est vite apparu nécessaire de prendre en compte le dynamisme propre à la biodiversité pour améliorer les conditions nécessaires à sa préservation.

C’est ainsi qu’à la création des Parcs Nationaux dans les années 60 succédèrent des initiatives comme Natura 2000, réseau connecté d’espaces naturels à l’échelle européenne, et plus récemment la création de la Trame Verte et Bleue, initiée grâce au Grenelle de l’Environnement. Chacune de ces politiques tentait d’allier préservation de la biodiversité et aménagement du territoire.

S’inscrivant à la suite de cette philosophie, la loi Biodiversité a pour enjeu de « renforcer et étendre ce qui a fait ses preuves [et de] simplifier et clarifier ce qui s’est additionné au fil du temps », explique Ségolène Royal.

 
Le principe de solidarité écologique réaffirmé

Le terme de biodiversité désigne la diversité du monde vivant, à tous ses niveaux : des gênes jusqu’aux écosystèmes, en passant par les espèces. Or son développement est aujourd’hui mis à mal par des activités industrielles mal maîtrisées qui engendrent pollutions des sols, des eaux et fragmentation des habitats naturels. De plus, non contentes de participer à une érosion du vivant d’une manière qui n’a pas d’égal dans l’histoire de l’humanité, ces activités accélèrent le réchauffement climatique en relâchant dans l’atmosphère de grandes quantités de carbone.

C’est pourquoi lutter efficacement pour la reconquête de la biodiversité implique de prendre en compte l’ensemble des facteurs concourants à son érosion. C’est cette nécessaire intrication entre politiques de protection de la nature et transition écologique qui a conduit le texte de la loi à inclure dans ses statuts la création de l’Agence Française pour la Biodiversité. Celle-ci aura la charge de coordonner l’action de l’Etat et des collectivités, en vue d’un « cadre stratégique commun » pour la reconquête de la biodiversité.

Ainsi s’ouvrent de nouvelles perspectives dans le champ de la conservation de la nature, qui reposait traditionnellement sur une opposition entre espaces naturels et espaces anthropisés. Dorénavant, il s’agira de replacer l’homme comme « un compagnon voyageur des autres espèces dans l’odyssée de l’évolution », selon les mots de l’écologiste américain Aldo Leopold. Et c’est cette philosophie que le principe de « solidarité écologique » – appelant à prendre en compte les interactions avec les écosystèmes dans toutes prises de décisions publiques – vient réaffirmer dans l’article 2 du projet de loi.

« La gestion de l’eau au niveau du bassin ou du sous-bassin hydrographique était déjà présente dans le code de l’environnement. Néanmoins, l’affirmation du principe de solidarité écologique vient conforter l’idée selon laquelle la seule échelle cohérente pour gérer une rivière est celle du bassin-versant », nous explique Nathalie Gil, Directeur Juridique du SyAGE. « En effet, ajoute-t-elle, l’eau coule de sa source jusqu’à sa confluence, charriant avec elle tout un écosystème. Sachant cela, séparer la gestion de l’amont de celle de l’aval serait absurde, et contreviendrait au principe de solidarité écologique ».

Pour plus de renseignements sur les différentes mesures proposées par le « projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages », cliquez ici.

« Il faut montrer qu’il y a des alternatives viables face aux problèmes que posent les produits phytosanitaires »

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Piloté par les Ministères de l’Agriculture et de l’Environnement, le plan Ecophyto 2 a été mis en place fin 2015, et vise à réaffirmer un objectif de diminution du recours aux produits phytosanitaires avec notamment une interdiction de la vente des herbicides de type glyphosates en libre-service dès le 1er Janvier 2017.
 
La mise en place de ces nouvelles réglementations sont l’occasion pour nous de vous apporter un éclairage sur le sujet, en compagnie d’Amandine Lebreton, coordinatrice agriculture / alimentation pour la Fondation Nicolas Hulot.

 
 
 

Outre les interdictions à venir de leur vente ou de leur utilisation, les principaux moyens pour inciter à la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires consistent en une application du principe pollueur-payeur ou en une promotion des méthodes alternatives. Selon vous lequel de ces moyens a apporté le plus de résultats ?

Ces deux méthodes ne sont pas à opposer. Au contraire, elles doivent être complémentaires. Ainsi le principe pollueur-payeur sera beaucoup plus efficace si les sommes récupérées servent à financer intégralement les méthodes alternatives à l’utilisation des produits phytosanitaires. C’est aujourd’hui partiellement le cas, mais cette tendance doit s’accentuer car elle donne des résultats efficaces.

Ainsi, le réseau de fermes « Dephy », créé à l’occasion du plan « Ecophyto » et spécialisé dans l’expérimentation des systèmes économes en produits phytosanitaires, a pu montrer qu’en raisonnant l’utilisation des pesticides, il était possible de réduire de 15 % leur usage.

 

Les insecticides de type néonicotinoïdes sont accusés d’être responsables du déclin des insectes de type pollinisateurs, dont les abeilles. L’interdiction de plusieurs de ces produits dès 2008 en Italie a fait chuter la mortalité des ruches de 37 à 15 % en 3 ans. Tandis que le 22 Janvier 2016, les Sénateurs français ont repoussé l’interdiction de l’usage de ces produits. Comment expliquez-vous cette différence de mentalité ?

Tout changement se fait dans la durée, c’est indéniable. Et l’Italie ne fait pas exception à cette règle : il a fallu une succession de prises de conscience pour arriver à ce résultat.

Néanmoins, partout dans le monde, les études sur les pesticides néonicotinoïdes se succèdent et prouvent leur impact sur l’ensemble des écosystèmes. L’année dernière, il est même sorti une étude dans laquelle il était affirmé que ces produits pouvaient avoir un impact sur le développement du cerveau des enfants. Il est donc légitime de se demander ce qu’on doit attendre de plus pour légiférer sur leurs interdictions.

Aujourd’hui, les parlementaires de tous bords politiques ainsi que l’ensemble des acteurs de la société civile deviennent de plus en plus convaincus de l’impact néfaste des néonicotinoïdes sur notre santé et notre environnement. J’espère donc que le nouveau passage de la loi Biodiversité à l’Assemblée Nationale en Mars sera couronné de succès.

 

La nécessaire réduction des produits phytosanitaires en milieu agricole et non agricole est acceptée et comprise par la grande majorité des français. Que voudriez-vous dire à ceux qui aujourd’hui en doutent encore ?

Même si une grande partie de notre alimentation a été produite en utilisant des pesticides, il ne faut pas pour autant en déduire qu’il est impossible de faire autrement.

J’invite, par exemple, ceux qui en doutent encore, à lire l’étude « Ecophyto R&D », réalisée par l’INRA. Ses résultats montrent qu’il est possible de réduire de 40% l’utilisation de pesticides en grande culture, certes en diminuant les rendements mais toujours en maintenant les marges.

L’idée, donc, n’est pas d’être alarmiste, mais de montrer qu’il y a des alternatives viables face aux problèmes que posent les produits phytosanitaires.

Quand l’Yerres se pare de son manteau d’hiver …

On dit souvent qu’en hiver, la nature se repose. Il n’en est rien, ses besoins sont justes différents. Découvrez comment le SyAGE s’occupe de votre rivière quand le mercure descend…
 

En hiver, le niveau d’eau monte et fait plonger les branches basses des arbres situées sur les berges dans la rivière, formant ainsi des embâcles plus fournis qu’à l’accoutumée. Si ces derniers peuvent constituer des niches appréciées par la biodiversité aquatique environnante, leur trop grande accumulation conduirait in fine à obstruer le cours d’eau. Par conséquent, il est nécessaire de tailler les branches basses dès le début de l’hiver.

De manière générale, nous apprend Arnaud Barez, chef du service Gestion & Entretien des Rivières, « l’élagage se fait principalement en hiver car, durant cette saison, toute la sève est concentrée dans les racines des arbres ». En effet, l’absence de sève dans les extrémités rend la cicatrisation suite à la coupe plus rapide et plus naturelle, et permet ainsi d’éviter autant que possible la transmission de maladies.

C’est pourquoi, par exemple, la taille « en têtard » des saules se fait aussi durant cette saison. Les branches récupérées à cette occasion serviront alors aux futurs travaux de fascinage effectués par le SyAGE.

 

L’hiver, une saison plus propice aux risques d’inondations

Au fur et à mesure que l’Yerres s’écoule de sa source jusqu’à sa confluence, elle accumule dans son lit un volume croissant d’eaux pluviales. Et comme « les longues pluies caractéristiques de la période hivernale renforcent les risques d’inondations dans la vallée de l’Yerres », selon Alexia Giroud, animatrice du PAPI du bassin-versant de l’Yerres, alors les secteurs urbanisés situés à la confluence avec la Seine sont d’autant plus concernés par les risques d’inondations quand l’hiver vient.

Ainsi le SyAGE effectue des tests hebdomadaires des 8 ouvrages hydrauliques dont il a la gestion, de Villeneuve-Saint-Georges à Varennes-Jarcy. Ceci afin de parer au risque de gel de l’huile contenue dans leurs vérins hydrauliques. En effet, « même si l’huile ne gèle qu’à -18 degrés, les dysfonctionnements qui en résulteraient seraient dangereux pour leur intégrité », nous prévient Arnaud.

Comprendre l’action du SyAGE dans la lutte contre les inondations : L’avenue de la Résistance à Yerres

 

Outre le service public de l’assainissement collectif, le SyAGE assure aussi la gestion des eaux pluviales sur son territoire. La bonne exécution de ces deux compétences est possible grâce à la division du système de transport en deux réseaux distincts : celui dans lequel transitent les eaux usées pour rejoindre la station d’épuration de Valenton, et celui consacré aux eaux pluviales, qui les acheminent directement vers le milieu naturel.

Début 2006, quelques habitants des rues perpendiculaires à l’avenue de la Résistance à Yerres, située non loin de la Forêt de Sénart, se sont plaints d’inondations sur leur propriété. Le SyAGE a tout de suite été alerté afin qu’une solution puisse être trouvée le plus rapidement possible.

Sous l’Avenue de la Résistance passe un collecteur d’eaux pluviales – canalisation principale sur laquelle est branchée une série de conduites secondaires. Ce collecteur a pour fonction de récupérer les eaux de ruissellements arrivant par les avaloirs et les eaux pluviales issues des propriétés privées, pour ensuite les acheminer jusqu’à la rivière.

Lors de forts épisodes pluvieux, cette canalisation se remplissait très rapidement, et n’était plus en mesure de recueillir toutes les eaux acheminées par les conduites des rues perpendiculaires. Celles-ci refluaient alors, et provoquaient des inondations chez les particuliers.

Pour remédier à cela, il a été décidé de construire 4 bassins de rétention d’eaux pluviales enterrés à 3 mètres sous terre, parallèles au collecteur et reliés à ce dernier par des tuyaux d’alimentation. D’un volume utile de 1235 m3, ces ouvrages ont vocation à recueillir l’excédent d’eaux de pluie arrivant dans le collecteur principal, et ainsi permettre au réseau de ne pas être engorgé.

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                                               Pose d’un bassin de rétention d’eaux pluviales enterré

« Ces bassins assurent aussi une fonction de dépollution », indique Cyril Gitton, chef du service Entretien aux Communes au SyAGE. En effet, chaque conduite reliant bassin et collecteur est équipée d’une vanne qui, par temps sec, est complètement ouverte. Mais qui, après que le bassin se soit rempli complètement, se ferme 8h durant, afin d’assurer le processus de décantation des matières solides, et ainsi épurer les eaux de ruissellements contenues dans ces structures. « Malgré son efficacité, ce procédé n’égale pas celui, plus sophistiqué, utilisé dans les dépollueurs d’eaux pluviales situés à proximité du rejet en rivière», tient à préciser Cyril.

Grâce à ces travaux, les inondations pluviales ont pu cesser chez les riverains concernés.