Archives pour “Non classé”

Read More

L’île Panchout poursuit sa mue

A Yerres, les travaux de renaturation de l’île Panchout se poursuivent. Entièrement conçus et réalisés par le Syage, ils ont atteint l’étape de la plantation des nouvelles espèces indigènes à la suite de la livraison, hier, des premiers arbustes sur le site, fournis par un pépiniériste franciliens. Ces cornouillers, tilleuls, charmilles, noisetiers, viornes, aubépines et aussi charmes et érables, qui seront au total 70, bénéficient d’une implantation de type « sauvage » (pas d’alignement, pas de géométrie particulière).
Hier, les agents du SyAGE Serge Brotin, Cédric Barrier et Benjamin Quinton ont procédé aux premières plantations de cette deuxième phase, qui a commencé le 21 février (voir nos articles des 20 février et 8 mars). Après avoir préparé les fosses, ils ont installé des viornes lantanes et aubépines, qui produiront cet été de jolies fleurs en forme de boules couleur crème, assez odorantes. Ne dépassant pas 3 mètres de hauteur pour le moment, ces arbres et arbustes atteindront jusqu’à 15 mètres d’ici quelques années. Pour assurer une bonne reprise une fois implantés, les agents du SyAGE veilleront sur eux durant toute la saison de végétation 2018 (arrosage, binage…).
La dernière phase de la renaturation de l’île Panchout se déroulera l’hiver prochain et concernera un autre secteur géographique du site.

Read More

On gaine bien les canalisations

L’hiver est arrivé et le froid s’est installé. Ce dernier présente-t-il un risque pour les canalisations ? Bertrand Goulley, du service travaux du SyAGE, se veut rassurant. « Le risque de gel est écarté pour plusieurs raisons. D’abord parce que les canalisations sont placées à une profondeur minimum de 60 centimètres, profondeur calculée en fonction des températures de notre région. Ensuite, les réseaux d’assainissement sont le plus souvent placés plus bas encore, pour laisser la place aux autres réseaux (énergie, télécom…), sur lesquelles il faut intervenir plus souvent. La température des flux des eaux usées écartent également le risque de gel. Enfin, la dimension des canalisations font que seul un tiers de la surface est normalement utilisée : l’écoulement pourrait continuer même s’il y avait du gel », énumère-t-il. Et le technicien de définitivement rassurer : « Il faudrait vraiment qu’on subisse une période sibérienne pendant un mois entier pour qu’on connaisse ce phénomène ! ». Même si le dérèglement climatique est une idée communément admise, on semble se placer là dans la fiction.

Caméras dans les réseaux

Cependant, il arrive que les canalisations subissent des dégradations, pour d’autres raisons que le froid. En témoignent les travaux qui vont commencer le 27 novembre rue Camille Saint-Saëns, à Santeny, ou ceux qui s’effectueront en tout début d’année prochaine rue de la Sablière, à Yerres, et avenue de la République, à Montgeron. « Ce qui peut dégrader les réseaux est la formation d’un gaz, l’hydrogène sulfuré (H2S), dans les réseaux des eaux usées. Ce gaz attaque la structure des plus vieilles canalisations. » Ces trous peuvent provoquer des pollutions vers l’extérieur du réseau et des apports d’eau parasites dans les autres canalisations. Pour vérifier l’état du réseau, et repérer d’autres causes de détériorations comme les écrasements, perforations, joints défaillants et autres branchements pénétrants, le service Entretien aux communes du SyAGE mandate des entreprises afin d’inspecter l’état des réseaux. Ces contrôles, systématiques en cas de travaux de voirie, s’effectuent au moyen de caméras insérées dans les canalisations. Le SyAGE possède également l’un de ces petits engins depuis 2011. Il diffuse ses images sur un écran devant lequel un technicien relève les dégâts constatés.

Gaine structurante

Pour réparer ces dégradations, il existe une technique présentant bien des avantages : le gainage ou chemisage continu. Le principe ? Une conduite souple est poussée à l’intérieur de la canalisation. Elle est chauffée pour épouser la forme de la conduite, par polymérisation, devenant une gaine structurante sur une grande longueur, parfaitement étanche et délivrée des joints pouvant s’abîmer des canalisations classiques. D’autre part, la technique permet de ne pas creuser de tranchées, évitant ainsi aux utilisateurs de la voirie les désagréments liés à ce type de travaux. Enfin, le coût de ces réparations représente une économie d’environ 30 % par rapport à l’ouverture de la voirie. Elles ne sont cependant pas éligibles lorsque les dégradations sont très importantes ou que la conduite n’est plus alignée. Pour les plus petites réparations, en revanche, on n’utilise ni l’une ni l’autre de ces techniques mais on fait appel à un robot, qui peut notamment fraiser les concrétions de béton ou de graisse qui ont pu se former au fond des canalisations.