Contrats de bassin : 3 questions à Laetitia Mondion, animatrice du contrat Yerres aval

Publié le 22 juin 2017

Quel bilan tirez-vous du contrat 2010-2015 ?
S’agissant de la gestion de l’eau, plusieurs démarches collectives ont émergé. Ainsi 700 enquêtes de mise en conformité des branchements des bâtiments publics ont été réalisées et 50 édifices ont été mis en conformité. Du côté des industriels, 600 enquêtes de mises en conformité des branchements ont été menées tandis que 68 entreprises ont effectivement mis leurs branchements aux normes. Par ailleurs, 12 nouvelles communes se sont engagées dans la démarche de réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires, 3 communes ayant même atteint le zéro-phyto en 2015*.

Qu’en est-il des effets sur la qualité de l’eau ?
Toutes les opérations réalisées dans le cadre du contrat ont contribué à l’amélioration de la qualité des masses d’eau, même si ces bénéfices envers le milieu ne sont pas toujours détectables via les analyses d’eau. Nous avons pu observer une diminution des concentrations en pesticides, ce qui démontre l’intérêt pour les collectivités de poursuivre dans cette voie. Par ailleurs, toutes les mises en conformité de branchements des bâtiments publics, des particuliers et des entreprises, les réhabilitations, créations et extensions de réseaux ont joué un rôle essentiel dans l’amélioration de la qualité des eaux. À l’avenir, les travaux de restauration des continuités écologique et hydromorphologique des cours d’eau seront vraiment complémentaires pour améliorer encore et de façon significative l’état des eaux.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?
Si les maîtres d’ouvrages apprécient la sensibilisation sur le thème de l’eau, le fait d’être accompagnés dans le suivi des actions et la dynamique de ces démarches collectives.Ils constatent cependant un manque de moyens financiers pour répondre aux objectifs du contrat. De plus, la complexité du montage des dossiers de demandes de subventions constitue un frein pour la réalisation de certaines opérations. En revanche, le Contrat de Bassin est un réel « outil » fédérateur pour les acteurs du territoire.
*Depuis le 1er janvier 2017, les communes n’ont plus le droit d’utiliser de produits phytosanitaires, sauf espaces à contrainte.

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