Contrôle de conformité : un travail d’équipe

Contrôle de conformité : un travail d’équipe

Publié le 29 novembre 2017

14h15, Eliane Jacobière, technicienne chargée du suivi des rejets industriels, ainsi que deux techniciens du service Assainissement et relations aux usagers, Thomas Guizien et Stéphane Huet de Guerville, arrivent dans l’entreprise dans laquelle ils vont réaliser un contrôle de la conformité assainissement. Ils sont tout de suite à pied d’œuvre. Le représentant de la société, qui fabrique et conçoit des éléments de façades, guide l’équipe du SyAGE dans les locaux. Objectif : repérer toutes les installations sanitaires, les équipements tels que siphons, cuves… raccordés au réseau de collecte public, ainsi que les stockages de produits polluants.

Le repérage terminé, l’équipe se scinde en deux. Thomas et Stéphane s’attaquent à la vérification du réseau des eaux usées. A l’intérieur, Stéphane verse du colorant vert fluo, la fluorescéine, dans chaque sanitaire ou évier, tour à tour. Thomas, lui, est sur la chaussée en face de l’entreprise. Il a retiré le tampon des eaux usées et celui des eaux pluviales. Les deux techniciens sont en relation par l’intermédiaire d’un écouteur et d’un micro. L’opération se déroule plusieurs fois : du colorant est versé dans un sanitaire, on observe son arrivée dans le réseau (« reçu ! », indique Thomas à son collègue pour que celui-ci « rince » la canalisation avant de tester un nouvel équipement) et on valide sur le plan du site. « S’il n’y a pas de colorant, il peut s’agir d’une fuite sur la canalisation. Si le colorant arrive dilué, on peut avoir affaire à un regard à décantation ou une fosse septique », explique le technicien.

Inspection de l’atelier

Pendant ce temps, Eliane fait le tour des locaux et notamment de l’atelier. Elle pose des questions, demande la destination de produits, l’alimentation des machines. Les ouvriers sont attentifs. Quelques bidons traînent à terre. L’agent du SyAGE recommande de les placer dans des bacs de rétention. Les chutes de tôlerie, elles, sont placées dans deux grands bacs pour récupération puis enlevées régulièrement par un ferrailleur. Au final, l’inspection n’a rien révélé d’anormal. « Les risques de pollution sont minimes dans l’atelier, notamment en raison de l’absence de siphons de sol », explique Eliane. On s’achemine donc vers une conformité et le renouvellement de l’autorisation de déversement de l’entreprise (obligatoire ; à renouveler tous les 5 ans).

Reste cependant à contrôler les canalisations des eaux pluviales. Un invité surprise va venir aider l’équipe du SyAGE : la pluie. De belles averses qui vont rythmer la vérification et en confirmer le résultat. Une vérification qui utilise une autre méthode. Fini le colorant, place aux résonnances. L’un des techniciens tape avec sa pioche sur une canalisation, tandis que le deuxième se penche pour écouter la sortie. Tout va bien, là aussi. Ce qui n’est pas toujours le cas, notamment lors des inspections qui suivent une pollution repérée par le service télégestion du SyAGE.

16h15, le diagnostic est terminé. L’équipe revient au siège du SyAGE.

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