Échanges d’expériences subaquatiques

Publié le 22 novembre 2016

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Ils ne se croisent généralement que dans l’urgence. Cette fois, le SyAGE, les sapeurs-pompiers plongeurs du SDIS 91 et les scaphandriers chargés de l’entretien des ouvrages hydrauliques se sont retrouvés à Montgeron, sur les bords de l’Yerres pour échanger sur leurs pratiques et partager leurs expériences. 

Pour la première fois, le SyAGE a organisé une formation réunissant le service Gestion et Entretien des Rivières, des sapeurs-pompiers de la section plongée du SDIS 91 (service départemental d’incendie et de secours de l’Essonne) et des scaphandriers professionnels de la société chargée de l’entretien des ouvrages hydrauliques situés sur l’Yerres. « L’objectif est de familiariser les secouristes plongeurs aux spécificités de la rivière, de leur présenter le fonctionnement des ouvrages hydrauliques et les dangers qu’ils peuvent représenter pour eux », explique Arnaud Barez, chef du service Gestion et Entretien des Rivières.

Renforcer la sécurité des plongeursphoto_1

Pour rendre cette présentation concrète, les participants ont passé la matinée près du barrage de Chalandray. Les 7 autres ouvrages gérés par le SyAGE sur l’Yerres ont le même fonctionnement. « Cette rencontre permet de faire passer des messages essentiels : pour pouvoir plonger un technicien du SyAGE doit toujours être présent et le barrage doit être consigné. On travaillera ainsi plus en sécurité à l’avenir », précise Johan Gensse, chef d’unité au sein du SDIS 91.

Avec plus de 6000 plongées à son actif en 20 ans de pratique, Dominique Bod ne manquait pas d’anecdotes ce matin-là. Chef de chantier et responsable hyperbare, il connaît bien les dangers des plongées à proximité des barrages, telles les aspirations. Il sait aussi quand il ne faut pas s’aventurer dans l’eau. Qu’il s’agisse d’inspections ou de travaux d’entretien des barrages à réaliser sous l’eau, les scaphandriers de la société dans laquelle il exerce sont toujours au nombre de trois. En dépit des nombreuses précautions et mesures de sécurité, leur métier n’est pas sans risque. « L’intérêt de cette rencontre est de comprendre dans quelles conditions les sapeurs-pompiers peuvent venir nous aider, souligne Dominique Bod. C’est aussi l’occasion de leur montrer notre activité et de leur présenter le matériel très spécifique que nous utilisons. » Johan Gensse ajoute : « Les scaphandriers ont un niveau d’expertise très intéressant pour nous. Lors de nos interventions, nous sommes contraints d’agir vite. Eux, en revanche, ont le temps de préparer bien en amont et à tête reposée leur travail et d’étudier les ouvrages. Ce sont aussi ces connaissances qu’ils nous apportent aujourd’hui. »

photo_2Faire le lien

Outre les aspects techniques et les questions de sécurité, cette journée a surtout permis de faire le lien entre les différents acteurs susceptibles d’intervenir près des ouvrages hydrauliques et d’identifier les bons interlocuteurs. « On ne se voit généralement que dans l’urgence et, dans ces cas-là, on ne se parle que deux minutes », indique Johan Gensse.

Au menu de la matinée : discussions, présentation de matériels et exercices pratiques de plongée. La formation s’est poursuivie l’après-midi dans les locaux du SyAGE avec une présentation du syndicat, un retour sur la crue de mai-juin, etc. Une autre rencontre de ce type aura lieu le 12 décembre prochain. A l’issue, les 28 plongeurs du SDIS 91 auront été formés.

Revivez en images les temps forts de la formation :

 

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