Inondations : des échanges pour mieux gérer l’avenir

Publié le 9 novembre 2017

Le 18 octobre dernier, au SyAGE,  le risque inondation a été au cœur d’échanges entre élus, représentants de l’Etat, d’entreprises et de collectivités et agents du syndicat. Objectif : mettre en commun les expériences et échanger pour mieux gérer l’avenir.

« On a été confronté à beaucoup d’incrédulité. » Le 18 octobre, Romain Colas, maire de Boussy-Saint-Antoine, partageait en introduction des travaux son expérience de la crue de juin 2016. Une manière pour la cinquantaine de participants à la journée d’échanges sur le risque Inondation, réunis au SyAGE, de se remémorer la violence des événements et la complexité de la réponse à y apporter.

Au menu de cette rencontre, pas de longs discours mais six tables d’échanges autour desquelles les participants ont travaillé sur trois thématiques : le bilan de la crue de juin 2016, la communication de crise et la culture du fleuve. Acteurs plutôt que spectateurs, les élus, représentants de l’Etat, d’entreprises et de collectivités, et agents du SyAGE, ont partagé leur expérience des événements de 2016 et mis en exergue les réussites et les manquements de leur action. L’exercice Sequana de 2016 a ainsi été salué. Il a permis une mise en place plus rapide des cellules de crise. La solidarité entre administrés a également été remarquée et louée, comme la réactivité des services publics et du SyAGE. En revanche, des difficultés ont été relevées comme l’absence de culture du risque, notamment celle de la population, le manque de matériels (embarcations, sacs de sable…), la coordination parfois imparfaite des services communaux et l’obsolescence de certaines informations contenues dans le Plan Communal de Sauvegarde (PCS).

INTOX ET CULTURE DU FLEUVE

Le deuxième atelier concernait une thématique présente en filigrane lors des débats du premier exercice : la communication. Parler le même langage, identifier dans chaque structure un référent communication et utiliser un même hashtag pour uniformiser les informations et alertes ont été les mesures les plus unanimement réclamées. La lutte contre les intox sur les réseaux sociaux a été abordée, tandis que des moyens plus traditionnels (réunions publiques de prévention, camionnettes avec haut-parleur, ambassadeurs dans les quartiers…) ont semblé indispensables, notamment en cas de rupture d’alimentation électrique.

Enfin, le troisième atelier a proposé aux acteurs de la journée de s’élever au-dessus des événements pour appréhender la question de la culture du fleuve. Après la mémoire de la crue, à entretenir au travers d’une signalétique idoine et d’événements permettant de fixer l’événement dans le temps, il s’agira de sensibiliser la population vers une réappropriation globale de la rivière, permettant de garder en tête ses dangers impondérables tout en appréciant ses attraits : paysage, balades, activités sportives et de loisirs…

La boîte à idées collective pouvait se refermer. La journée, animée par Jean-Baptiste Ferrero, directeur de la communication, et Loïck Guesdon, responsable du pôle Rivière au sein du SyAGE, avait tenu toutes ses promesses.


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