La goutte d’eau de Marie

La goutte d’eau de Marie

Publié le 22 mars 2018

Dans le cadre de la Journée mondiale de l’eau, coordonnée par l’Organisation des nations unies – eau, qui a lieu aujourd’hui, 22 mars 2018, le SyAGE est allé à la rencontre de Marie Fournier, une jeune étudiante en L3 de l’IAE Gustave Eiffel (Paris XII). La jeune femme âgée de 20 ans a participé fin novembre 2017 à un challenge étudiant organisé par l’Université Paris est Créteil et la Pépite 3EF *. Le thème général de l’événement ? « Assurer l’approvisionnement en eau de toute la planète ». Vaste ambition qui a mené l’équipe de la jeune étudiante à la première place du concours. Même si l’aventure n’a pas eu de suite, que des étudiants travaillent sur la problématique de l’eau est en soi intéressant. Et comme il est dit sur le site de l’organisation de la Journée mondiale de l’eau : « Une goutte d’eau est flexible. Une goutte d’eau est puissante. Rien n’est plus nécessaire qu’une goutte d’eau. »

 

SyAGE : Comment s’est passé ce concours ?

Marie Fournier : « Nous étions une équipe de six personnes composée d’élèves de l’IAE Gustave Eiffel et de l’Ecole nationale des ponts et chaussées. Cependant, nous n’étions plus que trois à la finalité du projet. Nous avions tiré au sort la problématique suivante : « La ville intelligente optimise les services et les coûts à l’aide des nouvelles technologies pour améliorer la vie des habitants. Votre challenge: Imaginez une start-up opérateur de l’eau dans une smart-city : quels services ? Quelles actions citoyennes ? Quel rôle social ? ». Face à cette problématique, nous avons trouvé assez compliquée l’idée de raisonner à l’échelle de la ville et nous avons décidé de plutôt nous concentrer sur un prototype d’habitations. Finalement, le projet consistait à « créer un système connecté quasi-fermé de récupération, de traitement et d’utilisation différenciée de l’eau dans les foyers pour avoir des villes durables moins gourmandes en eau ». »

 

SyAGE : Sur quel projet avez-vous abouti ?

Marie Fournier : « Nous sommes partis d’un constat simple : un foyer demande énormément d’eau pour son fonctionnement et l’eau utilisée est toujours très propre et potable alors que certaines activités n’en n’ont pas nécessairement besoin (l’eau utilisée pour faire la vaisselle ne pourrait-elle pas être réutilisée pour un autre usage, comme les toilettes par exemple ?). Ainsi, notre fonctionnement de traitement des eaux se fait grâce à une colonne de charbon actif qui traite l’eau avant de la réintroduire dans le circuit. Le circuit commence par la récupération des eaux de pluie –> passage colonne à charbon –> affichage sur le sélecteur connecté lorsqu’elle est remplie –> douche, machine…  –> repassage dans la colonne –> toilettes –> envoi sur le roof top où l’eau chargée en minéraux est traitée par des roseaux puis envoyée dans notre jardin potager. »

 

 

SyAGE : Travailler sur l’eau a-t-il changé votre vision de cette problématique ?

Marie Fournier : « A titre personnel, je ne m’étais jamais intéressée à la problématique de l’eau. Je dirai que je vie égoïstement comme une citoyenne occidentale qui ouvre le robinet et trouve normal d’y avoir de l’eau potable. Mais avec ce projet et toutes les informations que nous avons eues, j’ai réfléchi à cette réelle problématique que peut et pourrait représenter l’eau dans les années futures et notamment les conflits d’usage qu’il y’aura autour dans le monde entier.
En dehors de la denrée rare qu’elle représente, je n’avais jamais pensé qu’il était possible « d’optimiser » l’eau, et c’est réellement ce que l’on a cherché à faire dans ce projet. Lorsque l’on apprend que l’eau des toilettes est une eau potable, on se rend compte réellement du nombre de progrès qu’il nous reste à faire dans ce domaine. »

* Pôle étudiant pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneuriat dans l’est francilien.

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