La technologie sonar : des experts au service des usagers

Publié le 21 octobre 2015

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Le réseau de transport des eaux usées géré par le SyAGE s’étend notamment le long de l’Yerres et du Réveillon, au cœur même de la vallée. Son entretien nécessite des moyens matériels conséquents ainsi qu’une synergie entre les différents acteurs de l’assainissement. Retour sur une coopération exemplaire entre le Syndicat et ses partenaires …

Le SyAGE gère le réseau de transport des eaux usées sur l’ensemble du territoire du Syndicat couvert par la compétence « Assainissement ». Cela correspond à 113,7 km de conduites, recueillant les effluents de 18 communes pour les acheminer jusqu’à la station d’épuration de Valenton, régie par le SIAAP. Après traitement, les eaux sont restituées au milieu naturel.

 
Une technologie de pointe adaptée aux réalités du terrain

L’inspection régulière des réseaux d’assainissement est réalisée afin de détecter préventivement d’éventuelles fuites ou encrassements qui conduiraient à un débordement et une pollution du milieu environnant. La technologie la plus communément utilisée pour réaliser cette opération est celle de l’inspection télévisée (ITV). Elle nécessite de curer la canalisation à inspecter et détourner les effluents censés y transiter. Puis, il est nécessaire de placer dans la conduite un robot composé d’un chariot motorisé et d’une caméra orientable à 360° télécommandée depuis la surface. Ce robot est en mesure de parcourir 150 mètres en amont et en aval dans la canalisation.

Cette méthode permet de faire un diagnostic des éventuels travaux de maintenance à mettre en œuvre sur les canalisations inspectées, dans un environnement urbain pourvu de conduites facilement accessibles. Mais, dans les endroits où les réseaux sont difficiles d’accès, comme c’est le cas le long de l’Yerres et du Réveillon, la technologie sonar devient nécessaire.

Contrairement aux inspections télévisées « classiques », cette dernière ne nécessite pas un curage et un dévoiement préalable des effluents. En effet, dans le cadre de son utilisation, le sonar est attaché sur la base d’un porteur roulant, lui permettant ainsi de scanner la partie immergée de la canalisation. Une caméra, fixée aussi sur le porteur roulant et surélevée par rapport au sonar, filme la partie en dehors de l’eau. Toujours pilotable par télécommande depuis une régie placée à la surface, le sonar a ceci d’avantageux par rapport à l’ITV « classique » qu’il peut effectuer des auscultations sur une plus longue distance (de 400 à 600 mètres, en amont comme en aval).

Extrait vidéo d’une inspection à l’aide de la technologie sonar

Ainsi, s’il est vrai que l’inspection par sonar ne remplace pas l’efficacité de celle réalisée par le biais d’une ITV, elle permet néanmoins un pré-diagnostic essentiel pour déterminer le niveau d’encrassement et les fissures éventuelles.

« Il y a quelques mois, nous avons dû enlever en urgence une racine qui avait fissuré le réseau de transports d’eaux usées qui passe sous la plaine d’Epinay-sous-Sénart, à côté de l’Yerres, nous raconte Victorien Liesse, responsable de la campagne d’auscultations sonar pour SUEZ – délégué par le SyAGE pour réaliser cette opération. Cette intervention a été compliquée et des moyens importants ont dû être mis en œuvre. Cela aurait pu être évité avec des auscultations sonars préliminaires. En effet, leur objectif est de diminuer la fréquence des interventions d’urgence. Et donc de limiter drastiquement la possibilité de pollution dans le milieu naturel ».

 

Une première expérience réussie

Du 25 août au 15 septembre dernier, 12 des 113,7 km des conduites en fond de vallée de l’Yerres ont été inspectées avec succès à l’aide de cette technologie. Ce projet, dirigé conjointement par Amira Kaddour, chargée d’opérations de travaux d’assainissement, et Caroline Roubertier, ingénieur d’études, est le fruit d’une véritable coordination entre les services du Syndicat et ceux de SUEZ. En effet, selon Amira, « la diversité des problématiques rencontrées lors de cette campagne a su mobiliser un grand nombre de compétences au sein du Syndicat ».

Le service « Gestion & Entretien des Rivières » a notamment effectué des opérations de défrichages, afin d’accéder aux zones rendues difficiles d’accès par la végétation environnante. La Direction Juridique a aussi été mise à contribution. Déborah Raspaud, juriste, nous apprend « qu’il a été nécessaire d’obtenir des autorisations d’occupation des propriétaires privés pour les points d’accès au réseau situés sur les terrains n’appartenant pas au SyAGE». Ces différentes actions réalisées en amont de l’inspection sonar ont grandement favorisé l’avancée du projet.

Les premiers résultats de cette opération permettront prochainement de définir les zones de travaux prioritaires, et contribueront au renouvellement des collecteurs d’eaux usées.

 

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