« Les poissons sont de bons indicateurs de la qualité des eaux. »

Publié le 20 octobre 2016

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Identifiés, mesurés, pesés et comptés, lors des pêches électriques, les poissons sont observés à la loupe avant d’être remis à l’eau. La Fédération de l’Essonne pour la pêche et la protection du milieu aquatique en effectue tous les ans dans les rivières du département et, pour la première fois en 2016, dans l’Yerres. Mélodie Rakotomahanina, responsable technique, nous en dit plus sur ces opérations et leurs objectifs.

Pourquoi faites-vous des pêches électriques ?

La directive cadre sur l’eau impose une évaluation régulière des rivières qui passe notamment par un suivi des poissons. Ceux-ci constituent en effet de bons indicateurs de la qualité des eaux car ils sont en fin de chaîne alimentaire. La Fédération de l’Essonne a mis en place un observatoire pour recueillir des données et des éléments de comparaison sur l’ensemble des rivières du département. Chaque année, en septembre et octobre, nous réalisons des campagnes de pêche électrique sur une quinzaine de stations. Nous attendons ensuite trois ans pour opérer de nouveau aux mêmes endroits. Ces stations sont des portions de rivière représentatives de l’ensemble du cours d’eau. Les pêches électriques nécessitent d’avoir une formation et une habilitation électrique spécifique. C’est pourquoi nous faisons appel à d’autres fédérations départementales (77, 75 petite couronne) pour nous aider et inversement.

Comment se déroule une pêche électrique ? pesee2

Il en existe deux sortes. Dans le cas d’une pêche complète, nous prospectons à pied le cours d’eau sur la totalité de la station. Le principe est de créer un champ électrique dans l’eau entre deux électrodes pour étourdir les poissons. Lorsqu’une rivière monte à plus de 70 cm ou est très envasée, nous effectuons l’opération depuis un bateau, en plongeant les électrodes de façon aléatoire à différents points, de l’aval vers l’amont.

Quelles sont les données recueillies et à quoi servent-elles ?

Les poissons sont identifiés, mesurés, pesés et comptés. Ensuite, ils sont rejetés à l’eau, à l’exception des espèces exotiques envahissantes comme la perche soleil, le poisson-chat les écrevisses invasives. Ces éléments nous apportent des informations sur la densité des populations, l’état de la biomasse, la qualité des eaux et l’évolution de tous ces paramètres. Par exemple, il peut y avoir un déséquilibre carnassiers/poissons blancs. Nous pouvons aussi observer plus ou moins d’espèces tolérantes à la pollution, ce qui nous renseigne sur l’état des eaux. Ensuite, nous intégrons ces éléments dans notre base de données et nous les transmettons au service de l’eau de la DTT (direction départementale des territoires) et du syndicat concerné.

Qu’en est-il de l’Yerres ?

Nous avons effectué des pêches électriques pour la première fois cette année dans la Vallée de l’Yerres sur trois stations. Ces nouvelles données vont nous servir de base pour les prochaines campagnes. Nous pouvons aussi nous appuyer sur celles qui avaient été recueillies auparavant par des bureaux d’études, par exemple pour évaluer l’impact de la crue de juin sur les populations piscicoles.

 

Un commentaire

  1. Patrimonio

    Bonjour

    serait-il possible de recevoir les résultats de ces pêches électriques ?

    Merci et bien cordialement

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