Liaison Verte : 3 questions à Laurence Doreau, chargée de projet au SyAGE

Publié le 27 juin 2017

Comment en est-on arrivé à ce résultat aujourd’hui après 20 ans de réflexion et de travaux ?

L’engagement continu et persévérant des acteurs du SyAGE (élus et agents) a permis de faire naître un projet d’une telle envergure, car il s’étale autant dans le temps que dans l’espace. La Liaison Verte n’aurait toutefois pas pu voir le jour sans le concours des communes concernées, avec lesquelles nous avons travaillé de concert. Il a en effet fallu qu’elles fassent l’acquisition des terrains quand cela était nécessaire, mais aussi que nous travaillions ensemble pour que chaque portion s’intègre en harmonie dans le paysage et réponde aux besoins spécifiques de chaque commune. Ce fut un travail de longue haleine, qui a pris plus de temps que prévu. Tout d’abord, en raison du classement de la vallée de l’Yerres selon la loi de 1930 sur la protection des sites, où chaque projet d’aménagement doit être autorisé par arrêté ministériel, mais ensuite parce que la Liaison Verte a été adaptée en fonction de l’évolution de la situation et des opportunités de rachat de terrain qui se sont présentées. Enfin, ce projet a pu être mené jusqu’au bout grâce à la volonté commune des élus locaux qui ont compris que la Liaison Verte profite à tous les usagers du territoire.

Ces dernières années, les possibilités de promenades se sont multipliées le long de l’Yerres et du Réveillon. Quels sont les aménagements les plus significatifs selon vous ?

Les lieux qui me tiennent le plus à cœur sont ceux qui permettent de se promener dans un espace où nous pouvons totalement nous déconnecter de la ville alors que nous y sommes en plein cœur. Je pense notamment à la plaine de Chalandray située entre Yerres et Montgeron ou à la promenade le long du Réveillon à Yerres car nous pouvons nous y balader sans entendre le bruit d’une voiture, ce qui est vraiment reposant. Ces deux sites sont particulièrement significatifs pour moi car avant leur ouverture au public, ils n’étaient pas accessibles, du fait des clôtures et de la nature foisonnante et impénétrable qui les rendaient un peu mystérieux. La fibre environnementale qui m’anime me permet de mener ces projets en conciliant préservation du milieu naturel et accessibilité pour le public.

L’accessibilité justement est le leitmotiv du projet de Liaison Verte. Que reste-t-il à créer demain pour atteindre complètement cet objectif ?

Le travail accompli durant toutes ces années a permis d’obtenir une continuité piétonne le long de l’Yerres et du Réveillon sur pratiquement l’ensemble du tracé. Nous nous sommes attachés à rendre ces chemins accessibles à tout public, pour que chacun puisse en profiter selon ses capacités. Il n’est cependant pas toujours évident d’y répondre. À l’avenir, nous pourrons encore améliorer cela. En outre, après plusieurs années d’ouverture au public, l’entretien des aménagements piétonniers devra se formaliser davantage avec nos partenaires pour permettre d’optimiser les accès et la sécurité sur l’ensemble des sites.

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