Liaison Verte : l’Yerres et son patrimoine accessibles à tous !

Publié le 22 juin 2017

Débuté en 1997, le projet d’aménagement des berges de l’Yerres et du Réveillon piloté par le SyAGE est aujourd’hui presque achevé. Avec ses 40 km de sentiers de promenades, la Liaison Verte permet à l’ensemble des habitants de la région, d’arpenter les nombreux chemins aménagés au fil des ans, tout en découvrant le riche patrimoine naturel et historique qu’offre la vallée de l’Yerres.

20 ans ! C’est l’anniversaire célé­bré cette année de ce beau pro­jet, initié en 1997 par le SyAGE visant à proposer au public un circuit de liaisons douces le long de la rivière. S’il a fallu à l’époque beaucoup d’imagination pour deviner ce que deviendrait ce tracé serpentant entre les com­munes, symbole même de l’in­tercommunalité, le travail et les efforts fournis durant les années suivantes n’auront pas été vains au vu du résultat obtenu au­jourd’hui.

UN PROJET VIVANT ET RASSEMBLEUR

Crédit : Sernavision

Crédit : Sernavision

Notre rivière l’Yerres se devait d’être accessible à tous afin de (re)créer un lien fort entre tous les habitants des communes si­tuées le long de son cours, telle est la philosophie à l’origine du projet de Liaison Verte. Passe­relles, chemins piétonniers, platelages en bois sont autant d’ouvrages divers et variés per­mettant de créer in fine cette balade continue le long des communes traversées. Il est désormais possible, tout en sui­vant la rivière via des sentiers piétonniers, de relier Boussy- Saint-Antoine à Crosne le long de l’Yerres et Marolles-en-Brie à la commune de Yerres, le long du Réveillon. Pour profiter plei­nement de cette continuité pé­destre au fil de l’eau, d’autres portions doivent encore être aménagées pour être complè­tement praticables. C’est le cas à l’aval de l’Yerres, où un vaste pro­jet de renaturation des berges va être engagé en partenariat avec les communes de Villeneuve-Saint-Georges et Crosne. Plus en amont aussi, où une jonction doit être trouvée entre Boussy-Saint-Antoine et Périgny-sur-Yerres pour rejoindre le che­minement récemment créé menant jusqu’à Varennes-Jarcy. CONJUGUER

AMÉNAGEMENT ET PROTECTION DES SITES

L’un des plus gros défis relevés par les équipes du SyAGE dans le cadre du projet est de concilier les opérations d’aménagement et la préservation des sites na­turels, dont une grande partie est classée au titre de la Loi 1930 (cf. encadré). Associer ces deux aspects, qui peuvent paraître an­tagonistes, implique de réfléchir à d’autres méthodes de travaux comme par exemple, la mise en oeuvre de techniques alter­natives, bien plus respectueuses du milieu naturel que les tech­niques utilisées lors de chantiers traditionnels. Cette préoccupa­tion se retrouve dans chacune des opérations conduites par le Syndicat lorsqu’il s’agit de créer ou de réhabiliter une portion de la Liaison Verte. Ainsi, les maté­riaux et les moyens mis en oeuvre sont étudiés et dimensionnés pour minimiser au maximum leur impact sur les espaces na­turels. Le chantier qui s’est dé­roulé au début de l’année sur l’îlePanchout à Yerres en est un très bon exemple. La réhabilitation du chemin piétonnier a été réalisée en grand partie avec le concassage de l’ancien tablier en pierre qu’il fallait impérati­vement remettre en état, pour la sécurité des promeneurs. La réutilisation du substrat broyé a permis d’une part, de valori­ser les déchets issus du chantier mais surtout, de diminuer forte­ment le déplacement des véhi­cules pour acheminer les maté­riaux de construction puisque la ressource nécessaire était déjà présente sur le site. Si la majeure partie des aménagements a été réalisée le long de la rivière, les prochaines années verront la concrétisation d’autres opéra­tions permettant la continuité pédestre entre Villeneuve-Saint-Georges et Varennes-Jarcy.

 
UNE VALLÉE CLASSÉE DEPUIS 2006

La vallée de l’Yerres, dans sa partie aval, a fait l’objet en 2006 d’un classement par les services de l’État afin de protéger les sites des projets d’urbanisation trop importants et donc néfastes pour l’environnement. Cette loi datant de 1930 a pour objectif principal : « de réorganiser la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque ». De par son aspect remarquable au regard du patrimoine naturel et historique rencontré, la vallée de l’Yerres bénéficie ainsi d’un socle réglementaire permettant de préserver à long terme la quiétude et l’aspect pittoresque des lieux concernés.

 

>> A lire également : 3 questions à Laurence Doreau, chargée de projet au SyAGE

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *