Pollution des eaux : l’activité humaine en cause

Publié le 20 mars 2017

Dans les pays en développement, entre 80% et 90% des eaux usées sont rejetés dans la nature sans avoir été traitées. Aggravée par une démographie galopante, cette pollution menace la santé publique et les espèces sauvages.

La qualité des ressources en eau douce est de plus en plus menacée par la pollution liée à l’activité humaine. En 2000, les objectifs du millénaire pour le développement adoptés par l’ONU affichaient une réelle ambition dans le domaine de l’eau : réduire de 50% la proportion de population n’ayant pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable et à des services d’assainissement de base. Plus de 15 ans après, les résultats demeurent décevants. Environ 1,8 milliards de personnes continuent de consommer une eau contaminée par des matières fécales, selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé) et l’Unicef. Or ces pollutions organiques contiennent des microbes qui peuvent provoquer des maladies.  L’enjeu sanitaire est donc de taille : la diarrhée représente la deuxième cause de mortalité pour les enfants de moins de 5 ans selon l’OMS.

De nouveaux objectifs ont été décidés pour la période 2015-2030, incluant l’eau comme l’une des 17 priorités retenues. L’une des visée est ainsi « d’améliorer la qualité de l’eau en réduisant la pollution, en éliminant l’immersion de déchets et en réduisant au minimum les émissions de produits chimiques et de matières dangereuses, en diminuant de moitié la proportion d’eaux usées non traitées et en augmentant considérablement à l’échelle mondiale le recyclage et la réutilisation sans danger de l’eau. »

Outre les pollutions organiques, les cours d’eau, les plans d’eau, les nappes souterraines et les eaux littorales sont touchés par la pollution chimique due aux nombreux usages agricoles, industriels ou encore domestiques de cette ressource. Les engrais et pesticides utilisés dans l’agriculture pénètrent dans le sol puis dans les eaux souterraines et de surface. Les produits de nettoyage, les peintures et pesticides employés par les particuliers contiennent également des produits chimiques aux conséquences néfastes lorsqu’ils sont déversés dans la nature. Quant aux résidus de médicaments dans les eaux usées, leur danger reste à évaluer. Enfin les activités industrielles rejettent notamment des métaux et des hydrocarbures, ce type de pollution ayant cependant fortement diminué.

En France,  la qualité des eaux s’améliore pour certains polluants (phosphates notamment). Ainsi 50 % des masses d’eau de surface et deux tiers des masses d’eau souterraine présentent un bon état chimique. Les proportions restantes contiennent des nitrates, des pesticides et autres micropolluants.

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