La santé de la rivière

Publié le 29 septembre 2014

Franck Moritz et Lucie Boudeau, employés au SyAGE, sont chargés de veiller sur la bonne qualité de la rivière. Alternant le travail sur le terrain et celui en laboratoire, ils suivent le tracé de l’Yerres, de ses affluents et de ses bras secondaires pour veiller à leur bonne santé.

 

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Puisque chaque goutte d’eau tombée sur le bassin versant alimente l’Yerres, la rivière est au cœur des missions du SyAGE. Le travail de Franck et Lucie suit le rythme des saisons. De Septembre à Août, ils réalisent une multitude de prélèvements, d’amont en aval.

Effectuée deux semaines durant pendant la période estivale, la campagne IBGN (Indice Biologique Global Normalisé) consiste en un prélèvement biologique sur les macro-invertébrés de la rivière. Différents types de substrats où sont susceptibles de se développer plusieurs larves d’insectes sont prélevés dans la rivière. Plantes aquatiques, rochers, petits cailloux et racines sont donc méticuleusement ramassés par Franck et Lucie pour déterminer la qualité du cours d’eau.

« A partir de la présence ou de l’absence de certaines espèces, nous dit Lucie, nous pouvons statuer sur une amélioration, ou a contrario, une dégradation du milieu ». Ainsi, si des insectes de l’Ordre des Trichoptères se retrouvent dans l’eau de la rivière, cela signifie qu’elle est de bonne qualité.

A ce travail sur le terrain succède celui en laboratoire afin d’analyser les données, et d’en tirer les conséquences. Il en ressort des analyses très intéressantes. Franck, par exemple a remarqué un changement sur la station de Chalandray depuis que le barrage Suzanne en aval a été abaissé il y a 3 ans. « Le faciès de la rivière, nous dit-il, a complétement changé. A un cours d’eau pourvu d’une vitesse lente s’est substitué un lit doté de courants variés. Cette modification apporte un surplus d’oxygène et une diminution de l’envasement. Du coup, les plantes ont beaucoup plus de places pour se développer et les habitats pour les micro-invertébrés se multiplient ».

Du barrage de Chalandray au Moulin de Rochopt en passant par le golf de Marolles, leur travail demande une attention de tous les instants et font d’eux des témoins privilégiés de la vie de l’Yerres.

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