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Quelles relations y a-t-il entre le SyAGE et les exploitants agricoles ?

Les 27 novembre, 3, 4 et 16 décembre 2014, une série de réunions d’échanges à l’attention des exploitants agricoles riverains des cours d’eau ont eu lieu sur l’amont du bassin versant de l’Yerres. Organisées à l’initiative du SyAGE et des syndicats de rivière, ces réunions avaient pour thème : « gérer la ripisylve en zones agricoles ».

 

 Retrouvez ci-dessous un texte signé par Amélie Agogué, animatrice du contrat de bassin Yerres Amont, expliquant les raisons et le déroulement de ces actions de communication ambitieuses.

ripisylve-illu

 Lors de l’élaboration du Contrat de bassin de l’Yerres amont et de ses affluents en 2012, le SyAGE et les syndicats de rivière ont constaté l’absence de ripisylve ou son mauvais état sur la plupart des linéaires agricoles des cours d’eau.

Or, cette végétation a de nombreuses vertus pour la santé de la rivière et des parcelles agricoles : maintien des berges, épuration de l’eau, ombrage du cours d’eau, accueil de la faune, effet brise-vent, etc.

Repousse et entretien raisonné de la végétation existante sont ainsi devenus les mots d’ordre des syndicats de rivière de l’Avon, de l’Yvron, du Bréon, de la Marsange, de la Barbançonne et de l’Yerres depuis une dizaine d’années pour certains. Ces pratiques ne sont pas contradictoires avec le bon écoulement des eaux, mais la recherche d’un juste milieu peut en revanche sembler assez subjective.

Il est donc important d’expliquer cette démarche aux exploitants agricoles riverains, d’écouter leurs points de vue et de prendre en compte leurs contraintes. Le but étant de faciliter l’acceptation d’une végétation en bord de champ, et de favoriser la complémentarité entre les agriculteurs et les syndicats de rivière.

C’est accompagné des 7 syndicats de rivière seine-et-marnais que nous avons pu engagé une action de communication ambitieuse en 2014 : 4 réunions locales ont été organisées pour le public agricole à Mormant, Gastins, Les Chapelles-Bourbon et Courtomer.

81 personnes y ont participé, parmi lesquels au moins 45 agriculteurs et des élus locaux. Parmi les thèmes abordés, la gestion des déchets verts, le maintien de l’écoulement des cours d’eau, l’érosion des berges ou encore les dégâts causés par les ragondins.

La collaboration des partenaires techniques et institutionnels a permis de répondre aux questions du public sur la réglementation, les financements et les outils d’accompagnement des agriculteurs. De nombreux conseils et techniques d’entretien différencié ont également été prodigués par la Chambre d’agriculture de Seine-et-Marne.

 

Que ferait-on sans la Nappe de Champigny ?

Si les 512 domaines agricoles de l’Yerres Amont regorgent de soleil, il leur faut aussi de l’eau pour que ce qui y est cultivé puisse se développer. Comment le précieux liquide s’achemine-t-il jusqu’aux champs ? Le SyAGE a mené l’enquête.


Pour préserver la rivière, les exploitations agricoles de l’Yerres Amont pompent l’eau nécessaire pour leur irrigation dans la Nappe de Champigny.Cette dernière s’étendant sur 1700 km², d’aucuns peuvent la croire inépuisable. Il n’en est rien. Le fonctionnement du grand cycle de l’eau rendent interdépendants les cours d’eaux, les eaux de pluie et la nappe de Champigny avec lesquels elle se recharge. Si un de ces éléments cessait d’exister, l’homme en serait le premier affecté. Et le respect qui est dû au grand cycle de l’eau reflète celui que nous nous devons. C’est pourquoi les organismes qui l’administrent ne se plaisent pas à obscurcir le monde à coups de formulaires, mais concourent plutôt à sa sauvegarde.

 

Une gestion raisonnée de la ressource en eau…

 

La Loi sur L’Eau et les Milieux Aquatiques du 30 décembre 2006 instaure un régime de déclaration et d’autorisation préalable à tout usage de l’eau non domestique, prélevée dans une nappe. Car au sortir de celle-ci se trouve la Police de l’eau, organisme étatique dont les missions sont la recherche et la constatation des infractions, la protection des ressources aquatiques et la transposition des dispositions européennes (en collaboration avec les SAGE). Cette structure confie par ailleurs à un organisme unique de gestion de l’irrigation agricole la détention de l’autorisation de prélèvements pour le compte de l’ensemble des irrigants du périmètre de gestion.

 

…profite aux agriculteurs comme aux riverains

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Outre les besoins agricoles en matière d’irrigation, la nappe compte 1 million de consommateurs de son eau au robinet. Certaines des communes dans lesquelles ils vivent ont connues des difficultés d’approvisionnement en eau potable au début des années 90. Suite à cela, l’association AQUI’Brie a vu le jour en 1996 dans le but d’élaborer un contrat de nappe pour rendre compatibles les besoins de l’agriculture et la qualité des rivières.

 

 

 

 Reprenons. De l’irrigation des champs à la photosynthèse, en passant par les pluies qui rechargent la nappe et l’eau que nous en tirons pour notre usage domestique, tout est lié. Ôter un élément, c’est menacer tout l’édifice. Alors, que ferait-on sans la Nappe de Champigny ? Rien, assurément. C’est pourquoi la préservation de son aquifère est notre devoir.