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Loi Biodiversité : un trait d’union entre l’Homme et la Nature

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Fauvel / CC BY-SA 2.0

Portée par la Ministre de l’Environnement Ségolène Royal depuis mars 2014, la loi Biodiversité – ou « projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages » – est présentée ce mois-ci devant l’Assemblée Nationale pour un 2ème passage. C’est l’occasion pour le blog du SyAGE de faire un point à mi-parcours sur la philosophie de cette loi, et d’en présenter quelques éléments-clés.

 
Un peu d’histoire…

Préserver la nature, cela implique-t-il nécessairement de la figer à la manière d’un paysage de carte postale ? Si les premières mesures de protection de l’environnement – comme la création d’espaces dédiés – tendaient à abonder dans ce sens, il est vite apparu nécessaire de prendre en compte le dynamisme propre à la biodiversité pour améliorer les conditions nécessaires à sa préservation.

C’est ainsi qu’à la création des Parcs Nationaux dans les années 60 succédèrent des initiatives comme Natura 2000, réseau connecté d’espaces naturels à l’échelle européenne, et plus récemment la création de la Trame Verte et Bleue, initiée grâce au Grenelle de l’Environnement. Chacune de ces politiques tentait d’allier préservation de la biodiversité et aménagement du territoire.

S’inscrivant à la suite de cette philosophie, la loi Biodiversité a pour enjeu de « renforcer et étendre ce qui a fait ses preuves [et de] simplifier et clarifier ce qui s’est additionné au fil du temps », explique Ségolène Royal.

 
Le principe de solidarité écologique réaffirmé

Le terme de biodiversité désigne la diversité du monde vivant, à tous ses niveaux : des gênes jusqu’aux écosystèmes, en passant par les espèces. Or son développement est aujourd’hui mis à mal par des activités industrielles mal maîtrisées qui engendrent pollutions des sols, des eaux et fragmentation des habitats naturels. De plus, non contentes de participer à une érosion du vivant d’une manière qui n’a pas d’égal dans l’histoire de l’humanité, ces activités accélèrent le réchauffement climatique en relâchant dans l’atmosphère de grandes quantités de carbone.

C’est pourquoi lutter efficacement pour la reconquête de la biodiversité implique de prendre en compte l’ensemble des facteurs concourants à son érosion. C’est cette nécessaire intrication entre politiques de protection de la nature et transition écologique qui a conduit le texte de la loi à inclure dans ses statuts la création de l’Agence Française pour la Biodiversité. Celle-ci aura la charge de coordonner l’action de l’Etat et des collectivités, en vue d’un « cadre stratégique commun » pour la reconquête de la biodiversité.

Ainsi s’ouvrent de nouvelles perspectives dans le champ de la conservation de la nature, qui reposait traditionnellement sur une opposition entre espaces naturels et espaces anthropisés. Dorénavant, il s’agira de replacer l’homme comme « un compagnon voyageur des autres espèces dans l’odyssée de l’évolution », selon les mots de l’écologiste américain Aldo Leopold. Et c’est cette philosophie que le principe de « solidarité écologique » – appelant à prendre en compte les interactions avec les écosystèmes dans toutes prises de décisions publiques – vient réaffirmer dans l’article 2 du projet de loi.

« La gestion de l’eau au niveau du bassin ou du sous-bassin hydrographique était déjà présente dans le code de l’environnement. Néanmoins, l’affirmation du principe de solidarité écologique vient conforter l’idée selon laquelle la seule échelle cohérente pour gérer une rivière est celle du bassin-versant », nous explique Nathalie Gil, Directeur Juridique du SyAGE. « En effet, ajoute-t-elle, l’eau coule de sa source jusqu’à sa confluence, charriant avec elle tout un écosystème. Sachant cela, séparer la gestion de l’amont de celle de l’aval serait absurde, et contreviendrait au principe de solidarité écologique ».

Pour plus de renseignements sur les différentes mesures proposées par le « projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages », cliquez ici.

Civilisation et anthropologie : les habitants du Lac Tonlé Sap

Jennifer Phoon / CC BY 2.0

Au sud-est du Cambodge se trouve le lac Tonlé Sap, qui est d’une importance capitale pour la vie des habitants de ce pays. Le SyAGE vous propose de comprendre pourquoi, en allant en immersion chez un peuple, où l’on se souvient encore comment vivre en harmonie avec le fleuve, à son rythme …

Situé près du site historique d’Angkor, le lac du Tonlé Sap occupe une dépression créée par la rencontre entre les plaques tectoniques du sous-continent Indien et de l’Asie. Alimenté par plus d’une dizaine de cours d’eau, le Tonlé Sap se jette dans la rivière éponyme, qui coule ensuite vers le nord, jusqu’à sa confluence avec le fleuve du Mékong, en plein cœur de Phnom Penh.

Si en saison sèche (de février à mai), la superficie du lac avoisine les 2700 km² pour une profondeur de 1 mètre, elle se voit quasiment multipliée par 6 dès qu’arrive juin. En effet, la saison des pluies de la mousson et la fonte printanière des neiges himalayennes se produisant de manière concomitante, ces deux phénomènes naturels font redoubler d’intensité la période de crue des eaux du Mékong. C’est pourquoi ce fleuve, partant de l’Himalaya et coulant de la Chine jusqu’à la Thaïlande avant d’arriver au Cambodge, profite d’un courant suffisamment fort à sa rencontre avec le Tonlé Sap pour inverser le cours de cette rivière. Les eaux détournées remontent alors le cours d’eau et viennent faire enfler celles du lac Tonlé Sap, situé en aval. Celui-ci atteint alors une superficie de 12 000 km², ce qui représente environ 7% du pays.

Un phénomène unique au monde

Ce phénomène, unique au monde, est une bénédiction pour les cambodgiens. En effet, à la faveur de cet événement, la rivière Tonlé Sap fait remonter une quantité importante d’alluvions fertiles jusqu’au lac. Cet environnement riche en éléments nutritifs amènent 1300 espèces de poissons à remonter le Mékong jusqu’au lac pour y frayer. Cette surabondance attire alors 120 espèces d’oiseaux venus trouver là un garde-manger idéal. Cette biodiversité incroyable a valu au lac Tonlé Sap d’être reconnu en tant que réserve de biosphère par l’UNESCO dès 1997.

Mais les oiseaux ne sont pas les seuls à tirer profit de cette manne providentielle. 1 million de personnes tirent leur subsistance des eaux poissonneuses du lac. Les pêcheurs en retirent annuellement 230 000 tonnes, soit la moitié de la production du Cambodge. Ainsi, le lac alimente toute une industrie par l’intermédiaire des habitants des 170 villages flottants et sur pilotis vivants sur le lac. Eglises, mairies, écoles et commerces en tous genres sont construits sur des rondins de bambous ou montés sur des caissons flottants en métal ou en plastique pour être maintenus à flots. Et, en fonction du niveau de l’eau, des villages entiers peuvent se déplacer de plusieurs kilomètres pour rester proches des zones de pêches.

Aujourd’hui, 60% des 13 millions d’habitants du Cambodge tirent leur source quotidienne de protéines du Tonlé Sap, prouvant l’adage qui dit qu’« on ne commande à la nature qu’en lui obéissant » (Francis Bacon).

Le faucardage : une gestion raisonnée des milieux aquatiques

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La fin de l’été marque pour le SyAGE, le début d’opérations d’entretien visant à préserver l’équilibre de la rivière à l’aide de techniques respectueuses du milieu aquatique.

Si durant la période la plus chaude de la saison, on évitera toute intervention directe dans les cours d’eau, ceux-ci étant plus fragiles compte tenu des températures et du niveau d’étiage, le développement excessif des végétaux dans l’eau conduit le Syndicat à intervenir sur l’Yerres.
En effet, dû aux effets combinés de la photosynthèse, de la chaleur importante et des apports en nutriments, nombre de plantes immergées tels les nénuphars envahissent peu à peu le lit de la rivière provoquant un déséquilibre de l’écosystème aquatique. Cette surabondance végétale épuise le niveau d’oxygène présent dans l’eau et met en péril la faune et la flore présentes dans la rivière.

Campagne de faucardage (été 2015) sur l'Yerres. Coupe des plantes aquatiques à l'aide du bateau faucardeur.Le faucardage consiste à faucher une partie des végétaux à l’aide d’un bateau équipé d’une scie immergée venant sectionner les tiges*. De mi-août jusqu’au début du mois de septembre, 5 km de rivière seront concernés par cette opération. Dans les secteurs identifiés, le SyAGE s’emploie à entretenir uniquement le milieu du lit de la rivière. En effet, en laissant volontairement des herbiers aquatiques intacts près des berges, ce sont autant de refuges naturels pour une multitude d’espèces aquatiques (Poissons, insectes, invertébrés…) qui subsistent.

Combinant technique d’entretien et une forte dimension environnementale, le faucardage permet de maintenir l’équilibre de la rivière tout en préservant différents types d’habitats aquatiques.

* Les déchets végétaux issus de cet entretien sont ensuite collectés et déposés en déchetterie en vue d’être revalorisés.

L’invasion des renouées du Japon

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Chaque année, elles font leur retour dans nos contrées. Infatigables, elles ne se lassent pas de coloniser les berges de nos rivières, et infligent à la biodiversité de notre vallée un tort considérable. Qui sont-elles ? Que font-elles ? Quels sont leurs réseaux ? Pour vous, le SyAGE a mené l’enquête …

Un écosystème est d’abord un lieu dont les différents éléments de la faune et de la flore sont « dans des relations d’interdépendances », comme le dit la philosophe Corine Pelluchon. Chacun a élu domicile en un endroit précis car il y trouve ce qui est nécessaire à sa subsistance, que ce soit des nutriments spécifiques pour les plantes, ou de savoureux insectes pour les animaux, par exemple. Cette interdépendance qui oblige chaque être vivant d’être à la fois prédateur et proie, permet à l’écosystème qui les abrite de fonctionner comme un système bien huilé où chaque engrenage trouve son utilité. Mais ce rapport de forces internes savamment équilibré se trouve parfois bouleversé par l’introduction d’un élément exogène.

 

Une menace fantôme

Débarquer des animaux ou des plantes dans des écosystèmes où ils n’ont ni prédateurs, ni parasites, peut donner des résultats désastreux. L’introduction de la renouée du Japon – ou Fallopia Japonica – comme plante ornementale, sur le territoire européen à la fin du XIXème siècle en est un des plus célèbres exemples. Cette grande plante vigoureuse aux tiges creuses et rougeâtres, semblables à des cannes de bambou peut atteindre 4 mètres en 2 mois au printemps.  En France, la reproduction se fait par multiplication végétative par l’intermédiaire de fragments de rhizomes dispersés ou de boutures de tiges.

Au Japon, sa propagation est contrôlée par son prédateur naturel : l’Aphalara itadori. En effet, les dommages causés par la voracité de cette minuscule cigale née au nord d’Hokkaido permettent de réduire substantiellement la capacité de photosynthèse de la plante, et l’empêche ainsi de repousser.

 

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En Europe, les petites fleurs blanches apparaissant sur les feuilles de la renouée en septembre-octobre procurent aux insectes une source de nectar intéressante à une époque de l’année où les fleurs se font rares. Néanmoins, la colonisation des espaces naturels par les renouées fait reculer d’environ 40 % les populations de vertébrés et d’invertébrés qui dépendent directement ou indirectement des espèces herbacées autochtones pour leur survie. C’est pourquoi elle est inscrite à la liste de l’Union internationale pour la conservation de la nature comme l’une des 100 espèces invasives les plus préoccupantes.

 

Au SyAGE, les services techniques effectuent des campagnes annuelles d’arrachage de renouées du Japon. D’avril à octobre, ces plantes invasives sont arrachées tous les deux mois dans les secteurs les plus impactés par leur prolifération.

Et ces actions portent leurs fruits, notamment sur les berges de l’Yerres à Villeneuve-Saint-Georges, la plaine de Chalandray à Montgeron ou encore la propriété Hoffmann à Yerres ! En effet, depuis le début de ces opérations en 2012, nos statistiques démontrent une baisse significative de la quantité de renouées arrachée sur les sites expérimentaux de la vallée.

 

Ceux qui vivent à l’intérieur des arbres

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Sa collecte est interdite dans les forêts sacrées du Bénin. Dans les jardins de Kagoyamaen au Japon, ils sont deux à avoir été mis en sécurité et conservés. L’arbre mort semble avoir un statut bien particulier dans les forêts du monde entier. Pourquoi ?

Couchés ou encore debout, les arbres morts ne sont pas amenés à disparaître pour autant. Au contraire, la fonction d’habitation qu’ils prennent alors font d’eux des chaînons majeurs des écosystèmes forestiers.

Humide, le bois récemment mort est d’abord colonisé par des champignons et des bactéries qui trouvent là le terreau idéal pour pouvoir prospérer. Ils sont des acteurs essentiels du recyclage de la matière ligneuse et de la minéralisation de la matière organique qui, in fine, permettra au bois de devenir terreau puis humus.

En deuxième ligne arrivent les gastéropodes et les insectes qui trouvent dans les cavités provoquées par sa sénescence des abris idéaux pour pondre et se reproduire. Les petits ne quitteront pas ce milieu jusqu’à ce qu’ils atteignent leur taille adulte. Par la suite, ils reviendront dans ces sanctuaires pour y délivrer la future génération.

De nombreux oiseaux et mammifères (chauve-souris, musaraignes, hérissons, etc) se nourrissent d’espèces saproxyliques. L’intérieur des troncs constituent donc pour eux un véritable garde-manger. C’est pourquoi ils n’hésitent pas à utiliser ces endroits pour se réfugier et nicher.

Ôter le bois mort des forêts représenterait une menace directe pour la survie de nombreuses espèces. Aussi au SyAGE, quand il est nécessaire de déplacer du bois mort pour des raisons de sécurité, nous faisons en sorte de regrouper en un même lieu tout ce que nous transportons pour former de véritables niches écologiques, propices au développement de la biodiversité dans la vallée de l’Yerres.

Cousteau, la Calypso et l’Yerres

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Parquée dans un hangar du port de Concarneau depuis 2007, la Calypso devrait bientôt mouiller dans l’Yerres …

 
Un destin extraordinaire

La Calypso, le célèbre navire du commandant Cousteau, a connu une vie aussi mouvementée que celle de son plus célèbre occupant … Construite en 1942 à Seattle, la Calypso commence sa carrière en étant dragueur de mines. Sa coque en bois spécialement conçue pour échapper aux mines magnétiques en fait un bateau de guerre des plus efficaces.

Après la 2ème Guerre Mondiale, elle devient bateau de plaisance en Méditerranée. Allant et venant entre les îles de Malte et celle de Gozo, c’est là que le navire reçoit son nom, en hommage à la nymphe Calypso qui retint prisonnier Ulysse dans son île pendant sept ans.

1950 est l’année où le Capitaine Jacques-Yves Cousteau rentre en possession de ce qui deviendra bien vite une extension de lui-même, louée pour la somme symbolique d’un livre sterling par an au riche Lord Anglais Sir Loel Guiness, patron des Brasseries du même nom.

S’ensuit alors une vie d’aventures aux quatre coins du globe, de la grande barrière de corail au fleuve Mississipi jusqu’à l’Indochine et l’Alaska.

En Janvier 1996, le célèbre navire heurte une barge de manœuvre gigantesque au large de Singapour, et s’abîme aussitôt dans les eaux troubles de la mer de Chine … Après avoir passé deux semaines au fond de l’eau, l’épave est convoyée vers la France. Le capitaine Jacques-Yves Cousteau mourra un an plus tard, le 25 juin 1997.

 

Un renouveau inattendu

Après le décès du Commandant Cousteau, l’épave du Calypso restera échouée pendant dix ans au port de la Rochelle, puis sera transportée dans un hangar de Concarneau, pour d’éventuels travaux de rénovation qui, faute d’argent et suite à de nombreuses péripéties judiciaires, n’auront jamais eu lieu.

C’est pourquoi le 16 mars dernier, la Calypso a été mise aux enchères par les propriétaires du chantier où elle était entreposée. Le SyAGE a participé et gagné les enchères pour acquérir ce monument de la cause environnementale de la fin du 20ème siècle.

Selon Jean-Baptiste Ferrero, directeur de la communication du Syndicat, « la Calypso a vocation à devenir un musée flottant de la biodiversité sur l’Yerres ». « Le bateau va être mouillé sur la rivière, au cœur même de la vallée ». « Pourvu d’une programmation riche, pédagogique et attractive, la Calypso va devenir un musée d’un genre unique, dans lequel petits et grands pourront admirer la faune et la flore de notre territoire, poursuit-il, enthousiaste ».

Parti de Concarneau depuis une semaine, le bateau devrait arriver au Syndicat d’ici quelques jours. Tous les agents du SyAGE sont sur le pied de guerre pour réserver à cette légende le plus beau des accueils …

Sortie de L’eau n°73, le journal du SyAGE

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Ce mois-ci, le magazine‬ consacre son dossier principal à la restauration de la continuité écologique de l’Yerres. Retrouvez notamment les enjeux et les objectifs attendus dans le cadre de ce vaste projet qui vise à rendre à la ‪‎rivière‬ son libre écoulement et in fine à favoriser la ‪‎biodiversité‬ du cours d’eau.

Plongez-vous dans la lecture de L’eau n°73 par le biais de l’interface de lecture ci-dessous

 

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Eau : 5 grandes découvertes de l’année 2014

2014 a été riche en émotions, en découvertes et en surprises dans le domaine de l’eau. Retrouvez ci-dessous 5 grandes découvertes qui ont marqués l’année 2014. N’hésitez pas à nous faire partager les vôtres dans les commentaires !


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1) De l’eau a été découverte sur Encelade, une des lunes de Saturne . Il y a plusieurs planètes candidates à la vie extraterrestre dans notre système solaire. Des lunes comme Europa et Titan semblaient tenir le haut de la liste. Mais récemment Enceladus, la lune de Saturne, a pris la première position avec la découverte d’un océan en-dessous de la surface gelée de la planète.

 

 

 

 

 


 

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2 ) Des anémones des glaces en Antarctique. Les scientifiques ont découvert une nouvelle espèce d’anémone . Cette petite créature de 2,5 cm de haut, d’un jaune pâle, s’enfouit dans la glace et étend ses tentacules dans l’eau .

 

 

 

 

 

 

 


 

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3) Découverte à 640 km sous terre d’une immense quantité d’eau 3 fois plus importante que tous les océans réunis. Ce réservoir est emprisonné dans une cavité composée d’une roche sous haute pression nommée ringwoodite. Grâce à cette découverte, les chercheurs espèrent expliquer comment les océans se sont formés sur notre planète.

 


 

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4) Découverte de la plus ancienne araignée d’eau fossilisée dans l’Ain. Cette araignée, Gallomesovelia grioti, mesure 6 mm de long et représente le plus ancien fossile d’insecte aquatique de l’ordre des Gerromorpha, qui comprend les araignées d’eau et les hydromètres.

 

 


 

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5) Découverte d’un grand lac sur Mars. Le cratère de Gale, exploré par le robot américain Curiosity, renfermait un grand lac de 155km de long, alimenté par des rivières pendant des dizaines de millions d’années. Dans un lointain passé, Mars a donc été propice à l’existence d’une vie microbienne.

 

 

 

 

Veiller sur la vallée et ses habitants

Vincent Delecour est entré au SyAGE en 2008. Précédemment employé par une association de protection de la nature, puis passé par différents postes au sein du Syndicat, Vincent a toujours su garder un fil directeur à son travail : garantir à la biodiversité le respect qui lui est dû.

Vincent-webSoumise aux exigences des activités humaines, la nature a souvent besoin d’une main secourable pour entretenir et restaurer son patrimoine. Au Syndicat, cette mission est prise en charge notamment par Vincent Delecour. Ce dernier propose et met en œuvre un plan d’action pour rénover des espaces naturels usés par le temps et les hommes. La restauration de l’étang de Villecresnes est un bon exemple de cette « seconde vie » que Vincent permet de faire émerger.

Comme dans tous cours d’eau non domaniaux, l’entretien des parties en domaine privée de l’Yerres est à la charge du propriétaire riverain chez qui il passe. A l’inverse, la gestion des parties publiques est organisée par le service Aménagement & Protection des Milieux du SyAGE – dont Vincent dépend, et entretenue par le service Gestion et Entretien de la Rivière. Intervenant essentiellement pour les communes dont la compétence Rivière a été déléguée au SyAGE, Vincent a à cœur de concilier les attentes des usagers et le respect de la nature.

 
 

Le classement de la vallée de l’Yerres au titre de la loi Monuments et Sites depuis le 23 décembre 2006 lui reconnaît un cachet et une identité unique dans le paysage français. Le promeneur empruntant la Liaison Verte de Crosne à Varennes-Jarcy saura apprécier la faune et la flore diversifiées qui bordent son parcours. Cette biodiversité se retrouve aussi dans les mares, les fossés et les rus à proximité de la rivière. Le travail de Vincent se place dans la même optique de promotion du territoire. « La taille des saules en têtards, nous dit-il, se retrouve fréquemment dans la vallée de l’Yerres. Cette coupe particulière offre un habitat naturel à un certain nombre d’insectes ». Sauvegarde de la biodiversité peut donc rimer avec beauté de la vallée !

En soutenant une gestion raisonnée du patrimoine naturel au rythme de réalisations ponctuelles tout au long de la rivière, Vincent ainsi que tous les agents chargés de la protection de la biodiversité entendent délivrer un message simple : celui du respect de la nature et du cycle de vie de ses habitants.

Restauration de l’étang de Villecresnes

Ayant confié la gestion de son étang au SyAGE, la commune souhaitait que celui-ci soit restauré. La première phase des travaux a lieu cette semaine.

 

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Endommagées par les galeries de ragondins, les berges, à certains endroits stratégiques, ont été remises en état grâce à une technique de protection typique :
le tunage.

Elle consiste en une file de piquets de bois sur lesquels sont fixés des planches.

Une frayère a été créée pour permettre aux poissons et aux batraciens de se reproduire.

La presque-île est devenue une île pour permettre à la faune (canard colvert, poule d’eau, foulque macroule, héron cendré, martin pêcheur, libellules, poissons) d’y trouver refuge.

Enfin, un garde-corps aux normes a été créé au-dessus de la vanne, à l’aval de l’étang.

La deuxième phase de travaux aura lieu en 2015.