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Escapades au bord de l’eau – 6ème partie

En route vers la confluence avec la Seine

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Nous vous proposons de partir à la découverte d’une promenade réalisée dans le cadre de la Liaison Verte des bords de l’Yerres et du Réveillon.

Pour cette dernière étape de nos escapades, nous vous proposons de longer la plaine de Chalandray pour rejoindre l’île des Prévôts à Crosne. Cette portion de la Liaison Verte présente des particularités intéressantes. En effet, entre zones humides et vastes espaces destinés au pâturage, elle offre aux promeneurs un cadre hétéroclite et inattendu. Ce « ruban vert » en bordure de l’Yerres permet à tout un écosystème de s’épanouir parallèlement à une urbanisation qui devient de plus en plus présente à mesure que nous nous rapprochons de la confluence avec la Seine …

Pour découvrir les lieux-phares de cette promenade, cliquez sur les éléments en surbrillance présents sur la carte.

Restauration de la roselière de Chalandray

La roselière de Chalandray se situe en rive gauche de l’Yerres, au sud de la commune de Yerres. Sa restauration a commencé en octobre 2014 et finira en janvier 2015.

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La roselière de Chalandray couvre une surface de 0,6 hectares au cœur d’une zone humide plus vaste. Cette dernière est observable depuis le cheminement aménagé dans le cadre de la Liaison Verte . En effet, un platelage en bois relie la plaine de Chalandray de Montgeron à Yerres.

La diversité de sa flore permet à une faune variée d’y trouver refuge à tous les étages. Au sol ou dans les dépressions humides, on observe larves de libellules, notonectes, limnées. Parmi les roseaux, araignées et oiseaux trouvent de quoi se nourrir et se reproduire. Enfin, les grands arbres profitent surtout aux oiseaux qui les apprécient comme perchoir ou support de nid.

Comme l’ensemble des communes adhérentes à l’aval, la commune de Yerres a délégué au Syndicat sa compétence Rivière. C’est pourquoi ce dernier a engagé des travaux d’entretien de cette roselière, milieu naturel rare de notre vallée.

Ces opérations engagées visent à limiter la fermeture du milieu. En effet, celle-ci entraînerait une uniformisation de la flore, et par conséquent une banalisation des habitats disponibles pour la faune présente sur les lieux. La présence de l’Hespérie de l’alcée (papillon patrimonial) fait de ce lieu un sanctuaire à protéger impérativement de la fermeture du boisement.

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Des travaux de débroussaillage et de fauchage ont commencé en octobre 2014. Ils ont été suivis en décembre par des opérations d’abattage et de déssouchage. Dans cette deuxième phase de restauration, il est souvent préconisé un arrachage systématique des saules, car ceux-ci envahissent rapidement les zones humides. Il faut néanmoins considérer que ces arbres sont des sources très importantes de pollen. C’est pourquoi, dans le contexte actuel de déclin des insectes pollinisateurs, une partie des saules ont été conservés.

Chacune des étapes de cette restauration fait l’objet d’un savoir-faire technique couplé à une connaissance approfondie des enjeux écologiques sur cette zone. La création de mares en janvier 2015 viendra clôturer la restauration de cette roselière.