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Une collectivité au service des usagers

Rencontre avec Jérémy Pineau et Thomas Levignon, agents de terrain pour le Pôle Assainissement du SyAGE.

 

Le principe de séparativité des réseaux d’eaux usées et d’eaux pluviales est essentiel en matière d’assainissement. En effet, les eaux issues des utilisations domestiques et celles issues du ruissellement ne doivent pas emprunter les mêmes tuyaux. D’une part, parce que les réseaux d’eaux usées sont incapables de faire face aux débits pluviaux. D’autre part, parce qu’il n’est pas réaliste économiquement d’envisager de dimensionner la station d’épuration pour faire face aux débits pluviaux.

 

C’est pourquoi le Syndicat emploie deux agents de terrain chargés de vérifier le raccordement entre les réseaux de chaque particulier et ceux du domaine public. Arrivés depuis mai 2013 dans la collectivité, Jérémy et Thomas sillonnent chaque jour les 18 communes du SyAGE concernées par la compétence Assainissement pour accomplir leur mission.

De la non-conformité des réseaux au règlement des eaux usées et des eaux pluviales résulte des pollutions affectant l’ensemble du bassin versant. C’est pourquoi ces deux techniciens sont à l’affût de celles-ci. Dès qu’elles sont repérées, Jérémy et Thomas lancent des enquêtes de conformité sur le secteur environnant pour vérifier les raccordements. Lorsqu’une anomalie est détectée, ils informent le riverain et le mettent en demeure d’effectuer les travaux, tout en l’informant de l’existence de subventions.

 

Mais à ce versant technique s’ajoute un autre : le conseil. «  Les gens nous téléphonent pour connaître la nature de leur raccordement et la bonne façon de faire, avant de procéder à une vente, par exemple. Nous pouvons les recevoir au SyAGE, venir chez eux, ou les informer au téléphone de ce qui se fait. C’est une mission de service public que nous sommes très heureux d’accomplir, nous dit Thomas « . En effet, lors d’une vente immobilière, le notaire demande le contrôle et la mise en conformité. Par le biais des enquêtes effectuées par Jérémy et Thomas, le SyAGE est en mesure de délivrer une attestation affirmant le bon raccordement de l’usager aux réseaux du domaine public. C’est cette attestation que le notaire demande.

Jérémy et Thomas se doivent d’être techniciens et pédagogues en même temps pour accomplir au mieux leur mission de service public. Dotés d’une parfaite connaissance du processus d’assainissement, dans ses détails pratiques comme théoriques, les deux agents sont au service des administrés du SyAGE pour les faire profiter de leur savoir-faire.

Et vous, connaissiez-vous ce principe ?

La santé de la rivière

Franck Moritz et Lucie Boudeau, employés au SyAGE, sont chargés de veiller sur la bonne qualité de la rivière. Alternant le travail sur le terrain et celui en laboratoire, ils suivent le tracé de l’Yerres, de ses affluents et de ses bras secondaires pour veiller à leur bonne santé.

 

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Puisque chaque goutte d’eau tombée sur le bassin versant alimente l’Yerres, la rivière est au cœur des missions du SyAGE. Le travail de Franck et Lucie suit le rythme des saisons. De Septembre à Août, ils réalisent une multitude de prélèvements, d’amont en aval.

Effectuée deux semaines durant pendant la période estivale, la campagne IBGN (Indice Biologique Global Normalisé) consiste en un prélèvement biologique sur les macro-invertébrés de la rivière. Différents types de substrats où sont susceptibles de se développer plusieurs larves d’insectes sont prélevés dans la rivière. Plantes aquatiques, rochers, petits cailloux et racines sont donc méticuleusement ramassés par Franck et Lucie pour déterminer la qualité du cours d’eau.

« A partir de la présence ou de l’absence de certaines espèces, nous dit Lucie, nous pouvons statuer sur une amélioration, ou a contrario, une dégradation du milieu ». Ainsi, si des insectes de l’Ordre des Trichoptères se retrouvent dans l’eau de la rivière, cela signifie qu’elle est de bonne qualité.

A ce travail sur le terrain succède celui en laboratoire afin d’analyser les données, et d’en tirer les conséquences. Il en ressort des analyses très intéressantes. Franck, par exemple a remarqué un changement sur la station de Chalandray depuis que le barrage Suzanne en aval a été abaissé il y a 3 ans. « Le faciès de la rivière, nous dit-il, a complétement changé. A un cours d’eau pourvu d’une vitesse lente s’est substitué un lit doté de courants variés. Cette modification apporte un surplus d’oxygène et une diminution de l’envasement. Du coup, les plantes ont beaucoup plus de places pour se développer et les habitats pour les micro-invertébrés se multiplient ».

Du barrage de Chalandray au Moulin de Rochopt en passant par le golf de Marolles, leur travail demande une attention de tous les instants et font d’eux des témoins privilégiés de la vie de l’Yerres.

Au cœur de la Liaison Verte

Rencontre avec Laurence Doreau, chargée de mission sur la Liaison Verte des bords de l’Yerres et du Réveillon.

Laurence Doreau rentre en 2005 au SyAGE en tant que chargée de mission sur la Liaison Verte. Ce projet, débuté en 1997, vise à aménager les bords de l’Yerres et du Réveillon en promenades piétonnes, de Varennes – Jarcy à Villeneuve-Saint-Georges pour l’Yerres, et de Santeny à Yerres pour le Réveillon. C’est donc un vaste territoire que cette jeune femme parcourt quotidiennement pour s’occuper des études et des travaux en lien avec les opérations effectuées au bord de l’eau.

Le classement de la vallée de l’Yerres aval au titre de la loi paysage de 1930 en décembre 2006 donne à son travail une exigence particulière. En effet, du fait de cette protection, toute modification dans le paysage nécessite une autorisation de travaux délivrée par le Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie après avis de la Commission départementale de la nature, des sites et des paysages. Cette commission est chargée de veiller sur les sites historiques et pittoresques, de prendre l’initiative de leurs inscriptions et de leur classement. Elle est constituée de représentants, de collectivités territoriales et de personnalités qualifiées.

 

       Platelage construit le long de la piscine de Brunoy                       Cheminement à Yerres sur les bords du Réveillon

 

Mais la Commission des sites n’est pas le seul acteur de l’aménagement de la vallée de l’Yerres. Les communes dont la compétence « Gestion de la Rivière » a été déléguée au SyAGE, ainsi que les bureaux d’études mandatés par le Syndicat sont aussi de la partie. C’est pourquoi, nous dit Laurence, «le défi est de faire coïncider notre vision du projet avec les attentes des communes, notre budget, et enfin les contraintes liées à la protection du patrimoine naturel pour aménager des chemins qui profitent à tous ».

Aujourd’hui, avec plus de 38 kilomètres de Liaison Verte aménagée et une vingtaine de chantiers réalisés depuis 2005, c’est un passionnant et colossal travail de concertation, d’animation et de gestion de projet qu’effectue Laurence Doreau. Parcourant par monts et par vaux la vallée de l’Yerres, cette pétillante jeune femme s’efforce de faire coïncider les intérêts des hommes et ceux de la nature. Et ceci, dans le but de rendre la rivière plus accessible au grand public, tout en respectant le cadre naturel et en faisant découvrir aux promeneurs le patrimoine, la faune et la flore des bords de l’Yerres.

Une après-midi avec Claire Blondel

De la passion découlant la compétence, et de la compétence le sérieux, le SyAGE ne peut que se réjouir que la personne possédant ces trois attributs l’ai choisi pour effectuer son stage de fin d’étude.

 

 

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Claire Blondel, étudiante en Master 2 Géographie, est une des nôtres depuis plusieurs mois déjà. Accompagnée d’Amélie Agogué, animatrice du contrat de bassin Yerres Amont, elle nous emmène cette après-midi pour faire la modélisation hydraulique d’un des affluents de l’Yerres : la Marsange. Nous voilà partis en route vers l’Amont ! Notre escapade de la journée est une étape importante pour mener à bien une des fiches-mission du contrat de bassin amont et du PAPI : aménager des brèches dans les berges de la Marsange pour diminuer le débit de son cours d’eau, sans pour autant altérer sa continuité.

 

 

 

Un savoir-faire tout terrain

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 Pour y arriver nous devons effectuer une modélisation du cours de la Marsange à travers de multiples plans de coupe . Notre première escale se situe en plein milieu du village de Tournan-en-Brie.Aussitôt arrivés, les instruments permettant de mener à bien cette mission sont sortis, et les mesures faites.

 Une soixantaine de coupe sur autant de points différents de la rivière est nécessaire pour obtenir une modélisation hydraulique correcte de celle-ci. Autant dire que le travail est monumental. Alors, tel le colibri de la fable , nous nous hâtons vers le village où deux coupes supplémentaires vont être réalisées : Presles-en-Brie.

 

 

 

Un engagement du SyAGE sur le long terme

A l’heure où nous écrivons ces lignes, Claire Blondel a achevé son stage. Mais son travail n’en est pas pour autant relégué dans d’obscurs placards à archives. En effet, Olivier Delecluse, chef du service Télégestion & traitement des informations, nous apprend que son équipe est « en cours d’exploitation des résultats pour voir comment mettre en œuvre les prescriptions du rapport de Claire Blondel ».