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Accompagner les communes dans la prévention des inondations

En avril 2013, Alexia Giroud a été embauchée par le SyAGE au titre d’animatrice du PAPI d’intention de l’Yerres. Qu’est-ce que le PAPI? Pourquoi cette pétillante jeune femme a-t-elle intégré les effectifs du Syndicat ? Quelles sont ses missions ? Voilà ce que nous allons vous expliquer …

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Pourvu de plus de 400 km de cours d’eau, le bassin-versant de l’Yerres a une superficie telle qu’elle aurait de quoi en décourager certains. Ce n’est pourtant pas le cas d’Alexia qui, depuis deux ans maintenant, entreprend de l’étudier avec intelligence et soin.

Précédemment ingénieur d’études en hydraulique fluviale, ayant mené bénévolement des missions humanitaires, Alexia s’est bâtie au fil des années un solide bagage théorique et pratique. Elle était donc la candidate idéale pour intégrer un poste à responsabilité, mêlant études hydrauliques approfondies et communication sur le terrain.

 
 
 

Qu’est-ce que le PAPI?

Le PAPI est un Programme d’Actions de Préventions des Inondations, qui inclut 17 actions réparties selon 7 axes thématiques abordant sous des angles variés la question du risque inondation. Ce dispositif est un véritable outil de contractualisation entre l’Etat et les collectivités dans le but de mettre en place des aménagements visant à réduire les risques d’inondation sur le territoire d’un bassin-versant.

Dès 2011, le SyAGE a fait acte de candidature auprès de l’Etat, afin de porter un PAPI d’intention comportant des actions d’études et de communication. Le PAPI d’intention est un programme préparatoire dont l’objectif est de connaître en profondeur le territoire de l’Yerres. En effet, si les caractéristiques techniques de l’aval du cours d’eau sont parfaitement connues des services du Syndicat, celles de l’amont nécessitent des études plus poussées afin d’agir de manière cohérente sur l’ensemble des rivières. Le PAPI d’intention durera jusqu’en décembre 2015, et il sera suivi d’un PAPI complet qui déroulera tout un programme d’actions permettant de limiter les conséquences dommageables du risque inondation.

 

Au service des communes

Polyvalence, voilà le maître mot. Car même si la thématique à travailler demeure la même, les différentes approches obligent Alexia à composer avec de multiples acteurs du territoire.

En effet, outre les études de terrain, Alexia s’emploie à accompagner les communes dans l’élaboration d’un Plan Communal de Sauvegarde (PCS), dispositif répondant à la mise en place d’une organisation communale opérationnelle déployée en cas de gestion de crises majeurs.

A l’accompagnement des élus dans la prise de conscience du risque s’ajoute celui des scolaires et des habitants de la vallée. Ainsi seront mis en place prochainement différents outils pédagogiques permettant aux collégiens de prendre conscience du risque inondation. A titre d’exemple, sont déjà installés différents repères de crues, sont imprimés puis distribués des guides pratiques sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire en cas d’inondation, etc…

Pour Alexia, l’objectif premier de sa mission est de faire comprendre aux acteurs locaux que la rivière est vivante, et qu’il faut l’intégrer dans nos modes de vies actuels.

3 questions à Alexia Giroud, animatrice PAPI du bassin-versant de l’Yerres

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– A quel événement participez-vous le 12 mars prochain ?

Le 12 mars prochain s’organise une journée d’échanges réalisée dans le cadre du Réseau PAPI et animée par le Centre Européen de Prévention du Risque Inondation (CEPRI).

– Pourquoi ces réunions d’échanges sont-elles importantes ?

Ces réunions constituent un lieu d’échanges pour toutes les collectivités ou groupement de collectivités porteurs de Programmes d’Action de Prévention des Inondations. Elles s’articulent autour d’interventions sur des thématiques spécifiques par exemple le régime des assurances des catastrophes naturelles mais également autour de témoignages alimentant le retour d’expériences.

 
– En quoi le CEPRI est-il une institution fondamentale pour le métier que vous exercez ?

Doté d’un grand professionnalisme, le CEPRI constitue un partenaire incontournable et une structure essentielle pour accompagner l’ensemble des animateurs PAPI. Il apporte une vision globale sur la prévention du risque inondation au bénéfice d’une mise en œuvre locale.

Il y a différents types de crues. Le saviez-vous ?

Wasserschaden im Haus nach Überschwemmung

 

La crue est l’élévation d’un cours d’eau résultant de la fonte des neiges ou des glaces ou de pluies abondantes. Dès lors que des terrains au-delà du lit mineur sont submergés – qu’ils soient urbanisés ou non – on parle d’inondations. La crue précède donc nécessairement l’inondation, qui en est sa conséquence si des terrains non submersibles habituellement sont atteints.

 

 

 

En France, en 2011, 18,5 millions d’habitants sont exposés au risque d’inondation .

 

Différents niveaux de crues

Dans le cadre de la prévention des inondations, classer les crues par ordre d’importance est un outil nécessaire à leur prédiction. Dans ce contexte sont apparues les termes de crues décennale, centennale et millennale. Ces dénominations veulent-elles dire, comme leur noms semblent l’indiquer, que chaque type de crue se produit selon une périodicité donnée (la crue décennale, tous les dix ans, la centennale, tous les cent ans et la millennale, tous les mille ans) ? Eh bien non.

À chaque crue est attribué une probabilité d’apparition sur une année. Ainsi une crue décennale à une probabilité d’apparition de 1/10 chaque année, une crue centennale de 1/100 et ainsi de suite.

La genèse d’une crue est tributaire de différents facteurs. La saturation des sols, leur morphologie, le niveau de la nappe ou encore l’intensité des pluies seront des facteurs déterminants pour occasionner une crue. C’est pourquoi les crues sont spécifiques à chaque territoire.

 

Une prévention adaptée au cas par cas
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Depuis 1995, pour lutter contre les inondations, la loi du 2 février 1995 relative au renforcement de la protection de l’environnement définit le plan de prévention des risques inondations (en abrégé, PPRI). C’est un document stratégique cartographique et réglementaire qui définit les règles d’urbanisme dans les secteurs susceptibles d’être inondés. La délimitation des zones est basée sur les crues de référence. ( La crue de référence sur laquelle est basée le PPRI de l’Yerres est celle de mars 1978 ) .

 

 

 

 En complément du PPRI, et ce depuis le 17 octobre 2012, date à laquelle il a reçu la labellisation de l’Etat, le SyAGE porte la mise en oeuvre du PAPI (Programme d’Action de Prévention des Inondations).  Dans sa première phase dite « PAPI d’intention » il a pour but d’améliorer la connaissance et la conscience du risque inondation afin que s’élabore, dans une concertation commune, un programme de mesures. Ce dernier sera ensuite concrétisé dans une seconde phase dite « PAPI complet ».

 » Le SyAGE souhaite mettre l’accent sur la conscientisation du risque inondation «  , nous dit Alexia Giroud, animatrice du PAPI d’intention de l’Yerres. « Discret, continue-t-elle, l’Yerres reste un cours d’eau insolite dont  les caprices du passé ont occasionné de lourds dommages. Cette mémoire doit être cultivée afin de préparer, dans le futur,  les populations à mieux gérer ce phénomène naturel « .

Pour en savoir plus sur le risque inondation, visitez la rubrique du site du SyAGE dédiée à cet effet en cliquant ici.