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« Il faut montrer qu’il y a des alternatives viables face aux problèmes que posent les produits phytosanitaires »

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Piloté par les Ministères de l’Agriculture et de l’Environnement, le plan Ecophyto 2 a été mis en place fin 2015, et vise à réaffirmer un objectif de diminution du recours aux produits phytosanitaires avec notamment une interdiction de la vente des herbicides de type glyphosates en libre-service dès le 1er Janvier 2017.
 
La mise en place de ces nouvelles réglementations sont l’occasion pour nous de vous apporter un éclairage sur le sujet, en compagnie d’Amandine Lebreton, coordinatrice agriculture / alimentation pour la Fondation Nicolas Hulot.

 
 
 

Outre les interdictions à venir de leur vente ou de leur utilisation, les principaux moyens pour inciter à la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires consistent en une application du principe pollueur-payeur ou en une promotion des méthodes alternatives. Selon vous lequel de ces moyens a apporté le plus de résultats ?

Ces deux méthodes ne sont pas à opposer. Au contraire, elles doivent être complémentaires. Ainsi le principe pollueur-payeur sera beaucoup plus efficace si les sommes récupérées servent à financer intégralement les méthodes alternatives à l’utilisation des produits phytosanitaires. C’est aujourd’hui partiellement le cas, mais cette tendance doit s’accentuer car elle donne des résultats efficaces.

Ainsi, le réseau de fermes « Dephy », créé à l’occasion du plan « Ecophyto » et spécialisé dans l’expérimentation des systèmes économes en produits phytosanitaires, a pu montrer qu’en raisonnant l’utilisation des pesticides, il était possible de réduire de 15 % leur usage.

 

Les insecticides de type néonicotinoïdes sont accusés d’être responsables du déclin des insectes de type pollinisateurs, dont les abeilles. L’interdiction de plusieurs de ces produits dès 2008 en Italie a fait chuter la mortalité des ruches de 37 à 15 % en 3 ans. Tandis que le 22 Janvier 2016, les Sénateurs français ont repoussé l’interdiction de l’usage de ces produits. Comment expliquez-vous cette différence de mentalité ?

Tout changement se fait dans la durée, c’est indéniable. Et l’Italie ne fait pas exception à cette règle : il a fallu une succession de prises de conscience pour arriver à ce résultat.

Néanmoins, partout dans le monde, les études sur les pesticides néonicotinoïdes se succèdent et prouvent leur impact sur l’ensemble des écosystèmes. L’année dernière, il est même sorti une étude dans laquelle il était affirmé que ces produits pouvaient avoir un impact sur le développement du cerveau des enfants. Il est donc légitime de se demander ce qu’on doit attendre de plus pour légiférer sur leurs interdictions.

Aujourd’hui, les parlementaires de tous bords politiques ainsi que l’ensemble des acteurs de la société civile deviennent de plus en plus convaincus de l’impact néfaste des néonicotinoïdes sur notre santé et notre environnement. J’espère donc que le nouveau passage de la loi Biodiversité à l’Assemblée Nationale en Mars sera couronné de succès.

 

La nécessaire réduction des produits phytosanitaires en milieu agricole et non agricole est acceptée et comprise par la grande majorité des français. Que voudriez-vous dire à ceux qui aujourd’hui en doutent encore ?

Même si une grande partie de notre alimentation a été produite en utilisant des pesticides, il ne faut pas pour autant en déduire qu’il est impossible de faire autrement.

J’invite, par exemple, ceux qui en doutent encore, à lire l’étude « Ecophyto R&D », réalisée par l’INRA. Ses résultats montrent qu’il est possible de réduire de 40% l’utilisation de pesticides en grande culture, certes en diminuant les rendements mais toujours en maintenant les marges.

L’idée, donc, n’est pas d’être alarmiste, mais de montrer qu’il y a des alternatives viables face aux problèmes que posent les produits phytosanitaires.

Le SyAGE, lieu de rencontres et d’échanges

 

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Le jeudi 5 mars 2015 en matinée s’est déroulée au Syndicat une causerie organisée par le Graine IDF. Quatre conférenciers se sont relayés pour présenter leurs méthodes et outils de sensibilisation autour du thème « la qualité de l’eau », et répondre aux interrogations qu’ils suscitent.

Pablo Carrion, de la Maison de l’Environnement de la Communauté d’agglomération de Sénart Val-de-Seine nous a parlé de la mare attenant au bâtiment, comme outil pédagogique à destination des scolaires. Laetitia Mondion du SyAGE a expliqué ses missions d’animateur de bassin sur la sensibilisation au programme « zéro-phyto ». Enfin, Alexandre Pierrin nous a exposé la façon de mobiliser les 15-25 ans aux enjeux d’une ressource en eau de qualité.

Retrouvez ci-dessous le déroulé en temps réel de cette matinée, fait grâce aux comptes Twitter du SyAGE ,de Nicolas S. et du Graine IDF.

la qualité de l’eau : une causerie organisée par le Graine IDF en partenariat avec le SyAGE

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Qualité de l’eau et biodiversité sont étroitement liées. La récente loi sur l’interdiction des pesticides dans les jardins des collectivités puis des particuliers est signe d’une volonté politique de réduire les pollutions sur l’eau et d’agir plus particulièrement sur la richesse des écosystèmes notamment aquatiques.

Les approches éducatives pour faire évoluer les pratiques influant sur la qualité de l’eau sont variées et posent la question des publics bénéficiaires. Pour en parler et réfléchir sur le sujet, nous sommes ravis d’accueillir la causerie organisée par le Graine IDF le jeudi 5 mars de 9h à 12h30 dans les locaux du Syndicat (17, rue Gustave Eiffel, 91230 Montgeron) .

 
À vous de composer le programme

Éducateurs à l’environnement, enseignants, animateurs, agents de syndicat d’assainissement et toute personne concernée par la qualité de la ressource en eau, … Adhérents ou non, venez présenter un outil, un projet, un partenariat, témoigner ou simplement causer de l’évolution de vos pratiques pédagogiques sur la qualité de la ressource en eau sur votre territoire.

Nous serons l’hôte de cette édition. Avec notre proche voisin, la Maison de l’environnement de la Communauté d’agglomération Sénart Val de Seine (Montgeron), nous témoignerons de nos actions de sensibilisation sur la qualité de l’eau, à destination des collectivités et du public scolaire.

Le programme définitif intégrant vos interventions ainsi que les détails pratiques seront communiqués à partir du vendredi 20 février.

 

En pratique

Accédez au formulaire d’inscription en ligne :

Ce formulaire vous permet en outre d’indiquer si vous souhaitez témoigner d’une pratique. Vous avez jusqu’au mercredi 18 février pour nous faire remonter vos propositions !

Cette causerie s’inscrit dans le cadre de la consultation des publics sur les orientations du prochain SDAGE 2016-2021 lancée par l’Agence de l’eau Seine-Normandie.