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Surveiller, traiter, résorber : l’expertise du Syndicat au service de votre rivière

Ambiance rivière

Acteur majeur de la sauvegarde de votre environnement, le SyAGE lutte contre les pollutions dans l’Yerres. Découvrez ci-dessous comment agissent nos équipes pour préserver la santé de votre rivière.

Puisque chaque goutte d’eau tombée sur le bassin versant alimente l’Yerres, la rivière est au cœur des missions du SyAGE, et plus particulièrement de celles du service Contrôle des Milieux Naturels. Les trois agents de ce service alternent travail sur le terrain et en laboratoire afin de veiller sur la bonne qualité des eaux, et de lutter contre les pollutions.

Une fois appelés sur le terrain, et après avoir identifié la nature de la pollution grâce à des analyses effectuées à partir de prélèvements, les techniciens contiennent cette dernière par la mise en place de barrages filtrants sur la rivière. Puis, ils se mettent en relation avec leurs homologues au SyAGE afin de tout faire pour la résorber au plus vite.

En outre, les services communaux sont alertés car le Maire, dans le cadre de son pouvoir de police, est garant « de la sûreté, la sécurité et la salubrité publique  » (article L2212.2 du Code Général des Collectivités Territoriales).

 
Une fois la pollution stoppée, la vigilance demeure …

Les réseaux d’eaux usées présents sur le territoire du SyAGE concerné par la compétence « Assainissement », acheminent les effluents vers la station d’épuration de Valenton, qui, après les avoir traités, va ensuite les rejeter dans la Seine. C’est pourquoi seules les eaux pluviales tombées sur l’aval du bassin-versant de l’Yerres sont déversées dans la rivière.

Le Syndicat dispose d’un service Cartographie qui recense tout son patrimoine, dont l’intégralité des réseaux d’eaux pluviales. Grâce aux plans fournis par ce service, les agents présents sur le terrain remontent le réseau d’où est sortie la pollution. «  La procédure consiste à soulever chaque tampon pour voir si nous y apercevons des traces de pollution, et de s’orienter dans le réseau en fonction de ce que nous y observons. De cette manière, nous sommes sûrs d’arriver à sa source. », explique Franck Moritz, technicien pour le service Contrôle des Milieux Naturels.

Selon la source de la pollution, plusieurs actions peuvent être envisagées par les différents services du SyAGE. Si des travaux de réhabilitation ou de curage des réseaux publics sont nécessaires, alors les équipes du Syndicat feront intervenir le prestataire adapté pour les réaliser. Si un défaut de fonctionnement des installations se trouvant dans le domaine privé est constaté, le Syndicat sera à même de demander leur mise en conformité. Un suivi des travaux engagés à cet effet sera alors effectué. Enfin, le milieu naturel est réaménagé pour faire disparaître toutes les détériorations consécutives à la pollution.

Après identification de l’auteur de la pollution, les services financiers et juridiques du Syndicat sont en mesure de lui réclamer un dédommagement couvrant les frais engagés pour la dépollution, en vertu du principe « pollueur-payeur » qui précise que « les frais résultant des mesures de prévention, de réduction de la pollution et de lutte contre celle-ci doivent être supportés par le pollueur » (article L110-1, II, 3° du code de l’environnement).

« Grâce à l’expertise de nos agents, 22 pollutions sur l’Yerres ont pu être traitées pendant l’année 2015 », nous explique Steven Bouget, chef du service Contrôle des Milieux Naturels.

C’est pourquoi, si vous êtes témoin d’une pollution sur l’Yerres, n’hésitez pas à contacter le Syndicat en composant le 01-69-83-72-72. En effet, un système d’astreinte permet d’intervenir 24h/24 et 7 jours sur 7, sur une pollution signalée sur le territoire pour juger de sa gravité et intervenir le cas échéant …

Sébastien Leblanc : des bords du monde jusqu’aux berges de l’Yerres

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Lieu de pêche, de méditation, de balade, objet d’étude scientifique ou bien d’émerveillement artistique, notre rivière reflète de multiples facettes. Rencontre avec Sébastien Leblanc, habitant de la vallée, pour qui l’Yerres est avant tout synonyme de plaisir.

« Je connais bien l’Yerres ! Je cours sur la Liaison Verte 4 à 5 fois par semaine », me dit Sébastien, alors que je l’accueille dans l’enceinte du SyAGE. Et à voir sa silhouette élancée, personne ne peut douter du fait.

En effet, pour ce Montgeronnais de cœur, le footing a toujours été une occasion idéale de découvrir la rivière et ses abords. Installé dans la commune avec sa femme et ses deux enfants depuis 1999, Sébastien est depuis ce temps-là, un amateur fidèle des berges de l’Yerres. Que ce soit en famille lors de longues promenades dominicales, ou alors à l’occasion de ses entraînements, il m’avoue ne jamais se lasser de la faune et la flore qu’il peut y rencontrer.

Hérons, chevaux, renards et ragondins sont autant de présences insolites qui ponctuent ses sorties, et donnent aux paysages rencontrés des touches plutôt inattendues. « C’est dingue de voir tous ces animaux en pleine région parisienne », s’exclame-t-il. À cette belle biodiversité s’ajoute la grande variété de paysages, changeant du tout au tout selon l’endroit et la saison. L’automne, ses tons mordorés et ses lumières fugaces recueillent les faveurs de notre sportif.

« Je comprends vraiment pourquoi les peintres impressionnistes se sont installés en vallée de l’Yerres », confesse Sébastien. « Je me suis récemment promené le long de l’Yerres, et j’ai découvert à cette occasion la fondation Dubuffet ». Située Sentier des Vaux au-dessus de la cascade à Périgny-sur-Yerres, cette structure a été créée par le peintre et sculpteur éponyme au début des années 70. La « Closerie Falbala », œuvre surréaliste de 1600 m² trône en son centre et offre un singulier contrepoint aux maisons en meulière qui l’entourent. Ainsi, pour Sébastien, à la découverte des paysages champêtres de cette partie plus rurale de la vallée s’ajoute un réel étonnement de voir apparaître au détour d’un chemin des œuvres artistiques de cet acabit.

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Il y a 6 années de cela, Sébastien Leblanc est parti une année durant en compagnie de sa famille faire le tour du monde. On aurait pu croire que le retour à Montgeron aurait eu de quoi ternir l’enthousiasme de la famille Leblanc, habituée à des paysages plus exotiques que ceux qu’on peut trouver dans notre vallée. Pourtant, il n’en est rien. De l’aveu même de Sébastien, leur expédition n’a fait que renforcer ce profond attachement qu’ils ont pour la nature. « À son retour, mon fils a d’ailleurs eu l’occasion de prendre sa carte de pêche. Il n’a pas ferré grand-chose, mais le plaisir de titiller le poisson était là. Et c’est le principal ! », me dit-il, ravi.

Alors que notre rencontre s’achève, Sébastien me montre quelques très belles photos de notre rivière, et de ses abords. Vous les retrouverez dans le diaporama ci-dessous.

Information importante : vol de pompes électriques

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Dans le cadre de ses compétences, le SyAGE gère deux stations de mesure de la qualité des eaux : la première se trouve à côté du pont sur l’Yerres à Villeneuve-Saint-Georges ; la deuxième, dans le parc des Deux Rivières à Yerres.

Chacune dispose d’une pompe électrique. Arrimées sur les berges, elles ont pour fonction d’acheminer l’eau dans l’installation pour l’analyser, puis de la rendre au milieu naturel. Les données fournies permettent alors au Syndicat d’établir un diagnostic précis concernant la santé de la rivière, et d’anticiper sur les éventuelles actions à venir.

Depuis le début de l’année 2015, la station de mesure de Villeneuve-Saint-Georges a été victime de deux vols de pompe. Le SyAGE condamne fermement ces actions qui n’ont d’autres conséquences que d’engendrer un coût supplémentaire à la collectivité, et de compliquer considérablement le travail des équipes techniques chargées de l’administration de ces sentinelles de la rivière.

Civilisation et anthropologie : les habitants du Lac Tonlé Sap

Jennifer Phoon / CC BY 2.0

Au sud-est du Cambodge se trouve le lac Tonlé Sap, qui est d’une importance capitale pour la vie des habitants de ce pays. Le SyAGE vous propose de comprendre pourquoi, en allant en immersion chez un peuple, où l’on se souvient encore comment vivre en harmonie avec le fleuve, à son rythme …

Situé près du site historique d’Angkor, le lac du Tonlé Sap occupe une dépression créée par la rencontre entre les plaques tectoniques du sous-continent Indien et de l’Asie. Alimenté par plus d’une dizaine de cours d’eau, le Tonlé Sap se jette dans la rivière éponyme, qui coule ensuite vers le nord, jusqu’à sa confluence avec le fleuve du Mékong, en plein cœur de Phnom Penh.

Si en saison sèche (de février à mai), la superficie du lac avoisine les 2700 km² pour une profondeur de 1 mètre, elle se voit quasiment multipliée par 6 dès qu’arrive juin. En effet, la saison des pluies de la mousson et la fonte printanière des neiges himalayennes se produisant de manière concomitante, ces deux phénomènes naturels font redoubler d’intensité la période de crue des eaux du Mékong. C’est pourquoi ce fleuve, partant de l’Himalaya et coulant de la Chine jusqu’à la Thaïlande avant d’arriver au Cambodge, profite d’un courant suffisamment fort à sa rencontre avec le Tonlé Sap pour inverser le cours de cette rivière. Les eaux détournées remontent alors le cours d’eau et viennent faire enfler celles du lac Tonlé Sap, situé en aval. Celui-ci atteint alors une superficie de 12 000 km², ce qui représente environ 7% du pays.

Un phénomène unique au monde

Ce phénomène, unique au monde, est une bénédiction pour les cambodgiens. En effet, à la faveur de cet événement, la rivière Tonlé Sap fait remonter une quantité importante d’alluvions fertiles jusqu’au lac. Cet environnement riche en éléments nutritifs amènent 1300 espèces de poissons à remonter le Mékong jusqu’au lac pour y frayer. Cette surabondance attire alors 120 espèces d’oiseaux venus trouver là un garde-manger idéal. Cette biodiversité incroyable a valu au lac Tonlé Sap d’être reconnu en tant que réserve de biosphère par l’UNESCO dès 1997.

Mais les oiseaux ne sont pas les seuls à tirer profit de cette manne providentielle. 1 million de personnes tirent leur subsistance des eaux poissonneuses du lac. Les pêcheurs en retirent annuellement 230 000 tonnes, soit la moitié de la production du Cambodge. Ainsi, le lac alimente toute une industrie par l’intermédiaire des habitants des 170 villages flottants et sur pilotis vivants sur le lac. Eglises, mairies, écoles et commerces en tous genres sont construits sur des rondins de bambous ou montés sur des caissons flottants en métal ou en plastique pour être maintenus à flots. Et, en fonction du niveau de l’eau, des villages entiers peuvent se déplacer de plusieurs kilomètres pour rester proches des zones de pêches.

Aujourd’hui, 60% des 13 millions d’habitants du Cambodge tirent leur source quotidienne de protéines du Tonlé Sap, prouvant l’adage qui dit qu’« on ne commande à la nature qu’en lui obéissant » (Francis Bacon).

Information importante : été 2015

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Le temps incertain et les fortes rafales de vents de ces derniers jours ont fragilisé les arbres aux abords de la Liaison Verte. C’est pourquoi, à titre préventif, les équipes techniques du SYAGE sont en train de procéder à diverses interventions afin d’assurer la sécurité‬ des promeneurs.

Néanmoins, nous vous invitons à la prudence. Aussi, si vous constatez des anomalies sur les bords de la rivière‬, n’hésitez pas à nous contacter ou à remplir le formulaire adéquat, que vous trouverez en cliquant ici.

Le faucardage : une gestion raisonnée des milieux aquatiques

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La fin de l’été marque pour le SyAGE, le début d’opérations d’entretien visant à préserver l’équilibre de la rivière à l’aide de techniques respectueuses du milieu aquatique.

Si durant la période la plus chaude de la saison, on évitera toute intervention directe dans les cours d’eau, ceux-ci étant plus fragiles compte tenu des températures et du niveau d’étiage, le développement excessif des végétaux dans l’eau conduit le Syndicat à intervenir sur l’Yerres.
En effet, dû aux effets combinés de la photosynthèse, de la chaleur importante et des apports en nutriments, nombre de plantes immergées tels les nénuphars envahissent peu à peu le lit de la rivière provoquant un déséquilibre de l’écosystème aquatique. Cette surabondance végétale épuise le niveau d’oxygène présent dans l’eau et met en péril la faune et la flore présentes dans la rivière.

Campagne de faucardage (été 2015) sur l'Yerres. Coupe des plantes aquatiques à l'aide du bateau faucardeur.Le faucardage consiste à faucher une partie des végétaux à l’aide d’un bateau équipé d’une scie immergée venant sectionner les tiges*. De mi-août jusqu’au début du mois de septembre, 5 km de rivière seront concernés par cette opération. Dans les secteurs identifiés, le SyAGE s’emploie à entretenir uniquement le milieu du lit de la rivière. En effet, en laissant volontairement des herbiers aquatiques intacts près des berges, ce sont autant de refuges naturels pour une multitude d’espèces aquatiques (Poissons, insectes, invertébrés…) qui subsistent.

Combinant technique d’entretien et une forte dimension environnementale, le faucardage permet de maintenir l’équilibre de la rivière tout en préservant différents types d’habitats aquatiques.

* Les déchets végétaux issus de cet entretien sont ensuite collectés et déposés en déchetterie en vue d’être revalorisés.

Les sentinelles de la rivière : la revanche du Glossosomatidae

 

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Petit, malingre, doté d’une espérance de vie assez courte, rien ne prédestinait le Glossomatidae à de grandes choses. Et pourtant …

Dans l’Yerres, chaque organisme a besoin de conditions particulières pour prospérer. Confrontés à une pollution, certaines espèces vont disparaître, d’autres se développer, d’autres encore adopter des comportements anormaux. C’est ainsi, par exemple, qu’en présence d’insecticides, les filets que les larves d’Hydropsyche construisent pour piéger leur nourriture vont posséder des mailles dont les tailles ne conviendront plus à leur fonction initiale.

Lointaines cousines des larves d’Hydropsyche, les larves de Glossosomatidae se nourrissent de minuscules débris végétaux qu’elles récupèrent en raclant le fond des eaux courantes. Chacune de ces larves a une durée de vie de 9 à 10 mois. Durant ce cycle, elles passent par 7 stades différents, correspondants à autant d’étapes de leur croissance. Pour se protéger des aléas de la vie sous-marine durant cette période de temps, les Glossosomatidae construisent tout autour de leur corps un abri formé de petits cailloux. Ce fourreau taillé idéalement pour leur morphologie leur servira aussi à éviter d’être entraîné par le courant. Cependant, si cela arrivait, la larve quitterait immédiatement son étui pour en reconstruire un nouveau.

Glossosomatidae versus Ammonium

L’ammonium – ou NH4+ – est une des formes dissociées (séparation d’un élément en deux entités moléculaires) des sels ammoniacaux utilisés, par exemple, pour le dégraissage dans les industries. L’oxydation de l’ammonium grâce à l’oxygène dissous le transforme en nitrites. Puis, grâce à l’action de bactéries spécialisées présentes dans la rivière, les nitrites se transforment en nitrate, qui est un sel nutritif utilisable par la majorité des végétaux.

L’ammonium se trouve dans des eaux riches en matières organiques, lorsque la teneur en oxygène dissous est insuffisante pour assurer sa transformation.

Or, pour respirer, les larves de Glossosomatidae absorbent l’oxygène dissous présent dans l’eau à l’aide de leurs branchies. Par conséquent, si la teneur en oxygène dissous est insuffisante dans la rivière, les larves de Glossosomatidae disparaîtront progressivement de son lit.

Alors, en remontant la chaîne causale, leur absence signifiera une possible présence d’ammonium dans les eaux de la rivière…

Qui aurait pu se douter qu’une si petite bête puisse avoir une si grande utilité ? Au SyAGE, une équipe sillonne régulièrement le linéaire de l’Yerres pour en répertorier ses habitants dans le but de déterminer la qualité des eaux de la rivière.

Renaturation des berges du parc des bords de l’Yerres à Crosne

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Du 1er au 19 Juin 2015, le  SyAGE a procédé à la renaturation des berges du parc des bords de l’Yerres à Crosne.

Le Syndicat a utilisé des techniques de Génie Végétal afin de réaliser des berges en pente douce tout au long de la rivière. Fascinage et toiles coco ont été mis en place pour maintenir la berge en état, avant que celle-ci ne se solidifie grâce aux racines des plantes hélophytes disposées tout du long.

Ce véritable coup de jeune sera complété par la plantation d’une rangées d’arbustes en novembre 2015.

Le coût total de cette opération a été de 105 000 euros TTC.

La pêche pour tous ! – Travaux en cours sur l’étang de Villecresnes

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À la demande de l’AAPPMA du Plateau Briard, le SyAGE effectue la pose d’un ponton Handi’Pêche à l’étang de Villecresnes.
Ces travaux ont commencé le lundi 4 mai 2015, et finiront la deuxième semaine de Juin.

À l’installation du ponton permettant aux personnes à mobilité réduite de pêcher en toute sécurité, s’ajoutera la création d’une frayère où les poissons pourront trouver un abri pour se reproduire.

À côté de ces travaux sont prévus d’autres aménagements pour les pêcheurs et les promeneurs.

Coûts des travaux : 21 000 euros TTC.

Vidéo : La Liaison Verte en vélo

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Quand l’eau relie les hommes, de Varennes-Jarcy à Crosne, elle passe par Périgny-sur-Yerres, Boussy-Saint-Antoine, Épinay-sous-Sénart, Brunoy, Yerres ou encore Montgeron …

Embarquez avec nous pour une très belle balade sur les bords de l’Yerres ! 🙂

 

 

Le parcours effectuée dans la vidéo est visible sur la carte ci-dessous. Vous pouvez également récupérer le fichier GPX en cliquant ici.

 

Enfin, si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à aller consulter les itinéraires de promenades disponibles sur le site du SyAGE, en cliquant ici.