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Quand l’Yerres se pare de son manteau d’hiver …

On dit souvent qu’en hiver, la nature se repose. Il n’en est rien, ses besoins sont justes différents. Découvrez comment le SyAGE s’occupe de votre rivière quand le mercure descend…
 

En hiver, le niveau d’eau monte et fait plonger les branches basses des arbres situées sur les berges dans la rivière, formant ainsi des embâcles plus fournis qu’à l’accoutumée. Si ces derniers peuvent constituer des niches appréciées par la biodiversité aquatique environnante, leur trop grande accumulation conduirait in fine à obstruer le cours d’eau. Par conséquent, il est nécessaire de tailler les branches basses dès le début de l’hiver.

De manière générale, nous apprend Arnaud Barez, chef du service Gestion & Entretien des Rivières, « l’élagage se fait principalement en hiver car, durant cette saison, toute la sève est concentrée dans les racines des arbres ». En effet, l’absence de sève dans les extrémités rend la cicatrisation suite à la coupe plus rapide et plus naturelle, et permet ainsi d’éviter autant que possible la transmission de maladies.

C’est pourquoi, par exemple, la taille « en têtard » des saules se fait aussi durant cette saison. Les branches récupérées à cette occasion serviront alors aux futurs travaux de fascinage effectués par le SyAGE.

 

L’hiver, une saison plus propice aux risques d’inondations

Au fur et à mesure que l’Yerres s’écoule de sa source jusqu’à sa confluence, elle accumule dans son lit un volume croissant d’eaux pluviales. Et comme « les longues pluies caractéristiques de la période hivernale renforcent les risques d’inondations dans la vallée de l’Yerres », selon Alexia Giroud, animatrice du PAPI du bassin-versant de l’Yerres, alors les secteurs urbanisés situés à la confluence avec la Seine sont d’autant plus concernés par les risques d’inondations quand l’hiver vient.

Ainsi le SyAGE effectue des tests hebdomadaires des 8 ouvrages hydrauliques dont il a la gestion, de Villeneuve-Saint-Georges à Varennes-Jarcy. Ceci afin de parer au risque de gel de l’huile contenue dans leurs vérins hydrauliques. En effet, « même si l’huile ne gèle qu’à -18 degrés, les dysfonctionnements qui en résulteraient seraient dangereux pour leur intégrité », nous prévient Arnaud.

La mare du Fraicul : Quand la biodiversité s’immisce au cœur de la ville

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La mare du Fraicul a été créée en 2009 à l’initiative du SyAGE pour faire dévier les eaux du fossé de Lagny et ainsi éviter les inondations en aval de ce lieu. Véritable zone humide située au cœur d’un lotissement dans la commune de Varennes-Jarcy, cet écrin de verdure, très apprécié de ses riverains, attire  aujourd’hui des oiseaux migrateurs venus y passer l’hiver …

Cliquez sur l'image pour écouter le chant du Râle d'Eau

Cliquez sur l’image
pour écouter le chant du Râle d’Eau

 

« D’habitude, l’action du Syndicat porte sur la préservation des milieux naturels et de la faune qui s’y trouve. C’est pourquoi la venue de deux espèces d’oiseaux migrateurs au sein d’une zone humide réhabilitée est une première ! », s’exclame Vincent Delecour, technicien au service Aménagement et Protection des Milieux au SyAGE.

En effet, cet automne, Vincent a eu la chance de découvrir que deux espèces d’oiseaux migrateurs – le Bruant des Roseaux et le Râle d’Eau – avaient élu domicile dans la roselière ceinturant la mare. Familiers des zones humides d’Europe, d’Asie et d’Afrique du Nord, ces deux volatiles n’avaient encore jamais été observés dans la vallée de l’Yerres.

 

Le Bruant des Roseaux est un passereau de 15 à 16 cm de long qui pèse de 16 à 25 grammes. Il commence sa migration dès septembre, et revient sur son lieu de reproduction quand arrive le printemps. Migrant chaque année du Nord vers le Sud, le Bruant fait régulièrement escale dans les zones humides ponctuant son parcours. Il choisit de s’y installer pour passer l’hiver quand les conditions lui sont favorables. L’observation récente de cette espèce dans le périmètre de la mare de Fraicul répond fort probablement à ce type de comportement.

Un habitat idéal et une nourriture abondante

À la différence du Bruant des Roseaux, le Râle d’Eau est un migrateur occasionnel. Sa physionomie ne lui permettant pas de voler sur de longues distances, cette espèce se déplace vers le Sud uniquement quand des hivers trop rigoureux ne lui permettent pas de subsister sur son lieu de résidence habituel. Là encore, la roselière entourant la mare du Fraicul, avec sa végétation haute et dense, offre au Râle un habitat idéal pour hiverner. En effet, avec son corps mince et comprimé latéralement, ses fortes pattes et ses courtes ailes, le Râle d’Eau est parfaitement constitué pour s’insérer sans peine dans la végétation dense de la roselière.

 

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Cliquez sur l’image pour écouter le chant du Bruant des Roseaux.

 Ces deux espèces utilisent la végétation qu’ils trouvent sur la mare et ses environs pour construire leur nid. Les graines et les insectes aquatiques ont la préférence du Bruant pour son alimentation quotidienne. Les Râles ajoutent à ce régime amphibiens, poissons, vers de terre, petits oiseaux et petits mammifères.

Bien que nouveaux arrivants, ces deux oiseaux migrateurs ne sont pas pour autant des espèces exogènes à l’écosystème local, et s’intègrent parfaitement à la faune environnante au point d’en constituer parfois le menu. Les jeunes Râles d’Eau, par exemple, sont un met de choix pour le Héron cendré, grand habitué des lieux.

 

« Chaque année, nous faucardons la roselière de la mare du Fraicul, afin d’éviter qu’une surabondance végétale ne perturbe l’écosystème du milieu. Seule une moitié est ainsi traitée, de manière à préserver un habitat pour la faune présente dans ce milieu. Cette pratique de gestion raisonnée se trouve confortée par l’arrivée de ces deux nouveaux oiseaux », conclut Vincent.

Nettoyage du lavoir de Varennes-Jarcy

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Le 30 Juin dernier, les équipes techniques du SyAGE ont effectué une réfection du lavoir de Varennes-Jarcy.

Comme vous pouvez le voir sur la ‪photo‬, ce dernier était dégradé notamment par des ‪tags‬. Ce sont malheureusement ce genre d’incivilités – trop souvent réitérées – qui mettent en péril le ‪patrimoine‬ de notre belle vallée.

Le Syndicat procède à ce type de ‪travaux‬ 1 fois par an pour les 3 lavoirs dont il a la charge (Varennes-Jarcy, Épinay-sous-Sénart et Boussy Saint-Antoine).

Les zones humides, refuges de biodiversité

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Les zones humides sont d’incroyables lieux de vies où faune et flore se retrouvent pour y vivre en parfaite harmonie …

Véritables poumons écologiques, ces milieux remplissent une multitude de fonctions, qui leur ont valu de faire l’objet de réglementations nationales et internationales successives.

Une protection réglementée

La Convention de Ramsar est le plus ancien de tous ces accords. Le traité a été négocié dans les années 1960 par différents pays et organisations non gouvernementales préoccupés par la perte et la dégradation croissantes des habitats en zones humides pour les oiseaux d’eau migrateurs. Adopté dans la ville iranienne de Ramsar en 1971, il est entré en vigueur en 1975. Selon l’article premier de ce traité :

« les zones humides sont des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d’eaux naturels ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l’eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris des étendues d’eau marine dont la profondeur à marée basse n’excède pas six mètres »

En France, l’article 2 de la loi sur l’eau du 3 janvier 1992 a précisé cette définition en y ajoutant la présence de plantes hélophytes.

Une dépollution naturelle

Une plante est dite « hélophyte » quand elle est enracinée sous l’eau, et qu’une partie de sa tige et de ses feuilles sont à l’air libre. Dans ce groupement végétal herbacé, on trouve le roseau commun, l’iris faux acore, les joncs, les carex, le populage des marais, la salicaire en épi, et bien d’autres.

Les hélophytes sont essentielles pour le bon fonctionnement des zones humides et des cours d’eau en général. Leurs racines (ou plutôt rhizomes) structurent, protègent et limitent l’érosion du sol et des berges. Mais aussi filtrent l’eau, la rendant plus limpide, fixant au passage certaines molécules comme l’azote et le phosphore particulièrement problématiques lorsqu’elles sont en excès dans les cours d’eau. Enfin, leurs feuillages apportent ombre, oxygène, et couvert pour nombre d’animaux…

Un refuge efficace

Bien que les zones humides ne couvrent que 3 % du territoire de la France métropolitaine, elles hébergent un tiers des espèces végétales remarquables ou menacées, la moitié des espèces d’oiseaux et nombre d’espèces d’amphibiens et de poissons.

Dans la vallée de l’Yerres, les rousserolles verderolle et effarvatte, par exemple, viennent nicher dans les roselières des zones humides. En plus d’être des lieux isolés et tranquilles, ce qu’apprécient les oiseaux en période de reproduction, ces milieux regorgent d’invertébrés de toutes sortes : papillons, araignées, chenilles…, offrant aux jeunes parents un garde-manger bien rempli, idéal pour nourrir leurs oisillons.

Hérons cendrés, Poules d’eau, Canards colvert, Cygnes tuberculés, Bergeronnettes des ruisseaux, Martins pêcheurs … Une pléthore d’oiseaux migrateurs et sédentaires peuplent les zones humides tout au long de l’année.

Mais la faune qui s’y épanouit ne se limite pas aux oiseaux bien entendu. On peut y observer, des mollusques (limnées, planorbes), des crustacés (écrevisses), des insectes (coléoptères, libellules, papillons, mouches, moustiques), des batraciens (grenouilles, crapauds, tritons, salamandres), des reptiles (couleuvres, tortues), des mammifères (loutres, visons, campagnols, musaraignes).

Les zones humides regorgent de vie !

Une régulation naturelle du cours d’eau

Dans notre vallée, les zones humides sont intimement liées à l’Yerres et ses affluents.

En effet, situées en général dans le lit majeur de nos cours d’eau, leur niveau d’eau varie au gré des caprices de l’Yerres (crue ou étiage) et des nappes de surface. Ainsi, en période hivernale, les zones humides absorbent et stockent une partie des précipitations, (limitant le risque d’inondation, on parle alors de champ d’expansion des crues), avant de les rendre progressivement à la rivière l’été venu. Les zones humides contribuent donc à une régulation naturelle du débit de nos cours d’eau.

Les prairies des Grands Réages à Varennes-Jarcy, illustrent parfaitement cette fonction. Régulièrement recouvertes par les crues, elles « tamponnent » de novembre à mai, l’augmentation du débit hivernal (et printanier) de l’Yerres, et offrent en parallèle, les conditions idéales pour le frai des brochets notamment.

Retrouvez ci-dessous quelques photos de ce que vous pourrez admirer dans les zones humides de la vallée de l’Yerres …

Vidéo : La Liaison Verte en vélo

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Quand l’eau relie les hommes, de Varennes-Jarcy à Crosne, elle passe par Périgny-sur-Yerres, Boussy-Saint-Antoine, Épinay-sous-Sénart, Brunoy, Yerres ou encore Montgeron …

Embarquez avec nous pour une très belle balade sur les bords de l’Yerres ! 🙂

 

 

Le parcours effectuée dans la vidéo est visible sur la carte ci-dessous. Vous pouvez également récupérer le fichier GPX en cliquant ici.

 

Enfin, si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à aller consulter les itinéraires de promenades disponibles sur le site du SyAGE, en cliquant ici.

Restauration d‘un chemin à Varennes-Jarcy

Certains habitants de Varennes-Jarcy se sont émus auprès du SyAGE de l’abattage d’un certain nombre d’arbres et de baliveaux sur le chemin de Vaux-la-Reine. Ils manifestent ainsi leur attachement au patrimoine naturel de la vallée, préoccupation que nous partageons comme le démontre quotidiennement l’action du Syndicat.

Que ces habitants se rassurent, cet abattage et cet élagage, réalisés par nos services à la demande de la mairie de Varennes-Jarcy obéissent à une priorité légitime : la sécurité des promeneurs.

En effet, la majeure partie des arbres abattus, l’ont été car, malades, ils risquaient de s’abattre à tout moment, au risque de blesser un passant. Comme souvent, ces arbres « infectés » paraissent sains aux yeux des néophytes ce qui ne peut que les rendre encore plus dangereux. D’ailleurs, il serait plus juste de parler d’arbrisseaux, car seul un arbre « adulte » a été abattu.

 

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D’autre part, l’élagage auxquels ont procédé nos agents avait pour objet de dégager les candélabres et de couper les branches en suspens, toujours dans un souci de sécurité pour les riverains et promeneurs.

Le SyAGE a pour mission de défendre la biodiversité faunistique et floristique de la vallée et n’a pas vocation à défricher celle-ci. Nos interventions ont toujours un but de sécurisation ou d’entretien. Les investigations menées par nos soins ayant permis de détecter d’autres arbres « menaçants », nos services interviendront prochainement pour continuer cette double mission.