Un scaphandrier dans l’Yerres

Un scaphandrier dans l’Yerres

Publié le 27 septembre 2018

Mercredi, une équipe de scaphandriers a plongé dans l’Yerres, 100 mètres en amont du barrage de Rochopt, à Boussy-Saint-Antoine. Objectif : établir un diagnostic des berges situées devant deux habitations, dans l’optique du prochain effacement de l’ouvrage* s’insérant dans le grand projet de la renaturation de l’Yerres et du Réveillon, porté par le SyAGE.
Selon un scénario bien rodé, après l’installation du matériel, une rapide réunion de sécurité se déroule en présence de Dominique Bod, le chef de chantier. Une consigne principale est délivrée : « ne pas rentrer dans les affouillements importants. » Car c’est bien cela, les affouillements (érosion provoquée par le courant d’un cours d’eau), fissures et autres cavités, que l’on peut découvrir dans une telle opération. Romain risque également de rencontrer les quelques rats qui résident dans les parages. « Nous sommes vaccinés contre la leptospirose, rassure le scaphandrier. Même si les morsures ne sont pas à craindre, on peut être exposé à de l’urine sur les plantes. » On a pourtant du mal à imaginer la moindre fuite dans la combinaison que revêt le jeune homme, à l’aide de Sofiane, plongeur lui-aussi. A cet équipement impressionnant, que ce professionnel a revêtu plus de 250 fois, s’ajoutent un mètre et un appareil photo. Car si le diagnostic s’effectue au toucher, des prises de vue sont réalisées lorsque la situation de la berge l’exige. Surtout, son masque, en plus des deux arrivées d’air, contient un micro, dans le « groin », et des écouteurs pour pouvoir communiquer à Laura ses constatations au fur et à mesure. La troisième membre de l’équipe, également plongeuse, dessinera suivant ses indications le plan de la berge.
Tout est prêt et Romain descend enfin dans l’Yerres. Vu le manque de fond, mesuré quelques minutes auparavant à 75 centimètres, pas de saut de l’ange mais une entrée molle à partir de la position assise. L’heure n’est pas au tourisme. Cent mètres d’inspection sont à réaliser et la diversité sera au rendez-vous. « On a des berges totalement différentes sur ces 100 mètres : la première est composée de pieux et de palplanches, la seconde de béton et d’enrochement », a prévenu Dominique Bod.

* Une réunion publique à ce sujet se tiendra le mercredi 10 octobre, 20 h, à la salle Gérard-Philippe, à Boussy-Saint-Antoine.

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