Un torrent de culture et de connaissances

Publié le 31 août 2015

Les coutumes, les légendes, et toutes les habitudes qui constituent l’expérience humaine sont comme un gigantesque patchwork dont le maillage reflète l’extraordinaire diversité des peuples du monde. Depuis Claude Lévi-Strauss jusqu’à Ismaël Sory Maïga, la discipline anthropologique a eu pour ambition de réfléchir sur ce maillage qui, tout en rapprochant les peuples, honore chacune de leur singularité. Retrouvez dans cet article 3 grands livres qui vous donneront envie d’en savoir plus sur le monde qui vous entoure.

  1. Claude Levi-Strauss, Tristes Tropiques

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« Je hais les voyages et les explorateurs ». Quand le lecteur découvre ces mots à la sortie du livre en 1955, il est loin de se douter de l’aventure qu’il va vivre tout au long des 40 chapitres écrit par l’anthropologue et ethnographe Claude Lévi-Strauss. L’auteur nous raconte son parcours qui l’a poussé à quitter son poste de professeur de philosophie dans un lycée parisien pour s’aventurer en plein cœur du Brésil afin d’y étudier les populations amérindiennes locales tels que les Bororos, les Nambikwaras et les Tupis.

En nous racontant sa vie, Claude Lévi-Strauss entend nous convaincre que la rencontre avec l’Autre résulte à chaque fois d’un parcours éminemment personnel – parcours qui se voit à chaque fois récompensé par la compréhension et l’appropriation de la richesse intellectuelle et symbolique de cet être fondamentalement différent qui se trouve en face de nous.

 

 

 

 

 

2. Marcel Mauss, Essai sur le don

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En 1923, le jeune sociologue et antropologue Marcel Mauss va sortir Essai sur le don. Forme et raison de l’échange dans les sociétés archaïques. Petite révolution à une époque où les transferts de capitaux commencent à s’intensifier, ce texte s’attache à montrer que les échanges économiques ne peuvent pas se réduire à de purs calculs d’intérêts.

En prenant comme exemple le phénomène du « potlach » pratiqué par les populations de la côte Pacifique en Amérique du Nord, l’auteur se demande « Quelle force y a-t-il dans la chose qu’on donne qui fait que le donataire la rend ? ». Il montre alors que loin d’être une particularité propre au libéralisme naissant, les échanges économiques sont depuis toujours une condition nécessaire à la recréation permanente du lien social.

 

 

 

 

 

 

 

3. Ismaël Sory Maïga (dir.), Djoliba, le grand fleuve Niger. Visions de l’eau, culture de l’autre

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Djoliba est l’appellation en langue mandingue (l’un des dialectes de l’Afrique du Sud-Ouest) du grand fleuve Niger. Ce dernier prend sa source en Sierra Leone à 800 m d’altitude au pied des Monts Loma pour, après une grande boucle aux confins du Sahara, se jeter dans l’océan Atlantique, au Nigéria. Son cours traversant six États, le fleuve Niger revêt une importance capitale pour bon nombre d’Africains.

Tout au long des 206 pages de ce livre, Ismaël Sory Maïga convoque la pensée de plusieurs anthropologues pour apporter un éclairage unique sur les questions économiques, symboliques, cultuelles et culturelles qui agitent les 25 millions de riverains de ce cours d’eau mythique.

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