Zones humides : 3 questions à Nicolas Guillen, maire d’Ozouer-le-Voulgis

Publié le 13 mars 2017

Présentes en Île-de-France, les zones humides offrent de multiples visages. A Ozouer-le-Voulgis, en Seine-et-Marne, elles sont liées à la présence de cours d’eau. Rencontre avec Nicolas Guillen, le maire de ce village.

Quelles sortes de zones humides se trouvent sur le territoire de votre commune ?

La Direction régionale de l’environnement a établi une cartographie des zones humides en Ile-de-France. Celles que nous avons sont situées près des cours d’eau.P_18-21_focus_interview On les retrouve au niveau des berges de l’Yerres qui s’écoule au sud de notre commune, le long d’anciens rus (petits ruisseaux) et de réseaux de drainage. Il existe également des zones humides supposées, dites de classe 3, dont le caractère humide reste à vérifier.

Quelles actions avez-vous mises en œuvre concernant ces milieux ?

Du point de vue réglementaire, dans le cadre du Plan local d’urbanisme (PLU), nous avons identifié les zones humides avérées. Elles sont de deux types : naturelles et agricoles. Elles figurent ainsi déjà sur notre plan de zonage. Nous menons aussi des actions qui ne visent pas directement et spécifiquement ces écosystèmes mais qui contribuent à les préserver. Par exemple, la commune s’est engagée depuis déjà 2 ans dans le zéro phyto, qui est désormais obligatoire. Nous prenons également soin de ne pas faucher les berges de l’Yerres avant la fin du mois de juin pour permettre au cycle complet des végétaux d’avoir lieu. Enfin, dans le cadre d’une intervention sur un barrage, nous allons effectuer une renaturation des berges de cette rivière.

Pourquoi est-il important, selon vous, de les protéger ?

Cela paraît évident d’intégrer la présence de zones humides dans tout ce qui se fait aujourd’hui en matière d’aménagement et d’environnement. Nous avons la chance de bénéficier d’un cadre de vie privilégié : une commune qui possède les caractéristiques d’un petit village briard, la présence de l’Yerres et d’un domaine forestier. Les zones humides font tout simplement partie de ce paysage et de ce patrimoine naturel à préserver. Ces milieux ne sont pas encore suffisamment connus de la population. Nous avons des utilisateurs qui en profitent, qui ont conscience de la qualité de ce cadre naturel et de la nécessité de le protéger. Mais ils n’ont pas encore forcément identifié le fonctionnement des zones humides, leur complexité ni l’utilité du cycle de l’eau.

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